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Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan

Afghanistan
Facteurs affectant le bien en 2016*
  • Activités illégales
  • Infrastructures de transport de surface
  • Troubles civils
  • Autres menaces :

    Risque d’effondrement imminent des niches des bouddhas géants; Détérioration irréversible des peintures murales

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Risque d’effondrement imminent des niches des bouddhas géants 
  • Détérioration irréversible des peintures murales
  • Pillage, trafic illicite et fouilles illégales des éléments du patrimoine culturel 
  • Utilisation continue de certaines zones patrimoniales par des postes militaires 
  • Présence de mines anti-personnel et de munitions non explosées (problème résolu) 
  • Pression du développement
Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril
  • Sécurité du site non assurée ;
  • Manque de stabilité à long terme des niches des bouddhas géants ;
  • État de conservation inadéquat des vestiges archéologiques et des peintures murales ;
  • Plan de gestion et schéma directeur culturel (plan de zonage protecteur) non appliqués. 
Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril
Mesures correctives pour le bien
Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives
En cours d'identification; le calendrier initialement adopté a besoin d’être révisé
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2016

Montant total accordé : 6 345 807 dollars EU (2003-2014) du fonds-en-dépôt japonais ; 159 000 dollars EU (2011-2012) du fonds-en-dépôt suisse ; 900 000 dollars EU (2013) du fonds-en-dépôt italien; 5 435 284 dollars EU (2013-2016) du fonds-en-dépôt coréen.

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2016
Demandes approuvées : 1 (de 2002-2002)
Montant total approuvé : 30 000 dollars E.U.
2002 Training for national and local authorities in the ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2016**

Novembre 2010 : mission de conseil Centre du patrimoine mondial/ICCROM ; Avril 2011 : mission de conseil UNESCO Kaboul/ICOMOS ; Mai / Juin 2014 : missions technique de conseil ICOMOS ; missions d’experts UNESCO dans le cadre de la mise en œuvre de projets spécifiques.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2016

Le 23 février 2016, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien qui est disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/208/documents.Il conviendrait t toutefois de remarquer  que ce rapport contient  un grand  nombre d’activités entreprises avant l’année 2015 et qu’il est difficile d’avoir une vision précisée de ce qui a été réalisé précisément en 2015, en particulier sur  des recommandations faites et des décisions prises par le Comité à sa 39e session. Le Centre du patrimoine mondial a sollicité l’aide du Bureau de l’UNESCO à Kaboul afin d’obtenir des informations nécessaires pour fournir un présent rapport précis et actualisé.

L’État partie s’est exprimé à plusieurs occasions  qu’il souhaiterait qu’au moins l’une des niches des bouddhas soit partiellement reconstruite – le plus vraisemblablement la niche du bouddha est car elle est  moins endommagée. Dans son rapport, l’État partie explique que, les plusieurs propositions différentes pour ce projet  ont été reçues et qu’il souhaite poursuivre la mise en œuvre de l’une de ces propositions, une fois que la galerie inférieure de la niche du bouddha est consolidée et qu’un financement suffisant est disponible. Dans le cadre de la Phase V à venir du projet du Fonds-en-dépôt japonais auprès de l’UNESCO (JFIT/UNESCO) pour la sauvegarde de Bamiyan, un symposium international est prévu afin qu‘une discussion approfondie sur ce sujet soit organisée entre toutes les parties prenantes concernées. L’État partie souhaiterait également profiter de cette opportunité pour débattre des modalités de la mise en œuvre des recommandations faites par la mission technique de conseil  de l’ICOMOS de mai/juin 2014.

Au cours de l’année 2015, aucuns travaux majeurs  de conservation n’ont été entrepris dans les niches des bouddhas car l’approbation de la Phase V du projet du JFIT/UNESCO a été retardée. En conséquence, la construction de l’échafaudage devant la niche du bouddha ouest demeure inachevée, ce qui est susceptible d’avoir causé des dommages à l’échafaudage existant.

En 2015, grâce au soutien financier du Fonds-en-dépôt italien auprès de l’UNESCO, des travaux de conservation ont été entrepris sur le site préislamique de Shari Gholgholah. Un plan de conservation a été élaboré afin de répondre aux problèmes d’érosion sur le site et de mettre en œuvre les travaux de conservation les plus urgents pour les structures en terre les plus en péril et qui sont progressivement en train de s’effondrer. Dans le cadre de ce projet, la stabilisation des sentiers piétonniers a  sécurisé l’accès  au site.

