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Ouadi Qadisha ou Vallée sainte et forêt des cèdres de Dieu (Horsh Arz el-Rab)

Liban
Facteurs affectant le bien en 2015*
  • Activités illégales
  • Cadre juridique
  • Habitat
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Modification du régime des sols
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Vastes infrastructures et/ou installations touristiques / de loisirs
  • Élevage de bétail / pacage d’animaux domestiques
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Absence de cadre juridique et de plan de gestion d’ensemble 
  • Absence de mécanismes de coordination 
  • Constructions illicites et empiètement urbain 
  • Dégradation des peintures murales et des structures bâties 
  • Développement touristique incontrôlé et absence de gestion des visiteurs 
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2015
Demandes approuvées : 4 (de 1993-2004)
Montant total approuvé : 65 000 dollars E.U.
2004 Elaboration of the Management Plan for Ouadi Qadisha ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
2001 Installation of Plaques and Publication of Leaflets to ... (Approuvé)   2 500 dollars E.U.
1999 Restoration works in the site of Ouadi Quadisha and the ... (Approuvé)   35 000 dollars E.U.
1993 Financial contribution for the preparation of a ... (Approuvé)   7 500 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2015**

Juin 2003 : mission de suivi réactif du Centre du patrimoine mondial ; avril 2012 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial / ICOMOS.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2015

Le 2 février 2015, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation, qui est disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/850/documents/. Ce rapport reprend les recommandations du Comité à sa 38e session (Doha, 2014), lesquelles renvoient à leur tour aux principales recommandations de la mission 2012 :

  • Route pavée conduisant au monastère de Notre-Dame de Qannubin : un rapport de projet détaillé pour le projet d’une route d’accès au monastère de Notre-Dame de Qannubin, a été soumis pour examen. Il comprend des plans, des spécifications techniques et des profils détaillés. Le projet principal consiste à rectifier l’aménagement et le pavage d’une route d’accès à voie unique avec des aires de dépassement sur une distance de 4,5 km. La proposition de projet ne parle pas des éléments problématiques de l’avant-projet de 2011 comme le téléphérique et le village modèle. Mesures correctives autour de l’église Saint-Georges : une proposition d’aménagement paysager sera établie pour cet espace, mais aucune information n’a été donnée.
  • Gestion – actualisation du plan de gestion de 1998 : la structure de gestion de la vallée a été révisée par le Patriarcat maronite. La nouvelle structure est toujours présidée par un représentant du Patriarcat maronite. Elle est formée par les représentants des deux ordres religieux, libanais et mariamite, et les deux présidents de la fédération des municipalités de Bcharreh et Zghata. Toutefois, bien qu’un directeur et un bureau exécutif aient été assignés, la structure de gestion n’a pas les ressources financières lui permettant de fonctionner. Un plan de gestion sera envisagé dans un proche avenir. L’État partie note que faute d’une structure de gestion opérationnelle et de travaux de maintenance adéquate régulière, plusieurs monuments présentent des problèmes de conservation. Un plan d’action de gestion et de conservation, initié et financé par le Bureau régional de l’UNESCO à Beyrouth au titre du programme ordinaire de l’UNESCO, est en cours de préparation. Il consiste à améliorer la gestion du site, les bonnes pratiques dans la conservation du bien et à présenter des propositions de projets pilotes à mettre en œuvre dans la vallée ainsi que dans les villages.
  • Communautés locales : dans le cadre des études socio-économiques destinées à améliorer les conditions de vie des communautés dans et autour du bien, une étude a été commissionnée par le Ministère du Tourisme et sera menée en coopération avec l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA).
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2015

Un examen technique détaillé portant sur les améliorations envisagées pour la route d’accès au monastère de Notre-Dame de Qannubin a été soumis à l’État partie par l’ICOMOS. Il indique que l’harmonisation de la route proposée et du tronçon de la croix semble satisfaisante. Bien que le principe du pavage de la chaussée avec un revêtement en pierre naturelle soit acceptable, les pavés classiques suggérés lui donneraient un caractère urbain inapproprié pour son emplacement rural. Des suggestions ont été faites qui préconisent de nouvelles surfaces plus irrégulières pour que cette route soit convenablement intégrée dans son paysage sensible. Il est proposé de doter l’équipe de projet d’un architecte paysagiste ou d’autres spécialistes qui puissent donner des conseils sur les aspects visuels et l’environnement local. En outre, le projet devrait inclure des mesures de gestion afin de contrôler la vitesse et les types de véhicules autorisés et d’éviter de nouveaux développements adjacents à la route.

Les progrès accomplis pour définir un programme de conservation des sites par ordre de priorité sont appréciables et devraient être intégrés dans le plan d’action préparé en coopération avec le Bureau régional de l’UNESCO à Beyrouth.

