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Parc national de Morne Trois Pitons

Dominique
Facteurs affectant le bien en 1999*
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Infrastructures de transport de surface
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Projet de construction de téléphérique 

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 1999
Demandes approuvées : 1 (de 1998-1998)
Montant total approuvé : 9 000 dollars E.U.
1998 Revision of the Management Plan for Morne Trois Pitons ... (Approuvé)   9 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 1999**
Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1999

Résumé des précédentes délibérations : A sa vingt-deuxième session (juin 1998), le Bureau a été informé d'un projet de construction de téléphérique qui traverserait le Parc, proposé par un particulier concerné par le développement du tourisme. La faisabilité du projet n'était pas certaine étant donné les fortes pluies, les grands vents et le terrain escarpé caractéristiques de ce site. Le Bureau a noté que la construction d'importants équipements d'accès dans ces lieux n'était pas compatible avec le plan de gestion du Parc et il a convenu avec l'UICN que les autorités dominiquaises devaient se montrer très prudentes lors de l'étude de faisabilité de ce projet. A sa vingt-deuxième session extraordinaire (novembre 1998), le Bureau a été informé par le Directeur du Centre, après une visite du site, qu'il estimait que ce projet n'était pas compatible avec les obligations de la Dominique quant à la conservation de ce site aux termes de la Convention. Le Bureau a noté que le gouvernement dominiquais a préparé le cahier des charges d'une étude d'impact environnemental du projet. Ce dernier, ainsi que le cahier des charges de l'étude d'impact environnemental, ont été étudiés par l'Unité de gestion des ressources de l'Organisation des Etats des Caraïbes orientales. Le cahier des charges a également été transmis au partisan du système de téléphérique. Le Bureau a invité la Dominique à présenter un rapport sur les résultats de l'étude d'impact environnemental et la situation du projet d'installation d'un téléphérique avant le 15 avril 1999.

Nouvelles informations : De récentes communications de l’Etat partie indiquent que le projet de tracé de l'aérotrain ne pénétrerait pas dans le Parc mais se terminerait sur des terres de l'Etat, à 500 m des limites du site du patrimoine mondial. L’Etat partie a assuré l’UNESCO que le gouvernement a l'intention de conserver ces terres de l'Etat adjacentes au site comme zone tampon, en y limitant les activités. L'UICN se félicite de cette évolution des événements qui démontre l'engagement de l’Etat partie en faveur de la protection de ce site. L'UICN craint néanmoins que le tracé de l'aérotrain ne s'arrête trop près de la limite du site. L’Etat partie, par courrier du 19 avril 1999, a transmis un rapport sur l'évaluation d'impact environnemental du projet de téléphérique. Le projet a été transmis à l'UICN pour étude.

Action requise

Le Bureau, à partir des commentaires de l'UICN sur le rapport de l'évaluation d'impact environnemental du projet de téléphérique qui doit être présenté lors de sa session, pourrait prendre les décisions appropriées à cet égard.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1999

Résumé des précédents débats :

Vingt-deuxième session du Comité – Annexe IV, p. 96.

Vingt-troisième session ordinaire du Bureau – paragraphe IV.31.

 

Nouvelles informations : L’UICN a noté une correspondance récente du 16 septembre 1999 de l’Etat partie traitant de divers aspects du projet de téléphérique, notamment : (a) des informations sur le plan de fonctionnement avec des détails sur l’évacuation des déchets ; (b) l’emplacement du téléphérique et l’impact des visiteurs ; (c) le calendrier du projet ; (d) l’état de conservation du site et la planification de la gestion. L’UICN indique que les éléments essentiels tirés de cette documentation sont les suivants : (a) il est indiqué que le téléphérique s’arrêtera à environ 500 m de la limite du Parc national ; (b) les terrains publics adjacents seront conservés en tant que zone tampon ; et (c) l’Etat partie considère que l’impact visuel pour les visiteurs devrait être minime.

L’UICN se félicite des efforts de l’Etat partie pour construire le téléphérique à l’extérieur du parc mais signale les impacts potentiels que la mise en place de ce téléphérique pourrait occasionner avec une augmentation du nombre de visiteurs. Elle note tout particulièrement que la liaison prévue entre la station de l’arrivée au sommet et celle du retour avec le sentier de nature conduisant à la Vallée de la Désolation et au Lac bouillant pourrait entraîner une augmentation du nombre de visiteurs.