Par ailleurs, le rapport de l’État partie insiste sur le besoin urgent de conservation des autres composantes du bien. Il précise que, dans certains cas, les structures encore édifiées sur les sites tels que Shahri-Zohak, Kakrak et Shahi Ghogholah risquent de s’effondrer et pâtissent d’une érosion sévère. Le rapport souligne le manque d’expertise et de ressources financières des autorités concernées pour répondre  de façon adéquate à ces questions urgentes et graves.

Enfin, il est précisé dans le rapport que, par le décret gouvernemental No 5432, le plan de gestion finalisé a été intégré au Schéma directeur de la ville de Bamiyan en tant qu’outil de planification sur le territoire du bien.

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2016

Il convient de noter qu’aucuns travaux majeurs  de conservation n’ont pu être entrepris dans les niches des bouddhas en raison de retards dans l’approbation du projet JFIT/UNESCO pour la sauvegarde de la Vallée de Bamiyan. On ne peut qu’espérer l’approbation prochaine du projet qui permettrait à l’État partie et à l’UNESCO de reprendre les travaux de conservation dans les deux niches et, en particulier, la consolidation de la paroi arrière de la niche du bouddha ouest, qui est considérée comme une mission la plus urgente et la plus essentielle.

Le rapport de l’État partie a souligné la nécessité de consolider de toute urgence et de conserver les autres composantes du bien dans la Vallée de Bamiyan qui se sont progressivement effondrées, créant ainsi un risque de perte d’intégrité du bien. Il est recommandé au Comité d’appeler la communauté internationale à procurer un soutien technique et financier non seulement aux niches des bouddhas mais également aux autres sites inscrits dans le cadre du bien.

Pour la première fois, l’État partie a fait officiellement part de son projet de reconstruction partielle d’au moins une des niches des bouddhas. Quel que soit le projet envisagé, il est recommandé que l’État partie se conforme strictement à la décision du Comité 35 COM 7A.25 qui déclarait que toute proposition de reconstruction devrait être basée sur une philosophie de conservation appropriée fondée sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien et sur une approche générale de la conservation et de la mise en valeur de celui-ci. Avant d’entreprendre toutes études techniques de faisabilité, toute proposition de projet de reconstruction doit être justifiée par rapport à la VUE du bien, développée en étroite concertation avec toutes les parties prenantes concernées et examinée par les Organisations consultatives.

Il convient de  noter que le plan de gestion du bien a été finalisé et intégré au Schéma directeur de la ville de Bamiyan, un outil de planification visant à contrôler la pression exercée par le développement et à mettre en œuvre des projets de développement durable. Il s’agit là d’une des conditions essentielles de la mise en œuvre efficace des mesures correctives adoptées par le Comité dans sa décision 31 COM 7A.21 (Christchurch, 2007), par conséquent, elle doit être accueillie en tant qu’un progrès significatif. Cependant, aucune information récente n’a été communiquée quant aux modalités de mise en œuvre du plan de gestion ou de fonctionnement du Schéma directeur en tant qu’outil de contrôle de la forte pression exercée par le développement qui a pu être observée au cours des années passées. Au vu des récents rapports sur la pression exercée par un développement de grande envergure, il est absolument nécessaire de faire appliquer des codes et des réglementations en matière de construction pour les projets de développement dans les zones tampons et l’environnement général du bien. Il est par conséquent recommandé au Comité de demander d’être tenu informé de ces problèmes essentiels.

Le rapport de l’État partie signale par ailleurs qu’une évaluation d’impact sur le patrimoine (EIP) a été réalisée par une équipe de l’Université de Bamiyan pour le projet de « Centre culturel et musée de Bamiyan ». Toutefois, la portée et les objectifs de cette étude doivent être clairement définis afin de prendre en considération l’impact que l’environnement du projet est susceptible d’avoir sur la VUE du bien.

