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Ruines archéologiques de Mohenjo Daro

Pakistan
Facteurs affectant le bien en 1991*
  • Eau (pluie/nappe phréatique)
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Inondations
  • Autres menaces :

    Détérioration des briques en raison de la cristallisation et de l'hydratation saline

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 1991

A ce jour, 7 millions de dollars ont été recueillis grâce à des donations gouvernementales et privées.

Dans le cadre du plan quinquennal du PNUD (1988-1993) pour le Pakistan, une priorité est donnée à la sauvegarde des sites archéologiques, incluant Mohenjo-Daro. A cet effet, un projet a été approuvé en 1991 pour un montant de 595,000 US.

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 1991
Demandes approuvées : 3 (de 1982-1983)
Montant total approuvé : 68 000 dollars E.U.
1983 6-month fellowship for the Head of the Moenjodaro ... (Approuvé)   14 000 dollars E.U.
1982 Training and equipment for a conservation laboratory ... (Approuvé)   34 000 dollars E.U.
1982 Workshop seminar at Moenjodaro on the conservation of ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 1991**
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1991

Inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 1980 au titre des critères (ii) et (iii), ce site fait l'objet d'une campagne internationale de sauvegarde.

Il a été décrit comme "l'une des plus grandes métropoles de l'Orient le plus ancien". A ce jour, environ 800.000 m2 ont été mis au jour, ce qui représenterait environ 10 % de la totalité du site. Au moment des fouilles, les murs de brique encore debout furent trouvés en assez bon état de préservation. Peu après, cependant, on observa l'apparition sur les murs d'efflorescences de sel blanc. La brique s'est rapidement détériorée en raison de la cristallisation et de l'hydratation saline, ce qui a entraîné l'exfoliation et la désintégration de la brique. La majeure partie de la détérioration par le sel a été attribuée aux effets destructeurs des sulfates de soude. La rivière de l'Indus menace dangereusement Mohenjo-Daro. Le lit de la rivière s'est beaucoup déplacé au fil des ans, la rivière a d'ailleurs inondé Mohenjo-Daro par le passé. Récemment la rivière a eu tendance à se déplacer vers l'ouest en direction des vestiges.

Le plan directeur, élaboré avec l'aide de l'UNESCO, prévoit les travaux suivants :

(1) abaissement du niveau de la nappe phréatique ;

(2) renforcement des remblais existants faisant face à la rivière afin de fixer l'extrême limite du courant à une distance de sûreté optimale de la rive droite de la rivière ;

(3) un certain nombre de mesures de préservation pour les vestiges archéologiques ;

(4) aménagement paysager du site et plantation d'arbres et d'herbe résistant au sel afin de réduire l'amoncellement du sel et son transport par le vent.

Comme il était évident que le coût des travaux ne pouvait être pris en charge par le Pakistan seul, une campagne a été lancée par l'UNESCO en 1979 pour mobiliser l'aide internationale. A ce jour, 7 millions de dollars ont été recueillis grâce à des donations gouvernementales et privées. En plus, le gouvernement estime qu'il a dépensé 9,5 millions de dollars et qu'environ 7 millions de plus (basés sur les coûts de 1988) seront nécessaires pour achever la campagne.

 Depuis le lancement de la campagne, une partie significative des éléments d'infrastructure prévus par le plan directeur a été accomplie, en particulier en ce qui concerne la protection du site des inondations et l'abaissement du niveau de la nappe phréatique. Au cours des prochaines années, il sera nécessaire d'achever les travaux supplémentaires requis par rapport à ces deux aspects, afin qu'ensuite l'effort puisse être concentré sur la préservation des vestiges archéologiques. La présentation des vestiges au public doit être un facteur important dans les plans envisagés pour le site. Des mesures de prévention des dommages provoqués au site par le public devraient être prises. Un plan d'ensemble du site doit donc être élaboré qui tiendra compte de la relation entre la préservation de Mohenjo-Daro en tant que site archéologique et son aménagement comme site culturel touristique.

Dans le cadre du plan quinquennal du PNUD (1988-1993) pour le Pakistan, une priorité est donnée à la sauvegarde des sites archéologiques, incluant Mohenjo-Daro. A cet effet, un projet a été approuvé en 1991 pour un montant de 595,000 US.

Décisions adoptées par le Comité en 1991
15 COM VII
Suivi de l’état de conservation des biens culturels et problèmes techniques s'y rapportant

18. Le rapport sur le suivi de l'état de conservation des biens culturels présenté par le Secrétariat a traité des sites suivants : Xanthos-Létoon (Turquie), La Valette (Malte), Shibam (Yémen), le parc national historique - Citadelle, Sans Souci, Ramiers (Haïti), la vallée de Kathmandu (Népal), Mohenjo-Daro (Pakistan), le Cavalier de Madara (Bulgarie). Dix-sept sites ont été visités au titre du suivi par un expert, qui est chargé de coordonner l'action pour la préservation de 115 sites méditerranéens dans le cadre du PNUE - Convention de Barcelone. Ces visites ont donné une abondance d'informations et de documentation qui ont besoin d'être analysées. De plus, le diagnostic et les recommandations faites par l'expert devaient être transmises aux autorités nationales avant qu'un rapport ne puisse être présenté au Comité. Le résumé des constatations faites par l'expert concernant deux sites a été inclus dans le document de travail SC-91/CONF.002/3. Des rapports sur l'état de conservation des quinze autres sites seront soumis au Bureau en juin 1992. En outre, l'expert présent à cette session était prêt à expliquer son approche et à répondre à des questions précises. Un rapport supplémentaire sur le suivi a été préparé par le coordonnateur du Projet régional PNUD/UNESCO pour le patrimoine culturel et le développement en Amérique latine et les Caraïbes, également présent à cette session.

