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Parc national de la Comoé

Côte d'Ivoire
Facteurs affectant le bien en 2014*
  • Activités illégales
  • Incendies (d’origine naturelle)
  • Modification du régime des sols
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Troubles civils
  • Élevage de bétail / pacage d’animaux domestiques
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Conflits et instabilité politique,
  • Insuffisance du contrôle de la gestion et des accès au bien,
  • Braconnage,
  • Empiètement : occupation humaine et pression exercée par l’activité agricole,
  • Feux de brousse.
Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril
  • Troubles qu’a connus la Côte d'Ivoire ces dernières années
  • Braconnage des animaux sauvages et incendies provoqués par les braconniers
  • Surpâturage par les grands troupeaux de bétail
  • Absence de mécanisme de gestion efficace
Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril
Mesures correctives pour le bien
Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2014

Montant total accordé: 50.000 dollars EU dans le cadre du programme de l’UNESCO « L’homme et la biosphère » et par le Fond de réponse rapide

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2014
Demandes approuvées : 3 (de 1988-1999)
Montant total approuvé : 97 000 dollars E.U.
1999 Strengthening the Protection of the Comoe National Park (Approuvé)   50 000 dollars E.U.
1993 Purchase of an all-terrain vehicle for Comoe National ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
1988 Purchase of a vehicle for Comoe National Park (Approuvé)   17 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2014**

Janvier 2013 : mission de suivi réactif UICN ; Juin 2006 : mission de suivi conjointe Centre du patrimoine mondial/UICN 

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2014

Le 26 janvier 2014 l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/227/documents. L’Etat partie rapporte sur les points suivants :

  • Une démarche est en cours auprès du Ministère des Mines et de l'Energie afin d’identifier les autorisations d’exploration minière éventuellement chevauchant le bien.
  • Depuis 2010, plusieurs projets mis en œuvre dans le bien ont permis une atténuation considérable des menaces. D’autres projets sont prévus pour 2014, y compris sur la gestion durable, les mesures riveraines et la délimitation du bien.
  •  Les missions de patrouille de surveillance ont observé de nombreux indices d’animaux dans le bien, y compris de l’éléphant. La présence de chimpanzés et de lions en périphérie du bien reste à confirmer.
  • Le survol du bien n'a pu avoir lieu en 2013: il est prévu pour mars 2014. Une méthodologie de suivi biologique est en préparation. Les indicateurs proposés pour l’Etat de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril seront affinés sur la base des résultats de l'inventaire.

Le rapport fait également état de l’avancement de la mise en œuvre des mesures correctives :

  • Un effort important de réhabilitation des postes de contrôle, des pistes et du bornage est mentionné, ainsi qu’une mise à disposition importante de matériels.
  • Le plan de gestion actualisé incluant le plan de réhabilitation n'est pas encore disponible. La mise en place du zonage et des limites du bien n'a pu être effectuée en 2013, mais devrait l'être en 2014 avec le financement de l’UNESCO.
  • Des Associations Villageoises de Conservation et de Développement (AVCD) ont été mises en place pour la plupart des 25 villages riverains du bien. En 2013 les villageois ont été impliqués dans environ 20% des patrouilles de surveillance, et leur implication dans la gestion du bien sera encore renforcée en 2014.
  • Des actions de sensibilisation ont été effectuées afin de trouver une solution durable à la pression du pâturage illégal à l’intérieur du bien. En outre, plusieurs occupants agricoles ont accepté d'abandonner 100.62 hectares de terres utilisées illégalement, et la régénération naturelle de ces terres est en cours.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2014

De nouveaux progrès sont intervenus dans la sécurisation et la gestion du bien. De nombreux indices d’animaux ont été rapportés par l’Etat partie, ainsi que des informations portant sur la présence des éléphants dans le bien. En l'absence d'un inventaire actualisé, il est toutefois impossible de confirmer ces informations et de mettre en place un processus de suivi. Le recensement demandé par le Comité du patrimoine mondial lors de sa 37e session (Phnom Penh, 2013) est une priorité absolue. Les résultats de cet inventaire devront permettre la précision des indicateurs de l’Etat de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril. De même, le suivi qui sera mis en place suite à cet inventaire devra permettre un suivi des progrès accomplis dans la réalisation de ces indicateurs.

Il est toutefois regrettable de constater que l'actualisation du plan de gestion, et notamment le plan de réhabilitation qui doit être mis en place concurremment, n'ait pu être réalisée selon le calendrier prévu. Il s'agit là d'un autre objectif prioritaire afin de coordonner efficacement l'ensemble des actions de contrôle, de réhabilitation, d'inventaire et de suivi.

