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Monts Rwenzori

Ouganda
Facteurs affectant le bien en 2001*
  • Activités illégales
  • Ressources financières
  • Ressources humaines
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Troubles civils
  • Autres menaces :

    Pratiques d'utilisation non durable des ressources

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • manque de ressources, 
  • suspension des projets,
  • sérieuses questions de sécurité qui se posent dans le Parc du fait du conflit dans la région,
  • personnel responsable n’assurant plus la surveillance de la plus grande partie de ce Parc
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2001
Demandes approuvées : 3 (de 1995-2001)
Montant total approuvé : 96 749 dollars E.U.
2001 Emergency Assistance for Rwenzori Mountains National ... (Approuvé)   64 500 dollars E.U.
1996 Organize the Rwenzori Mountains Scientific Conference ... (Approuvé)   12 249 dollars E.U.
1995 Equipment for Rwenzori Mountains National Park (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2001**
Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 2001

Précédents débats :
Vingt-quatrième session du Comité – paragraphe VIII.14
Vingt-quatrième session ordinaire du Bureau – paragraphe IV.13

Nouvelles informations : Le Directeur exécutif du service de protection de la faune sauvage a transmis le 15 avril 2001 une mise à jour concernant l'état de conservation du site.

Dans les secteurs de Mbuta, Kibwa et Musandama, les empiétements ont été limités mais exigent une surveillance constante. On assiste à une recrudescence du sciage de long illégal dans le district de Bundibugyo. Certaines Unités de défense locales et des membres de la police spéciale pratiquent un braconnage endémique des singes et autres petits mammifères. Le braconnage et le trafic de chimpanzés est très courant. La superficie du Parc a été étendue grâce à un don de terrain des Services d'alpinisme des monts Rwenzori et à un achat complémentaire de 24 hectares effectué par Ecotrust Uganda. Il faut faire un relevé de la première parcelle et il reste à finaliser le paiement de la deuxième parcelle. Le Parc ne possède pas d'infrastructure telle qu'un Siège ou des postes avancés pour pratiquer un suivi.

La sécurité s'est améliorée depuis le début de 2000 grâce aux efforts des forces de police ougandaises (UPDF). Avec quelques améliorations de la sécurité et des garanties de UPDF, toutes les craintes concernant la sécurité pourraient être contrôlées et le Service ougandais de protection de la faune sauvage (UAW) prévoit de rouvrir le site au tourisme en juillet 2001. Le Circuit touristique central a été mis en service et entretenu depuis mars 2000 et la réouverture du Parc aux touristes va exiger :

  • un système radio VHF ou un autre réseau de communication
  • la réparation du Kurt Shafer Bridge
  • la construction d'une base pour les gardes forestiers à Nyabitaba
  • l'assurance de la fourniture d'équipement et de matériel de terrain, de vêtements chauds et d'équipement de secours.

Les autorités du Parc envisagent d'adopter de nouvelles politiques pour les institutions responsables des aires communautaires protégées, de favoriser un partage des revenus et de concentrer leur action sur les institutions participatives pour combler le vide créé par le départ d'ONG étrangères il y a plus de trois ans et l'inaction des ONG locales. Le Parc compte mener une évaluation des effets de la guerre sur la faune sauvage et sur l'écosystème.

Action requise

Le Bureau note avec satisfaction que les conditions de sécurité semblent s'améliorer et que l'on pourrait ouvrir le site au tourisme au second semestre 2001. Le Bureau se déclare cependant préoccupé de la situation du site concernant le braconnage des petits mammifères et des chimpanzés, ainsi que des empiétements. Le Bureau prie l'UICN et le Centre d'aider l'Etat partie dans son évaluation des effets de la guerre sur la faune sauvage et sur l'écosystème et d'étudier tous les moyens de le seconder dans ses efforts de réhabilitation du Parc. Le rapport de la mission sera présenté lors de la session du Bureau. Le Bureau demande que le Centre et l'UICN présentent un rapport sur le résultat de leurs entretiens avec l'Etat partie à la vingt-cinquième session du Comité du patrimoine mondial en décembre 2001.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2001

Questions essentielles :

Insécurité due à la guerre et au conflit armé dans les régions frontalières de la RDC voisine ; sciage de long illégal, braconnage et trafic de faune sauvage. Besoin d’activités de soutien communautaire.

Nouvelles informations :

A sa vingt-cinquième session en juin 2001, le Bureau s’est félicité d’apprendre que les conditions de sécurité s’étaient améliorées dans le Parc et qu’il serait réouvert au public en juillet 2001. En se basant sur l’identification des besoins du Parc concernant l’achat d’équipement et de matériels (voir paragraphe V.57 du document WHC-01/CONF.208/3), le Bureau a approuvé une somme de 64.000 dollars EU à titre d’aide d’urgence au site. La Division de l’équipement de l’UNESCO procède à l’achat de matériels de communication et d’autres équipements que réclament d’urgence les gestionnaires du site. Le Centre envisage d’envoyer une mission en Ouganda en novembre 2001 pour obtenir des informations récentes sur les conditions de sécurité et la reprise des visites touristiques dans le Parc. Des informations seront aussi obtenues sur les autres mesures de soutien nécessaires au renforcement de la conservation du Parc en vue de permettre son retrait précoce de la Liste du patrimoine mondial en péril. 

