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Etat de conservation (SOC)

Tombouctou (2005)

Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO
Assistance internationale reçue pour le bien

Demandes approuvées : 0 (de1981-1995)
Montant total approuvé : 114 115USD

1995   Second phase of the pilot project for the conservation of ...   40 000  USD
1994   Safeguarding of 3 mosques in Timbuktu (Sankore, Djingareyber and ...   15 500  USD
1990   Timbuktu: consolidation of the Djingareiber mosque and ...   45 138  USD
1989   Mission for the preparation of a proposal for putting Timbuktu on ...   5 500  USD
1981   Provision of one expert and financial assistance for the ...   7 977  USD
Missions**

Missions du Centre du patrimoine mondial en janvier 2004, en juillet 2004 (avec l’ICOMOS) et en février 2005

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

- Absence de mesures de délimitation et de protection de la zone tampon du bien ;

- Absence d’un plan de gestion ;

- Pression du développement urbain ;

- Risques d’inondation et problème de gestion des déchets

Mesures Correctives
Problèmes de conservation actuels

Du 14 au 16 février 2005, une mission du Centre du patrimoine mondial s’est rendue à Tombouctou pour participer à une table ronde organisée par l’Etat partie sur les enjeux de conservation de la ville de Tombouctou. A cette occasion, la mission a pu faire les observations suivantes :

a. Mise en œuvre de l’assistance d’urgence octroyée en 2004 suite aux inondations survenues dans la ville en août 2003 

Un plan stratégique sommaire de conservation a été préparé en juillet 2004 sur recommandation de l’ICOMOS, grâce au soutien financier du gouvernement de l’Italie. Ce plan fournit un ensemble de recommandations et de règles devant être prises en compte lors de la mise en œuvre de l’assistance d’urgence. La borne fontaine a été réparée et alimente de nouveau le quartier de la mosquée de Sankoré en eau potable. Une des 50 maisons d’habitation a été reconstruite et va servir de modèle pour les autres maisons. La restauration des trois mosquées est en cours. L’ensemble des travaux devrait être achevé avant août 2005.

b. Impact des missions techniques financées dans le cadre de l’accord de coopération entre l’UNESCO et l’Italie 

Les missions techniques italiennes organisées depuis 2002 ont permis à ce jour :

- l’inventaire précis des 16 mausolées inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril ;

- d’aider la mission culturelle de Tombouctou et les imams des trois mosquées à relancer de façon dynamique et participative les activités de conservation sur le site, et à re-mobiliser la communauté de la vieille ville ;

- de constituer une documentation riche sur le site (plan de conservation sommaire, rapports techniques, photographies aériennes, enquêtes socio-économiques, etc.) ;

- de faire le relevé architectural de la zone d’habitation autour de la mosquée de Sankoré ;

- de préparer un document de projet de réhabilitation de la vieille ville de Tombouctou qui a été soumis au gouvernement italien.

La mission a pu constater avec satisfaction que les précédentes missions avaient permis de réduire l’état de péril du bien. Mais il reste encore à l’Etat partie de prendre des dispositions juridiques et administratives permettant la délimitation de la zone tampon et d’avoir une vision claire d’ensemble, notamment à travers l’élaboration d’un plan de gestion/réhabilitation, utile pour la préservation du caractère de la vieille ville. Cela permettrait aux autorités maliennes de constater, par exemple, que tout projet de goudronnage de l’anneau autour de la vieille ville pourrait avoir un impact négatif sur l’authenticité du site.

Pour l’ICOMOS, ce plan de gestion/réhabilitation qui promeut une approche de conservation et de développement durable du bien du patrimoine mondial, permettrait de renforcer les actions suivantes : l’organisation de l’entretien régulier du site, la mise en place des programmes de formation des artisans et maçons, le développement d’une stratégie de tourisme culturel, l’implication des résidents, le développement d’une approche réaliste sur les questions d’assainissement, et enfin le développement de prévention des risques en cas de prochaine inondation. L’ICOMOS considère également qu’un soutien financier et technique d’un projet sur cinq ans minimum est nécessaire, afin de mettre en place un plan de gestion et de réhabilitation qui permettrait à la vieille ville de se développer de manière durable.

En outre, le Centre du patrimoine mondial a reçu, le 15 avril 2005, un courrier de l’Etat partie l’informant des dispositions actuellement prises avec la Mairie de Tombouctou. Elles concernent le renforcement juridique de protection autour du bien grâce à un arrêté de délimitation d’une zone tampon de 26 ha environ. Cette zone comprend toute la vieille ville et fera l’objet d’un plan d’urbanisme sectoriel conformément aux décrets nationaux en vigueur. Son plan de délimitation de la zone tampon ainsi que le projet d’Arrêté municipal ont été transmis à l’ICOMOS. Le même courrier informe le Centre du patrimoine mondial que les autorités maliennes envisagent de soumettre en 2006 une demande d’extension du bien actuel à l’ensemble de la vieille ville. Eu égard aux réalisations passées et aux projets à venir, l’Etat partie souhaite le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril dès 2005. 

