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Ancienne cité de Nessebar

Bulgarie
Facteurs affectant le bien en 2010*
  • Cadre juridique
  • Destruction délibérée du patrimoine
  • Erosion et envasement / dépôt
  • Humidité relative
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Vastes infrastructures et/ou installations touristiques / de loisirs
  • Vent
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2010
Demandes approuvées : 3 (de 1991-1995)
Montant total approuvé : 21 290 dollars E.U.
1995 Establishment of an itinerant conservation laboratory ... (Approuvé)   4 290 dollars E.U.
1991 Restoration of the frescoes of St-Stephen Church in ... (Approuvé)   15 000 dollars E.U.
1991 Mission to identify works necessary for the restoration ... (Approuvé)   2 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2010**
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2010

Au cours de ces dernières années, le Centre du patrimoine mondial a été informé de différents problèmes concernant de nouveaux développements dans l’ancienne cité de Nessebar, notamment des démolitions et des constructions illégales et inappropriées, l’état de conservation des monuments historiques et diverses interventions sur le tissu urbain ainsi que des menaces pesant sur le bien inscrit au patrimoine mondial en raison de développement touristiques inappropriés.

Dans la Section II du rapport périodique pour l’Europe (Cycle 1) sur l’état de conservation de l’ancienne cité de Nessebar 2005, l’État partie a fourni des informations sur les menaces pesant sur le bien inscrit au patrimoine mondial et sa zone tampon ainsi que sur les mesures à entreprendre pour traiter ces problèmes.

Le 4 janvier 2006, l’État partie a informé le Centre du patrimoine mondial qu’un comité conjoint composé de directeurs responsables des ministères de la culture, du développement régional et des travaux publics a été formé en décembre 2005. Ce comité a décidé de commencer l’élaboration d’un plan de gestion ainsi que de mettre à jour les réglementations existantes, y compris le plan de développement.

Le 28 janvier 2007, l’État partie a informé le Centre du patrimoine mondial qu’un certain nombre de constructions ont été réalisées sans l’accord de l’Institut national pour les monuments culturels (NICM), un organe consultatif du ministère de la culture. Des déviances se sont produites dans les éléments et les détails architecturaux et dans les matériaux utilisés, ainsi que dans les paramètres dimensionnels des bâtiments. Le NICM a créé plusieurs commissions pour la prévention et l’interdiction des constructions illégales.

De plus, à sa 32e session, le Comité du patrimoine mondial a pris note de la clarification des limites et des dimensions de l’Ancienne cité de Nessebar fournis par l’État partie en réponse à l’inventaire rétrospectif (Décision 32 COM 8D).

A la suite de nombreuses réunions avec les autorités locales et nationales bulgares, le Centre du patrimoine mondial a demandé à l’État partie le 27 juin 2009 de fournir un rapport détaillé sur l’état de conservation du bien, y compris les documents suivants :

  • le plan de gestion du bien, y compris le programme de développement touristique ; 
  • le Schéma directeur de la ville, y compris la réglementation visant la construction et les travaux de restauration ;
  • la description de mesures restrictives adoptées concernant les équipements mobiles (échoppes à touristes) dans l’enceinte du bien ; 
  • tous les documents juridiques concernant le bien et l’utilisation des sols. 
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    Le 7 avril 2010, l’État partie a remis un rapport détaillé sur l’état de conservation du bien, dans lequel sont traités les points suivants : 

