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Vieille ville de Galle et ses fortifications

Sri Lanka
Facteurs affectant le bien en 2021*
  • Activités illégales
  • Développement commercial
  • Infrastructures de transport maritime
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Développement commercial 
  • Activités illégales
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Infrastructure du transport maritime
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2021
Demandes approuvées : 1 (de 1997-1997)
Montant total approuvé : 3 334 dollars E.U.
1997 Technical cooperation for 6 inscribed cultural sites (Approuvé)   3 334 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2021**

2002: mission Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; novembre 2007 : mission de conseil d’un expert de l’UNESCO ; avril/mai 2008 : mission de conseil du Bureau UNESCO à New Delhi ; février 2010 : mission de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; juillet 2016 : mission de conseil d’un expert de l’ICOMOS

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2021

Le 12 décembre 2019, l'État partie a soumis un rapport sur l'état de conservation, qui est disponible à l’adresse : http://whc.unesco.org/fr/list/451/documents/ et présente comme suit les progrès réalisés dans un certain nombre de domaines abordés par le Comité :

  • Le projet d’aménagement et de développement du port de Galle a été reporté. L'État partie est conscient que, lorsque le projet reprendra, il devra communiquer au Centre du patrimoine mondial des informations détaillées sur les plans d'aménagement et de développement révisés avant de les mettre en œuvre ;
  • Le soutien financier de l'État partie à la Fondation du patrimoine de Galle (Galle Heritage Foundation - GHF) a augmenté de 17 % depuis 2015. En outre, de nouvelles stratégies génératrices de revenus sont en cours d'identification ;
  • La conservation des remparts est en cours grâce à un financement de la Banque mondiale ;
  • S’agissant du personnel nécessaire à la mise en œuvre du plan de gestion intégrée (Integrated Management Plan - IMP) et du plan de gestion pour un tourisme durable (Sustainable Tourism Management Plan – STMP) :
    • Une nouvelle structure organisationnelle est proposée avec la création de postes supplémentaires de spécialistes – cette proposition est en cours d’approbation ministérielle,
    • Le centre d’information a actuellement trois employés, et on prévoit de recruter un spécialiste du tourisme pour diriger les activités,
    • Le personnel en place tirerait assurément parti d’un renforcement des capacités ;
  • Le STMP est actuellement mis en œuvre par la GHF et l’Office du tourisme de Ruhuna, et parmi les actions, on peut citer :
    • Dans le fort de Galle, le centre d’information situé à l’entrée a été modernisé et de nouvelles installations pour les visiteurs sont en cours d’installation,
    • Des plans sont en cours de préparation pour utiliser les vestiges militaires, le long des remparts, afin d'abriter les installations d’interprétation du patrimoine,
    • Le site web de la GHF est de nouveau opérationnel (http://www.galleheritage.gov.lk/en/) et deux applications ont été créées pour les visiteurs du fort de Galle.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2021
Le très grand projet d’aménagement et de développement du port de Galle a été reporté, et l’État partie demeure conscient de ses obligations de faire rapport au Centre du patrimoine mondial lorsque les plans révisés seront conçus.

Il est noté que l'État partie continue de renforcer la gestion du bien, que le financement de la GHF a augmenté au fil du temps et que des projets sont proposés pour améliorer la structure organisationnelle et accroître les ressources intellectuelles. Cependant, peu de détails ont été communiqués.

Bien que l’IMP soit opérationnel et que plusieurs étapes du plan aient été mises en œuvre, on ne saurait dire dans quelle mesure le plan d'action 2016-18 l’a réellement été. Selon le calendrier indiqué, l’IMP devrait désormais être pleinement fonctionnel, mais la confirmation des progrès de sa mise en œuvre et des informations sur les mesures prises en vue d'un nouveau cycle de planification sont nécessaires.

En outre, aucune information n'a été communiquée sur la mise en œuvre de la recommandation de la mission de suivi réactif de 2010 visant à renforcer la coordination entre la GHF et les autres autorités en charge de la conservation et du développement. On ne saurait dire non plus comment le dispositif de la gestion renforcée fait face aux défis auxquels le bien est confronté, comme par exemple l’application de la loi et des règlementations face aux travaux de construction et autres questions de planification. Des informations doivent être fournies sur les progrès réalisés dans l’établissement d'un conseil consultatif, si les sessions ont été tenues au cours des 12 derniers mois et les questions importantes qu'il a examinées.

Une responsabilité importante est confiée à la GHF pour la mise en œuvre de l’IMP et du STMP. Il serait utile d'avoir une confirmation de la structure des effectifs et du budget annuel de la GHF. Bien que, selon le rapport de l’État partie, le financement ait augmenté de 17 % depuis 2015, ce chiffre n'est pas lié à une base de référence ou à l'inflation, et il est nécessaire d'obtenir davantage d'informations sur les ressources financières disponibles. Il semble qu'une stratégie de financement à long terme reste à élaborer malgré les demandes antérieures. Il est conseillé que le rapport annuel de la GHF soit soumis au Centre du patrimoine mondial.

