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Parc national de Tongariro

Nouvelle-Zélande
Facteurs affectant le bien en 2002*
  • Activités de gestion
  • Eruption volcanique
  • Modifications des valeurs associées à ce patrimoine
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Accroissement des populations d'oppossum et leur contrôle par du poison (problème résolu)
  • Eruption volcanique ayant provoqué l’accumulation d’un volume important de cendres - risque de coulée boueuse (lahar)
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2002
Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2002**
Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 2002

Précédents débats :
Vingt-cinquième session extraordinaire du Bureau, (paragraphes, III.152 - III.154)
Vingt-cinquième session du Comité, (paragraphes VIII.105 - VIII.109)

Questions essentielles :

L’éruption du Mont Ruapehu, en 1995 et 1996 a provoqué l'accumulation d'un volume important de cendres, bloquant l'émissaire de Crater Lake. On craint que, lorsque le lac se remplira de nouveau (selon les prévisions, entre la fin de 2002 et 2005), la digue de cendres ne s'effondre brutalement, provoquant un gigantesque lahar (coulée de cendres). Les options possibles pour gérer ce risque doivent prendre en compte la protection des valeurs naturelles et culturelles du site, car toute intrusion dans la région du sommet et de Crater Lake a des répercussions sur la protection des valeurs spirituelles, traditionnelles et culturelles aux yeux du peuple maori.

Nouvelles informations :

Suite à la demande du Comité à sa vingt-cinquième session (Helsinki, 2001) l’Etat partie a fourni un rapport après achèvement d’une révision des décisions de gestion prises pour limiter les risques associés à l’éventualité d’un lahar provenant de Crater Lake de Ruapehu.

Le Ministre de la Conservation a annoncé que l’installation d’un système d’alarme et d’avertissement perfectionné, et la construction d’une digue le long du Wangaehu suffisent pour traiter les risques d’un éventuel lahar vis-à-vis de la population.

En plus de ces mesures, le Département de la Conservation travaille en étroite collaboration avec la police et le Ministère de la Défense civile et de la Gestion d’urgence pour établir un plan de riposte d’urgence adapté. Par ailleurs, le Ministère aide les organisations possédant des avoirs sur le trajet prévu pour le lahar à passer en revue leur plan de riposte personnel de défense civile.

La Ministre a décidé de ne pas entreprendre de travaux d’ingénierie au bord du Crater Lake du Ruapehu pour réduire l’impact d’un lahar. Ces travaux avaient rencontré l’opposition de groupes de protection de l’environnement et organisation de loisirs, du Bureau de conservation de Tongariro/Taupo, du Service de conservation de Nouvelle-Zélande et des iwi locales (tribus maoris). La décision a été fondée sur l’évaluation de risques potentiels pour le personnel employé aux travaux d’ingénierie par rapport aux risques pour le public et l’infrastructure sans ingénierie, et aux préoccupations du public quant à l’impact sur les valeurs du Parc national qu’occasionneraient des travaux de terrassement au bulldozer au sommet de la montagne.

La décision a été prise après une longue période de consultation avec des experts techniques, la communauté et d’autres acteurs, et avec l’apport d’autres Ministres du Gouvernement dotés de portefeuilles éventuellement concernés par un lahar. En faisant son annonce, la Ministre a déclaré qu’une intervention d’ingénierie à Crater Lake contreviendrait aux dispositions de la loi sur les Parcs nationaux, au plan de gestion du Parc national de Tongariro et à la Convention du patrimoine mondial: « Cette zone possède une importance internationale exceptionnelle en raison de ses valeurs naturelles. Etant donné la portée des valeurs naturelles du cratère et l’extrême intérêt de l’endroit, a-t-elle ajouté, une intervention aurait été très controversée et il y aurait eu une incertitude considérable quant à l’obtention des accords nécessaires. »

L’ICOMOS ainsi que l’UICN ont fait part de leur appui à cette décision.

Action requise

Le Bureau félicite l’Etat partie de sa décision concernant la gestion de l’amas de cendres qui a bloqué l’émissaire du Crater Lake après les éruptions du Mont Ruapehu en 1995 et 1996.