Décisions adoptées par le Comité en 1999
23 BUR IV.B.31
Parc national de Morne Trois Pitons (Dominique)

A sa vingt-deuxième session, le Bureau a été informé d'un projet de construction de téléphérique qui traverserait le Parc, proposé par un particulier concerné par le développement du tourisme. La faisabilité du projet n'était pas certaine étant donné les fortes pluies, les grands vents et le terrain escarpé caractéristiques de ce site. Le Bureau a noté que la construction d'importants équipements d'accès dans ces lieux n'était pas compatible avec le plan de gestion du Parc et il a convenu avec l'UICN que les autorités dominiquaises devaient se montrer très prudentes lors de l'étude de faisabilité de ce projet. A sa vingt-deuxième session extraordinaire, le Bureau a noté que le gouvernement dominiquais a préparé le cahier des charges d'une étude d'impact environnemental du projet. Ce dernier, ainsi que le cahier des charges de l'étude d'impact environnemental, ont été étudiés par l'Unité de gestion des ressources de l'Organisation des États des Caraïbes orientales. Le cahier des charges a également été transmis au partisan du système de téléphérique.

De récentes communications de l’État partie indiquent que le tracé proposé du téléphérique ne pénétrerait pas dans le Parc mais se terminerait sur des terres de l'Etat, à 500 m des limites du site du patrimoine mondial. L’État partie a assuré l’UNESCO que le gouvernement a l'intention de conserver ces terres de l'Etat adjacentes au site comme zone tampon, en y limitant les activités. L'UICN a fait remarquer : (a) que le tracé du téléphérique serait à l'extérieur du site du patrimoine mondial et qu'il n'y aurait pas de construction dans le Parc ; (b) qu'elle était préoccupée de l'évolution de la situation concernant le téléphérique car une planification efficace est nécessaire pour s'assurer que l'augmentation du taux de visite ne crée pas davantage d'impacts sur les valeurs du patrimoine mondial ; et (c) que l'évaluation d'impact environnemental devrait davantage tenir compte des impacts esthétiques et visuels du téléphérique sur le site et chercher à limiter au maximum les impacts visuels.

Le Bureau a noté que le téléphérique devrait être situé à l'extérieur du site du patrimoine mondial et il a demandé à l'État partie de fournir davantage d'informations détaillées sur le plan de fonctionnement, l'emplacement du téléphérique par rapport au site, l'impact possible causé par les visiteurs et le calendrier de mise en œuvre du projet. Le Bureau a par ailleurs demandé à l'État partie de fournir ces informations , ainsi qu'un rapport sur l’état de conservation du site et sur la planification de la gestion avant le 15 septembre 1999, à temps pour la vingt-troisième session du Comité du patrimoine mondial.

23 COM X.B.28
Rapports sur l’état de conservation de biens naturels dont le Comité a pris note

X.28 Le Comité a pris note des décisions de la vingttroisième session extraordinaire du Bureau telles qu'elles figurent dans le Rapport de la session du Bureau (document de travail WHC-99/CONF.209/6) et incluses en Annexe VIII de ce rapport sur les biens suivants. Des observations complémentaires faites au cours de la session du Comité sont reflétées ci-dessous :

Baie Shark - Australie occidentale (Australie)

Tropiques humides de Queensland (Australie)

Les îles Heard et McDonald (Australie)

Le Délégué de l'Australie a remercié l'UICN du processus consultatif amorcé, qui pourrait servir de modèle à d'autres États parties. Il a aussi informé le Comité que l'aire de protection marine autour de l'Ile Macquarie avait été étendue et qu'elle comprend maintenant 16 millions d'hectares, ce qui en fait la plus grande zone marine sous haute protection du monde.

Forêt Belovezhskaya Pushcha/Bialowieza Belovezhskaya Puscha (Bélarus/Pologne)

Réserve de faune du Dja (Cameroun)

Parc national de Los Katios (Colombie)

Le Délégué de la Colombie a informé le Comité qu'une délégation du ministère de l'Environnement s'était récemment rendue à Los Katios et avait visité des zones dont l'accès n'était pas possible jusque là. Il a souligné que la proposition d'accorder un droit collectif de propriété sur 100.000 hectares concernerait un secteur situé à l'extérieur du Parc, dans la zone tampon. Il a ajouté que son gouvernement serait heureux de recevoir la visite de la mission de suivi sur ce site en l'an 2000. Les autorités colombiennes ont resserré la coopération transfrontalière avec le Parc national de Darien (Panama) et renforcé le système des aires protégées.

