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Belize décide l’élaboration d’une feuille de route visant à résoudre les problèmes critiques de conservation afin de retirer le Récif de la barrière du Belize de la Liste en péril

mardi 27 janvier 2015
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Le Dr Fanny Douvere, Responsable du Programme marin du patrimoine mondial de l'UNESCO, l’honorable Premier Ministre Dean Barrow, et le Dr Elena Osipova, Programme du patrimoine mondial de l'UICN © World Heritage Marine Programme | World Heritage Marine Programme

A la suite d’une semaine de débats constructifs avec le Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO et l'UICN, le gouvernement du Belize a accepté d'entamer les discussions sur les défis majeurs de conservation liés au retrait du Récif de la barrière du Belize de la Liste du patrimoine mondial en péril.

Du 19 au 23 janvier 2015, le Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO, en coopération avec l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), a entrepris une mission d'appui technique au Belize avec l'objectif d'aider le gouvernement dans ses efforts pour préparer une feuille de route pour le retrait du Récif de la barrière du Belize de la Liste du patrimoine mondial en péril. L’honorable Premier Ministre Dean Barrow a accueilli les représentants de l'UNESCO et a exprimé sa volonté d’établir la voie à suivre sur les exigences clés de gestion pour un avenir durable du récif. Le Premier ministre Barrow a confirmé la position du gouvernement quant à l’interdiction d'exploitation de pétrole à l'intérieur et à proximité des zones protégées dans le réseau du récif de la barrière du Belize.

Le récif de la barrière du Belize est le deuxième plus grand réseau de récif dans le monde et fait partie d'une prestigieuse collection de lieux emblématiques inscrits comme sites du patrimoine mondial de l'UNESCO. La Convention du patrimoine mondial de 1972 vise à garantir que les valeurs exceptionnelles pour lesquelles ces sites ont été inscrits perdurent à travers  les changements de gouvernements afin que les futures générations puissent continuer à en profiter de la même manière que nous le faisons actuellement. Le récif de la barrière du Belize a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril en 2009, en raison de préoccupations sur la vente, la location et le développement des îles de mangroves et du fait de l'absence d'un solide cadre réglementaire visant à garantir la pérennité de ses valeurs exceptionnelles et uniques. Par ailleurs, en 2010, le Comité du patrimoine mondial a exprimé de graves préoccupations quant à l’éventuel développement pétrolier sur le site emblématique du patrimoine mondial et aux abords immédiats.

La mission a été organisée à la demande du gouvernement du Belize, grâce à la coordination du Ministère des forêts, de la pêche et du développement durable et fait suite à la décision concernant le Récif de la barrière du Belize (Décision 38COM7A.31), adoptée par le Comité du patrimoine mondial lors de sa dernière session (Doha, 2014). Des discussions se sont tenues avec un large éventail d’acteurs de la pêche et du tourisme ainsi que de gestionnaires de sites et de responsables gouvernementaux. La mission comprenait également une visite de terrain de la Réserve marine de South Water Caye, l'un des sept éléments composant ce site unique du patrimoine mondial. La mission a abouti à un projet de propositions pour un Etat de conservation souhaité pour le retrait du site de la Liste du patrimoine mondial en péril et comprend une suggestion d'objectifs et de calendrier.

La mission d'appui technique est basée sur les initiatives du Centre du patrimoine mondial et du Programme marin du patrimoine mondial de l'UNESCO susceptibles d’accroître l'efficacité de gestion en utilisant les méthodes de planification de l’espace comme outil clé dans la conservation marine. La mission technique a été rendue possible grâce au soutien financier du gouvernement des Flandres (Belgique).

mardi 27 janvier 2015
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États parties (1)
Régions (1)
Amérique latine et Caraïbes
En complément (1)
Décisions (1)
Code : 38COM 7A.31

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/7A,
  2. Rappelant la décision 37COM 7A.16 adoptée à sa 37e session (Phnom Penh, 2013),
  3. Félicite l’État partie pour les progrès accomplis dans la mise en œuvre de certaines mesures correctives, en particulier celles concernant l’expansion des zones de non-prélèvement et l’éradication et le contrôle des espèces envahissantes ; et pour ses efforts entrepris afin de contrôler les activités de développement non autorisées et d’éliminer leurs impacts sur le bien ;
  4. Prie instamment l’État partie de créer, en priorité, un instrument législatif qui garantira la cessation permanente de la vente et concession de terres à travers l’ensemble du bien et une définition claire ainsi qu’un contrôle strict des droits de développement sur les terres privées et louées existantes ;
  5. Accueille favorablement l’engagement de l’État partie à finaliser le plan de gestion intégrée de la zone côtière, le plan de mise en œuvre de la politique d’aménagement du territoire, le projet de loi national sur les zones protégées et le projet de loi sur les ressources halieutiques d’ici fin 2014, et demande à l’État partie de soumettre des exemplaires de ces documents au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2015 ;
  6. Exprime sa réelle inquiétude quant à la déclaration de l’État partie indiquant qu’il n’est pas disposé à éliminer les concessions au sein et dans le voisinage du bien et réitère sa position, à savoir que l’exploration et l’exploitation pétrolières au sein du bien ou l’affectant sont incompatibles avec son statut de patrimoine mondial, et prie aussi instamment l’État partie de supprimer toute concession pétrolière susceptible d’avoir un impact négatif sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien ;
  7. Demande également à l’État partie de veiller à ce que le cadre d’exploration et de développement pétroliers clarifie que les concessions empiétant sur le bien ne seront pas autorisées, et qu’aucune exploration ni exploitation pétrolières ne seront autorisées à prendre place à l’extérieur du bien, en particulier au sein de ses limites extérieures, si elles sont susceptibles d’avoir un impact négatif sur sa VUE ;
  8. Prie également instamment l’État partie de préparer, en priorité et en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et l’UICN, un projet d’état de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 39e session en 2015 ;
  9. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2015, un rapport, incluant un résumé exécutif d’une page, sur l’état de conservation du bien, relatant les progrès accomplis dans la mise en œuvre des mesures correctives, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 39e session en 2015 ;
  10. Décide de maintenir le Réseau de réserves du récif de la barrière du Belize (Belize) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

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