Décisions adoptées par le Comité en 2001
25 BUR V.57-59
Monts Rwenzori (Ouganda)

V.57       Le Bureau s’est félicité d’apprendre que les conditions de sécurité du parc se sont améliorées et qu’il sera réouvert au public en juillet 2001. La sécurité s’est améliorée grâce aux efforts des forces de police ougandaises (UPDF) depuis le début 2000. Le Circuit touristique central est mis en service et entretenu depuis mars 2000. En préparant la réouverture du Parc aux touristes le Service ougandais de protection de la faune sauvage (UAW) prévoit : (a) de doter le site d’un système radio VHF ou d’autres réseaux de communication ; (b) de réparer le Kurt Shafer Bridge ; (c) de construire une base pour les gardes forestiers à Nyabitaba ; et (d) d'assurer la fourniture d'équipement et de matériel de terrain, de vêtements chauds et d'équipement de secours. Le Bureau a noté que l’État partie avait présenté une demande d’assistance d’urgence pour financer l’achat de ces équipements et les projets de construction et de réparation, et que la demande sera examinée par le Bureau au point 7 de l’ordre du jour.

V.58       D’après un rapport que le Directeur exécutif de l’UAW a soumis le 15 avril 2000, le Bureau a noté que dans les secteurs de Mbuta, Kibwa et Musandama, les empiétements ont été limités mais exigent une surveillance constante. On assiste à une recrudescence du sciage de long illégal dans le district de Bundibugyo. Certaines unités de défense locales et des membres de la police spéciale pratiquent un braconnage endémique des singes et autres petits mammifères. Le braconnage et le trafic de chimpanzés sont très courants. Le Parc prévoit de faire une évaluation de l’effet de la guerre sur la faune sauvage et l’écosystème. Le Bureau s’est déclaré préoccupé de la situation relative au braconnage des petits mammifères et des chimpanzés et des empiètements. Il a prié l’UICN et le Centre de continuer à étudier tous les moyens d’aider l’État partie à évaluer les effets de la guerre sur la faune sauvage et l’écosystème et à poursuivre ses efforts de réhabilitation du Parc.

V.59       Le Bureau a noté que la superficie du Parc avait été augmentée grâce à une donation de terrain faite par les Services d’alpinisme des Rwenzori et l’acquisition de 24 hectares supplémentaires par Ecotrust Uganda. Il faut faire le levé de l’ancienne parcelle de terre et en finaliser le paiement. Le Parc ne dispose d’aucune infrastructure telle qu’un siège et des avant-postes pour la surveillance du Parc. La direction du Parc envisage d’adopter de nouvelles politiques pour les institutions responsables des aires communautaires protégées, de favoriser le partage des revenus et de concentrer leur action sur les institutions participatives pour combler le vide créé par le départ d’ONG étrangères, il y a plus de trois ans, et l’inaction des ONG locales.

25 BUR VII.35
25 COM VIII.56
Monts Rwenzori (Ouganda)

VIII.56 Le Comité a noté avec satisfaction que les conditions de sécurité s'étaient améliorées dans le Parc, que celui-ci avait été réouvert au public en juillet 2001 et qu'en se basant sur l'identification des besoins du Parc concernant l'achat d'équipement et de matériels la vingtcinquième session du Bureau avait approuvé une somme de 64 000 dollars à titre d'aide d'urgence au site. La Division de l'équipement de l'UNESCO aide le Centre et l'État partie à acheter le matériel de communication et autres autres équipements indispensables que réclament d'urgence les gestionnaires du site. Le Comité a proposé que le Centre et l'UICN discutent avec l'État partie de l'envoi d'une mission sur le site en 2002, afin de produire un rapport détaillé sur l'état de conservation du site, avec notamment une évaluation de la faisabilité de son retrait prochain de la Liste du patrimoine mondial en péril ; ce rapport devra être soumis à la vingt-septième session du Comité du patrimoine mondial en 2003.

Le Comité pourrait souhaiter adopter le texte suivant :

Compte tenu des nouvelles informations devant être fournies au moment de sa session, le Comité pourrait prendre les décisions appropriées et faire des recommandations à soumettre à l’étude de l’Etat partie, de l’UICN, du Centre et des autres acteurs selon les besoins.

Année du rapport : 2001
Ouganda
Date d'inscription : 1994
Catégorie : Naturel
Critères : (vii)(x)
Liste en péril (dates) : 1999-2004
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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