Enfin, des améliorations de la sécurité du site doivent être notées et accueillies avec satisfaction. En 2015, le Ministère de l’information et de la culture, en coopération avec le Bureau de l’UNESCO à Kaboul, a déployé une équipe de huit gardiens sur chacune des composantes du bien en série afin de contrôler l’accès illégal ou non autorisé au site. En outre, le Ministère de l’intérieur a déployé une équipe de policiers en charge de la protection des biens culturels qui est parvenue à arrêter efficacement le trafic illicite et l’accès non autorisé au bien du patrimoine mondial. La restauration de la sécurité du site est une condition préalable à la mise en œuvre pleine et entière des mesures correctives et la sauvegarde de la VUE du bien. Il est recommandé au Comité d’accueillir avec satisfaction cette importante mesure en faveur de la mise en œuvre des mesures correctives.

En conclusion, bien que des développements positifs aient été observés dans la mise en œuvre des mesures correctives, il est regrettable que les travaux de conservation sur des domaines essentiels du bien, tels que la niche du bouddha ouest, n’aient pu se poursuivre. Il serait soutahitable qu‘une discussion approfondie soit organisée dès que possible entre l’État partie et les experts concernés afin d’établir un nouveau calendrier permettant le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril.

Enfin, il est essentiel que toute proposition de reconstruction de la niche du bouddha soit évaluée par rapport à la VUE du bien et étudiée par les Organisations consultatives, pour un examen par le Comité du patrimoine mondial, avant que les études détaillées de faisabilité technique ou financière ne soit entreprises.

