Faites une recherche à travers les informations du Centre du patrimoine mondial.

Ouverture du Comité du patrimoine mondial à Manama (Bahreïn)

lundi 25 juin 2018
access_time Lecture 4 min.
Le fort Bu Maher, site du Patrimoine mondial Activités perlières, témoignage d’une économie insulaire (Bahreïn). © BACA | BACA

La cérémonie d’ouverture de la 42e session du Comité du patrimoine mondial s’est tenue hier au Théâtre national de Bahreïn, en présence du prince héritier, Salman bin Hamad al-Khalifa. Elle marque le début des travaux du Comité qui se poursuivront jusqu’au 4 juillet.

Plusieurs centaines de personnes ont pris part à cette cérémonie ouverte par la Présidente de l’Autorité bahreïnie pour la culture et les antiquités, Sheikha Mai Bint Mohammed Al-Khalifa, la Présidente de la 42e session du Comité du patrimoine mondial, Sheikha Haya Bint Rashed Al-Khalifa, la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay et le Président du Conseil exécutif, Lee Byong-hyun.

« Les attentes concernant cette session sont élevées et nous devons saisir cette occasion pour renforcer le travail commun en faveur de la préservation du patrimoine culturel », a déclaré Sheikha Haya Bint Rashed Al-Khalifa.

« Bahreïn a fait du patrimoine un outil pour l'éducation des jeunes », s'est félicitée Sheikha Mai Bint Mohammed Al-Khalifa qui a rappelé que son pays compte deux sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial - Qal’at al-Bahreïn – ancien port et capitale de Dilmun et Activités perlières, témoignage d’une économie insulaire- et qu’il préside pour la deuxième fois le Comité.

« Il est significatif que cette année le Comité se tienne dans un pays arabe », a déclaré la Directrice générale en rappelant qu'à l'origine de la Convention de 1972 concernant la protection du patrimoine mondial, se trouvent les campagnes menées pour préserver les sites d'Abou Simbel et Philae, en Egypte.

« L’idée de patrimoine mondial est devenue une norme universelle », a-t-elle encore observé tout en soulignant que les sites sont aujourd'hui exposés à de nombreuses menaces telles que les conflits armés, le trafic illicite, l'urbanisation rapide ou le changement climatique. « Dans la seule région arabe, sur les 82 sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, 17 figurent sur la Liste du patrimoine mondial en péril », a-t-elle relevé en rappelant que les sites du patrimoine mondial ne sont pas les seuls affectés.

« Ainsi en Iraq, une centaine de sites culturels ont été détruits, pour beaucoup à Mossoul ou dans la région […] En février dernier, l'UNESCO a lancé une initiative pour « Faire revivre l'esprit de Mossoul » en partenariat avec les autorités iraquiennes ».

« La Convention du patrimoine mondial, l’instrument normatif qui bénéficie de la plus large reconnaissance internationale, illustre de manière remarquable ce que les nations peuvent accomplir par l’éducation, la science et la culture grâce à un effort commun », a déclaré pour sa part Lee Byong-hyun.

Au cours de cette session, le Comité examinera 29 propositions d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial. Les évaluations des organisations consultatives concernant les propositions d’inscription sont disponibles en ligne.

Le Comité examinera également l’état de conservation de 157 sites déjà inscrits sur la Liste dont 54 qui figurent sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Le site suivant sera examiné en vue de son retrait de la Liste du patrimoine mondial :

Les sites proposés pour inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril sont :

Le site suivant sera examiné en vue de son retrait de la Liste du patrimoine mondial en péril :

Les propositions d’inscription (à partir du 29 juin dans l’après-midi) qui seront examinées sont les suivantes :

Sites naturels :

  • Montagnes de Barberton Makhonjwa (Afrique du Sud)
  • Fanjingshan (Chine)
  • Haut lieu tectonique Chaîne des Puys - faille de Limagne (France)
  • Aire protégée d’Arasbaran (République islamique d’Iran)
  • Vallée de la rivière Bikine [extension de « Sikhote-Aline centrale », inscrit en 2001] (Fédération de Russie)

Sites mixtes :

  • Pimachiowin Aki (Canada)
  • Parc national de Chiribiquete – « La Maloca du jaguar » (Colombie)
  • Vallée de Tehuacán-Cuicatlán : habitat originel de Méso-Amérique (Mexique)

Sites culturels :

  • Paysage archéologique frontalier de Hedeby et du Danevirke (Allemagne)
  • Cathédrale de Naumburg (Allemagne)
  • Oasis d’Al-Ahsa, un paysage culturel en évolution (Arabie saoudite)
  • Les sites funéraires et mémoriels de la Première Guerre mondiale—Front Ouest (Belgique / France)
  • Colonies de bienfaisance (Belgique / Pays-Bas)
  • Monuments et sites historiques de l’ancienne Quanzhou—Zayton (Chine)
  • Aasivissuit-Nipisat. Terres de chasse inuites entre mer et glace (Danemark)
  • Khor Dubaï, un port marchand traditionnel (Émirats arabes unis)
  • Ville califale de Medina Azahara (Espagne)
  • Ensemble urbain historique de Nîmes (France)
  • Ensemble victorien et Art déco de Mumbai (Inde)
  • Paysage archéologique sassanide de la région du Fars (République islamique d’Iran)
  • Ivrée, cité industrielle du XXe siècle (Italie)
  • Les collines du Prosecco de Conegliano et Valdobbiadene (Italie)
  • Sites chrétiens cachés de la région de Nagasaki (Japon)
  • Site Archéologique de Thimlich Ohinga (Kenya)
  • Cité ancienne de Qalhât (Oman)
  • Sansa, monastères bouddhistes de montagne en Corée (République de Corée)
  • Paysage minier de Roșia Montană (Roumanie)
  • Žatec – la ville des houblons (Tchéquie)
  • Göbekli Tepe (Turquie)

Retransmission en direct : https://whc.unesco.org/fr/sessions/42com/
lundi 25 juin 2018
access_time Lecture 4 min.
Réunions statutaires (1)
top