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Tombouctou

Mali
Facteurs affectant le bien en 1994*
  • Cadre juridique
  • Désertification
  • Eau (pluie/nappe phréatique)
  • Ressources financières
  • Vent
  • Autres menaces :

    Vulnérabilité des mosquées

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Risque d'ensablement ;
  • Vulnérabilité des mosquées; 
  • Manque de moyens financiers;
  • Déterioration du système d'écoulement des eaux;
  • Erosion éoliienne;
  • Nécessité d'un dispositif juridique approprié
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 1994
Demandes approuvées : 4 (de 1981-1994)
Montant total approuvé : 74 115 dollars E.U.
1994 Safeguarding of 3 mosques in Timbuktu (Sankore, ... (Approuvé)   15 500 dollars E.U.
1990 Timbuktu: consolidation of the Djingareiber mosque and ... (Approuvé)   45 138 dollars E.U.
1989 Mission for the preparation of a proposal for putting ... (Approuvé)   5 500 dollars E.U.
1981 Provision of one expert and financial assistance for ... (Approuvé)   7 977 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 1994**

juin- juillet 1990: missions d'expert; Début 1994: mission UNESCO

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1994

Les trois mosquées de Djingareiber, Sankore et Sidi Yahia ont été inscrites sur la Liste du patrimoine mondial en péril en 1990. Ces biens sont menacés par des dangers prouvés, précis et imminents qui sont:

a)  une altération grave des matériaux (le banco) ;

b)  une altération grave des structures ;

c)  un facteur climatique: la désertification.

 

Une mission de l'UNESCO a été effectuée au début de cette année. Le rapport de la mission préconise une méthode d'intervention qui implique la participation de la population locale qui, depuis la construction des mosquées, est chargée de leur entretien et continue d'exprimer ainsi la réalité d'une culture religieuse bien vivante. Cette méthode prévoit l'organisation d'un chantier pilote sur une zone restreinte dans chaque mosquée, en trois temps:

1)  préparation d'une étude documentée répertoriant toutes les phases des travaux d'entretien annuels afin de bien cerner les méthodes d'organisation des chantiers de bénévoles ;

2)  identification avec les spécialistes des adjuvants et stabilisateurs adéquats pour le banco de Tombouctou ;

3)  organisation du chantier pilote qui devrait être confié à un architecte malien, secondé par des techniciens de la municipalité. L'architecte aurait également la responsabilité de définir un programme de conservation à long terme en tenant compte des réalités locales, tout en veillant au respect et à l'amélioration de la technique traditionnelle.

 

Après étude du rapport sur l'état de conservation du site, le Bureau a demandé au Centre du patrimoine mondial de prendre contact avec les autorités maliennes afin qu'elles préparent un rapport, qui sera soumis à la 18e session du Comité, sur les suites réservées au rapport du consultant de l'UNESCO. Depuis, le ministre de la Culture a accordé tout son appui et son soutien aux recommandations formulées par la mission de l'UNESCO. Le chef de la Mission culturelle de Tombouctou a informé le Secrétariat du Centre du patrimoine mondial qu'il avait déjà prévu une étude documentée mentionnant toutes les étapes du travail d'entretien effectué chaque année au mois de juillet. Il a, d'autre part, assisté à un cours international sur la préservation de l'architecture en terre, à Grenoble, du 19 septembre au 7 octobre 1994 ; ce cours était organisé par CRATerre-EAG et l'ICCROM-ARC. Le Centre du patrimoine mondial a pu accorder une subvention dans le cadre du Programme ordinaire, pour couvrir les frais et les indemnités journalières permettant au chef de la Mission culturelle de Tombouctou d'assister à ce cours.

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 1994

Il est recommandé au Comité d'approuver le plan en trois phases mentionné ci-dessus et d'aider l'Etat partie, sur sa demande, à le mettre en oeuvre. Le maintien de ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril est recommandé.

