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Rennell Est

Îles Salomon
Facteurs affectant le bien en 2013*
  • Cadre juridique
  • Chasse commerciale
  • Espèces envahissantes/exotiques terrestres
  • Exploitation forestière/production de bois
  • Modification des eaux de l’océan
  • Pêche/collecte de ressources aquatiques
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Tempêtes
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • (les menaces préliminaires de l’exploitation minière et de la pêche commerciale ont été reportées)
  • Exploitation forestière
  • Espèces envahissantes
  • Exploitation excessive du crabe de cocotier et des ressources marines
  • Législation, gestion prévisionnelle et administration du bien
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2013
Demandes approuvées : 2 (de 2006-2012)
Montant total approuvé : 56 335 dollars E.U.
2012 Survey of the Condition of the Marine Ecosystem within ... (Approuvé)   29 985 dollars E.U.
2006 Exchange visit between East Rennell and Tetepare Island ... (Approuvé)   26 350 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2013**

Octobre 2012 : mission de suivi réactif UICN ; mars-avril 2005 : mission de suivi UNESCO/UICN 

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2013

Le 31 janvier 2013, un rapport sur l’état de conservation du bien a été soumis par l’État partie. Une mission UICN de suivi réactif a été menée dans le bien du 21 au 28 octobre 2012. Le rapport de mission est consultable par le lien suivant : https://whc.unesco.org/fr/sessions/37COM.

a) Exploitation forestière

L’État partie indique qu’une demande soumise en 2011 par un groupe de propriétaires fonciers pour mener des opérations d’abattage de bois dans le périmètre du bien n’a pas été acceptée en raison de la forte opposition d’autres propriétaires fonciers, d’habitants de Rennell Est, du Gouvernement provincial de Rennell-Bellona et du Ministère de l’Environnement. Il n’a donc pas été donné suite à l’audience publique sur les droits de coupe. Une évaluation des activités d’abattage à Rennel Ouest (à l’extérieur du bien) menée en janvier 2012 par la Division de l’Environnement du Ministère de l’Environnement montre que l’entreprise concernée respecte les conditions de sa licence et du Code de pratique d’exploitation forestière des Îles Salomon, mais que la coupe de bois cause de très importants dommages écologiques susceptibles d’entraîner la perte d’espèces végétales et animales. Le rapport prétend que malgré de possibles impacts visibles par les visiteurs et une perte de biodiversité sur l’île en général, il n’y aurait pas d’impact indirect sur les valeurs naturelles du bien. Le rapport a recommandé de lancer la procédure d’autorisation pour l’opération d’abattage concernée en vertu de la loi de 1998 sur l’Environnement. L’État partie indique que le Gouvernement n’a pas le pouvoir d’interdire les opérations d’abattage sur des terres régies par le droit foncier coutumier, mais a admit qu’il y a eu une absence de communication entre le Ministère de l’Environnement et les propriétaires fonciers pour l’octroi des licences en vigueur.

La mission d’octobre 2012 a observé les impacts destructeurs de la coupe rase de larges bandes forestières à Rennell Ouest, ainsi que la construction d’un réseau de routes de coupes, zones de transit du bois, étangs et camps de bucheronnage. Elle signale également des impacts sociaux indésirables des opérations de coupe pour les habitants de l’île. La mission a en outre observé que les forêts de Rennell Est sont intrinsèquement liées à celles de Rennell Ouest, dans un écosystème forestier unique à l’échelle de l’île, et que, contrairement aux revendications du rapport de janvier 2012 du Ministère de l’Environnement, toute perturbation des écosystèmes forestiers de l’île par des coupes à Rennell Ouest risque d’avoir de graves conséquences sur la faune forestière du bien. La mission a noté que les opérations d’abattage en cours sont menées sans totale autorité juridique ni consultation appropriée des propriétaires fonciers coutumiers, et qu’il n’existe pas de dispositions juridiques en vigueur pour protéger le bien contra l’abattage de bois.