Parc national de Morne Trois Pitons (Dominique)

Les Iles Galapagos (Equateur)

L'observateur des États-Unis a souligné le rôle de son gouvernement dans la sauvegarde des îles Galapagos et il a félicité le gouvernement équatorien des progrès réalisés. Il a noté la décision de référence relative à la Loi sur les Galapagos et a demandé si elle était entrée en vigueur, notamment en ce qui concerne la zone de 40 milles marins. Le Secrétariat a informé le Comité que l'on avait signalé quelques menaces de pêche illégale. L'UICN a noté le caractère essentiel de l'application de cette législation novatrice et le fait qu'il fallait rapidement élaborer et mettre en oeuvre une réglementation spécifique. La Déléguée de l'Equateur a fourni des informations provenant du ministère de l'Environnement faisant état de progrès dans le contrôle des espèces introduites et d'une amélioration générale de la conservation de la biodiversité du site. S'agissant du contrôle de la zone de 40 milles marins, elle a déclaré que la loi n'était pas encore entrée en vigueur mais qu'il existait déjà une base sur laquelle fonder la conservation et le contrôle de l'environnement. Elle a remercié le Comité de tous ses efforts de sauvegarde des Galapagos.

Parc national de Kaziranga (Inde)

Parc national de Komodo (Indonésie)

Parc national du Mont Kenya (Kenya)

Parc national de Sagarmatha (Népal)

L'observateur du Népal a exprimé sa gratitude pour l'appui international en faveur de l'important projet touristique mené dans le Parc national de Sagarmatha. L'observateur du Royaume- Uni a noté la caractère novateur du projet.

Te Wahipounamu - Zone sud-ouest de la Nouvelle-Zélande (Nouvelle-Zélande)

Sanctuaire de l'oryx arabe (Oman)

Le Délégué de la Thaïlande a noté les sérieux motifs de préoccupation soulevés par le Bureau concernant la gestion de ce site, vu la diminution du nombre d'oryx arabes et le fait que la délimitation des limites et la planification de la gestion devaient être achevés depuis longtemps. Il a rappelé que le Comité avait inscrit ce site en l'absence d'un texte de loi et d'un plan de gestion en décembre 1994. Il a souligné le rôle des Orientations concernant le retrait des biens. Le Délégué du Bénin a noté que l'on n'avait pas toujours agi avec rigueur dans le passé et qu'un certain nombre de sites n'auraient pas été acceptés s'ils étaient présentés aujourd'hui. S'agissant du retrait, un site serait d'abord mis sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Le Délégué de la Thaïlande a clairement indiqué qu'il n'avait pas proposé le retrait du site de la Liste du patrimoine mondial et qu'il était parfaitement informé des modalités de cette procédure. L'observateur du Royaume-Uni a observé que l'on rencontre des problèmes similaires dans un certain nombre de sites et que le processus de soumission périodique de rapports permettra certainement de traiter ces questions. L'UICN a fait remarquer qu'elle avait signalé à maintes reprises les problèmes que pose ce site. L'IUCN a noté que la législation était inefficace si l'on ne disposait pas de ressources suffisantes pour sa mise en oeuvre. Le Président a rappelé aux membres du Comité que les sites naturels de la Région arabe étaient rares sur la Liste. En conclusion, le Président a remercié le Comité du débat qui avait eu lieu et il a noté qu'il fallait sensibiliser les pays à la Convention du patrimoine mondial et à ses obligations, ainsi qu'aux valeurs à préserver pour les générations futures, en particulier les décideurs. Il a remercié le Délégué de la Thaïlande de sa déclaration et il a engagé le Comité à continuer à réfléchir sur la manière de renforcer la protection des sites du patrimoine mondial.

Parc national de Huascaran (Pérou)

Lac Baïkal (Fédération de Russie)

L'observateur de la Russie a demandé que les informations concernant ce site, fournies durant l'adoption du rapport de la vingt-troisième session extraordinaire du Bureau, soient incluses dans ledit rapport.

Forêt impénétrable de Bwindi (Ouganda)

Ile de Gough (Royaume-Uni)

Zone de conservation de Ngorongoro et Parc national de Serengeti (République-Unie de Tanzanie)

Parc national Canaima (Venezuela)

Baie d'Ha-Long (Viet Nam)

Mosi-oa-Tunya/Victoria Falls (Zambie/Zimbabwe)

Le Bureau pourrait souhaiter adopter le texte suivant et le transmettre au Comité pour qu’il en prenne note :

« Le Bureau félicite l’Etat partie des mesures entreprises pour construire le téléphérique à l’extérieur de l’aire de patrimoine mondial. Le Bureau incite les autorités à contrôler attentivement les impacts occasionnés par les visiteurs en raison de l’installation du téléphérique et à mettre en place une stratégie de gestion des visiteurs pour le site. Le Bureau invite l’Etat partie à fournir des rapports périodiques sur l’état de conservation de ce site. »

Année du rapport : 1999
Dominique
Date d'inscription : 1997
Catégorie : Naturel
Critères : (viii)(x)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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