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Etat de conservation (SOC)

Monuments historiques de Mtskheta (2004)

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO
Assistance internationale reçue pour le bien

Demandes approuvées : 0 (de1997-1999)
Montant total approuvé : 70 500USD

1999   Study and Development of the Mtskheta Heritage and Tourist Master ...   35 000  USD
1999   Implementation of the Masterplan for Mtskheta, Georgia   19 000  USD
1997   Launching of a rehabilitation programme for Mtskheta   16 500  USD
Missions**
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Gestion; Conservation

Mesures Correctives
Problèmes de conservation actuels

À la demande de la 27e session du Comité du patrimoine mondial, une mission conjointe de suivi réactif UNESCO-ICOMOS a été effectuée du 8 au 16 novembre 2003. Malgré la situation politique de la Géorgie à l’époque, qui ne facilitait pas l’organisation de réunions avec les autorités compétentes, la mission a évalué l’état de conservation du bien, la gestion du site du patrimoine mondial et a consulté les acteurs locaux sur le meilleur moyen de mettre en œuvre le Plan directeur mis au point par l’UNESCO et le PNUD en 2003. Puis, le 25 février 2004, les autorités géorgiennes ont présenté un rapport sur l’état de conservation qui aborde un certain nombre de questions.

 

L’Eglise de Géorgie a construit de nouveaux bâtiments aux environs de la cathédrale de Sveti Tskhoveli, qui, d’après la mission, affectent le caractère du site du patrimoine mondial. Si la basilique est en bon état, la méthode inappropriée appliquée à la restauration des fresques est d’autant plus préoccupante que la mission a observé une abrasion en surface et une dégradation générale. Elle a constaté par ailleurs des problèmes de conservation, notamment l’endommagement du mur de protection, l'irrégularité du sol, ainsi qu’une construction souterraine en béton à l’extérieur du mur de protection de la cathédrale. L’Eglise géorgienne a bâti un évéché à cet endroit, qui sera démoli ultérieurement après qu’un autre édifice aura été construit au-delà du mur de la cathédrale. L’Etat partie a aussi mentionné dans son rapport que l’Eglise était intervenue de façon malencontreuse dans la conservation du bien. L’extérieur de l’ensemble monastique de Samtavro est en bon état mais la mission n’a pas été autorisée à examiner l’intérieur du bâtiment. L’état de conservation de Jvari est satisfaisant, si ce n’est qu’il faut enlever les échafaudages posés lors du précédent chantier de restauration et définir une zone tampon pour le bien. L’Etat partie a indiqué dans son rapport que des matériaux inappropriés avaient été employés pour restaurer la petite église du monastère de Jvari. 

 

La mission estime que la mise en œuvre du Plan directeur du bien du patrimoine mondial doit se faire avec une participation plus active des autorités locales, régionales et nationales, mais aussi de l’Eglise. La traduction du Plan directeur en géorgien faciliterait d’autant plus le processus. En outre, les futurs aménagements devraient tenir compte de la vision qu’offre le Plan directeur et conserver l’intégrité du bien du patrimoine mondial tout en respectant, par exemple, les styles d’architecture existants et en utilisant des matériaux locaux. La mission a exploré les diverses manières dont le Plan directeur pourrait être soutenu par des organisations internationales et nationales, comme la Banque mondiale, la Fondation Soros et le PNUD.

 

La mission ICOMOS-UNESCO a mis l’accent sur le besoin urgent de clarifier l’extension d’une zone centrale et, le cas échéant, de définir des zones tampons. Lors de l’inscription en 1994, l’ICOMOS a évalué la valeur universelle exceptionnelle de trois églises seulement. Lors de sa 18e session en 1994, le Comité du patrimoine mondial a donc suggéré à l’Etat partie de changer le nom du bien en « Eglises historiques de Mtskheta » mais cela n’a jamais été discuté. Dans leur rapport sur l’état de conservation du site, les autorités géorgiennes indiquent qu’elles souhaitent étendre la zone centrale pour y inclure une zone définie par le triangle des églises de Jvari, Samtavro et Armatsikhe. La mission de novembre 2003 souscrit à l’avis de l’Etat partie en vue de maintenir l’intégrité du paysage, tout en reconnaissant les problèmes éventuels de contrôle des futurs aménagements dans la zone élargie.

