À sa 33e session (Séville, 2009), le Comité du patrimoine mondial a demandé à l’Etat partie d’élaborer, en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, un projet de Déclaration de valeur universelle exceptionnelle et de continuer à travailler à l’élaboration du plan de gestion intégré (PGI). Il a également demandé à l’Etat partie d’éviter d’exécuter tout projet d’aménagement en attendant la finalisation du PGI. A sa 34e session (Brasilia, 2010), le Comité du patrimoine mondial n’a pas approuvé la proposition de modification des limites du bien soumise par l’Etat partie. Dans la décision 34 COM 8B.54, le Comité a demandé à l’Etat partie d’envisager de reformuler sa proposition et de la présenter « comme une modification majeure » pour évaluation ultérieure par une mission de l’ICOMOS.
Un projet du fonds en dépôt japonais de l’UNESCO pour la « conservation et la gestion de Lumbini, lieu de naissance du Bouddha » a été lancé à Lumbini en août 2010. Ce projet sur trois ans (2010-2013) dispose d’un budget de 791 700 dollars EU et sa mise en oeuvre est assurée conjointement par l’UNESCO, le Département d’archéologie et le Lumbini Development Trust. Il devrait permettre de renforcer les capacités des autorités népalaises en matière de protection, de mise en valeur et de développement durable du bien du patrimoine mondial.
Le 28 janvier 2011, l’Etat partie a soumis un rapport dans lequel il souligne les progrès accomplis, à savoir :
a) Réponse générale à la décision 33 COM 7B.79
Elaboration d’un projet actualisé de Déclaration de valeur universelle exceptionnelle
Un projet de Déclaration rétrospective de valeur universelle exceptionnelle a été rédigé et soumis au Centre du patrimoine mondial.
Continuer de travailler à l’élaboration du plan de gestion intégrée (PGI)
Le PGI est en cours d’élaboration et une explication détaillée de ce processus, les progrès accomplis et les aspects futurs à prendre en compte ont été présentés à la section (c) du rapport de l’Etat partie.
Eviter d’exécuter tout projet d’aménagement en attendant la finalisation du PGI
Le rapport indique que les travaux d’aménagement, notamment la « route circulaire », ont été suspendus, que les toilettes temporaires pour les visiteurs ont été supprimées et que des améliorations provisoires sont apportées en liaison étroite avec les consultants nationaux et internationaux qui travaillent avec le projet du fonds en dépôt japonais.
b) Réponse générale à la décision 34 COM 8B.54
Le rapport indique que la proposition de modification des limites bénéficie du soutien de principe des autorités.
En ce qui concerne le paragraphe 8 de la décision recommandant que l’Etat partie présente une proposition d’inscription plus complète qui sera prise en compte comme une modification importante et évaluée par une mission se rendant sur le bien, le rapport signale que l’Etat partie étudie la possibilité de soumettre une nouvelle proposition d’inscription pour le bien qui sera préparée pendant la durée du projet du fonds en dépôt japonais de l’UNESCO susmentionné.
c) Préparation du plan de gestion intégrée
Le rapport précise également que diverses mesures pour la préparation du PGI ont été prises pendant la période couverte par le rapport, notamment par la mise en œuvre du projet du fonds en dépôt japonais de l’UNESCO ; l’Alliance de protection des sites du patrimoine culturel asiatique, une ONG basée en France, a financé l’étude générale sur le jardin sacré ainsi que quelques activités d’amélioration des aspects juridiques et de la gestion, notamment la création, au sein du Lumbini Development Trust, d’une « Unité du patrimoine mondial » qui sera chargée spécifiquement de la sauvegarde de la valeur universelle exceptionnelle du bien ainsi que des amendements correspondants à la loi relative au Lumbini Development Trust et à ses arrêtés.
En novembre 2010, le Secrétaire général de l’ONU et la Directrice générale de l’UNESCO ont discuté de la possibilité d’un lancement d’une initiative internationale conjointe afin d’attirer l’attention sur la nécessité d’améliorer la préservation ainsi que la gestion de Lumbini, lieu de naissance du Bouddha. Les autorités népalaises (Ministère des affaires fédérales, de l’Assemblé constituante, des Affaires parlementaires et de la Culture, le Secrétaire d’Etat à la Culture, le Directeur général du département d’archéologie et le Vice-Président du Lumbini Development Trust) ont réagi très positivement de ce regain d’intérêt pour Lumbini. En janvier 2011, l’UNESCO a proposé d’établir un comité d’experts international pour la sauvegarde de Lumbini. Ces experts apporteraient des conseils pour la sauvegarde et la promotion des sites historiques relatifs à la vie du Seigneur Buddha dans le territoire élargi de Lumbini. La proposition fait l’objet de considération par les autorités népalaises.