1.         Parc national du Manovo-Gounda St Floris (République centrafricaine) (N 475)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1988

Critères  (ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    1997-présent

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/475/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/475/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/475/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 2000

Résumé des précédents débats :
Vingt-troisième session du Comité – paragraphe X.3
Vingt-troisième session ordinaire du Bureau – paragraphe IV.2

Nouvelles informations : Le Président de l'Etat partie n'a pas encore répondu aux lettres du Directeur général et du Président qui lui transmettaient les recommandations des vingt-deuxième et vingt-troisième sessions du Comité (Kyoto, Japon, 1998 et Marrakech, Maroc, 1999) et lui demandaient son intervention d'urgence pour la préparation d'un rapport détaillé sur l'état de conservation et un plan de réhabilitation du site. Le Bureau régional de l'UICN pour l'Afrique centrale a rencontré un groupe de gestionnaires de la faune sauvage de République centrafricaine le 30 mars 2000. Ceux-ci ont signalé que les impacts dus aux braconniers venant d'autres pays de la région sont encore sérieux sur le site. L'UICN a appris que le gouvernement centrafricain avait envoyé du personnel militaire armé dans cette zone pour limiter la menace que constitue le braconnage.

Action requise

Le Bureau rappelle la décision prise par le Comité à ses vingt-deuxième et vingt-troisième sessions et invite le Président à intervenir directement en faveur de la conservation du site pour préparer un rapport sur son état de conservation et un plan de réhabilitation. Le Bureau charge le Centre de coopérer avec l'Ambassadeur de République centrafricaine en France et le Délégué permanent de la République centrafricaine auprès de l'UNESCO afin d'obtenir une réponse officielle du Président de la République centrafricaine aux lettres que lui ont envoyées le Président et le Directeur général de l'UNESCO. Le Bureau recommande que le Comité maintienne ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2000

En juillet 2000, le Centre a été contacté par Earth Conservancy, organisation non gouvernementale dont le siège est aux Etats-Unis, qui faisait valoir le fait qu'on lui avait accordé la possibilité de gérer trois Parcs nationaux en République centrafricaine pour une période vingt ans à partir de l'an 2000. Selon la demande des représentants de cette ONG, une réunion s'est tenue à l'UNESCO le 20 juillet 2000 avec la participation de responsables du Centre, du Bureau de l'UNESCO pour les ressources extrabudgétaires et du Bureau du Directeur général. Les représentants de l'ONG et un fonctionnaire du gouvernement centrafricain ont visité le Centre du 1er au 7 août 2000, peu après leur visite sur site de la fin juillet 2000. Ils ont informé le Centre de la poursuite du braconnage et de l'entrée illégale sur le site de groupes armés venus de pays voisins.

Un représentant du Ministère centrafricain des Forêts, de l'Environnement, des Eaux et de la Chasse doit présenter un rapport sur l'état de conservation du site à un atelier Centre/UICN sur "Le rôle du classement sur la Liste du patrimoine mondial en péril pour promouvoir la coopération internationale pour la conservation du patrimoine naturel mondial" à Amman, Jordanie, les 6-7 octobre 2000. Les informations fournies à l'atelier et le résultat des débats entre les participants centrafricains et le personnel du Centre et de l'UICN seront communiqués lors de la vingt-quatrième session du Comité.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 24 BUR IV.A.4

Le Bureau s'est déclaré préoccupé que le Président de l'État partie n'ait pas encore répondu aux lettres du Directeur général et du Président qui lui transmettaient les recommandations des vingt-deuxième et vingt-troisième sessions du Comité (Kyoto, 1998 et Marrakech, 1999) et lui demandaient son intervention d'urgence pour la préparation d'un rapport détaillé sur l'état de conservation et un plan de réhabilitation pour la conservation du site. Le Bureau a noté les informations de l'UICN signalant que des braconniers venant d'autres pays de la région qui pénétraient en République centrafricaine continuaient à causer de sérieux impacts sur le site et que le gouvernement centrafricain avait envoyé du personnel militaire armé dans cette zone pour limiter la menace que constitue le braconnage.

Le Bureau a encore une fois rappelé la décision du Comité, prise à ses vingt-deuxième et vingt-troisième sessions, et a invité le Président de l'État partie à intervenir directement en faveur de la conservation du site pour préparer un rapport sur l'état de conservation et un plan de réhabilitation d'urgence. Le Bureau a chargé le Centre de coopérer avec l'Ambassadeur de République centrafricaine en France et le Délégué permanent de la République centrafricaine auprès de l'UNESCO, ainsi qu'avec les représentants du site qui pourraient assister à l'atelier sur la soumission de rapports périodiques pour l'Afrique centrale et de l'Ouest qui doit être organisé par le Centre au Sénégal au début de juillet 2000, afin d'obtenir une réponse officielle du Président de la République centrafricaine aux lettres que lui ont envoyées le Président et le Directeur général de l'UNESCO. Le Bureau a recommandé que le Comité maintienne ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 24 COM VIII.5

VIII.5 Parc national du Manovo-Gounda-St.Floris (République centrafricaine (RC))

Le Comité a été informé qu'un représentant de l'État partie avait présenté une communication sur l'état de conservation du site à l'atelier d'Amman tenu les 6 et 7 octobre 2000. Il avait alors confirmé que le braconnage, y compris par des groupes armés venus de pays voisins, était largement répandu dans la région et qu'il conviendrait d'envoyer une mission UNESCO/UICN sur le site pour planifier des mesures palliatives et de réhabilitation. La Commission nationale centrafricaine a pris contact avec le Centre et la planification de cette mission est en cours. Le Comité a noté des possibilités de collaboration avec une ONG basée aux États-Unis - the Earth Conservancy.

Le Comité a remercié la Commission nationale centrafricaine d'avoir facilité les discussions en vue de planifier et d'organiser une mission sur le site et d'avoir pris des dispositions pour rédiger un rapport sur l'état de conservation et un plan de réhabilitation. Le Comité a vivement engagé le Centre et l'UICN à entreprendre cette mission dès que possible en 2001, en vue de soumettre un rapport détaillé à la vingt-cinquième session du Bureau en 2001. Le Comité a maintenu le site sur la Liste du patrimoine mondial en péril.