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Lumbini, lieu de naissance du Bouddha

Népal
Facteurs affectant le bien en 2021*
  • Activités de gestion
  • Cadre juridique
  • Développement commercial
  • Habitat
  • Pollution atmosphérique
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Utilisations et associations rituelles/spirituelles/religieuses
  • Zones industrielles
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Systèmes de gestion/Plan de gestion
  • Activités de gestion
  • Cadre juridique
  • Utilisations et associations rituelles/spirituelles/religieuses
  • Développement commercial (impact de la nouvelle structure du Temple Maya Devi construit en 2002 sur les vestiges archéologiques ainsi que sur l’intégrité visuelle du bien) 
  • Installations d'interprétation pour les visiteurs
  • Pollution atmosphérique
  • Habitat
  • Zones industrielles
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2021

Montant total accordé au bien : 7 200 dollars EU du Fonds-en-dépôt UNESCO/Italie en 2006 ; 49,376 EUR et 105 000 dollars EU de l’Alliance de protection du patrimoine culturel asiatique de 2008 à 2020 ; 2 319 220 dollars EU du Fonds-en-dépôt UNESCO/Japon pour 2009-2021

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2021
Demandes approuvées : 3 (de 2000-2007)
Montant total approuvé : 70 000 dollars E.U.
2007 Development of an Integrated Management Plan for the ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
2001 Brick Conservation of the Alcove Remains of the Maya ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
2000 Support for the Organization of an International ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2021

Le 1er décembre 2020, l’État Partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien, disponible à  http://whc.unesco.org/fr/list/666/documents/, qui communique les informations suivantes en réponse aux précédentes demandes du Comité :

  • Le cadre de gestion intégré (CGI), préparé dans le cadre du projet du Fonds-en-dépôt UNESCO/Japon, a été finalisé, accepté par les agences gouvernementales concernées et transmis au Cabinet national pour adoption finale par le Gouvernement du Népal. Le projet final de CGI a été annexé au rapport de l'État partie ;
  • Une série de petites structures ont été érigées sur le territoire du bien, notamment un poste de sécurité en bois et une plate-forme de méditation. Un sentier en blocs de béton amovibles a été construit dans la zone tampon et certaines zones ont été mises à disposition pour des activités religieuses spécifiques, telles que le chant du Tripitaka, l'ordination des novices et des pujas spéciales. Les travaux du projet de cimenterie Shree Ram à proximité du bien ont été interrompus et ne devraient pas reprendre ;
  • Le Fonds pour le développement de Lumbini (Lumbini Development Trust) a organisé une discussion initiale pour la mise en œuvre éventuelle du plan directeur de « Lumbini, Ville mondiale de la paix » qui a été approuvé par le Gouvernement du Népal. Les gestionnaires du site se sont engagés à réaliser des évaluations complètes d'impact sur le patrimoine (EIP) avant de mettre en œuvre tout projet d'aménagement et de développement de grande envergure dans le cadre de ce plan. Le plan directeur de « Lumbini, Ville mondiale de la paix » a été annexé au rapport de l'État partie ;
  • La salle de méditation bouddhiste d'une capacité de 5 000 personnes, située dans la zone du plan directeur de Lumbini Kenzo Tange, à proximité du bien, est à un stade avancé de construction. Une EIP, réalisée après le début des travaux, a conclu qu'il n'y aurait pas d'impact significatif sur le bien, en raison de l'éloignement du projet. Cette EIP a été annexée au rapport de l'État partie. La salle de réunion temporaire, construite pour organiser les célébrations de l'International Buddha Jayanti et la Conférence bouddhiste internationale en 2018, sera supprimée une fois la construction de la salle internationale de conférence et de méditation bouddhiste achevée ;
  • Le Fonds pour le développement de Lumbini s'est engagé à élaborer une stratégie en faveur de la protection de la région du Grand Lumbini et de son cadre étendu, y compris Tilaurakot et Ramagrama. Un projet de plan conceptuel a été préparé pour les sites archéologiques du district de Kapilavastu et un atelier archéologique régional ainsi qu'une visite sur le terrain ont été organisés.
  • Le Comité a précédemment décidé qu'une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS était justifiée (Décision 43 COM 7B.71). Cependant, en raison de la pandémie de COVID-19, la mission n'a pas eu lieu.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2021

Bien que certains progrès aient été réalisés, il est regrettable que le CGI n’ait toujours pas été officiellement adopté par l’État Partie malgré les demandes répétées du Comité.