19. Le Comité a été également informé du type de suivi continu effectué par le Secrétariat sur des projets qui faisaient l'objet d'une campagne internationale de sauvegarde ou au titre de projets financés par l'PNUD. La brochure qui vient d'être publiée sur le travail accompli à Sana'a, ainsi que le rapport sur la mission en Bulgarie annexée au document préparé par le Secrétariat, a montré que le suivi le plus efficace pouvait être fait grâce à des missions d'assistance technique. Malheureusement, les moyens financiers et les ressources humaines du Secrétariat sont trop faibles par rapport au grand nombre de sites déjà inscrits sur la Liste du patrimoine mondial.

20. De l'avis du Secrétariat, l'action de suivi devrait être menée sous forme d'un dialogue continu avec les États parties qui devrait commencer avant même l'inscription du site, afin d'informer les responsables locaux (responsables politiques et spécialistes) des valeurs à maintenir et des principes et méthodes de conservation à appliquer. En particulier, la mise en œuvre du plan de gestion demandé au moment de la proposition d'inscription devrait être vérifiée au titre de l'exercice de suivi.

21. Le représentant de l'ICOMOS a communiqué au Comité les informations alarmantes reçues sur la détérioration de certaines parties des monuments de Kizhi Pogost (URSS). Il a souligné que son organisation était intéressée d'envoyer une mission sur place pour vérifier l'état de conservation du site. Se référant au centre culturel en cours de construction entre la tour de Belem et le monastère des Hiéronymites à Lisbonne (Portugal), il a souligné que les travaux étaient presque achevés et que le dossier très complet présenté par le gouvernement montrait que le règlement du concours architectural tenait compte du fait que le site était classé comme patrimoine mondial. Une partie du nouveau bâtiment remplaçait des    constructions industrielles, ce qui représentait une amélioration. Ce cas montrait qu'il serait nécessaire de définir une stratégie pour guider à l'avenir les architectes chargés de l'aménagement des sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial. A son tour, l'observateur portugais a souligné le fait que le projet d'intégrer ce centre culturel dans le site faisait partie d'un plan de sauvegarde de la zone, en vue de revaloriser l'ensemble. Le Comité a pris note du rapport de l'ICOMOS et, à la lumière de cet exemple, a souligné que les États parties devaient accorder une attention toute particulière au maintien des valeurs des sites du patrimoine mondial, lors de l'élaboration de projets d'aménagements ou de nouvelles constructions ou de restaurations importantes. Avant que des décisions irréversibles ne soient prises, les autorités nationales devaient informer le Comité, par l'intermédiaire du Secrétariat de l'UNESCO, de leur intention d'entreprendre ou d'autoriser des projets dans une zone protégée par la Convention. La nécessité d'une étroite collaboration entre le Secrétariat et les responsables locaux a été soulignée au cours des débats. Le Comité a noté que l'ICOMOS, en collaboration avec l'ICCROM, préparait un guide sur la gestion des sites à l'usage des responsables du patrimoine.

22. Le Coordonnateur du Projet régional PNUD/UNESCO pour le patrimoine culturel et le développement en Amérique latine et les Caraïbes a expliqué la méthode qui a servi à l'analyse détaillée de six sites de la région. Les documents présentés ne reflètent que le travail déjà accompli dans le cadre d'un projet plus vaste concernant seize sites en tout dont l'évaluation se poursuivra jusqu'en 1993 et représenterait pour le Fonds du patrimoine mondial une dépense de 40.000 $EU.

23. Le Comité a pris note de ce rapport. Tout en considérant qu'il s'agissait d'une méthode intéressante, il a estimé qu'elle ne pouvait être nécessairement appliquée à toutes les régions.

24. Le Coordonnateur du réseau mis en place par le programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) pour la protection des sites méditerranéens dans le cadre de la Convention de Barcelone a exposé à son tour sa méthode de travail dans l'exercice de suivi. A l'occasion des visites des dix-sept sites du pourtour de la Méditerranée, il a recensé, en collaboration avec les experts locaux, les différents problèmes soulevés par la conservation des sites en question. A la suite de ses visites, il gardait le contact avec les responsables pour les aider dans leur tâche par des conseils techniques et de la documentation.

25. Un membre du Comité s'est interrogé sur les limites des possibilités d'intervention du Comité et du Secrétariat dans la gestion d'un site. Le Secrétariat a expliqué qu'il prévenait toujours les responsables nationaux dont la collaboration était évidemment indispensable.

26. La possibilité de l'intervention du secteur privé dans les activités de sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine a été soulevée. Un délégué a considéré que des progrès restaient à faire dans ce domaine. Par exemple, les différents problèmes posés par une trop grande fréquentation des sites pourraient être mieux résolus grâce à la collaboration d'associations privées.

Pas de projet de décision

Année du rapport : 1991
Pakistan
Date d'inscription : 1980
Catégorie : Culturel
Critères : (ii)(iii)
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 15COM (1991)
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* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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