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Budapest, avec les rives du Danube, le quartier du château de Buda et l’avenue Andrássy

Hongrie
Facteurs affectant le bien en 2017*
  • Cadre juridique
  • Destruction délibérée du patrimoine
  • Effets liés à l’utilisation des Infrastructures de transport
  • Habitat
  • Identité, cohésion sociale, modifications de la population locale / des communautés
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Autres menaces :

    Conservation insuffisante des habitations résidentielles dans la zone inscrite au patrimoine mondial

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Démolitions et développements inopportuns dans le « Quartier juif » situé dans la zone tampon
  • Usage inapproprié des espaces publics et des infrastructures des rues
  • Conservation insuffisante des habitations résidentielles dans la zone inscrite au patrimoine mondial
  • Effets liés à l’utilisation des Infrastructures de transport (augmentation de la circulation routière)
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2017

Le montant total accordé à ce bien s’élève à 800 millions de HUF (env. 2,7 millions d’euros) au titre du soutien de l’UE au projet « Rue de culture ». 

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2017
Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2017**

Mars 2005 : mission de conseil Centre du patrimoine mondial / ICOMOS ; novembre 2007 : mission de conseil de l’ICOMOS ; février 2013 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial / ICOMOS

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2017

Le 2 décembre 2016, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation dont le résumé analytique est disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/400/documents. Des avancées sur un certain nombre de problèmes concernant des aspects de la conservation abordés par le Comité à sa session précédente sont présentées dans le rapport, comme suit :

  • des informations concernant le cadre institutionnel et juridique révisé du patrimoine mondial, ainsi que l’état actuel du plan de gestion du bien et la stratégie d’extension de sa zone tampon ;
  • des informations détaillées sur la réglementation et les règles concernant la conclusion d’accords par les municipalités avec des partenaires (un plan de partenariat) afin d’éviter une grave détérioration de la cohérence architecturale et urbaine ;
  • des informations sur un système de subventions de la métropole de Budapest pour rénovation de bâtiments et de subventions de districts ;
  • des rapports concernant plusieurs projets terminés, en cours ou prévus, parmi lesquels : le projet du bazar du jardin royal, le projet de rénovation de la place Kossuth Lajos, et le projet Liget Budapest, le plan national Hauszmann (projets dans le quartier du château de Buda), la berge de Pest, l’ancienne caserne Radetzky, les structures temporaires prévues pour des activités sportives, le projet RAK-PARK (rénovation de la partie du centre-ville de Pest longeant le Danube entre la place Kossuth et la place Fővám) et le projet d’hôpital de l’Ordre hospitalier ;
  • de nombreuses évaluations de l’impact sur le patrimoine (EIP) soumises pour évaluation aux Organisations consultatives, représentant des milliers de pages, en grande partie en hongrois.

Le rapport préfigure aussi des aménagements complémentaires potentiels en relation avec la candidature de l’État partie pour accueillir les Jeux olympiques d’été de 2024, notant qu’en mai 2016, l’État partie a notifié son intention d’autoriser, pour des sites olympiques, au sein du bien Budapest, avec les rives du Danube, le quartier du château de Buda et l’avenue Andrássy, la construction d’installations de loisirs et de structures sociales, ainsi que des modifications temporaires.

En février 2017, l’État partie a soumis des informations détaillées en complément du rapport précédent remis en juin 2016, concernant des propositions pour une vaste campagne de travaux de restauration/reconstruction dans le quartier du château de Buda – le « plan national Hauszmann ». Les zones affectées par ce plan comprennent le district du palais royal, la place Saint George, la ville civique, la place Szentháromság, la porte viennoise, le bastion Erdélyi, certains lieux au-delà du château et les constructions défensives du quartier du château.

Le 4 mai 2017, l’État partie a également soumis des précisions concernant le gratte-ciel prévu dans le 11e district de Budapest.

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2017

Conformément à la résolution gouvernementale 1312/2016 (VI. 13.), le Centre de préservation du patrimoine national de Gyula et de gestion du bien, géré en tant qu’organe directeur de niveau intermédiaire chargé de la préservation du patrimoine, a cessé d’exister le 1er janvier 2017. Ses tâches seront reprises par plusieurs organisations légales lui succédant et les tâches relatives au patrimoine mondial seront du ressort du Cabinet du Premier ministre.