Il est également regrettable de voir que, malgré la demande expresse du Comité du patrimoine mondial, l'Etat partie n’a toujours pas fourni d’informations sur la délivrance de permis d'exploration minière couvrant le bien. De même, l'Etat partie n’a fourni aucune information sur les résultats des études d'impact des permis de recherche minière délivrés au nord du bien. Aussi, il est recommandé que le Comité prie instamment l'Etat partie de fournir toutes les informations officielles nécessaires sur ces deux points. 

En conclusion, il convient de considérer que, bien que des progrès importants aient été accomplis dans la mise en œuvre des mesures correctives et d’autres actions prioritaires, la réhabilitation de la Valeur universelle exceptionnelle du bien, et notamment des populations de faune, prendra du temps. Les résultats de l’inventaire permettront de préciser les indicateurs proposés pour l’Etat de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril et de préciser un calendrier réaliste. Il est recommandé en conséquence que le bien soit maintenu sur la Liste du patrimoine mondial en péril. 

Décisions adoptées par le Comité en 2014
38 COM 7A.35
Parc national de la Comoé (Côte d'Ivoire) (N 227)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/7A,
  2. Rappelant la décision 37 COM 7A.2, adoptée lors de sa 37e session (Phnom Penh, 2013),
  3. Félicite l'État partie pour les efforts entrepris pour la mise en œuvre des mesures correctives et les actions menées avec les populations riveraines tant pour la formation des Associations Villageoises de Conservation et de Développement (AVCD) que pour leur implication dans les patrouilles de surveillance ;
  4. Note avec inquiétude le retard pris dans la réalisation de l’inventaire de la faune qui devra permettre la précision des indicateurs de valeur de l’état de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril, et demande à l'État partie de réaliser de façon prioritaire cet inventaire ;
  5. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, en consultation avec l’UICN, une proposition pour les indicateurs de valeur précisés de l’état de conservation souhaité, pour examen par le Comité du patrimoine mondial lors de sa 39e session en 2015 ;
  6. Réitère sa demande à l'État partie de confirmer officiellement, et dans les plus brefs délais, qu’aucun permis minier, de recherche ou d’exploitation, tant industriel qu’artisanal, ne couvre le bien et de soumettre au Centre du patrimoine mondial les résultats d'études des impacts des permis de recherche minière délivrés au nord du bien sur sa Valeur universelle exceptionnelle, conformément à la note consultative de l’UICN sur l’évaluation environnementale appliquée au patrimoine mondial ;
  7. Demande en outre à l'État partie de réaliser d’urgence l’actualisation du plan de gestion et la mise en place du plan de réhabilitation, afin de coordonner efficacement l'ensemble des actions de contrôle, de réhabilitation, d'inventaire et de suivi ;
  8. Demande par ailleurs à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2015, un rapport actualisé, incluant un résumé exécutif d’une page, sur l'état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des mesures correctives et des points mentionnés ci-dessus, pour examen par le Comité du patrimoine mondial lors de sa 39e session en 2015;
  9. Décide de maintenir le Parc national de la Comoé (Côte d’Ivoire) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
38 COM 8C.2
Mise a jour de la Liste du patrimoine mondial en péril (sites maintenus)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-14/38.COM/7A et WHC-14/38.COM/7A.Add),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :
  • Afghanistan, Minaret et vestiges archéologiques de Djam (décision 38 COM 7A.14)
  • Afghanistan, Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan (décision 38 COM 7A.15)
  • Belize, Réseau de réserves du récif de la barrière du Belize (décision 38 COM 7A.31)
  • Chili, Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura (décision 38 COM 7A.21)
  • Colombie, Parc national de Los Katíos (décision 38 COM 7A.32)
  • Côte d'Ivoire, Parc national de la Comoé (décision 38 COM 7A.35)
  • Côte d'Ivoire / Guinée, Réserve naturelle intégrale du mont Nimba (décision 38 COM 7A.36)
  • Égypte, Abou Mena (décision 38 COM 7A.1)
  • États-Unis d'Amérique, Parc national des Everglades (décision 38 COM 7A.30)
  • Éthiopie, Parc national du Simien (décision 38 COM 7A.43)
  • Géorgie, Cathédrale de Bagrati et monastère de Ghélati (décision 38 COM 7A.16)
  • Géorgie, Monuments historiques de Mtskheta (décision 38 COM 7A.17)
  • Honduras, Réserve de la Biosphère Río Plátano (décision 38 COM 7A.33)
  • Îles Salomon, Rennell Est (décision 38 COM 7A.29)
  • Indonésie, Patrimoine des forêts tropicales ombrophiles de Sumatra (décision 38 COM 7A.28)
  • Iraq, Assour (Qal'at Cherqat) (décision 38 COM 7A.2)
  • Iraq, Ville archéologique de Samarra (décision 38 COM 7A.3)
  • Jérusalem, Vieille ville de Jérusalem et ses remparts (décision 38 COM 7A.4)
  • Madagascar, Forêts humides de l’Atsinanana (décision 38 COM 7A.44)
  • Mali, Tombouctou (décision 38 COM 7A.24)
  • Mali, Tombeau des Askia (décision 38 COM 7A.25)
  • Niger, Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (décision 38 COM 7A.45)
  • Palestine, Lieu de naissance de Jésus : l’église de la Nativité et la route de pèlerinage, Bethléem (décision 38 COM 7A.5)
  • Panama, Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo – San Lorenzo (décision 38 COM 7A.20)
  • Pérou, Zone archéologique de Chan Chan (décision 38 COM 7A.22)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville de Damas (décision 38 COM 7A.12)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville de Bosra (décision 38 COM 7A.12)
  • République arabe syrienne, Site de Palmyre (décision 38 COM 7A.12)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville d'Alep (décision 38 COM 7A.12)
  • République arabe syrienne, Crac des Chevaliers et Qal’at Salah El-Din (décision 38 COM 7A.12)
  • République arabe syrienne, Villages antiques du Nord de la Syrie (décision 38 COM 7A.12)
  • République centrafricaine, Parc national du Manovo-Gounda St Floris (décision 38 COM 7A.34)
  • République démocratique du Congo, Parc national des Virunga (décision 38 COM 7A.37)
  • République démocratique du Congo, Parc national de Kahuzi-Biega (décision 38 COM 7A.38)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Garamba (décision 38 COM 7A.39)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Salonga (décision 38 COM 7A.40)
  • République démocratique du Congo, Réserve de faune à okapis (décision 38 COM 7A.41)
  • Sénégal, Parc national du Niokolo-Koba (décision 38 COM 7A.46)
  • Serbie, Monuments médiévaux au Kosovo (décision 38 COM 7A.18)
  • Ouganda, Tombes des rois du Buganda à Kasubi (décision 38 COM 7A.26)
  • Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, Liverpool – Port marchand (décision 38 COM 7A.19)
  • Venezuela, Coro et son port (décision 38 COM 7A.23)
  • Yémen, Ville historique de Zabid (décision 38 COM 7A.13)
Projet de décision :   38 COM 7A.35

