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Ville historique de Grand-Bassam

Côte d'Ivoire
Facteurs affectant le bien en 2015*
  • Eau (pluie/nappe phréatique)
  • Erosion et envasement / dépôt
  • Habitat
  • Ressources humaines
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Lors de l’inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en 2012, le Comité avait demandé à l’Etat partie de :

  • Préciser les limites du bien pour les parties terrestres en suivant les limites cadastrales
  • Etendre les limites de la zone tampon unifiée au niveau du quartier du Petit Paris et du phare 
  • Clarifier la situation de la propriété foncière (village N’zima, lots fonciers non assortis d’un titre de propriété) 
  • Inscrire tous les « bâtiments d’intérêt patrimonial » du bien sur la Liste du patrimoine culturel national 
  • Définir des indicateurs opérationnels de suivi correspondant à des actions précises, périodiques et quantifiées 
  • Renforcer et préciser les moyens humains permanents du Comité local et/ou de la Maison du patrimoine 
  • Confirmer le rôle suspensif des avis de la Maison du patrimoine dans le fonctionnement de la Commission des permis de construire de Grand-Bassam, à des fins de conservation du bien 
  • Renforcer la dimension pratique et opérationnelle du Plan de conservation et de gestion du bien 
  • Confirmer les mesures d’encouragement pour la restauration et la conservation des bâtiments privés 
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2015

Montant total accordé: 32 634 dollars EU de la Convention France-UNESCO 

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2015
Demandes approuvées : 1 (de 2015-2015)
Montant total approuvé : 5 000 dollars E.U.
2015 Atelier d’information et de sensibilisation sur le ... (Approuvé)   5 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2015**

2013 et 2014 : Mission d’assistance technique dans le cadre de l’accord de coopération France-UNESCO en 2013 sur la gestion du bien et en 2014 sur la restauration de l’ancien Palais de Justice; Mission d’assistance technique dans le cadre du projet AfriCAP2016 financé par l'Union Européenne dans le cadre du programme ACP Cultures+.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2015

Le 29 janvier 2015, en réponse aux décisions 36 COM 8B.17 et 37 COM 7B.37, l’Etat partie a envoyé un rapport sur l’état de conservation du bien, disponible sur https://whc.unesco.org/fr/list/1322/documents/ et qui fait état des progrès suivants :

  • Une carte au 1/4000e, présentant la délimitation du bien et de la nouvelle zone tampon étendue au-delà du phare, a été élaborée et fournie en deux exemplaires ;
  • La liste détaillée des 18 membres du Comité Local de Gestion, créé en 2012, et des 13 membres de la Maison du patrimoine a été fournie ;
  • Le caractère suspensif du permis de construire a été confirmé ;
  • Des mécanismes de suivi, de contrôle et d’entretien des édifices anciens ont été mis en place ;
  • Une étude préalable s’appuyant sur les archives et la collecte de témoignages a été réalisée ;
  • Une carte des zones à replanter a été établie et une première opération de plantations d’arbres a été réalisée en décembre 2014 par la Mairie et la Maison du patrimoine ;
  • Des indicateurs de suivi de la conservation du bien ont été définis ;
  • Des mécanismes de suivi, de contrôle et d’entretien des édifices anciens, et du réseau viaire ont été mis en place et des savoir-faire traditionnels ont été mobilisés pour gérer le plan d’eau de la lagune ;
  • Des opérations de restauration ont été réalisées ; des diagnostics sont en cours pour l’ancien Palais de Justice ;
  • Des actions sont menées en vue de l’ouverture de l’embouchure du fleuve, dont la fermeture a eu des conséquences socio-économiques et environnementales sérieuses ;
  • Un inventaire architectural et urbain a été lancé pour aider à la conservation et la Maison du patrimoine est en train de réaliser un guide de bonnes pratiques pour aider à l’application du plan de sauvegarde ;
  • Une liste des points forts et des points faibles qui restent à traiter a été dressée. La question des ressources financières pour la restauration des édifices publics et privés se pose toujours, ainsi que celles des ressources de la Maison du patrimoine.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2015

Il convient de noter la qualité du rapport soumis par l’Etat partie, dans lequel il réaffirme son engagement total envers la conservation et la valorisation du bien du patrimoine mondial. Son contenu très détaillé et précis apporte des informations concrètes sur les actions entreprises et en cours, prévues dans le Plan d’action élaboré à la suite de l’inscription, et celles qui restent à mettre en œuvre, ainsi que sur le fonctionnement des institutions, les coopérations et partenariats développés. Il fournit un tableau détaillé de l’avancement des mesures prises et des actions mises en œuvre.