La nouvelle procédure de passation des marchés publics concernant l’élaboration du plan de gestion, y compris l’éventuelle extension du la zone tampon, qui sera menée par le Cabinet du Premier ministre, devrait prendre place en 2017. Alors qu’un moratoire n’a pas été instauré pour la délivrance de permis de démolition et de construction au sein du bien, l’État partie informe que l’interdiction dite de modifications existe ou a existé dans plusieurs districts de la ville.

Il est recommandé au Comité d’encourager l’État partie à finaliser le plan de gestion du bien, et à mettre en œuvre tous les plans et mesures pertinents, définissant des niveaux d’intervention adaptés à chaque élément du bien, pour soutenir la mise en œuvre appropriée de ses décisions visant à prévenir toute menace pesant sur sa valeur universelle exceptionnelle (VUE).

En juin 2016, l’État partie a soumis un rapport de synthèse sur des propositions relatives à une vaste campagne de travaux de restauration/reconstruction dans le quartier du château de Buda - le « plan national de Hauszmann ». Les zones affectées par ce plan comprennent le quartier du palais royal, la place Saint George, la ville civique, la place Szentháromság, la porte viennoise, le bastion Erdélyi, certains lieux au-delà du château et les constructions défensives du quartier du château. Compte tenu du nombre et de la diversité des interventions planifiées, allant de la restauration architecturale de monuments et de la reconstruction de bâtiments à des interventions contemporaines et des projets d’infrastructure urbaine, l’État partie a invité une mission de conseil de l’ICOMOS. La mission examinera et analysera l’ensemble de la documentation pour tous les projets révisés, planifiés, en cours ou mis en œuvre que l’État partie a soumis, comme le projet du bazar du jardin royal terminé, le projet d’aménagement de la place Kossuth terminé, le projet Liget Budapest modifié, le projet RAK-PARK et le projet du plan national Hauszmann pour le quartier du château de Buda, des aménagements proposés dans le cadre de la candidature pour l’organisation des Jeux olympiques d’été de 2024, y compris toutes les EIP.

Le 13 décembre 2016, le secrétariat a transmis à l’État partie, pour commentaires, des informations sur la construction d’un immeuble de grande hauteur, émanant d’un tiers. Les précisions de l’État partie du 3 mai 2017 sont notées et, en particulier, le fait qu’en décembre 2016, l’assemblée de la municipalité de Budapest a modifié la réglementation relative à l’environnement de Budapest pour permettre la construction d’immeubles jusqu’à une hauteur de 120 mètres dans le 11e district. Le Cabinet du Premier ministre responsable de la protection du patrimoine culturel – y compris du patrimoine mondial – considère que cette révision ne reflète pas correctement des règles du patrimoine mondial et n’est pas non plus en faveur de la construction de grande hauteur spécifiquement proposée, en raison de l’impact négatif qu’elle pourrait avoir sur le paysage urbain. Jusqu’à présent, aucune demande de permis de construire n’a été présentée.

Il est recommandé au Comité du patrimoine mondial, au cas où les conclusions de l’analyse de la mission de conseil indiqueraient un quelconque impact négatif potentiel sur la VUE du bien, de demander à l’État partie d’inviter une mission conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS de suivi réactif à se rendre sur le bien pour évaluer l’impact potentiel des aménagements proposés sur la VUE du bien. Entre-temps, iI est également recommandé au Comité de demander à l’État partie d’interrompre la délivrance de tout autre permis pour des projets majeurs.