Il est recommandé que le Comité se déclare préoccupé de ce que trois ans après la mission de suivi réactif de 2012, un très petit nombre de ses recommandations a été mis en œuvre, à savoir la nécessité de développer une structure de gestion active, le besoin d’élaborer des plans de conservation et de restauration, de gestion des visiteurs et de prévention des risques, le besoin d’assurer un financement approprié et la nécessité d’établir un inventaire détaillé des terrains et des édifices. Parmi les projets ponctuels recommandés par la mission figure la restauration des chapelles, des bâtiments en ruines, du canal couvert et des terrasses qui sont des attributs-clés de la valeur universelle exceptionnelle (VUE), ainsi que la création d’un projet agricole, la réparation et la restauration des terrasses et la gestion des déchets dans le cadre d’une approche de gestion proactive qui procurerait des avantages socio-économiques aux communautés locales.

Décisions adoptées par le Comité en 2015
39 COM 7B.55
Ouadi Qadisha ou Vallée sainte et forêt des cèdres de Dieu (Horsh Arz el-Rab) (Liban) (C 850)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 38 COM 7B.1, adoptée à sa 38e session (Doha, 2014),
  3. Encourage l’État partie à élaborer et mettre en œuvre le plan d’action pour la gestion et la conservation du bien, en collaboration avec le Bureau régional de l’UNESCO à Beyrouth et le Centre du patrimoine mondial, et à l’intégrer dans un programme de conservation aux priorités définies ;
  4. Note qu’un projet destiné à améliorer l’espace paysager autour de l’église Saint-Georges sera élaboré et demande à l’État partie de donner des précisions à ce sujet ;
  5. Note également qu’une étude socio-économique visant à améliorer les conditions de vie des communautés dans et autour du bien a été entreprise ;
  6. Prend note de la nouvelle structure de gestion, mais aussi du manque de ressources qui lui permettent de fonctionner ;
  7. Se déclare préoccupé de ce que trois ans après la mission de suivi réactif de 2012, un très petit nombre de ses recommandations sur la gestion et la conservation ont été traitées ;
  8. Prie instamment l’État partie de rendre opérationnelle la structure de gestion et d’actualiser le plan de gestion et, une fois le plan d’action en matière de conservation approuvé, de répondre aux besoins de conservation urgents du bien, notamment en ce qui concerne les chapelles, les édifices en ruines, les terrasses et le canal couvert ;
  9. Prie aussi instamment l’État partie de prendre en considération les autres recommandations de la mission de 2012, y compris les moyens d’améliorer le développement socio-économique de la vallée dans le cadre d’un plan de gestion durable et grâce à l’organisation d’un atelier avec le soutien du Centre du patrimoine mondial ;
  10. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017.
Projet de décision : 39 COM 7B.55

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 38 COM 7B.1, adoptée à sa 38e session (Doha, 2014),
  3. Encourage l’État partie à élaborer et mettre en œuvre le plan d’action pour la gestion et la conservation du bien, en collaboration avec le Bureau régional de l’UNESCO à Beyrouth et le Centre du patrimoine mondial, et à l’intégrer dans un programme de conservation aux priorités définies ;
  4. Note qu’un projet destiné à améliorer l’espace paysager autour de l’église Saint-Georges sera élaboré et demande à l’État partie de donner des précisions à ce sujet ;
  5. Note également qu’une étude socio-économique visant à améliorer les conditions de vie des communautés dans et autour du bien a été entreprise ;
  6. Prend note de la nouvelle structure de gestion, mais aussi du manque de ressources qui lui permettent de fonctionner ;
  7. Se déclare préoccupé de ce que trois ans après la mission de suivi réactif de 2012, un très petit nombre de ses recommandations sur la gestion et la conservation ont été traitées ;
  8. Prie instamment l’État partie de rendre opérationnelle la structure de gestion et d’actualiser le plan de gestion et, une fois le plan d’action en matière de conservation approuvé, de répondre aux besoins de conservation urgents du bien, notamment en ce qui concerne les chapelles, les édifices en ruines, les terrasses et le canal couvert ;
  9. Prie aussi instamment l’État partie de prendre en considération les autres recommandations de la mission de 2012, y compris les moyens d’améliorer le développement socio-économique de la vallée dans le cadre d’un plan de gestion durable et grâce à l’organisation d’un atelier avec le soutien du Centre du patrimoine mondial ;
  10. Demande également à l’Etat partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017.
Année du rapport : 2015
Liban
Date d'inscription : 1998
Catégorie : Culturel
Critères : (iii)(iv)
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2015) .pdf
arrow_circle_right 39COM (2015)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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