Le Comité du patrimoine mondial,

1.  Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/7A,

2.  Rappelant la décision 37 COM 7A.2, adoptée lors de sa 37e session (Phnom Penh, 2013),

3.  Félicite l'Etat partie pour les efforts entrepris pour la mise en œuvre des mesures correctives et les actions menées avec les populations riveraines tant pour la formation des Associations Villageoises de Conservation et de Développement (AVCD) que pour leur implication dans les patrouilles de surveillance ;

4.  Note avec inquiétude le retard pris dans la réalisation de l’inventaire de la faune qui devra permettre la précision des indicateurs de valeur de l’Etat de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril, et demande à l'Etat partie de réaliser de façon prioritaire cet inventaire ;

5.  Demande également à l’Etat partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, en consultation avec l’UICN, une proposition pour les indicateurs de valeur précisés de l’Etat de conservation souhaité, pour examen par le Comité du patrimoine mondial lors de sa 39e session en 2015 ;

6.  Réitère sa demande à l'Etat partie de confirmer officiellement, et dans les plus brefs délais, qu’aucun permis minier, de recherche ou d’exploitation, tant industriel qu’artisanal, ne couvre le bien et de soumettre au Centre du patrimoine mondial les résultats d'études des impacts des permis de recherche minière délivrés au nord du bien sur sa Valeur universelle exceptionnelle, conformément à la note consultative de l’UICN sur l’évaluation environnementale appliquée au patrimoine mondial ;

7.  Demande en outre à l'Etat partie de réaliser d’urgence l’actualisation du plan de gestion et la mise en place du plan de réhabilitation, afin de coordonner efficacement l'ensemble des actions de contrôle, de réhabilitation, d'inventaire et de suivi ;

8.  Demande par ailleurs à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2015, un rapport actualisé, incluant un résumé exécutif d’une page, sur l'état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des mesures correctives et des points mentionnés ci-dessus, pour examen par le Comité du patrimoine mondial lors de sa 39e session en 2015;

9.  Décide de maintenir le Parc national de la Comoé (Côte d’Ivoire) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Année du rapport : 2014
Côte d'Ivoire
Date d'inscription : 1983
Catégorie : Naturel
Critères : (ix)(x)
Liste en péril (dates) : 2003-2017
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2014) .pdf
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* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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