L’initiative « Lumbini, Ville mondiale de la paix » a été approuvée par le Gouvernement national avant que les détails et l’EIP du projet n’aient été soumis, malgré les dispositions du paragraphe 172 des Orientations. Compte tenu de l'envergure de ce projet, de la nature fragile du bien et de son utilisation comme lieu de pèlerinage depuis plus de 2 000 ans, les préoccupations précédemment exprimées quant aux impacts négatifs potentiels sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien demeurent. Ces préoccupations ne seront pas correctement dissipées en considérant l'impact de manière ad hoc, projet par projet. Une approche plus globale est nécessaire.

Le Centre du patrimoine mondial continue de recevoir des informations émanant de tiers exprimant des inquiétudes quant à de nouveaux projets d'aménagement et de développement sur le territoire ou à proximité du bien qui pourraient porter atteinte à sa VUE, notamment des projets dont le Comité n'a pas été préalablement informé malgré les dispositions du paragraphe 172 des Orientations. La soumission de la documentation, une fois les travaux de construction commencés ou lorsqu'un projet est déjà achevé, rend inexistante la capacité du Comité, du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives à dispenser des conseils techniques efficaces et porteurs d’effets.

De plus, certaines des activités menées à l'intérieur du bien et de sa zone tampon ne semblent pas avoir fait l'objet d'EIP préalables et ne font pas non plus référence à la carte des risques archéologiques du bien. C'est notamment le cas de la salle de méditation bouddhiste d'une capacité de 5 000 personnes, située dans la zone du plan directeur de Lumbini Kenzo Tange, à proximité du bien, qui est maintenant à un stade avancé de construction. Bien qu'une EIP ait été annexée au rapport de l'État partie, celle-ci n'a été préparée qu'après le début des travaux.

Malgré les assurances concernant l'engagement de l'État partie à protéger la région du Grand Lumbini (GLA) et son cadre étendu, l'État partie doit encore définir une stratégie claire comprenant des actions spécifiques pour protéger la GLA et son cadre, y compris, mais sans s'y limiter, Tilaurakot et Ramagrama, et pour réduire davantage l'activité industrielle à proximité du bien. Il convient de noter que les différentes phases du projet du Fonds-en-dépôt UNESCO/Japon pour la sauvegarde du bien ont progressé grâce à la recherche archéologique, au renforcement des capacités et aux activités de sensibilisation, ainsi qu'à un Comité scientifique international (CSI) établi dans le cadre du projet. Cependant, l'état de conservation du bien s'est détérioré. Il est donc recommandé que le Comité encourage l'État partie et les autres partenaires à adopter une approche globale pour concentrer leurs efforts, en priorité, sur la protection et la gestion du site sacré et pour atténuer la mise en péril ou le péril prouvé pour la VUE du bien et le cadre étendu.

Il conviendrait de demander à l'État partie d’inviter une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS, comme précédemment exprimé dans la Décision 43 COM 7B.71. Cette mission devrait évaluer l'état général de conservation du bien, examiner le CGI et toutes les études et propositions d'aménagement et de développement en cours et envisager à la fois l'approche stratégique de la GLA et les implications de l’initiative « Lumbini, Ville mondiale de la paix » au regard de la protection de la VUE du bien.

Décisions adoptées par le Comité en 2021
44 COM 7B.148
Lumbini, lieu de naissance du Bouddha (Népal) (C 666rev)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/7B,
  2. Rappelant la Décision 43 COM 7B.71, adoptée à sa 43e session (Bakou, 2019),
  3. Note la finalisation du cadre de gestion intégré (CGI) pour le bien, mais regrette que, malgré de multiples demandes, le CGI n'ait pas été officiellement adopté par l'État partie, et réitère donc sa demande urgente auprès de l'État partie afin qu’il adopte et mette en œuvre le CGI à titre prioritaire ;
  4. Note avec inquiétude que des activités d’aménagement et de développement continuent d'être entreprises à l'intérieur du bien et de sa zone tampon avant la notification et la soumission de la documentation au Centre du patrimoine mondial, et réitère également sa demande auprès de l'État partie afin qu’il mette en œuvre des évaluations d'impact sur le patrimoine (EIP) pour tout projet proposé, réalisées conformément au Guide de l'ICOMOS pour les évaluations d'impact sur le patrimoine appliquées aux biens du patrimoine mondial culturels (2011), avant d'entreprendre quelques travaux que ce soit à l'intérieur du bien ou dans les zones adjacentes identifiées comme ayant une importance archéologique potentielle, et qu’il soumette ces EIP et la documentation pertinente du projet au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives, conformément au paragraphe 172 des Orientations, dès que possible et avant de prendre toute décision qui serait difficilement réversible ;
  5. Exprime sa préoccupation constante quant à l’initiative « Lumbini, Ville mondiale de la paix » et ses impacts potentiels sur le bien, à la salle de méditation bouddhiste située dans la zone du plan directeur de Lumbini Kenzo Tange et au besoin d'une stratégie claire et de nouvelles actions concrètes pour protéger la région du Grand Lumbini et son cadre étendu, y compris, mais sans s'y limiter, Tilaurakot et Ramagrama, et pour réduire l'activité industrielle croissante à proximité du bien ;
  6. Prend note des différentes phases du projet du Fonds-en-dépôt UNESCO/Japon pour la sauvegarde du bien, en particulier des progrès réalisés dans la recherche archéologique, le renforcement des capacités et les activités de sensibilisation, ainsi que du Comité scientifique international (CSI) établi dans le cadre du projet, et encourage vivement l'État partie et les autres partenaires à adopter une approche globale pour concentrer leurs efforts, en priorité, sur la protection et la gestion du site sacré et pour atténuer la mise en péril ou le péril prouvé pour la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien et le cadre étendu ;
  7. Demande à l'État partie d'inviter une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS à se rendre sur le territoire du bien, comme demandé dans la Décision 43 COM 7B.71, afin d'évaluer son état général de conservation, d’examiner le CGI et toutes les études et propositions d’aménagement et de développement en cours, et d'envisager à la fois l'approche stratégique de la région du Grand Lumbini et les implications de l’initiative « Lumbini, Ville mondiale de la paix » au regard de la VUE du bien ;
  8. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2022, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 45e
Projet de décision : 44 COM 7B.148