Décisions adoptées par le Comité en 2016
40 COM 7A.26
Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan (Afghanistan) (C 208 rev)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/16/40.COM/7A.Add,
  2. Rappelant la décision 39 COM 7A.39, adoptée à sa 39e session (Bonn, 2015),
  3. Note avec satisfaction que le plan de gestion a été officiellement adopté et intégré dans le Schéma directeur de la ville de Bamiyan, un outil destiné à contrôler les pressions exercées par le développement, mais regrette qu’aucun rapport actualisé n’ait été soumis sur les modalités de fonctionnement de ces mécanismes, en particulier au regard des très fortes pressions exercées par le développement qui ont pu être observées récemment ;
  4. Prie instamment l’État partie de poursuivre la mise en œuvre vigilante du plan de gestion du bien du patrimoine mondial et du Schéma directeur de la ville de Bamiyan, et de faire appliquer des codes et réglementations en matière de construction pour les projets de développement dans les zones tampons du bien et dans les autres zones protégées au titre de la Loi afghane de 2004 sur la Pprotection des bBiens historiques et culturels ;
  5. Demande à l’État partie d’entreprendre une évaluation d’impact sur le patrimoine (EIP) du projetdu Centre culturel et musée de Bamiyan, conforme au Guide de l'ICOMOS pour les évaluations d'impact sur le patrimoine appliquées aux biens culturels du patrimoine mondial, après avoir défini avec précision la portée de cette étude eu égard à la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien ;
  6. Exprime sa préoccupation quant à l’état de conservation de certaines composantes du bien à propos desquelles ont été évoqués une grave détérioration et un danger imminent d’effondrement, et appelle la communauté internationale à accorder un soutien technique et financier non seulement à la Vallée de Bamiyan mais également aux autres composantes de ce bien en série telles que Shahri-Zohak, Kakrak et Shari Gholgholah, afin d’aider l’État partie à atteindre l’État souhaité de conservation pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) ;
  7. Note également le souhait de l’État partie de reconstruire partiellement au moins une des niches de Bouddha et que, dans le cadre du projet du Fonds-en-dépôt japonais, un colloque international doit être organisé à la fin de l’année pour discuter d’une possible reconstruction, et demande également à l’État partie d’échanger en amont sur le contenu de ce colloque avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives;
  8. Demande en outre à l’État partie de soumettre les conclusions du colloque et l’approche générale convenue quant à la reconstruction et la conservation du bien en lien avec la valeur universelle exceptionnelle, pour étude par les Organisations consultatives et examen par le Comité du patrimoine mondial, avant que toute étude détaillée, technique et financière de faisabilité ne soit entreprise pour un projet particulier de reconstruction ;
  9. Note également avec satisfaction les progrès accomplis par l’État partie, en coopération avec le Bureau de l’UNESCO à Kaboul, dans la sécurité du site et accueille avec satisfaction le déploiement, sur chaque composante du bien, de huit gardiens qui, en complément des policiers déployés par le Ministère de l’intérieur, ont efficacement arrêté le trafic illicite et accru la sécurité du site ;
  10. Prie aussi instamment l’État partie de revoir, en concertation avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, le calendrier de mise en œuvre des mesures correctives et de soumettre ce calendrier révisé au Centre du patrimoine mondial, pour examen par le Comité ;
  11. Demande par ailleurs à l’État partie d’élaborer et de mettre en œuvre, avec l’aide des bailleurs de fonds internationaux, un programme de renforcement des capacités destiné à consolider les capacités locales et nationales en matière de conservation et de gestion, avec notamment le développement des capacités des communautés locales dans le domaine de la sauvegarde du bien ;
  12. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2017, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017 ;
  13. Décide de maintenir Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan (Afghanistan) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
40 COM 8C.2
Mise a jour de la Liste du patrimoine mondial en péril (biens maintenus)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC/16/40.COM/7A, WHC/16/40.COM/7A.Add et WHC/16/40.COM/7A.Add.2),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :
  • Afghanistan, Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan (décision 40 COM 7A.26)
  • Afghanistan, Minaret et vestiges archéologiques de Djam (décision 40 COM 7A.27)
  • Belize, Réseau de réserves du récif de la barrière du Belize (décision 40 COM 7A.32)
  • Bolivie (État plurinational de), Ville de Potosí (décision 40 COM 7A.1)
  • Chili, Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura (décision 40 COM 7A.2)
  • Côte d'Ivoire, Parc national de la Comoé (décision 40 COM 7A.35)
  • Côte d'Ivoire / Guinée, Réserve naturelle intégrale du mont Nimba (décision 40 COM 7A.36)
  • Égypte, Abou Mena (décision 40 COM 7A.9)
  • États-Unis d'Amérique, Parc national des Everglades (décision 40 COM 7A.50)
  • Éthiopie, Parc national du Simien (décision 40 COM 7A.43)
  • Géorgie, Cathédrale de Bagrati et monastère de Ghélati (décision 40 COM 7A.28)
  • Honduras, Réserve de la Biosphère Río Plátano (décision 40 COM 7A.33)
  • Îles Salomon, Rennell Est (décision 40 COM 7A.49)
  • Indonésie, Patrimoine des forêts tropicales ombrophiles de Sumatra (décision 40 COM 7A.48)
  • Iraq, Assour (Qal'at Cherqat) (décision 40 COM 7A.10)
  • Iraq, Hatra (décision 40 COM 7A.11)
  • Iraq, Ville archéologique de Samarra (décision 40 COM 7A.12)
  • Vieille ville de Jérusalem et ses remparts (site proposé par la Jordanie) (décision 40 COM 7A.13)
  • Madagascar, Forêts humides de l’Atsinanana (décision 40 COM 7A.44)
  • Mali, Tombouctou (décision 40 COM 7A.6)
  • Mali, Tombeau des Askia (décision 40 COM 7A.7)
  • Niger, Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (décision 40 COM 7A.45)
  • Palestine, Lieu de naissance de Jésus : l’église de la Nativité et la route de pèlerinage, Bethléem (décision 40 COM 7A.14)
  • Palestine, Palestine : pays d’olives et de vignes – Paysage culturel du sud de Jérusalem, Battir (décision 40 COM 7A.15)
  • Panama, Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo – San Lorenzo (décision 40 COM 7A.3)
  • Pérou, Zone archéologique de Chan Chan (décision 40 COM 7A.4)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville d'Alep (décision 40 COM 7A.16)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville de Bosra (décision 40 COM 7A.17)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville de Damas (décision 40 COM 7A.18)
  • République arabe syrienne, Villages antiques du Nord de la Syrie (décision 40 COM 7A.19)
  • République arabe syrienne, Crac des Chevaliers et Qal’at Salah El-Din (décision 40 COM 7A.20)
  • République arabe syrienne, Site de Palmyre (décision 40 COM 7A.21)
  • République centrafricaine, Parc national du Manovo-Gounda St Floris (décision 40 COM 7A.34)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Garamba (décision 40 COM 7A.37)
  • République démocratique du Congo, Parc national de Kahuzi-Biega (décision 40 COM 7A.38)
  • République démocratique du Congo, Réserve de faune à okapis (décision 40 COM 7A.39)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Salonga (décision 40 COM 7A.40)
  • République démocratique du Congo, Parc national des Virunga (décision 40 COM 7A.41)
  • République-Unie de Tanzanie, Réserve de gibier de Selous (décision 40 COM 7A.47)
  • Sénégal, Parc national du Niokolo-Koba (décision 40 COM 7A.46)
  • Serbie, Monuments médiévaux au Kosovo (décision 40 COM 7A.30)
  • Ouganda, Tombes des rois du Buganda à Kasubi (décision 40 COM 7A.8)
  • Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, Liverpool – Port marchand (décision 40 COM 7A.31)
  • Venezuela (République bolivarienne du), Coro et son port (décision 40 COM 7A.5)
  • Yémen, Ville historique de Zabid (décision 40 COM 7A.23)
  • Yémen, Vieille ville de Sana’a (décision 40 COM 7A.24)
  • Yémen, Ancienne ville de Shibam et son mur d'enceinte (décision 40 COM 7A.25).
Projet de décision : 40 COM 7A.26

