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Aire de conservation du Pantanal

Brésil
Facteurs affectant le bien en 2021*
  • Incendies (d’origine naturelle)
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2021
Demandes approuvées : 1 (de 1999-1999)
Montant total approuvé : 6 000 dollars E.U.
1999 Preparatory assistance for the preparation of three ... (Approuvé)   6 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2021**
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2021

Le 16 mars 2021, le Centre du patrimoine Mondial a envoyé un courrier à l’État partie lui demandant des informations sur les grands incendies qui ont touché le bien. Le 23 avril 2021, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien, disponible à http://whc.unesco.org/fr/list/999/documents/, dans lequel il fait état de ce qui suit :

  • Une évaluation complète des incendies de forêt et de leurs conséquences sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien n'a pas encore été possible compte tenu des dimensions et des complexités du biome du Pantanal, de l'étendue des incendies et des conditions sanitaires ayant une incidence sur la coordination inter-agences ;
  • Le biome du Pantanal est touché depuis 2019 par une sécheresse sévère donnant lieu à des incendies de forêt d'origine naturelle et anthropique, qui ont des conséquences négatives sur la biodiversité, le climat et l'économie locale. La sécheresse prolongée a entraîné une baisse des niveaux d'eau de la région habituellement inondée et de ses rivières, exacerbant les incendies. Les incendies sont un phénomène naturel dans ce biome ;
  • La zone touchée par les incendies entre le 1er janvier et le 15 novembre 2020 dans le biome du Pantanal dont le bien fait partie a été estimée à 4 350 000 hectares, soit environ 32 % du biome ;
  • Les reptiles et les amphibiens comptent parmi les groupes de vertébrés les plus touchés. Les espèces d'oiseaux potentiellement menacées comprennent les aras hyacinthes (Anodorhynchus hyacinthinus), les « cujubi » (Aburria cujubi) et la pénélope à ventre roux (Penelope ochrogaster), qui pourraient affronter à l'avenir des problèmes de pénurie d'eau, de nourriture et d'abri. Les mammifères terrestres qui dépendent des zones forestières et arboricoles ont également été touchés ;
  • Les incendies extrêmes, notamment les « feux de cimes » dans la canopée de la forêt, ont endommagé des zones forestières sensibles, et les sols organiques secs ont favorisé des feux souterrains durables ;
  • Les autorités fédérales, étatiques et municipales ont travaillé ensemble pendant plus de quatre mois, en collaboration avec le secteur privé, les ONG et les volontaires pour lutter contre les incendies. L'Institut Chico Mendes (ICMBio) a mobilisé environ 350 experts et des infrastructures de lutte contre les incendies, et des avions militaires ont largué de l'eau dans les zones touchées ;
  • Afin d'accélérer le rétablissement des zones touchées, d'augmenter la capacité de lutte contre les incendies et de prévenir de futurs incendies, l'ICMBio s’engage dans plusieurs activités de recherche, notamment l'évaluation des conséquences, la prévention future et l'établissement de nouveaux partenariats, pour aboutir à une nouvelle stratégie nationale qui contribuera à minimiser les conséquences des futurs incendies et à accélérer le rétablissement des zones endommagées.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2021

Reconnaissant que le feu est un phénomène naturel dans le biome du Pantanal, il est préoccupant que les conditions de sécheresse sévère depuis 2019 aient provoqué des incendies qui ont eu des répercussions négatives sur la biodiversité, les conditions climatiques et l'économie locale, et il est extrêmement préoccupant que les incendies aient touché 4 350 000 hectares en 2020, soit environ 32 % du biome du Pantanal au sens large, dont le bien fait partie.

Tout en reconnaissant que le bien ne représente qu'une partie relativement petite du biome et qu'il n'a pas encore été possible de déterminer les conséquences précises des incendies sur le bien et sur sa VUE, il est préoccupant de constater que différentes espèces de flore et de faune du biome ont été affectées, notamment des zones forestières sensibles et des espèces menacées qui représentent des attributs importants de sa VUE. Il est donc recommandé au Comité de demander à l'État partie d'évaluer les conséquences des incendies sur la VUE du bien et de soumettre un rapport au Centre du patrimoine mondial pour examen, lorsqu'il sera disponible.

Les mesures d'intervention prises à différents niveaux du gouvernement en collaboration avec l'ICMBio, le secteur privé, les ONG et les volontaires pour lutter directement contre les incendies, en évaluer les conséquences et renforcer les capacités futures de lutte contre les incendies dans le cadre d'une nouvelle stratégie nationale contribuant à minimiser les répercussions de futurs incendies et à accélérer la récupération des zones endommagées, sont les bienvenues. Notant également que le changement climatique a le potentiel d’exacerber les conditions climatiques extrêmes, comme la sécheresse et les incendies qui en résultent, il est recommandé à l'État partie de poursuivre activement les mesures de lutte contre les incendies de forêt, à en évaluer les conséquences et à renforcer les réponses de gestion appropriées, notamment les mesures de prévention et d'atténuation des incendies, et à faciliter le rétablissement de la faune et de la flore touchées, qui font partie de la VUE.