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/7B,
  2. Rappelant la Décision 43 COM 7B.71, adoptée à sa 43e session (Bakou, 2019),
  3. Note la finalisation du cadre de gestion intégré (CGI) pour le bien, mais regrette que, malgré de multiples demandes, le CGI n'ait pas été officiellement adopté par l'État partie, et réitère donc sa demande urgente auprès de l'État partie afin qu’il adopte et mette en œuvre le CGI à titre prioritaire ;
  4. Note avec inquiétude que des activités d’aménagement et de développement continuent d'être entreprises à l'intérieur du bien et de sa zone tampon avant la notification et la soumission de la documentation au Centre du patrimoine mondial, et réitère également sa demande auprès de l'État partie afin qu’il mette en œuvre des évaluations d'impact sur le patrimoine (EIP) pour tout projet proposé, réalisées conformément au Guide de l'ICOMOS pour les évaluations d'impact sur le patrimoine appliquées aux biens du patrimoine mondial culturels (2011), avant d'entreprendre quelques travaux que ce soit à l'intérieur du bien ou dans les zones adjacentes identifiées comme ayant une importance archéologique potentielle, et qu’il soumette ces EIP et la documentation pertinente du projet au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives, conformément au paragraphe 172 des Orientations, dès que possible et avant de prendre toute décision qui serait difficilement réversible ;
  5. Exprime sa préoccupation constante quant à l’initiative « Lumbini, Ville mondiale de la paix » et ses impacts potentiels sur le bien, à la salle de méditation bouddhiste située dans la zone du plan directeur de Lumbini Kenzo Tange et au besoin d'une stratégie claire et de nouvelles actions concrètes pour protéger la région du Grand Lumbini et son cadre étendu, y compris, mais sans s'y limiter, Tilaurakot et Ramagrama, et pour réduire l'activité industrielle croissante à proximité du bien ;
  6. Prend note des différentes phases du projet du Fonds-en-dépôt UNESCO/Japon pour la sauvegarde du bien, en particulier des progrès réalisés dans la recherche archéologique, le renforcement des capacités et les activités de sensibilisation, ainsi que du Comité scientifique international (CSI) établi dans le cadre du projet, et encourage vivement l'État partie et les autres partenaires à adopter une approche globale pour concentrer leurs efforts, en priorité, sur la protection et la gestion du site sacré et pour atténuer la mise en péril ou le péril prouvé pour la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien et le cadre étendu ;
  7. Demande à l'État partie d'inviter une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS à se rendre sur le territoire du bien, comme demandé dans la Décision 43 COM 7B.71, afin d'évaluer son état général de conservation, d’examiner le CGI et toutes les études et propositions d’aménagement et de développement en cours, et d'envisager à la fois l'approche stratégique de la région du Grand Lumbini et les implications de l’initiative « Lumbini, Ville mondiale de la paix » au regard de la VUE du bien ;
  8. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2022, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 45e session en 2022.
Année du rapport : 2021
Népal
Date d'inscription : 1997
Catégorie : Culturel
Critères : (iii)(vi)
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2020) .pdf
arrow_circle_right 44COM (2021)
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* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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