Conclusion
Décision
  • Adoptée

  • Projet de décision

29COM7A.14
Link to the decision

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-05/29.COM/7A,

2. Rappelant la décision 28 COM 15A.15, adoptée lors de sa 28e session (Suzhou, 2004),

3. Prenant note des résultats de la mission entreprise par le Centre du patrimoine mondial, du bilan de la mise en oeuvre des recommandations de la décision 28 COM 15A.15, des dispositions qui ont été prises pour le renforcement, des dispositions qui ont été prises pour le renforcement juridique de protection autour du bien, et de l’impact des missions techniques financées dans le cadre de l’accord de coopération entre l’UNESCO et l’Italie,

4. Prenant également note du souhait de l’Etat partie du Mali de voir le bien retiré de la Liste du patrimoine mondial en péril,

5. Félicite l’Etat partie de tous les efforts déployés afin d’améliorer de manière significative l’état de conservation du bien ;

6. Recommande à l’Etat partie de réaliser un inventaire complet de la vieille ville de Tombouctou, qui serait utile pour toute proposition d’extension soumise à l’avenir ;

7. Invite les partenaires internationaux à soutenir le projet de développement pour la réhabilitation de l’architecture de Tombouctou ;

8. Décide de retirer Tombouctou (Mali) de la Liste du patrimoine mondial en péril, sous réserve de l’achèvement d’un plan de gestion et de réhabilitation visant à faciliter la préservation et le développement durable de la vieille ville de Tombouctou, selon la recommandation de l’ICOMOS et la mission du Centre du patrimoine mondial ;

9. Décide également que, s’il n’y a pas de progrès substantiel dans la mise en oeuvre de la condition énoncée au paragraphe 8, le bien sera inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril à sa 30e session (Vilnius, 2006) ;

10. Demande au Directeur du Centre du patrimoine mondial, en consultation avec l’ICOMOS, de s’assurer que le rapport concernant l’état de conservation de Tombouctou (Mali) (point 14 du document WHC-05/29.COM/7A) reflète le débat du Comité à sa 29e session (Durban, 2005).

29COM8C.3
Link to the decision

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné des rapports sur l'état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-05/29.COM/7A et WHC- 05/29.COM/7A.Add),

2. Décide de retirer les biens suivants de la Liste du patrimoine mondial en péril :

  • Butrint (Albanie) (décision : 29 COM 7A.28)
  • Parc national Sangay (Equateur) (décision : 29 COM 7A.11)
  • Tombouctou (Mali) (décision : 29 COM 7A.14)

mondial en péril dès 2005.

Projet de décision: 29 COM 7A.14

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-05/29.COM/7A,

2. Rappelant la décision 28 COM 15A.15, adopté lors de sa 28e session (Suzhou, 2004),

3. Prenant note des résultats de la mission entreprise par le Centre du patrimoine mondial, du bilan de la mise en œuvre des recommandations de la décision 28 COM 15A.15, des dispositions qui ont été prises pour le renforcement juridique de protection autour du bien, et de l’impact des missions techniques financées dans le cadre de l’accord de coopération entre l’UNESCO et l’Italie,

4. Prenant également note du souhait de l’Etat partie de voir le bien retiré de la Liste du patrimoine mondial en péril,

5. Félicite l’Etat partie pour l’ensemble des efforts qui ont été déployés afin d’améliorer de manière significative l’état de conservation du bien ;

6. Accueille avec satisfaction le projet de soumission d’une proposition d’extension du bien à l’ensemble de la vieille ville de Tombouctou en 2006 ;

7. Recommande à l’Etat partie de réaliser un inventaire complet de la vieille ville de Tombouctou, utile pour la proposition d’extension ;

8. Invite les partenaires internationaux à soutenir le projet de réhabilitation de l’architecture de Tombouctou ;

9. Décide de retirer Tombouctou de la Liste du patrimoine mondial en péril. 

Tombouctou
Etat Partie :
Mali
Date d'inscription : 1988
Fiches d'inscriptions (année) : 1979, 1987
Catégorie : Culturel
Critères : (ii)(iv)(v)
Liste en péril : Oui
Exports
Fichier Word
Rapports SOC (année)
2012
2011
2010
2009
2008
2007
2006
2005
2004
1994
1990
Menaces*
  • Habitat
  • Déchets solides
  • Inondations
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Autres menaces :
    Absence de mesures de protection de la zone tampon du bien
Inscriptions sur la Liste en péril
Année: 2012
Menaces sur le bien :

Situation de conflit armé dans la région nord du Mali et sur l’aggravation de menaces sur les biens du patrimoine mondial, suite à la dégradation de mausolées à Tombouctou

Année: 1990 -2005
Menaces sur le bien :

A sa quatorzième session, le Comité du patrimoine mondial a inscrit la ville sur la Liste du patrimoine mondial en péril en raison de la menace d'envahissement du site par les sables du désert. Un programme de sauvegarde a été mis en place. Les dangers les plus pressants concernaient la consolidation de la mosquée de Djingareyber et l'amélioration des systèmes d'évacuation de l'eau de pluie de la terrasse de la ville.

 



* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.