Reconnaissant que d'autres biens du patrimoine mondial aient aussi été touchés récemment par des incendies (voir section II.F du document WHC/21/44.COM/7), l'État partie est encouragé à partager ses connaissances sur les stratégies de gestion des incendies dans les biens naturels du patrimoine mondial avec d'autres États parties confrontés à des menaces similaires.

Décisions adoptées par le Comité en 2021
44 COM 7B.195
Aire de conservation du Pantanal (Brésil) (N 999)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/7B.Add,
  2. Se déclare extrêmement préoccupé du fait que la grave sécheresse qui sévit depuis 2019 a entraîné des incendies de forêt qui ont touché environ 4,3 millions d'hectares, soit environ 32 % du biome du Pantanal au sens large, dont le bien fait partie, avec des conséquences négatives sur la biodiversité, le climat et l'économie locale, et affectant des zones forestières sensibles et diverses espèces de faune qui représentent des attributs de la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien, notamment des espèces menacées ;
  3. Reconnaissant qu'une évaluation des répercussions précises des feux de forêt sur le bien n'a pas encore été possible, demande à l'État partie d'évaluer les conséquences des feux de forêt sur la VUE du bien et de soumettre cette évaluation au Centre du patrimoine mondial lorsqu'elle sera disponible ;
  4. Se félicite des mesures d'intervention prises par les autorités fédérales, étatiques et municipales en collaboration avec l'Institut Chico Mendes, le secteur privé, les ONG et les bénévoles pour lutter contre les incendies, en évaluer les conséquences et renforcer la capacité future de lutte contre les incendies dans le cadre d'une nouvelle stratégie nationale et, notant également que le changement climatique a le potentiel d’exacerber les conditions climatiques extrêmes comme la sécheresse et les incendies de forêt qui en résultent, demande également à l'État partie de poursuivre activement les mesures de gestion destinées à remédier aux conséquences des incendies de forêt sur la VUE du bien et de faciliter le rétablissement de la faune et de la flore affectées, ainsi que de renforcer davantage les mesures de prévention et d'atténuation des incendies ;
  5. Reconnaissant les conséquences des incendies sur un certain nombre de biens naturels du patrimoine mondial, encourage l'État partie à échanger ses connaissances et ses meilleures pratiques en matière de stratégies de gestion des incendies dans les biens naturels du patrimoine mondial avec d'autres États parties à la Convention confrontés à des menaces similaires ;
  6. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2022, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 45e session.
Projet de décision : 44 COM 7B.195

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/7B.Add,
  2. Se déclare extrêmement préoccupé du fait que la grave sécheresse qui sévit depuis 2019 a entraîné des incendies de forêt qui ont touché environ 4,3 millions d'hectares, soit environ 32 % du biome du Pantanal au sens large, dont le bien fait partie, avec des conséquences négatives sur la biodiversité, le climat et l'économie locale, et affectant des zones forestières sensibles et diverses espèces de faune qui représentent des attributs de la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien, notamment des espèces menacées ;
  3. Reconnaissant qu'une évaluation des répercussions précises des feux de forêt sur le bien n'a pas encore été possible, demande à l'État partie d'évaluer les conséquences des feux de forêt sur la VUE du bien et de soumettre cette évaluation au Centre du patrimoine mondial lorsqu'elle sera disponible ;
  4. Se félicite des mesures d'intervention prises par les autorités fédérales, étatiques et municipales en collaboration avec l'Institut Chico Mendes, le secteur privé, les ONG et les bénévoles pour lutter contre les incendies, en évaluer les conséquences et renforcer la capacité future de lutte contre les incendies dans le cadre d'une nouvelle stratégie nationale et, notant également que le changement climatique a le potentiel d’exacerber les conditions climatiques extrêmes comme la sécheresse et les incendies de forêt qui en résultent, demande également à l'État partie de poursuivre activement les mesures de gestion destinées à remédier aux conséquences des incendies de forêt sur la VUE du bien et de faciliter le rétablissement de la faune et de la flore affectées, ainsi que de renforcer davantage les mesures de prévention et d'atténuation des incendies ;
  5. Reconnaissant les conséquences des incendies sur un certain nombre de biens naturels du patrimoine mondial, encourage l'État partie à échanger ses connaissances et ses meilleures pratiques en matière de stratégies de gestion des incendies dans les biens naturels du patrimoine mondial avec d'autres États parties à la Convention confrontés à des menaces similaires ;
  6. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erfévrier 2022, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 45e session en 2022.
Année du rapport : 2021
Brésil
Date d'inscription : 2000
Catégorie : Naturel
Critères : (vii)(ix)(x)
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 44COM (2021)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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