    a) Etat de conservation

    • Sites archéologiques : l’État partie a remis un rapport sur 18 sites et vestiges archéologiques en Annexe 8. Même si certains travaux de conservation et de restauration ont été effectués ces dernières années, l’État partie a signalé certaines menaces dues au mauvais état des vestiges, au risque de destruction de certaines parties du mur et à un usage inapproprié (par exemple de la restauration rapide dans les ruines des maisons hellénistiques). Des mesures d’urgence devraient être prises pour protéger les sites archéologiques et un projet global pour renforcer, protéger, restaurer et présenter les sites archéologiques au public doit être préparé et mis en œuvre.
    • Monuments médiévaux : l’État partie a remis un rapport sur 13 églises en Annexe 7. Des mesures d’urgence devraient être prises pour consolider et restaurer 6 églises afin de résoudre de graves problèmes de structure, des moisissures par capillarité et une perte partielle des peintures murales. Parmi les églises décrites dans le rapport, l’église de l’Assomption est la seule utilisée actuellement. De récents travaux inappropriés de construction et de restauration des peintures murales ont été effectués dans cette église sans aucune autorisation des autorités nationales. Le 19 novembre 2009, la municipalité de Nessabar a informé les autorités nationales qu’un inventaire des travaux illégaux entrepris en violation de la Loi sur le patrimoine culturel a été dressé. D’autres églises sont utilisées comme galeries d’art ou musées. L’État partie a mentionné le manque d’une approche appropriée dans l’organisation d’expositions dans ces monuments historiques.
    • Tissu urbain et maisons de bois du XIXe siècle : le rapport de l’État partie ne mentionnait pas l’état des maisons de bois et des structures du XIXe siècle mais incluait en Annexe 9 une description complète et des photos de 132 cas de travaux illégaux menés dans la ville malgré la Loi sur le patrimoine culturel qui illustre l’absence d’approche de la préservation du tissu urbain authentique et de l’intégrité du bien. L’État partie a fourni une liste détaillée de propositions pour réglementer les interventions (y compris l’équipement urbain et les activités commerciales), ainsi que des mesures nécessaires pour préserver l’authenticité du tissu urbain de la ville et son intégrité visuelle.
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      b) Documents juridiques et gestion

      Le rapport de l’État partie fournissait des informations détaillées sur les lois statutaires, les directives et les réglementations en vigueur en Annexes 1 à 5, telles que la Loi sur le patrimoine culturel de 2009, la Loi sur la planification territoriale de 2001, la Loi d’urbanisme de la côte de la mer Noire de 2008, la Directive « Concept Plan » pour les monuments de 1986, le plan de réglementation et de développement des édifices de 1981 et le Plan de réglementation et de développement de la réserve archéologique et architecturale de Nessebar de 1991.

      Toutefois, l’État partie a mis en lumière dans la principale partie du rapport les ressources financières et humaines limitées ainsi que le manque de structures régionales, de système de gestion approprié et de cadre juridique spécifiquement orienté vers la protection de l’ancienne cité de Nessebar en tant que bien inscrit au patrimoine mondial (comme par exemple une stratégie à jour pour la protection du bien inscrit au patrimoine mondial, un programme de développement du tourisme, un plan de protection et de gestion et des zones de protection détaillées pour l’ancienne cité de Nessebar). Aucun plan de développement et de réglementation final pour l’ancienne cité de Nessebar n’a été adopté jusqu’à présent. Le rapport mentionne que des travaux ont été entrepris en violation de la Loi sur le patrimoine culturel, de la Loi sur la planification territoriale et des réglementations de la municipalité de Nessebar en raison du manque de contrôle au niveau local qui serait nécessaire pour éviter des interventions illégales. De plus, le rapport souligne le besoin crucial d’établir un dialogue entre les autorités locales et nationales concernées, et de mener des consultations avec les propriétaires et les utilisateurs.

      c) Principaux facteurs affectant le bien :

      L’État partie indique que les principaux facteurs affectant le bien sont toujours :

      • manque de conservation, de restauration et de consolidation des monuments et des sites archéologiques ;
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        • développement urbain incontrôlé (démolition, reconstruction, construction illégale) ; 
        • pression due aux visiteurs et au tourisme ;
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          • manque de cadre légal et de système de gestion ;
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            • menaces liées à la pression de l’environnement et au climat (humidité marine et salinité, érosion de la côte, impact de l’érosion éolienne).
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              d) Activités entreprises par les autorités nationales pour la protection du bien :