 

En vertu de l’Accord constitutionnel passé avec l’Etat, l’Eglise orthodoxe géorgienne possède tous les édifices religieux du pays. Le rapport de l’Etat partie confirme le point de vue de la mission comme quoi les interventions de l’Eglise géorgienne pour la conservation du bien sont souvent inopportunes et le pays manque d’un processus global de gestion du développement urbain et d’autres problèmes de conservation au niveau national et local.

 

 

Conclusion
Décision
  • Adoptée

  • Projet de décision

28COM15B.69
Link to the decision

Le Comité du patrimoine mondial, 1. Notant le résultat de la mission conjointe de suivi réactif UNESCO-ICOMOS sur le bien, 2. Se déclare vivement préoccupé par l’absence de mécanisme de gestion du bien et par le manque de coordination entre l’Eglise géorgienne et les autorités nationales pour sauvegarder la valeur universelle exceptionnelle du bien ; 3. Prie instamment l’Etat partie de changer le nom du bien en « Eglises historiques de Mtskheta » comme l’a suggéré le Comité du patrimoine mondial à sa 19e session en 1994, suite à l’évaluation originale de l’ICOMOS lors de l’inscription, qui fait référence aux églises de Jvari, Samtavro et Armatsikhe en tant que composantes du bien, et de dresser une carte détaillée indiquant les zones centrale et tampon ; 4. Encourage l’Etat partie à mettre en oeuvre le Plan directeur élaboré par l’UNESCO et le PNUD en 2003 ; 5. Demande à l’Etat partie de présenter au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2005, un rapport mis à jour afin que le Comité du patrimoine mondial puisse examiner l’état de conservation du bien à sa 29e session en 2005.

Projet de décision : 28 COM 15B. 69

Le Comité du patrimoine mondial,

1.       Notant le résultat de la mission conjointe de suivi réactif UNESCO-ICOMOS sur le bien,

2.       Se déclare vivement préoccupé par l’absence de mécanisme de gestion du bien et par le manque de coordination entre l’Eglise géorgienne et les autorités nationales pour sauvegarder la valeur universelle exceptionnelle du bien ;

3.       Prie instamment l’Etat partie de changer le nom du bien en « Eglises historiques de Mtskheta » comme l’a suggéré le Comité du patrimoine mondial à sa 19e session en 1994, suite à l’évaluation originale de l’ICOMOS lors de l’inscription, qui fait référence aux églises de Jvari, Samtavro et Armatsikhe en tant que composantes du bien, et de dresser une carte détaillée indiquant les zones centrale et tampon ;

4.       Encourage en outre l’Etat partie à mettre en œuvre le Plan directeur élaboré par l’UNESCO et le PNUD en 2003 ; 

5.       Demande à l’Etat partie de présenter au Centre du patrimoine mondial, avant le 1er février 2005, un rapport mis à jour afin que le Comité du patrimoine mondial puisse examiner l’état de conservation du bien à sa 29e session en 2005.

 

Monuments historiques de Mtskheta
Etat Partie :
Géorgie
Date d'inscription : 1994
Fiches d'inscriptions (année) : 1993
Catégorie : Culturel
Critères : (iii)(iv)
Exports
Fichier Word
Rapports SOC (année)
2012
2011
2010
2009
2008
2007
2005
2004
Menaces*
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Activités de gestion
  • Autres menaces :
Inscriptions sur la Liste en péril
Année: 2009
Menaces sur le bien :

a)         Absence de mécanisme de gestion

b)         Privatisation de terres aux alentours du bien

c)          Perte d’authenticité de certaines composantes suite à des travaux de restauration accomplis avec des méthodes inacceptables



* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.