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN voudraient rappeler que la Déclaration rétrospective de valeur universelle exceptionnelle de ce bien, approuvée par l’État partie et adoptée par le Comité dans sa décision 36 COM 8E (Saint-Pétersbourg, 2012), prévient que l’abattage de bois dans des terres adjacentes au bien, à Rennell Ouest, pourrait avoir de sérieux impacts néfastes sur les forêts du bien. Cette Déclaration rappelle que lesdites forêts sont intrinsèquement liées à celles de Rennell Ouest et ne suffisent pas à elles seules à assurer la survie à long terme de nombreux oiseaux endémiques. De plus, dans sa décision sa décision 36 COM 7B.15 (Saint-Pétersbourg, 2012), le Comité a demandé à l’État partie d’interdire tout exploitation forestière commerciale de l’île, en précisant en outre que l’inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril serait envisagée selon la manière dont l’État partie réagirait, entre autres, à cette demande,.

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN notent qu’en plus des impacts négatifs de l’abattage de bois, la construction de quais, l’établissement de zones de transit et de chargement et l’augmentation de l’activité des cargos grumiers peuvent tous menacer la valeur universelle exceptionnelle (VUE) de l’important élément marin du bien.

b) Espèces envahissantes

L’État partie reconnaît l’impact évident du rat noir des bateaux (Rattus rattus) sur les plantations côtières de cocotiers de Rennell Ouest où l’on déchargeait les équipements de sciage des cargos. Il ajoute ne pas disposer d’informations sur une espèce envahissante d’escargots terrestres mais indique que des recherches vont être faites à ce sujet et que l’on va demander de l’aide et des informations aux communautés locales, et que les impacts d’espèces envahissantes sur les valeurs naturelles du bien exigent des recherches supplémentaires.

La mission a observé que l’île de Rennell était connue jusqu’à maintenant dans la région Pacifique pour son absence de rats, et elle exprime sa préoccupation sur le fait que les rats introduits se répandent dans les zones forestières, spécialement par les routes de coupe et les clairières, où ils auront un sérieux impact sur la faune sauvage indigène jusqu’à l’intérieur du bien. La mission indique aussi que des escargots terrestres africains ont été vus dans la capitale, Honiara. Ils risquent de passer sur l’île de Rennell dans des cargaisons de nourriture et autres produits et d’entrer en compétition avec les 27 espèces d’escargots terrestres indigènes et de menacer leur survie ; ils pourraient aussi avoir un impact destructeur sur les récoltes et le reste de la végétation. La mission a observé qu’on ne trouve pas trace d’évaluation du problème des espèces envahissantes ni de mise en œuvre ou de planification de quelconques mesures de contrôle.

c) Surexploitation du crabe de cocotier et d’autres ressources marines

L’État partie indique que le nombre de crabes de cocotier (Birgus latro) a très sérieusement décliné en raison d’un ramassage trop important par les résidents du bien. Il précise aussi qu’une étude des ressources marines du bien a été effectuée en décembre 2012, lequel sera la base pour la décision de toute mesure de  gestion. Les résultats de cette étude ne figurent pas dans le rapport de l’État partie malgré la demande du comité de communiquer à la mission tous les résultats( même préliminaires ) d’une telle étude.

La mission d’octobre 2012 a noté que les crabes avaient disparu de la partie ouest de l’île de Rennell et qu’à l’intérieur du bien le taux record de récolte baisse, ce qui fait craindre que la pression du ramassage n’entraîne une extinction locale de l’espèce. La collecte des ressources marines n’est pas réglementée et les mesures traditionnelles de conservation des ressources ont été supplantées par une démarche plus commerciale. Le plan de gestion du bien prévoit plusieurs mesures de réglementation de la collecte de ressources marines, mais malgré le fait qu’il soit théoriquement bien ciblé, il n’a jamais été appliqué et rien ne prouve qu’il y aura des fonds disponibles pour cela. La mission a conclu qu’il est urgent de disposer de contrôles appropriés pour la collecte des ressources marines et des crabes de cocotier. Il faudrait encourager un retour aux mesures de conservation traditionnelles.

d) Législation, administration et gestion du bien

L’État partie indique qu’une nouvelle législation sur les aires protégées a été promulguée en 2010.Une ordonnance provinciale sur le Parc patrimonial du Lac Tegano a été rédigée. Il note qu’il est question d’actualiser le plan de gestion de Rennell Est qui date de 2007.

