Faites une recherche à travers les informations du Centre du patrimoine mondial.

Government of Mali and UNESCO move to protect Timbuktu and other heritage sites in the north of Mali

jeudi 24 mai 2012
access_time Lecture 0 min.
© UNESCO | Francesco Bandarin

The Government of Mali and UNESCO have defined measures to safeguard World Heritage Properties in the north of Mali, including the fabled city of Timbuktu, following reports of wilful damage to mausoleums in the World Heritage site.

UNESCO’s Assistant Director-General for Africa, Lalla Aicha Ben Barka, travelled to Bamako (18 – 20 May) and met senior government officials including Prime Minister Cheick Modibo Diarra, who is also a UNESCO Goodwill Ambassador. She was accompanied by Kishore Rao, Director of UNESCO’s World Heritage Centre, Juma Shabani, head of UNESCO’s Office in Mali, and Lazare Eloundou Assomo, Chief of the World Heritage Centre’s Africa Desk.

Mali and UNESCO agreed to take the following steps to preserve the country’s cultural heritage:

  1. Mali is to finalize its accession to the 1999 Second Protocol to the Hague Convention of 1954 for the Protection of Cultural Property in the Event of Armed Conflict to enable it to submit requests for the granting of enhanced protection to cultural properties that are of the greatest importance to humanity.
  2. The government of Mali will request the inscription of the two World Heritage sites of Timbuktu and the Tomb of Askia on the List of World Heritage in Danger by the World Heritage Committee during its forthcoming session (24 June to 6 July).
  3. Mali has furthermore undertaken to draft an exhaustive report concerning priority measures to preserve Mali’s World Heritage sites, in line with international heritage conventions. Mali is also to request technical and financial assistance from UNESCO and the international community.

UNESCO for its part is to:

  1. Present the World Heritage Committee with a detailed report on the state of conservation of World Heritage sites in Mali, notably Timbuktu and the Tomb of Askia during its next meeting. The report is also to include measures taking by the Government of Mali to safeguard these sites.
  2.  Assist the Government of Mali in reinforcing protection of all its cultural properties which are essential for the preservation of Malian culture, described by the Government as both “rich and tolerant, and part of the heritage of humanity.”
  3. Raise awareness in Mali’s neighbouring countries and among members of the international community of the situation to help fight the illicit trade in cultural artefacts.
  4. Work in close cooperation with all U.N. organizations engaged in humanitarian action in Mali to ensure the safeguarding of the country’s cultural property.

At the end of UNESCO’s mission to Mali, the country’s Culture Minister Diallo Fadima Touré declared that “UNESCO’s mission, which has led to the development of the first emergency measures to safeguard the World Heritage sites of Mali, is the first cultural response to the crisis in the north of country.”

The mission followed the declaration by UNESCO’s Director-General, Irina Bokova, that UNESCO stands ready to assist Mali preserve its cultural heritage. In a press statement on 5 April, Ms Bokova stressed that “Timbuktu’s outstanding earthen architectural wonders that are the great mosques of Djingareyber, Sankore and Sidi Yahia, must be safeguarded. Along with the site’s 16 cemeteries and mausolea, they are essential to the preservation of the identity of the people of Mali and of our universal heritage,” the Director-General added.

jeudi 24 mai 2012
access_time Lecture 0 min.
Autres actualités (14)
États parties (1)
Régions (1)
Afrique
Biens du patrimoine mondial (1)
Décisions (1)
Code : 36COM 7B.106

Le Comité du patrimoine mondial,

1.   Ayant examiné le document WHC-12/36.COM/7B.Add,

2.   Félicite l’État partie pour avoir immédiatement exprimé son inquiétude face à l’aggravation des menaces sur les biens du patrimoine culturel mondial, en particulier ceux de Tombouctou et du Tombeau des Askia, et pour avoir sollicité l’aide de l’UNESCO pour que des dispositions soient prises pour anticiper sur une aggravation de la situation dans le futur ;

3.   Remercie la Directrice générale de l’UNESCO d’avoir dépêché une mission au Mali pour envisager avec l’État partie les mesures d’urgence à prendre pour assurer la préservation des biens du patrimoine mondial du Mali et prend note du rapport sur l’état de conservation des biens du patrimoine mondial du Mali menacés par le conflit armé dans la région nord du Mali ;

4.   Exprime sa vive préoccupation sur la situation de conflit armé dans la région nord du Mali et sur l’aggravation de menaces sur les biens du patrimoine mondial, suite à la dégradation de mausolées à Tombouctou, et aux menaces qui pèsent sur la conservation de la valeur universelle exceptionnelle du Tombeau des Askia ;

5.   Considère que les conditions optimales ne sont plus réunies pour assurer la préservation de la valeur universelle exceptionnelle des biens de Tombouctou et du Tombeau des Askia, et qu’ils sont menacés par un danger prouvé, précis et imminent, conformément au paragraphe 179 des Orientations ;

6.   Décide d’inscrire Tombouctou (Mali) sur la Liste du patrimoine mondial en péril ;

7.   Décide également d’inscrire le Tombeau des Askia (Mali) sur la Liste du patrimoine mondial en péril;

8.   Demande au Centre du patrimoine mondial et à l’ICOMOS de préparer en consultation avec l’Etat partie, l’ensemble des mesures correctives, ainsi qu’un état de conservation souhaité pour le retrait de la Liste du patrimoine mondial en péril, une fois que le retour à la stabilité sera effectif dans la région nord du Mali ;

9.   Lance un appel aux États parties frontaliers du Mali (Algérie, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mauritanie, Niger, Sénégal) pour qu’ils coopèrent à l’élaboration d’une stratégie conjointe de préservation des biens du patrimoine mondial du Mali et pour lutter contre le trafic illicite d’objets culturels, en particulier ceux qui sont liés à ces biens ;

10.  Lance également un appel à l’Union Africaine et à la CEDEAO afin de faire en sorte que toutes les mesures nécessaires puissent être prises pour protéger le patrimoine culturel situé dans la région nord du Mali et à la communauté internationale, afin qu’elle apporte son appui technique et financier pour assurer la protection renforcée des biens du patrimoine mondial au Mali ;

11.  Encourage l’État partie à solliciter une assistance financière d’urgence auprès du Fonds du patrimoine mondial, afin de mettre en œuvre les actions prioritaires identifiées lors de la mission de l’UNESCO, et demande  également au Centre du patrimoine mondial, à l’ICOMOS et à l’ICCROM de l’assister dans cette optique ;

12.  Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2013, un rapport détaillé sur l’état de conservation des biens du patrimoine mondial au Mali, et plus particulièrement sur les progrès réalisés en vue de la préservation de leur valeur universelle exceptionnelle, pour examen par le Comité du patrimoine mondial lors de sa 37e session en 2013.

En savoir plus sur la décision
top