Ce rapport et ceux des missions d’assistance technique soulignent la mise en place de différentes initiatives et projets pour élaborer les outils de conservation et gestion nécessaires et il convient d’encourager l’Etat partie à finaliser ces outils, notamment l’inventaire, le plan de sauvegarde et l’identification des titres fonciers.

Ces rapports font état de plusieurs coopérations bilatérales et multilatérales pour la mise en valeur et la conservation du bien, et l’Etat partie doit être encouragé à poursuivre ces initiatives qui permettent plus particulièrement de renforcer les compétences en matière de gestion et conservation, le cadre réglementaire et institutionnel.

Il est également souligné la nécessité de renforcer le rôle et les ressources de la Maison du patrimoine, sa capacité d’action et d’assurer la formation de son personnel, particulièrement en matière de conservation urbaine. Afin de permettre à cette Maison de remplir ses missions, il convient d’identifier des sources de financement et de mettre en place des mécanismes administratifs et financiers pour collecter des fonds.

L’analyse des rapports techniques et celui de l’Etat partie montre un manque d’architectes et d’urbanistes du patrimoine, tant à la Maison du patrimoine que dans le Comité local de gestion ou la Commission des permis de construire, et dans les services municipaux. Ce problème est en partie compensé par l’appui de la coopération internationale (Convention France-UNESCO, projet AfriCAP2016) mais il demeure un enjeu majeur à long terme pour assurer l’efficacité des mécanismes de sauvegarde et de gestion. Il convient de poursuivre la mise en place de formations spécialisées, à court et long terme, d’architectes et d’urbanistes du patrimoine et d’artisans qualifiés en restauration au niveau local, national et régional, tel qu’indiqué dans le plan d’action de la Maison du patrimoine annexé au rapport de l’Etat partie. Il convient également, dans une perspective à moyen et long terme, d’associer conservation urbaine de Grand Bassam et développement urbain de la Ville, en s’appuyant sur l’approche centrée sur le paysage urbain historique, afin de développer une planification à grande échelle pour accompagner et contrôler l’urbanisation de manière intégrée.

En vue d’assurer la conservation des caractéristiques urbaines du bien, il convient de poursuivre les efforts en cours pour développer la recherche historique et la mise au point d’une documentation spécifique sur l’histoire architecturale et urbaine de Grand Bassam, pour élaborer des outils de planification intégrés et des documents d’urbanisme à petite et grande échelle pour prévenir les ruptures de gabarits, les mitages et tout autre développement urbain de nature à porter atteinte à la Valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien. Cela suppose de poursuivre et renforcer la concertation entre les parties prenantes. Il importe aussi d’étudier la mise en cohérence du plan de sauvegarde du bien avec un plan d’urbanisme à plus grande échelle pour gérer le développement des quartiers périphériques et des grands équipements, pour faire le lien avec le schéma directeur du Grand Abidjan et pour prendre en compte les questions d’assainissement, de gestion des déchets, de réseau viaire. Selon les résultats de ces analyses, les limites de la zone tampon seront à reconsidérer.

Les rapports font état des efforts entrepris pour conduire des actions de restauration, de remise en état du paysage urbain (rétablissement des alignements d’arbre) et de gestion de la lagune. Il convient d’encourager ces initiatives mises en œuvre avec différents partenaires.