La mission a observé que le bien n’est toujours pas déclaré en tant qu’aire protégée selon la loi de 2010 sur les Aires protégées, et que l’ordonnance de 2009 de la province de Rennell-Bellona sur le Parc naturel patrimonial du lac Tegano en est toujours à l’état de projet et reste à promulguer. Il est indiqué que le plan de gestion du bien n’a pas été effectivement mis en œuvre. Ce plan ne prévoit pas totalement une gestion traditionnelle sous une législation coutumière, ni l’application de lois et de réglementations et il manque tout à fait de capacité institutionnelle de mise en œuvre. Rien ne prouve que la communauté locale ou les autorités provinciales ou locales aient déjà tenté d’étudier et de renforcer les dispositions du plan de gestion pour traiter les menaces d’éventuelles opérations de coupes de bois à Rennell Est.

e) Questions diverses – Changement climatique

 

La mission d’octobre 2012 a indiqué que le régime climatique au cours des deux dernières décennies permet de penser que le changement climatique pourrait entraîner une plus forte fréquence d’activité cyclonique, ce qui dans le passé a conduit à d’importants dommages forestiers et à une forte mortalité d’oiseaux et de chauves-souris en particulier. De plus les conséquences du changement climatique, en incluant une plus forte activité cyclonique, ainsi qu’une élévation du niveau des eaux et de la salinité du lac Tegano entraînée par l’élévation des eaux de la mer, ont entraîné une pénurie de logements, de nourriture et de fournitures médicales. La mission a considéré qu’il convient de mettre en place des contrôles environnementaux et qu’il faut replanter pour diminuer les impacts de l’inondation des rives du lac et l’élévation de la salinité de ses eaux.

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2013

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN considèrent que l’abattage actuel de forêts à Rennell Ouest dans la zone de la concession de Tehakamagoku (à 12 km du bien), et le projet d’abattre des forêts à l’intérieur du bien dans la concession forestière d’Agapogabu représentent un danger précis avéré et potentiel respectivement pour l’intégrité écologique du bien et pour sa valeur universelle exceptionnelle, conformément au paragraphe 180 des Orientations. Ils considèrent en outre que l’introduction d’espèces envahissantes représente un danger potentiel pour sa VUE, selon le paragraphe 180 des Orientations. Ils recommandent donc que le Comité puisse souhaiter inscrire le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril, et qu’il demande à l’État partie d’élaborer et de mettre en œuvre un plan d’action d’urgence avec le soutien de donateurs nationaux et internationaux.

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN estiment que la VUE du bien est sérieusement menacée par les opérations d’abattage commercial actuelles et permanentes à Rennell Ouest, et ils font remarquer que le bien lui-même reste juridiquement non protégé contre toute future opération d’abattage. Ils recommandent fermement que le Comité renouvelle sa demande d’imposition d’interdiction de tout abattage commercial sur l’île de Rennell, et qu’il soit demandé à l’État partie d’assurer dès que possible au bien une protection juridique complète. Ils considèrent aussi que l’introduction associée de rats et d’escargots terrestres envahissants constitue une sérieuse menace pour la faune indigène du bien. Ils recommandent donc que le Comité demande à l’État partie d’évaluer immédiatement la menace que ces espèces envahissantes représentent pour le bien, de mettre en œuvre des mesures de contrôle et/ou d’éradication, et d’évaluer la faisabilité d’un programme de biosécurité à long terme pour empêcher une nouvelle invasion. Ces mesures doivent faire partie d’une révision générale du plan de gestion qui devra accorder plus d’importance aux pratiques traditionnelles de conservation des ressources. Ce plan devra également comporter un calendrier adapté, un budget et disposer d’autres ressources permettant une mise en œuvre efficace.