Décisions adoptées par le Comité en 1994
18 COM IX
SOC : Tombouctou (Mali)

Tombouctou (Mali)

Le Comité a été informé que le Gouvernement du Mali avait adopté les recommandations d'une mission de l'UNESCO effectuée au début de cette année et qui préconisait une méthode d'intervention impliquant la participation de la population locale qui, depuis la construction des mosquées, est chargée de leur entretien et continue d'exprimer ainsi la réalité d'une culture religieuse bien vivante. Le Comité a également soutenu cette approche et décidé qu'il soutiendrait sa mise en œuvre au cas ou l'État partie ferait une demande en ce sens. Le Comité a décidé de maintenir le site sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

18 BUR VI.B
Tombouctou (Mali)

Les trois mosquées de Djingareiber, Sankore et Sidi Yahia ont été inscrites sur la Liste du patrimoine mondial en péril en 1990. Ces biens sont menacés par des dangers prouvés, précis et imminents qui sont:

a) une altération grave des matériaux (le banco);

b) une altération grave des structures;

c) un facteur climatique: la désertification.

Le Bureau a été informé de la teneur du rapport sur l'état de conservation de ces trois mosquées qui a été établi en français par le consultant de l'UNESCO qui avait élaboré en 1990 la proposition d'inscription sur la Liste du patrimoine en péril. Dans son rapport, le consultant a constaté que la situation était sensiblement la même, et que les mosquées étaient toujours menacées des périls qui avaient été identifiés en 1990. Le consultant a également mis en relief les risques encourus par les mosquées lors des travaux annuels d'entretien. Ces travaux qui sont coordonnés par les autorités religieuses en consultation avec les comités de gestion et les maçons rattachés à chaque mosquée sont organisés en faisant appel à des dons pour la collecte des matériaux et au travail de bénévoles. Le système de bénévolat en vigueur contribue à la rapide dégradation de la technologie traditionnelle. La mauvaise qualité du banco préparé et apposé chaque année par des mains inexpertes entraîne non seulement des infiltrations d'eaux et des attaques des micro­organismes mais tend également à "blinder" le bâtiment en fragilisant sa structure. Le rapport préconise une méthode d'intervention qui implique la participation de la population locale qui, depuis la construction des mosquées, est chargée de leur entretien et continue d'exprimer ainsi la réalité d'une culture religieuse bien vivante. Cette méthode prévoit l'organisation d'un chantier pilote sur une zone restreinte dans chaque mosquée, en trois temps:

1) préparation d'une étude documentée répertoriant toutes les phases des travaux d'entretien annuels afin de bien cerner les méthodes d'organisation des chantiers de bénévoles;

2) identification avec les spécialistes des adjuvants et stabilisateurs adéquats pour le banco de Tombouctou;

3) organisation du chantier pilote qui devrait être confié à un- architecte malien, secondé par des techniciens de la municipalité. L'architecte aurait également la responsabilité de définir un programme de conservation à long terme en tenant compte des réalités locales, tout en veillant au respect et à l'amélioration de la technique traditionnelle.

Le Bureau a demandé au Centre du patrimoine mondial de prendre contact avec les autorités maliennes afin qu'elles préparent un rapport, qui sera soumis à la 18e session du Comité, sur les suites réservées au rapport du consultant de l'UNESCO. Vu la situation dramatique de la ville où l'insécurité règne et qui est menacée par l'avancée des dunes, le Centre du patrimoine mondial devra définir de concert avec les autorités maliennes des modalités de coopération adaptées à la gravité de la situation.

Le Comité a été informé que le Gouvernement du Mali avait adopté les recommandations d'une mission de l'UNESCO effectuée au début de cette année et qui préconisait une méthode d'intervention impliquant la participation de la population locale qui, depuis la construction des mosquées, est chargée de leur entretien et continue d'exprimer ainsi la réalité d'une culture religieuse bien vivante. Le Comité a également soutenu cette approche et décidé qu'il soutiendrait sa mise en oeuvre au cas où l'Etat partie ferait une demande en ce sens. Le Comité a décidé de maintenir le site sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Année du rapport : 1994
Mali
Date d'inscription : 1988
Catégorie : Culturel
Critères : (ii)(iv)(v)
Liste en péril (dates) : 1990-2005, 2012-présent
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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