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Ville de Quito

City of Quito

Quito, the capital of Ecuador, was founded in the 16th century on the ruins of an Inca city and stands at an altitude of 2,850 m. Despite the 1917 earthquake, the city has the best-preserved, least altered historic centre in Latin America. The monasteries of San Francisco and Santo Domingo, and the Church and Jesuit College of La Compañía, with their rich interiors, are pure examples of the 'Baroque school of Quito', which is a fusion of Spanish, Italian, Moorish, Flemish and indigenous art.

La description est disponible sous licence CC-BY-SA IGO 3.0

Ville de Quito

Fondée au XVIe siècle sur les ruines d'une cité inca à 2 850 m d'altitude, la capitale de l'Équateur possède toujours, malgré le tremblement de terre de 1917, le centre historique le mieux préservé et le moins modifié d'Amérique latine. Les monastères San Francisco et Santo Domingo, l'église et le collège jésuite de La Compañía, avec leurs riches décorations intérieures, sont des exemples parfaits de l'« école baroque de Quito », mélange d'art espagnol, italien, mauresque, flamand et indien.

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مدينة كيتو

تأسست عاصمة الإكوادور في القرن السادس عشر على أنقاض إحدى مدن حضارة الإنكا على ارتفاع 2850 متراً وفيها، على الرغم من زلزال العام 1917م،ّ الوسط التاريخي الأفضل حفظاً والأقل تغيّراً في أمريكا اللاتينيّة. وتشكّل أديرة سان فرانسيسكو وسانتو دومينيغو والكنيسة ودير لا كومبانيا اليسوعي بزخارفها الداخليّة الجميلة خير مثال على مدرسة كيتو ذات الطراز الباروكي وهي مزيج بين الفنّ الإسباني والإيطالي والمغربي/الأندلسي والفلمندي والهندي.

source: UNESCO/CPE
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基多旧城

厄瓜多尔的首都基多城海拔2850米,是在16世纪一个印加城市的废墟上建立起来的。尽管历经了1917年的地震,基多仍然是拉丁美洲保存最好、变化最小的历史中心。圣弗朗西斯修道院和圣多明各修道院,拉孔帕尼亚的教堂和耶酥会学院,连同这些建筑华丽的内部装饰都成为了“基多巴洛克风格”的纯正典范,完美地融合了西班牙、意大利、摩尔人式、佛兰德和当地艺术。

source: UNESCO/CPE
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Город Кито

Столица Эквадора Кито была основана в XVI в. на руинах древнего города инков на высоте 2850 м. Несмотря на землетрясение 1917 г., исторический центр Кито является наиболее сохранившимся городом Латинской Америки. Монастыри Сан-Франциско и Санто-Доминго, церковь и колледж иезуитов Ла-Компанья с богатыми интерьерами – все это наглядные примеры "барочной школы Кито", которая является сплавом испанского, итальянского, мавританского, фламандского и местного искусства.

source: UNESCO/CPE
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Ciudad de Quito

Fundada en el siglo XVI sobre las ruinas de una antigua ciudad inca y encaramada a 2.850 metros de altitud, la capital de Ecuador posee el centro histórico mejor conservado y menos alterado de toda América Latina, a pesar del terremoto que la sacudió en 1917. Suntuosamente ornamentados en su interior, los monasterios de San Francisco y Santo Domingo, así como la iglesia y el colegio de la Compañía de Jesús, son un acabado ejemplo del arte de la escuela barroca de Quito, en el que se funden las influencias estéticas españolas, italianas, mudéjares, flamencas e indígenas.

source: UNESCO/CPE
La description est disponible sous licence CC-BY-SA IGO 3.0

キト市街

source: NFUAJ

Quito (stad)

Quito is de hoofdstad van Ecuador en werd in de 16e eeuw gesticht op de ruïnes van een Inca stad. De stad ligt op een hoogte van 2.850 meter. Ondanks de aardbeving in 1917 heeft Quito het best bewaarde historische centrum van Latijns-Amerika. De kloosters van San Francisco en Santo Domingo en de kerk en het jezuïetencollege van La Compañia met hun rijke interieurs, zijn pure voorbeelden van de ‘barokschool van Quito’. Dit is een mix van Spaanse, Italiaanse, Moorse, Vlaamse en inheemse kunst. De huizen van Quito zijn voornamelijk gebouwd in de oude Spaanse of Moorse stijl.