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/16/40.COM/7A.Add,
  2. Rappelant la décision 39 COM 7A.39, adoptée à sa 39e session (Bonn, 2015),
  3. Note avec satisfaction que le plan de gestion a été officiellement adopté et intégré dans le Schéma directeur de la ville de Bamiyan, un outil destiné à contrôler les pressions exercées par le développement, mais regrette qu’aucun rapport actualisé n’ait été soumis sur les modalités de fonctionnement de ces mécanismes, en particulier au regard des très fortes pressions exercées par le développement qui ont pu être observées récemment ;
  4. Prie instamment l’État partie de poursuivre la mise en œuvre vigilante du plan de gestion du bien du patrimoine mondial et du Schéma directeur de la ville de Bamiyan, et de faire appliquer des codes et réglementations en matière de construction pour les projets de développement dans les zones tampons du bien et dans les autres zones protégées au titre de la Loi afghane de 2004 sur la Pprotection des bBiens historiques et culturels ;
  5. Demande à l’État partie d’entreprendre une évaluation d’impact sur le patrimoine (EIP) du projetdu Centre culturel et musée de Bamyan, conforme au Guide de l'ICOMOS pour les évaluations d'impact sur le patrimoine appliquées aux biens culturels du patrimoine mondial, après avoir défini avec précision la portée de cette étude eu égard à la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien ;
  6. Exprime sa préoccupation quant à l’état de conservation de certaines composantes du bien à propos desquelles ont été évoqués une grave détérioration et un danger imminent d’effondrement, et appelle la communauté internationale à accorder un soutien technique et financier non seulement à la Vallée de Bamiyan mais également aux autres composantes de ce bien en série telles que Shahri-Zohak, Kakrak et Shari Gholgholah, afin d’aider l’État partie à atteindre l’État souhaité de conservation pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) ;
  7. Note également la volonté de l’État partie de reconstruire au moins une des niches des bouddhas et réitère sa demande auprès de l’État partie afin que, lors de la phase d’examen de tels travaux, toute proposition soit évaluée par rapport à la VUE du bien et sur la base d’une approche générale de conservation et de mise en valeur du bien partagée, et étudiée par les Organisations consultatives, pour examen par le Comité du patrimoine mondial, avant que les études détaillées de faisabilité technique ou financière ne soit entreprises ;
  8. Note également avec satisfaction les progrès accomplis par l’État partie, en coopération avec le Bureau de l’UNESCO à Kaboul, dans la sécurité du site et accueille avec satisfaction le déploiement, sur chaque composante du bien, de huit gardiens qui, en complément des policiers déployés par le Ministère de l’intérieur, ont efficacement arrêté le trafic illicite et accru la sécurité du site ;
  9. Prie aussi instamment l’État partie de revoir, en concertation avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, le calendrier de mise en œuvre des mesures correctives et de soumettre ce calendrier révisé au Centre du patrimoine mondial, pour examen par le Comité ;
  10. Demande également à l’État partie d’élaborer et de mettre en œuvre, avec l’aide des bailleurs de fonds internationaux, un programme de renforcement des capacités destiné à consolider les capacités locales et nationales en matière de conservation et de gestion, avec notamment le développement des capacités des communautés locales dans le domaine de la sauvegarde du bien ;
  11. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2017, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017 ;
  12. Décide de maintenir Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan (Afghanistan) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
Année du rapport : 2016
Afghanistan
Date d'inscription : 2003
Catégorie : Culturel
Critères : (i)(ii)(iii)(iv)(vi)
Liste en péril (dates) : 2003-présent
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2016) .pdf
arrow_circle_right 40COM (2016)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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