Le Bureau considère que la décision d’installer un système d’alarme et d’avertissement perfectionné et de construire une digue le long du Wangaehu plutôt que d’entreprendre des travaux d’ingénierie au bord du Crater Lake du Ruapehu maintiendra les valeurs naturelles et culturelles du site tout en tenant compte des questions de sécurité publique comme il convient. Le Comité exprime le souhait que toutes les parties accepteront la décision.

Décisions adoptées par le Comité en 2002
26 COM 21B.31
Parc national de Tongariro (Nouvelle-Zélande)
Le Comité du patrimoine mondial,

Prend note du rapport sur l'état de conservation du site présenté aux paragraphes XII.47-52 du document WHC-02/CONF.202/2.

26 BUR XII.47-52
Parc national de Tongariro (Nouvelle-Zélande)

XII.47            Le Bureau a noté que suite à la demande du Comité à sa 25e session (Helsinki, 2001), l’État partie avait fourni un rapport après achèvement d’une révision des décisions de gestion prises pour limiter les risques associés à l’éventualité d’un lahar provenant de Crater Lake de Ruapehu. La Ministre de la Conservation a annoncé que l’installation d’un système d’alarme et d’avertissement perfectionné, et la construction d’une digue le long du fleuve Wangaehu suffisent pour traiter les risques d’un éventuel lahar par rapport à la sécurité de la population.

XII.48            En plus de ces mesures, le Département de la Conservation travaille en étroite collaboration avec la police et le Ministère de la Défense civile et de la Gestion d’urgence pour établir un plan de riposte d’urgence adapté. Par ailleurs, le Ministère aide les organisations possédant des avoirs sur le trajet prévu pour le lahar à passer en revue leur plan de riposte personnel de défense civile.

XII.49            La Ministre a décidé de ne pas entreprendre de travaux d’ingénierie au bord du Crater Lake du Ruapehu pour réduire l’impact d’un lahar. Ces travaux avaient rencontré l’opposition de groupes de protection de l’environnement et organisation de loisirs, du Bureau de conservation de Tongariro/Taupo, du Service de conservation de Nouvelle-Zélande et des iwi locales (tribus maoris). La décision a été fondée sur l’évaluation de risques potentiels pour le personnel employé aux travaux d’ingénierie par rapport aux risques pour le public et l’infrastructure sans ingénierie, et aux préoccupations du public quant à l’impact sur les valeurs du Parc national qu’occasionneraient des travaux de terrassement au bulldozer au sommet de la montagne.

XII.50            La décision a été prise après une longue période de consultation avec des experts techniques, la communauté et d’autres acteurs concernés, et avec l’apport d’autres Ministres du Gouvernement dotés de portefeuilles éventuellement concernés par un lahar. En faisant son annonce, la Ministre a déclaré qu’une intervention d’ingénierie à Crater Lake contreviendrait aux dispositions de la loi sur les Parcs nationaux, au plan de gestion du Parc national de Tongariro et à la Convention du patrimoine mondial : « Cette zone possède une importance internationale exceptionnelle en raison de ses valeurs naturelles. Etant donné la portée des valeurs naturelles du cratère et l’extrême intérêt de l’endroit, a-t-elle ajouté, une intervention aurait été très controversée et il y aurait eu une incertitude considérable quant à l’obtention des accords nécessaires. » L’ICOMOS ainsi que l’UICN ont fait part de leur appui à cette décision.

XII.51            Le Bureau a félicité l’État partie de sa décision concernant la gestion de l’amas de cendres qui a bloqué l’émissaire du Crater Lake après les éruptions du Mont Ruapehu en 1995 et 1996.

XII.52            Le Bureau a accueilli favorablement la décision d’installer un système d’alarme et d’avertissement perfectionné et de construire une digue le long du Wangaehu plutôt que d’entreprendre des travaux d’ingénierie au bord du Crater Lake du Ruapehu dans l’espoir que ceci maintiendrait les valeurs exceptionnelles, naturelles et culturelles du site, tout en tenant compte des questions de sécurité publique comme il convient. Le Bureau a exprimé le souhait que toutes les parties acceptent la décision.

Il est demandé au Comité de prendre note de la décision du Bureau (voir le document WHC-02/CONF.202/2, paragraphes XII. 47-52).

Année du rapport : 2002
Nouvelle-Zélande
Date d'inscription : 1990
Catégorie : Mixte
Critères : (vi)(vii)(viii)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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