Source : unesco.nl

Valeur universelle exceptionnelle
Brève synthèse

Isolée dans les Andes à 2,818 m. d’altitude, la ville de Quito s’étale sur les flancs du volcan Pichincha et est limitée par les collines du Panecillo et du Ichimbia. Fondée par les espagnols en 1534, sur les ruines d’une cité inca, Quito peut s’enorgueillir de posséder un des centres historiques les plus étendus et les mieux conservés de l’Amérique espagnole.

La ville offre un remarquable exemple de l'école baroque de Quito (Escuela Quiteña), qui réalisa la fusion entre les traditions artistiques indigènes et européennes et qui est reconnue comme le plus grand apport de l’Amérique espagnole à l’art universel. Le sommet de cet art est constitué par de véritables citadelles spirituelles, dont San Francisco, San Domingo, San Augustin, La Compañia, la Merced, le sanctuaire de Guapulco et la Recoleta de San Diego pour ne nommer que les principales. Ce sont là des œuvres dont la valeur artistique est reconnue non seulement du point de vue de l’architecture mais également pour leurs éléments plastiques (retables, peintures, sculptures).

La ville de Quito forme un ensemble harmonieux où la nature et l'homme se sont mêlés pour créer une œuvre unique et transcendante. Les colonisateurs surent adapter leur sensibilité artistique à la réalité qui les entourait, enracinant leur architecture dans un environnement topographique bien complexe. Malgré cela, les architectes ont su conférer à l’ensemble une unité stylistique et volumétrique. Le tracé urbain demeure basé sur le plan d’origine et comprend places centrales et secondaires, ainsi que rues en damier et alignées sur les points cardinaux. À l’intérieur, on retrouve les ensembles conventuels et les églises, ainsi que les maisons (1 ou 2 étages avec un ou plusieurs patios), construites le plus souvent en blocs de terre et revêtues d’enduit, combinant le monumental avec le simple et l’austère.

Berceau de cultures précolombiennes, témoin important de la colonisation espagnole, et malgré des siècles de développement urbain, la ville de Quito maintien jusqu'à présent unité et harmonie dans sa structure urbaine.

Élevée au titre de capitale de l'Audience de Quito, elle a assumé la direction politique et le contrôle du patronat sur les villages et les villes. Pour cela elle est la représentation maximale de l'étape de formation socio- économique du pays, créatrice d’une véritable idiosyncrasie nationale qui s’exprime à travers son patrimoine matériel et immatériel unique.

Critère (ii) : L’influence de l’école baroque de Quito (Escuela Quiteña) s’est fait sentir dans le domaine culturel, spécialement artistique - architecture, sculpture et peinture -, dans toutes les villes de l’Audiencia, et même dans celles des Audiencia voisines.

Critère (iv) : Quito forme un ensemble harmonieux sui generis où les actions de l’homme et de la nature se sont amalgamées, créant une œuvre unique et transcendante dans son genre.

Intégrité

La grande majorité des attributs sur lesquels repose la valeur universelle exceptionnelle de la ville de Quito sont complets et intacts. Le centre historique de Quito a conservé son tracé original, les nouvelles constructions ayant été bâties en dehors du noyau colonial. En effet, à partir du premier plan de Quito dressé en 1734 par Dionisio Alcedo y Herrera, il est possible de constater que le tracé originaire des rues, des pâtés de maisons et des places – hormis quelques rares exceptions – est le même que celui que l’on peut voir aujourd’hui. 