 

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN recommandent également que le Comité demande à l’État partie de traiter immédiatement le problème du déclin et de la disparition possible du crabe de cocotier et d’autres ressources marines par suite de surexploitation, et qu’il mette en place des contrôles de ramassage adaptés. Ils considèrent en outre que les effets du changement climatique ont un sérieux impact négatif sur les valeurs naturelles du bien et la subsistance de la communauté locale, et recommandent que le Comité fasse valoir la mise à disposition d’avis techniques qualifiés et d’un soutien financier nécessaire pour aider la population de Rennell Est à lutter contre ce problème. 

Décisions adoptées par le Comité en 2013
37 COM 7B.14
Rennell Est (Îles Salomon) (N 854)

Le Comité du patrimoine mondial,

1.         Ayant examiné le document WHC-13/37.COM/7B,

2.         Rappelant la décision 36 COM 7B.15, adoptée à sa 36e session (Saint-Pétersbourg, 2012),

3.         Félicite l’État partie de la promulgation de la loi de 2010 sur les Aires protégées, et de la rédaction de l’ordonnance de 2009 de la Province de Rennell-Bellona sur le Parc naturel patrimonial du lac Tegano, et prie instamment l’État partie d’appliquer dès que possible ces deux instruments dans le périmètre du bien de Rennell Est pour lui assurer une protection juridique complète et stricte ;

4.         Réitère sa demande à l’État partie d’interdire immédiatement tout abattage commercial de bois dans Rennell Est pour éviter la perte de la valeur universelle exceptionnelle du bien ;

5.         Réitère également sa demande à l’État partie d’entreprendre d’urgence une évaluation de l’impact d’espèces envahissantes, spécialement de l’introduction associée de rats et d’escargots envahissants, d’instituer en toute première priorité des mesures de contrôle et d’éradication, et d’évaluer la faisabilité d’un programme de biosécurité à long terme pour éviter une nouvelle invasion, et engage l’État partie à faire appel à l’assistance internationale pour soutenir ces actions ;

6.         Demande à l’État partie de traiter l’exploitation excessive du crabe de cocotier et d’autres ressources marines, et d’appliquer des régimes de ramassage fondés sur les pratiques traditionnelles de gestion des ressources, et incluant les restrictions recommandées par la mission ;

7.         Demande également à l’État partie de tenir totalement compte des impacts du changement climatique sur le bien et sur la subsistance de la communauté de Rennell Est, et de prendre des dispositions dans le plan de gestion pour des mesures adaptatives et palliatives au changement climatique ;

8.         Demande en outre à l’État partie d’entreprendre une étude d’évaluation déterminant si l’abattage actuel et permanent des forêts de Rennell Ouest aurait de sérieux impacts négatifs sur les forêts du bien, que le bien n’est pas strictement protégé contre l’abattage, et que l’introduction d’espèces envahissantes représente un danger précis avéré et potentiel respectivement, pour l’intégrité écologique du bien et pour sa valeur universelle exceptionnelle, conformément au paragraphe 180 des Orientations ;

9.         Décide d’inscrire Rennell Est (Îles Salomon) sur la Liste du patrimoine mondial en péril ;

10.      Demande par ailleurs à l’État partie, en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et l’UICN et avec le soutien de partenaires nationaux et internationaux, d’élaborer et de mettre en œuvre un plan d’action d’urgence pour supprimer les menaces et aider les propriétaires coutumiers pour leur permettre de protéger le bien selon les normes du patrimoine mondial et conformément aux pratiques traditionnelles de gestion ;

11.      Demande de plus à l’État partie, en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et l’UICN, d’élaborer un projet d’état de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril, ainsi qu’un ensemble de mesures correctives, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 38e session en 2014 ;

12.      Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2014, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien, incluant un rapport sur l’avancement de la mise en œuvre des recommandations susmentionnées, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 38e session en 2014.