              • des années 1960 aux années 1980 : conservation et restauration des vestiges archéologiques, des églises médiévales et de la plupart des maisons du XIXe siècle ; 
              • recherche et suivi périodique des églises (contrôle du microclimat ; contrôle d’urgence de l’humidité ; système anti-capillarité contre l’humidité) ; 
              • suivi des principaux monuments et du tissu urbain ; 
              • recherche des principaux sites archéologiques ;
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                • nombreuses inspections et réunions pour identifier les interventions illégales dans la cité ;
                • établissement de recommandations de démolition des constructions illégales ;
                • établissement de règle d’accès à certaines églises ; 
                • régulation de la pression des visiteurs par la municipalité de Nessebar ;
                • installation de panneaux d’information ;
                • analyse visant à établir des critères pour la création de zones de protection ; 
                • élaboration de régimes de protection pour huit zones de la cité ;
                • analyse des risques liés au climat (1993) ;
                • étude des caractéristiques climatiques de la région. 
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                  e) Mesures proposées pour la protection et la gestion :

                  Dans ce rapport, l’État partie propose certaines actions à mettre en œuvre afin de conserver le statut de patrimoine mondial du bien, en particulier : 

                  • Préparation d’une stratégie pour le développement durable de la ville ; 
                  • Préparation et adoption d’un plan de développement urbain de la ville, incluant des régimes et des réglementations de protection détaillés. 
                  • Préparation d’un projet pour rétablir l’authenticité de la ville conformément aux besoins de protection ; 
                  • Modification des limites du bien du patrimoine mondial ;
                  • Retrait de tous les équipements mobiles et des publicités de l’ancienne cité de Nessebar et établissement d’un concept global pour les équipements nécessaires ; 
                  • Préparation d’une carte cadastrale spécialisée comprenant un relevé archéologique ; 
                  • Préparation, adoption et mise en œuvre d’un plan de gestion et de protection pour l’ancienne cité de Nessebar ;
                  • Préparation d’un programme pour le développement du tourisme culturel ; 
                  • Préparation d’un concept d’esthétique urbaine ; 
                  • Etablissement d’un inventaire et d’un système d’information patrimonial ;
                  • Soumission par la municipalité de Nessebar aux autorités nationales du projet de défense de la mer le long de la côte de la péninsule et du projet architectural de la défense de la côte de l’ancienne cité ; 
                  • Création d’un organisme spécialisé au sein de la municipalité de Nessebar pour la protection du patrimoine culturel ;
                  • Création d’une organisation conjointe (avec la participation d’ONG et de représentants d’instituts scientifiques) pour coordonner les activités relatives à la protection du bien inscrit au patrimoine mondial. 
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                    Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives notent, avec une profonde inquiétude, de graves changements dus à un développement urbain inapproprié ; l’impact visuel important de certains développement ; le manque de conservation, de restauration et de consolidation des monuments et des sites archéologiques ; l’absence d’un système de gestion approprié et d’un cadre juridique pour le tissu urbain, associé au manque de coordination entre les différentes autorités, qui constituent une menace pour la valeur universelle exceptionnelle, l’intégrité et l’authenticité du bien.

                    Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives recommandent qu’une mission soit envoyée pour permettre au Comité du patrimoine mondial d’examiner l’état de conservation du bien, en vue d’envisager l’inscription de l’ancienne cité de Nessebar, Bulgarie, sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décisions adoptées par le Comité en 2010
34 COM 7B.81
Ancienne cité de Nessebar (Bulgarie) (C 217)

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-10/34.COM/7B.Add,

2. Prend note des informations détaillées fournies par l'État partie sur l'État de conservation du bien ;

3. Exprime sa profonde inquiétude concernant l'Etat général de conservation du bien, et en particulier les graves changements dus à l'inacceptable développement du tissu urbain, qui sont une menace pour la valeur universelle, l'intégrité et l'authenticité du bien ;