S'agissant des initiatives de renforcement des capacités pour le personnel existant, l'ICCROM pourrait être invité à soutenir la GHF. En outre, une Déclaration rétrospective de valeur universelle exceptionnelle (DRVUE), qui est un outil essentiel pour la gestion d'un bien du patrimoine mondial, reste à adopter et devrait être finalisée dès que possible.

En ce qui concerne la situation générale sur le territoire du bien que la structure de gestion a en charge, il serait utile de connaître le nombre de demandes d'autorisation d’aménagement et de construction de bâtiments et de sites dans le périmètre du bien au cours des deux dernières années, en particulier le nombre de demandes soumises, approuvées/refusées, et les critères utilisés pour parvenir à ces décisions. Il convient, en particulier, d’obtenir des détails sur le club de cricket et les plans de nouvelle tribune, car les propositions doivent être soumises pour examen avant toute décision qui serait difficilement réversible. 

Bien que des travaux de conservation en cours sur les remparts soient évoqués, aucun détail n'a été fourni sur d'autres travaux de conservation ou sur l'élaboration d'un plan de conservation.

Les progrès réalisés dans le cadre du STMP et la mise en œuvre de diverses activités liées aux visiteurs sont les bienvenus. Toutefois, bon nombre de ses recommandations nécessitent des rapports supplémentaires, notamment sur la gestion de la circulation, la capacité d'accueil des visiteurs et la préparation d'un plan directeur visionnaire. On ne saurait dire si ces rapports ont été entrepris ou commandés, ou si les recommandations du STMP ont été modifiées. Entretemps, aucune information n'a été communiquée sur l'amélioration de la situation de la circulation dans la vieille ville, comme cela avait été recommandé précédemment. Il reste à nommer un responsable du tourisme au sein de la GHF. Il convient de noter que les détails des projets d’aménagement et de développement touristique doivent être communiqués au Centre du patrimoine mondial avant leur promulgation, conformément au paragraphe 172 des Orientations.

Décisions adoptées par le Comité en 2021
44 COM 7B.37
Vieille ville de Galle et ses fortifications (Sri Lanka) (C 451)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 42 COM 7B.17, adoptée à sa 42e session (Manama, 2018),
  3. Note que le très grand projet d’aménagement et de développement du port de Galle est actuellement reporté, et demande à l'État partie d'informer immédiatement le Centre du patrimoine mondial, conformément au paragraphe 172 des Orientations, si le projet devait être réactivé, et de fournir tous les documents nécessaires demandés par les décisions antérieures du Comité, pour examen par les Organisations consultatives ;
  4. Accueille avec satisfaction l'engagement continu de l'État partie en faveur de la gestion du bien, et note également la mise en œuvre en cours du plan de gestion intégrée (Integrated Management Plan - IMP) et du plan de gestion pour un tourisme durable (Sustainable Tourism Management Plan - STMP), une augmentation du financement de la Fondation du patrimoine de Galle (Galle Heritage Foundation - GHF) et les plans destinés à améliorer sa structure organisationnelle et ses ressources ;
  5. Demande également à l’État partie, compte tenu de l’importance de l’IMP pour le contrôle de la planification et du développement, et pour la conservation sur le territoire du bien, de communiquer les détails suivants :
    1. La confirmation des progrès réalisés dans la mise en œuvre du plan d’action 2016-2018 de l’IMP,
    2. La confirmation que la coordination entre la GHF et les autres autorités en charge de la conservation et du développement a été renforcée, comme recommandé par la mission de suivi réactif de 2010,
    3. La confirmation du nombre et du type de demandes d’autorisation des projets de développement sur le territoire du bien qui ont été soumises, approuvées et refusées au cours des deux dernières années, ainsi que les critères utilisés pour l’évaluation de ces demandes,
    4. Les travaux de conservation entrepris ou en cours,
    5. Les progrès réalisés dans l’élaboration d’un plan de conservation,
    6. Les progrès réalisés dans l’élaboration d’une Déclaration rétrospective de valeur universelle exceptionnelle (DRVUE) ;
  6. Demande en outre à l'État partie de préciser comment les ressources de la GHF lui permettent de mettre en œuvre l’IMP et le STMP, et notamment de communiquer des détails sur :
    1. La structure organisationnelle de la GHF et le nombre de postes non pourvus,
    2. Le budget annuel de la GHF et son augmentation depuis 2015 par rapport à une base de référence et en prenant en considération l’inflation,
    3. L’élaboration d’une stratégie de financement à long terme comme précédemment demandé ;
  7. Invite l’État partie à envisager l’élaboration et la mise en œuvre d’activités de renforcement des capacités pour le personnel travaillant sur le site du bien ;
  8. Note en outre qu'un grand nombre des recommandations du STMP nécessitent des rapports supplémentaires, notamment sur la gestion de la circulation, la capacité d'accueil des visiteurs et la préparation d'un plan directeur, et demande par ailleurs à l'État partie de communiquer des détails sur les sujets suivants :
    1. Dans quelle mesure le STMP a été mis en œuvre 
    2. Quelles sont les ressources financières disponibles pour son achèvement 
    3. La nomination d’un responsable du tourisme à la GHF,
    4. L'état d'avancement des rapports supplémentaires (par exemple, la gestion de la circulation, la capacité d'accueil des visiteurs) et du projet de plan directeur, et/ou comment et quand l'État partie entend-il entreprendre ou commander ces tâches, et/ou comment l'État partie entend-il prendre en compte les recommandations du STMP,
    5. Toute disposition provisoire prise pour améliorer la situation de la circulation dans la vieille ville ;
  9. Demande d’autre part à l'État partie d'informer le Centre du patrimoine mondial, conformément au paragraphe 172 des Orientations, de tout projet susceptible d'avoir un impact négatif sur la VUE du bien avant qu'une décision ne soit prise qui serait difficilement réversible, notamment s’agissant des propositions de nouvelle tribune au club de cricket ;
  10. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erdécembre 2022, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 46e
Projet de décision : 44 COM 7B.37