37 COM 8C.1
Mise à jour de la Liste du patrimoine mondial en péril (biens inscrits)

Le Comité du patrimoine mondial,

1.  Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial (WHC-13/37.COM/7B, WHC-13/37.COM/7B.Add et WHC-13/37.COM/7B.Add.Corr) et les propositions d'inscription sur la Liste du patrimoine mondial (WHC-13/37.COM/8B et WHC-13/37.COM/8B.Add),

2.  Décide d’inscrire les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :

  • Îles Salomon, Rennell Est (décision 37 COM 7B.14 )
  • République arabe syrienne, Ancienne ville de Damas, Ancienne ville de Bosra, Site de Palmyre, Ancienne ville d'Alep, Crac des Chevaliers et Qal’at Salah El-Din, Villages antiques du Nord de la Syrie (décision 37 COM 7B.57 )
Projet de décision:  37 COM 7B.14

Le Comité du patrimoine mondial,

1.  Ayant examiné le document WHC-13/37.COM/7B,

2.  Rappelant la décision 36 COM 7B.15, adoptée à sa 36e session (Saint-Pétersbourg, 2012),

3.  Félicite l’État partie de la promulgation de la loi de 2010 sur les Aires protégées, et de la rédaction de l’ordonnance de 2009 de la Province de Rennell-Bellona sur le Parc naturel patrimonial du lac Tegano, et prie instamment l’État partie d’appliquer dès que possible ces deux instruments dans le périmètre du bien de Rennell Est pour lui assurer une protection juridique complète et stricte ;

4.  Réitère sa demande à l’État partie d’interdire immédiatement tout abattage commercial de bois dans l’île de Rennell pour éviter la perte de la valeur universelle exceptionnelle du bien ;

5.  Réitère également sa demande à l’État partie d’entreprendre d’urgence une évaluation de l’impact d’espèces envahissantes, spécialement de l’introduction associée de rats et d’escargots envahissants, d’instituer en toute première priorité des mesures de contrôle et d’éradication, et d’évaluer la faisabilité d’un programme de biosécurité à long terme pour éviter une nouvelle invasion, et engage l’État partie à faire appel à l’assistance internationale pour soutenir ces actions ;

6.  Demande à l’État partie de traiter l’exploitation excessive du crabe de cocotier et d’autres ressources marines, et d’appliquer des régimes de ramassage fondés sur les pratiques traditionnelles de gestion des ressources, et incluant les restrictions recommandées par la mission ;

7.  Demande également à l’État partie de tenir totalement compte des impacts du changement climatique sur le bien et sur la subsistance de la communauté de Rennell Est, et de prendre des dispositions dans le plan de gestion pour des mesures adaptatives et palliatives au changement climatique ;

8.  Considère que l’abattage actuel et permanent des forêts de Rennell Ouest pourrait avoir de sérieux impacts négatifs sur les forêts du bien, que le bien n’est pas strictement protégé contre l’abattage, et que l’introduction d’espèces envahissantes représente un danger précis avéré et potentiel respectivement pour l’intégrité écologique du bien et pour sa valeur universelle exceptionnelle, conformément au paragraphe 180 des Orientations ;

9.  Décide d’inscrire Rennell Est (Îles Salomon) sur la Liste du patrimoine mondial en péril ;

10.  Demande en outre à l’État partie, en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et l’UICN et avec le soutien de partenaires nationaux et internationaux, d’élaborer et de mettre en œuvre un plan d’action d’urgence pour supprimer les menaces et aider les propriétaires coutumiers pour leur permettre de protéger le bien selon les normes du patrimoine mondial et conformément aux pratiques traditionnelles de gestion ;

11.  Demande par ailleurs à l’État partie, en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et l’UICN, d’élaborer un projet d’état de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril, ainsi qu’un ensemble de mesures correctives, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 38e session en 2014 ;

12.  Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2014, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien, incluant un rapport sur l’avancement de la mise en œuvre des recommandations susmentionnées, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 38e session en 2014.

 

Année du rapport : 2013
Îles Salomon
Date d'inscription : 1998
Catégorie : Naturel
Critères : (ix)
Liste en péril (dates) : 2013-présent
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 37COM (2013)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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