Malgré les nombreux tremblements de terre qui l’ont affecté au cours de l’histoire, la ville conserve le centre historique le moins modifié de l’Amérique latine, grâce à l’action concertée des autorités de la Municipalité du District Métropolitain de Quito et du gouvernement équatorien.

Authenticité

De manière générale, le schéma urbain et son mode d’insertion dans le paysage peut être considéré comme entièrement authentique puisque la forme générique originale est demeurée inaltérée et que la Plaza Mayor (Place Principale) se développe organiquement avec très peu de changements.

La préservation des métiers traditionnels, la mise à contribution des artisans détenteurs du savoir-faire ancien et l’utilisation de matériaux locaux (pierre, chaux, boue et bois) rend possible le maintien des caractéristiques significatives des différentes composantes architectoniques et de leurs éléments décoratifs.

Eléments requis en matière de protection et de gestion

Concernant le champ légal, les aspects relatifs à la protection et la sauvegarde du Patrimoine culturel sont considérés dans la Constitution de l'État, dans la Loi et le Règlement de Patrimoine culturel, dans le Code d'Organisation territoriale, d'Autonomie et Décentralisation (COTAD), et dans la Loi sur la Culture qui est en attente d’approbation. L'Institut national du patrimoine culturel (INPC) délègue aux gouvernements locaux les compétences telles que la protection et la sauvegarde du Patrimoine culturel, en se réservant le droit de contrôle.

Les outils de gestion dont dispose la Municipalité du District Métropolitain de Quito sont le Plan d'aménagement urbain du territoire, le plan spécial pour le Centre Historique de Quito, et les plans opérationnels annuels.

Ces outils de gestion sont planifiés par le Secrétariat du Territoire et de l’Habitat alors que leur mise en œuvre est sous la responsabilité de la Municipalité Métropolitaine à travers le Secrétariat de Culture de la Municipalité, l’Institut métropolitain du patrimoine (anciennement le Fonds de Sauvetage du patrimoine culturel), l’Administration Zone Centre, l’Entreprise Municipale de Développement et la Commission des Zones Historiques, qui est l’organe législateur pour le centre historique de Quito.

La zone tampon du centre historique ainsi que sa zone monumentale possèdent la même législation qui s’applique tant pour la conservation que pour la gestion du bien. Ces deux zones sont clairement délimitées et disposent de mesures de protection spécifiques.

Les actions développées pour contrecarrer les menaces et les risques pouvant affecter le site (séismes, éruptions volcaniques, problèmes de stationnement et de circulation dans la zone historique, etc.) sont encadrées par le Plan d'aménagement urbain du territoire et par le Plan spécial pour le Centre Historique de Quito. Le Programme d'assainissement environnemental vise à prévenir les glissements de terrain et à contrôler l’érosion par les eaux de pluie, spécialement durant l'hiver. La révision et la mise en application du système de collecteurs du centre historique a permis diminuer les risques pouvant être causés par une éruption du volcan Pichincha et le débordement des sources d’eau existantes. La délimitation de zones de construction permises et le contrôle des constructions illégales sur les versants du volcan Pichincha vise à diminuer les risques pour le centre historique et sa population. La révision du système de transport et de la circulation dans le District Métropolitain de Quito a entrainé l’incorporation de mesures pour diminuer les impacts négatifs sur le centre historique : restriction du nombre de lignes de transport public ; instauration d’un programme de rues piétonnières et de corridors pour cyclistes; création de zones de stationnement aux endroits stratégiques du centre historique.

Il faut aussi souligner l'importance des mesures telles que rationalisation des usages et des activités permises dans le centre historique, revitalisation des espaces publics qui, en 2003, ont contribué fortement à la conservation du site ainsi qu’à l'amélioration de la qualité de vie de ses habitants
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