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 42 COM 7B.17, adoptée à sa 42e session (Manama, 2018),
  3. Note que le très grand projet d’aménagement et de développement du port de Galle est actuellement reporté, et demande à l'État partie d'informer immédiatement le Centre du patrimoine mondial, conformément au paragraphe 172 des Orientations, si le projet devait être réactivé, et de fournir tous les documents nécessaires demandés par les décisions antérieures du Comité, pour examen par les Organisations consultatives ;
  4. Accueille avec satisfaction l'engagement continu de l'État partie en faveur de la gestion du bien, et note également la mise en œuvre en cours du plan de gestion intégrée (Integrated Management Plan - IMP) et du plan de gestion pour un tourisme durable (Sustainable Tourism Management Plan - STMP), une augmentation du financement de la Fondation du patrimoine de Galle (Galle Heritage Foundation - GHF) et les plans destinés à améliorer sa structure organisationnelle et ses ressources ;
  5. Demande également à l’État partie, compte tenu de l’importance de l’IMP pour le contrôle de la planification et du développement, et pour la conservation sur le territoire du bien, de communiquer les détails suivants :
    1. La confirmation des progrès réalisés dans la mise en œuvre du plan d’action 2016-2018 de l’IMP,
    2. La confirmation que la coordination entre la GHF et les autres autorités en charge de la conservation et du développement a été renforcée, comme recommandé par la mission de suivi réactif de 2010,
    3. La confirmation du nombre et du type de demandes d’autorisation des projets de développement sur le territoire du bien qui ont été soumises, approuvées et refusées au cours des deux dernières années, ainsi que les critères utilisés pour l’évaluation de ces demandes,
    4. Les travaux de conservation entrepris ou en cours,
    5. Les progrès réalisés dans l’élaboration d’un plan de conservation,
    6. Les progrès réalisés dans l’élaboration d’une Déclaration rétrospective de valeur universelle exceptionnelle (DRVUE) ;
  6. Demande en outre à l'État partie de préciser comment les ressources de la GHF lui permettent de mettre en œuvre l’IMP et le STMP, et notamment de communiquer des détails sur :
    1. La structure organisationnelle de la GHF et le nombre de postes non pourvus,
    2. Le budget annuel de la GHF et son augmentation depuis 2015 par rapport à une base de référence et en prenant en considération l’inflation,
    3. L’élaboration d’une stratégie de financement à long terme comme précédemment demandé ;
  7. Invite l’État partie à envisager l’élaboration et la mise en œuvre d’activités de renforcement des capacités pour le personnel travaillant sur le site du bien ;
  8. Note en outre qu'un grand nombre des recommandations du STMP nécessitent des rapports supplémentaires, notamment sur la gestion de la circulation, la capacité d'accueil des visiteurs et la préparation d'un plan directeur, et demande par ailleurs à l'État partie de communiquer des détails sur les sujets suivants :
    1. Dans quelle mesure le STMP a été mis en œuvre 
    2. Quelles sont les ressources financières disponibles pour son achèvement 
    3. La nomination d’un responsable du tourisme à la GHF,
    4. L'état d'avancement des rapports supplémentaires (par exemple, la gestion de la circulation, la capacité d'accueil des visiteurs) et du projet de plan directeur, et/ou comment et quand l'État partie entend-il entreprendre ou commander ces tâches, et/ou comment l'État partie entend-il prendre en compte les recommandations du STMP,
    5. Toute disposition provisoire prise pour améliorer la situation de la circulation dans la vieille ville ;
  9. Demande d’autre part à l'État partie d'informer le Centre du patrimoine mondial, conformément au paragraphe 172 des Orientations, de tout projet susceptible d'avoir un impact négatif sur la VUE du bien avant qu'une décision ne soit prise qui serait difficilement réversible, notamment s’agissant des propositions de nouvelle tribune au club de cricket ;
  10. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2022, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 46e session en 2023.
Année du rapport : 2021
Sri Lanka
Date d'inscription : 1988
Catégorie : Culturel
Critères : (iv)
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2019) .pdf
Proposé initialement pour examen en 2020
arrow_circle_right 44COM (2021)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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