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Parc national des Great Smoky Mountains

États-Unis d'Amérique
Facteurs affectant le bien en 2002*
  • Pollution atmosphérique
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Pollution atmosphérique, en particulier par l’ozone, la matière/brume particulaire et les dépôts acides d’émissions d’azote et de soufre

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2002
Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2002**
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2002

Comme la 25e session du Bureau le lui avait demandé, l’Etat partie a remis un rapport détaillé sur le site. L’UICN a également reçu un rapport informel de l’Etat partie. Voici ce qu’il en ressort : le National Park Service (NPS) reconnaît qu’il y a un problème de pollution atmosphérique dans le Parc national des Great Smoky Mountains (GSM), en particulier par l’ozone, la matière/brume particulaire et les dépôts acides d’émissions d’azote et de soufre, et il investit depuis plus de 20 ans des ressources importantes pour surveiller la pollution atmosphérique sur le site. Il a également défini les points nécessitant des recherches sur le site et déploie actuellement des efforts importants dans ce sens. Il n’existait pas de niveau de référence pour la qualité de l’air au moment de l’inscription du site et les normes nationales actuelles de qualité de l’air ambiant se basent sur la santé humaine, non sur la santé des écosystèmes, d’où des difficultés pour déterminer les niveaux de pollution acceptables et inacceptables pour la restauration totale des écosystèmes. Il n’existe pas de normes internationales reconnues et appliquées pour mesurer les risques auxquels la pollution de l’air expose les sites naturels et culturels. Il n’y a pas de consensus international sur les polluants qui doivent être mesurés, sur la façon de mesurer leurs effets et d’interpréter les résultats. Toute tentative dans ce sens exige des efforts soutenus pendant 6 à 10 ans si l’on veut obtenir des données scientifiques fiables.

 

Parmi les mesures prises pour faire face au problème de la pollution de l’air dans les GSM, le rapport de l’Etat partie note que, en vertu de la loi sur la pureté de l’air (Clean Air Act), le NPS est invité à faire des commentaires sur les demandes d’autorisation de construction de nouvelles installations susceptibles de rejeter plus de 100 tonnes de certains polluants atmosphériques par an. Depuis 1980, le NPS a adressé au Tennessee Air Pollution Control Board ses commentaires sur plus de 30 demandes de permis. Les commentaires sur les GSM recommandaient que les aggravations de pollution autorisées soient compensées par une réduction des émissions de polluants ailleurs et que l’on utilise les meilleures techniques antipollution pour limiter au maximum le surplus de pollution. Le rapport fait remarquer que dans la plupart des cas, les permis sont accordés sans tenir compte des recommandations du NPS. Cependant, depuis 1998, le ministère de l’Intérieur, ainsi que les Etats du Tennessee et de la Caroline du Nord ont approuvé un « Permitting Procedures Agreement » efficace qui présente les mesures précises à prendre par chaque partie lors du processus de délivrance de permis.

 

Le rapport précise également qu’une stratégie de réduction de nombreux polluants est actuellement négociée par le Congrès, l’administration et l’Etat de Caroline du Nord ; elle obligerait certaines des centrales et chaudières industrielles les plus anciennes à s’équiper de dispositifs antipollution modernes ou à se conformer à des limites d’émission plus sévères. La Tennessee Valley Authority (TVA) a annoncé fin 2001 qu’elle installerait à titre volontaire des épurateurs SO2 dans trois des ensembles de centrales électriques les plus proches du Parc, ce qui devrait réduire de plus de 90 % les émissions de SO2 provenant de ces sources. La TVA s’engage également à réduire d’environ 70 % les oxydes d’azote provenant d’un grand nombre de ses centrales à charbon d’ici 2 à 4 ans.

 

Une initiative volontaire associant plusieurs Etats, la « Southern Appalachian Mountains Initiative » (SAMI), a pour objectif de prévenir et remédier aux effets néfastes de la pollution de l’air sur les Appalaches du Sud. Elle a présenté des recommandations au Sommet des Gouverneurs sur la qualité de l’air des montagnes, au printemps 2002. Ces recommandations demandaient  que l’ensemble des huit Etats du Sud-Est qui constituent la SAMI soutienne une stratégie multi-polluants qui ne soit pas moins rigoureuse que l’Initiative actuelle sur le ciel clair (« Clear Skies Initiative ») de l’Administration, qui s’attache essentiellement à contrôler en permanence les niveaux de dioxyde de soufre et d’oxydes d’azote.

 

Toujours à propos de ce problème, le Washington Post du 27 mars 2002 rapporte qu’une cour d’appel fédérale a confirmé les normes antipollution les plus sévères de toute l’histoire de la nation, ouvrant enfin la voie à la mise en pratique des directives relatives aux niveaux d’ozone et aux émissions de particules publiées en 1997 par l’EPA (Agence américaine pour la protection de l’environnement) en complément à la loi relative à la pureté de l’air (Clean Air Act). Ces directives définissent des normes rigoureuses de salubrité pour l’homme. L’étape suivante, pour l’EPA, est de repérer les endroits où ces nouvelles normes ne sont pas respectées et à obliger petit à petit les Etats à soumettre des plans expliquant comment ils comptent régulariser la situation. 

 

L’UICN reconnaît les efforts considérables faits par l’Etat partie pour lutter contre la pollution de l’air générée à l’extérieur du site. Elle est consciente des problèmes que pose l’identification des impacts de la pollution de l’air sur l’écosystème et que ces impacts sont différents pour chaque site. Mais elle pense qu’il faut poursuivre les efforts pour évaluer ces impacts et les atténuer. 

Décisions adoptées par le Comité en 2002
26 COM 21B.27
Parc national des Great Smoky Mountains (Etats-Unis d’Amérique)
Le Comité du patrimoine mondial,

1. Félicite les responsables du site et le National Park Service pour les efforts qu'ils ont déployés pour s'attaquer au problème de la qualité de l'air ; 

2. Espère que l'entrée en vigueur des normes nationales de l'EPA (Agence pour la protection de l'environnement) aura un effet positif sensible sur la qualité de l'air du site ;

3. Demande à l'État partie de le tenir informé des mesures prises dans les États et au niveau fédéral pour faire face aux problèmes de pollution de l'air qui touchent le site.

Le Comité pourrait souhaiter adopter la décision suivante :

 

« Le Comité félicite les responsables du site et le National Park Service pour les efforts qu’ils ont déployés pour s’attaquer au problème de la qualité de l’air ; il espère que l’entrée en vigueur des normes nationales de l’EPA sur la qualité de l’air ambiant aura un effet positif sensible sur la qualité de l’air du site et demande à l’Etat partie de tenir le Comité informé des mesures prises dans les Etats et au niveau fédéral pour faire face aux problèmes de pollution atmosphérique qui touchent le site. »

Année du rapport : 2002
États-Unis d'Amérique
Date d'inscription : 1983
Catégorie : Naturel
Critères : (vii)(viii)(ix)(x)
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 26COM (2002)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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