Concernant la restauration des édifices remarquables, notamment de l’ancien Palais de Justice, l’Etat partie doit être encouragé à poursuivre ces opérations et à favoriser la formation professionnelle in situ. Pour l’ancien Palais de justice, les rapports recommandent des actions concrètes et urgentes concernant les étapes de la restauration (protection et étaiement, documentation et diagnostic,…) et d’une réflexion préalable sur l’usage et le réemploi de l’édifice.

Décisions adoptées par le Comité en 2015
39 COM 7B.38
Ville historique de Grand-Bassam (Côte d’Ivoire) (C 1322rev)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7B,
  2. Rappelant les décisions 36 COM 8B.17 et 37 COM7B.37, adoptées respectivement à sa 36e (Saint-Pétersbourg, 2012) et sa 37e (Phnom Penh, 2013) sessions,
  3. Félicite l'État partie pour la mise en œuvre de la plupart des points soulevés dans les décisions 36 COM 8B.17 et 37 COM 7B.37, et pour les différentes coopérations développées au niveau national entre les parties prenantes, et aux niveaux international bilatéral et multilatéral ;
  4. Prend note de l’extension des limites de la zone tampon et encourage l'État partie à poursuivre la réflexion sur la révision des limites de cette zone;
  5. Prend note avec satisfaction des efforts de l'État partie pour la mise en place de la Maison du patrimoine et le développement des outils de conservation et de gestion quotidienne du patrimoine architectural, urbain et paysager et des opérations de restauration et de surveillance des menaces naturelles ;
  6. Demande à l’État partie de mettre en œuvre les actions spécifiques, demandées par les décisions 36 COM 8B.17 et 37 COM 7B.37 et reflétées dans le Plan d’action, permettant de renforcer la protection et la conservation du bien et portant sur les thématiques suivantes :
    1. Conservation urbaine, planification et développement urbain intégré, prenant en compte le paysage urbain historique et la documentation archivistique,
    2. Formation et renforcement des compétences en conservation architecturale, urbaine et paysagère au niveau local et national,
    3. Renforcement des ressources financières et des capacités techniques et administratives de la Maison du patrimoine pour collecter des fonds et mettre en œuvre des activités,
    4. Application de mesures d’urgence et restauration conforme de l’ancien Palais de Justice ;
  7. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017.
Projet de décision : 39 COM 7B.38

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7B,
  2. Rappelant les décisions 36 COM 8B.17 et 37 COM7B.37, adoptées respectivement à sa 36e (Saint-Pétersbourg, 2012) et sa 37e (Phnom Penh, 2013) sessions,
  3. Félicite l'Etat partie pour la mise en œuvre de la plupart des points soulevés dans les décisions 36 COM 8B.17 et 37 COM7B.37, et pour les différentes coopérations développées au niveau national entre les parties prenantes, et aux niveaux international bilatéral et multilatéral ;
  4. Prend note de l’extension des limites de la zone tampon et encourage l'Etat partie à poursuivre la réflexion sur la révision des limites de cette zone;
  5. Prend note avec satisfaction des efforts de l'Etat partie pour la mise en place de la Maison du patrimoine et le développement des outils de conservation et de gestion quotidienne du patrimoine architectural, urbain et paysager et des opérations de restauration et de surveillance des menaces naturelles ;
  6. Demande à l’Etat partie de mettre en œuvre les actions spécifiques, demandées par les décisions 36 COM 8B.17 et 37 COM 7B.37 et reflétées dans le Plan d’action, permettant de renforcer la protection et la conservation du bien et portant sur les thématiques suivantes :
    1. Conservation urbaine, planification et développement urbain intégré, prenant en compte le paysage urbain historique et la documentation archivistique,
    2. Formation et renforcement des compétences en conservation architecturale, urbaine et paysagère au niveau local et national,
    3. Renforcement des ressources financières et des capacités techniques et administratives de la Maison du patrimoine pour collecter des fonds et mettre en œuvre des activités,
    4. Application de mesures d’urgence et restauration conforme de l’ancien Palais de Justice ;
  7. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017.
Année du rapport : 2015
Côte d'Ivoire
Date d'inscription : 2012
Catégorie : Culturel
Critères : (iii)(iv)
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2015) .pdf
arrow_circle_right 39COM (2015)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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