4. Prie instamment l'État partie d'adopter immédiatement toutes les mesures nécessaires visant à assurer la sauvegarde de la valeur universelle exceptionnelle, l'intégrité et l'authenticité du bien, le suivi et l'étude du tissu urbain, la préparation, l'adoption et la mise en œuvre du plan de gestion (y compris la stratégie touristique et les orientations pour l'utilisation des bâtiments et des monuments historiques), le Schéma directeur d'urbanisme et le Schéma directeur de conservation des monuments et des sites archéologiques;

5. En outre, prie instamment l'État partie et les autorités municipales d'arrêter immédiatement tout projet de développement qui pourrait affecter la valeur universelle exceptionnelle, l'authenticité et l'intégrité du bien, et d'informer le Centre du patrimoine mondial, conformément au paragraphe 172 des Orientations, de toute intention d'entreprendre ou d'autoriser de tels projets ;

6. Demande à l'État partie d'inviter une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS sur le bien en 2010 afin d'évaluer l'État de conservation du bien;

7. Demande aussi à l'Etat partie  de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2011, un rapport d'étape détaillé sur l'État de conservation du bien, incluant les résultats du suivi et l'étude du tissu urbain, des monuments et des sites archéologiques, le plan de gestion, le Schéma directeur d'urbanisme, le Schéma de conservation des sites archéologiques et des monuments et un rapport sur l'utilisation des bâtiments et des monuments historiques, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 35e session en 2011, en vue d'envisager, en l'absence de progrès substantiel, la possibilité d'inscrire le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

34 COM 8E
Adoption des déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le Document WHC-10/34.COM/8E,

2. Adopte les déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle, telles que présentées dans l'Annexe I des Documents WHC-10/34.COM/8E, WHC-10/34.COM/8E.Add et WHC-10/34.COM/8E.Add2 pour les biens du patrimoine mondial suivants:

  • Afrique du sud: Sites des hominidés fossiles de Sterkfontein, Swartkrans, Kromdraai et les environs ;
  • Algérie: La Kalâa des Béni Hammad; Vallée du M'Zab; Djémila; Tipasa; Tassili n'Ajjer; Timgad; Casbah d'Alger;
  • Autriche: Centre historique de la ville de Salzbourg; Palais et jardins de Schönbrunn; Paysage culturel de Hallstatt-Dachstein / Salzkammergut;
  • Bulgarie: Église de Boyana; Cavalier de Madara; Tombe thrace de Kazanlak; Églises rupestres d'Ivanovo; Monastère de Rila; Ancienne cité de Nessebar; Tombeau thrace de Svechtari;
  • Côte d'Ivoire: Parc national de la Comoé;
  • Danemark: Tumulus, pierres runiques et église de Jelling; Cathédrale de Roskilde;
  • Espagne: La Cathédrale, l'Alcázar et l'Archivo de Indias de Séville;
  • Ethiopie: Parc national du Simien;
  • Israël: Masada; Vieille ville d'Acre; Ville blanche de Tel-Aviv - le mouvement moderne; Route de l'encens - Villes du désert du Néguev; Tels bibliques - Megiddo, Hazor, Beer-Sheba;
  • Jordanie: Petra; Qusair Amra; Um er-Rasas (Kastrom Mefa'a);
  • Liban: Anjar; Byblos; Baalbek; Tyr; Ouadi Qadisha ou Vallée sainte et forêt des cèdres de Dieu (Horsh Arz el-Rab);
  • Malawi: Parc national du lac Malawi;
  • Maroc: Ksar d'Aït-Ben-Haddou; Ville historique de Meknès; Site archéologique de Volubilis; Médina d'Essaouira (ancienne Mogador); Médina de Fès; Médina de Marrakech; Médina de Tétouan (ancienne Titawin); Ville portugaise de Mazagan (El Jadida);
  • Mauritanie: Parc national du Banc d'Arguin; Anciens ksour de Ouadane, Chinguetti, Tichitt et Oualata;
  • Niger: Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré; Parc national du W du Niger;
  • Oman: Fort de Bahla;
  • Ouganda: Tombes des rois du Buganda à Kasubi;
  • Portugal: Forêt laurifère de Madère;
  • République arabe syrienne: Ancienne ville de Damas; Site de Palmyre; Ancienne ville de Bosra; Ancienne ville d'Alep; Crac desChevaliers et Qal'at Salah El-Din;
  • République démocratique du Congo: Réserve de faune à okapis;
  • République-Unie de Tanzanie: Réserve de gibier de Selous; Parc national du Kilimandjaro;
  • Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord: Saltaire ; Littoral du Dorset et de l'est du Devon; Usines de la vallée de la Derwent; Jardins botaniques royaux de Kew; Liverpool - Port marchand; Paysage minier des Cornouailles et de l'ouest du Devon;
  • Sénégal: Parc national du Niokolo-Koba; Ile de Gorée;
  • Seychelles: Atoll d'Aldabra; Réserve naturelle de la vallée de Mai;
  • Soudan: Gebel Barkal et les sites de la région napatéenne;
  • Tunisie: Site archéologique de Carthage; Amphithéâtre d'El Jem; Parc national de l'Ichkeul; Médina de Sousse; Kairouan; Médina de Tunis; Cité punique de Kerkouane et sa nécropole; Dougga/Thugga;
  • Yemen: Ville Historique de Zabid