Décisions adoptées par le Comité en 2017
41 COM 7B.46
Budapest, avec les rives du Danube, le quartier du château de Buda et l’avenue Andrássy (Hongrie)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7B.Add,
  2. Rappelant la décision 39 COM 7B.79, adoptée à sa 39e session (Bonn, 2015),
  3. Accueille favorablement les efforts entrepris par l’État partie pour améliorer la protection de tous les éléments du bien et de sa zone tampon et l’encourage à maintenir ces efforts pour prévenir toute perte d’authenticité et d’intégrité en raison des aménagements planifiés dans le bien ou sa zone tampon, qui pourraient constituer une menace pour le bien ;
  4. Exprime néanmoins ses préoccupations quant à la modification de la réglementation sur l’environnement de Budapest, approuvée par la municipalité de Budapest en décembre 2016, autorisant des immeubles de grande hauteur s’élevant jusqu’à 120 mètres dans le 11e district, faisant partie de l’environnement plus large du bien, ce qui aurait un impact négatif sur le paysage urbain du patrimoine mondial et sur des vues protégées, et prie instamment l’État partie d’examiner comment la protection du patrimoine mondial peut prévaloir sur cette réglementation ;
  5. Réitère sa demande à l’État partie de finaliser, dès que possible, le plan de gestion du bien, y compris les détails relatifs aux mesures de protection et la référence au cadre de prise de décision prévus dans les régimes réglementaires, et de le soumettre au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives ;
  6. Note avec inquiétude qu’un certain nombre de projets d’aménagements de grande envergure proposés dans le bien, sa zone tampon et son environnement plus large sont susceptibles d’avoir un impact substantiel sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien ;
  7. Notant que l’État partie a invité une mission de conseil de l’ICOMOS afin d’examiner et analyser toutes les interventions en cours et planifiées, recommande que cette mission ait lieu d’ici la fin 2017 et prie aussi instamment l’État partie d’interrompre la délivrance d’autres permis pour des projets majeurs jusqu’à ce que cette évaluation ait été entreprise ;
  8. Au cas où les conclusions de l’analyse de la mission de conseil indiqueraient un quelconque impact négatif potentiel sur la VUE du bien, demande également à l’État partie d’inviter une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS à se rendre sur le bien pour évaluer l’impact potentiel des aménagements proposés sur la VUE du bien, à la lumière des conclusions de l’analyse faite par la mission de conseil ;
  9. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 43e session en 2019.
Projet de décision : 41 COM 7B.46

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7B.Add,
  2. Rappelant la décision 39 COM 7B.79, adoptée à sa 39e session (Bonn, 2015),
  3. Accueille favorablement les efforts entrepris par l’État partie pour améliorer la protection de tous les éléments du bien et de sa zone tampon et l’encourage à maintenir ces efforts pour prévenir toute perte d’authenticité et d’intégrité en raison des aménagments planifiés dans le bien ou sa zone tampon, qui pourraient constituer une menace pour le bien ;
  4. Exprime néanmoins ses préoccupations quant à la modification de la réglementation sur l’environnement de Budapest, approuvée par la municipalité de Budapest en décembre 2016, autorisant des immeubles de grande hauteur s’élevant jusqu’à 120 mètres dans le 11edistrict, faisant partie de l’environnement plus large du bien, ce qui aurait un impact négatif sur le paysage urbain du patrimoine mondial et sur des vues protégées, et prie instamment l’État partie d’examiner comment la protection du patrimoine mondial peut prévaloir sur cette réglementation ;
  5. Reitère sa demande à l’État partie de finaliser, dès que possible, le plan de gestion du bien, y compris les détails relatifs aux mesures de protection et la référence au cadre de prise de décision prévus dans les régimes réglementaires, et de le soumettre au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives ;
  6. Note avec inquiétude qu’un certain nombre de projets d’aménagements de grande envergure proposés dans le bien, sa zone tampon et son environnement plus large sont susceptibles d’avoir un impact substantiel sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien ;
  7. Notant que l’État partie a invité une mission de conseil de l’ICOMOS afin d’examiner et analyser toutes les interventions en cours et planifiées, recommande que cette mission ait lieu d’ici la fin 2017 et prie aussi instamment l’État partie d’interrompre la délivrance d’autres permis pour des projets majeurs jusqu’à ce que cette évaluation ait été entreprise ;
  8. Au cas où les conclusions de l’analyse de la mission de conseil indiqueraient un quelconque impact négatif potentiel sur la VUE du bien, demande également à l’État partie d’inviter une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS à se rendre sur le bien pour évaluer l’impact potentiel des aménagements proposés sur la VUE du bien, à la lumière des conclusions de l’analyse faite par la mission de conseil ;
  9. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erdécembre 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 43e session en 2019.
Année du rapport : 2017
Hongrie
Date d'inscription : 1987
Catégorie : Culturel
Critères : (ii)(iv)
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2016) .pdf
arrow_circle_right 41COM (2017)
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* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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