3. Décide que les déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle des biens du patrimoine mondial en péril seront passées en revue en priorité;

4. Décide également que, compte tenu du grand nombre de déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle à examiner, l'ordre dans lequel elles seront passées en revue suivra le deuxième cycle de soumission de Rapports périodiques, tel que:

  • biens du patrimoine mondial dans les États arabes;
  • biens du patrimoine mondial en Afrique;
  • biens du patrimoine mondial en Asie et Pacifique;
  • biens du patrimoine mondial en Amérique latine et aux Caraïbes;
  • biens du patrimoine mondial en Europe et Amérique du Nord.
Projet de décision : 34 COM 7B.81

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-10/34.COM/7B.Add,

2. Prend note des informations détaillées fournies par l’État partie sur l’état de conservation du bien ;

3. Exprime sa profonde inquiétude concernant l’état général de conservation du bien, et en particulier les graves changements dus à l’inacceptable développement du tissu urbain, qui sont une menace pour la valeur universelle, l’intégrité et l’authenticité du bien ;

4. Prie instamment l’État partie à adopter immédiatement toutes les mesures nécessaires visant à assurer la sauvegarde de la valeur universelle exceptionnelle, l’intégrité et l’authenticité du bien, le suivi et l’étude du tissu urbain, la préparation, l’adoption et la mise en œuvre du plan de gestion (y compris la stratégie touristique et les orientations pour l’utilisation des bâtiments et des monuments historiques), le Schéma directeur d’urbanisme et le Schéma directeur de conservation des monuments et des sites archéologiques ;

5. En outre, prie instamment l’État partie et les autorités municipales à arrêter immédiatement tout projet de développement qui pourrait affecter la valeur universelle exceptionnelle, l’authenticité et l’intégrité du bien, et informer le Centre du patrimoine mondial, conformément au paragraphe 172 des  Orientations, de toute intention d’entreprendre ou d’autoriser de tels projets ;

6. Demande à l’État partie d’inviter une mission conjointe Centre du patrimoine mondial / ICOMOS sur le bien en 2010 afin d’évaluer l’état de conservation du bien ;  

7. Demande aussià l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2011, un rapport d’étape détaillé sur l’état de conservation du bien, incluant les résultats du suivi et l’étude du tissu urbain, des monuments et des sites archéologiques, le plan de gestion, le Schéma directeur d’urbanisme, le Schéma de conservation des sites archéologiques et des monuments et un rapport sur l’utilisation des bâtiments et des monuments historiques, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 35e session en 2011, en vue d’envisager, en l’absence de progrès substantiels, la possibilité d’inscrire le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

 

Année du rapport : 2010
Bulgarie
Date d'inscription : 1983
Catégorie : Culturel
Critères : (iii)(iv)
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 34COM (2010)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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