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Paysage culturel de Sintra

Portugal
Facteurs affectant le bien en 2010*
  • Habitat
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Vastes infrastructures et/ou installations touristiques / de loisirs
  • Autres menaces :

    b) Absence de conservation des parcs et des palais

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Absence de plan de gestion global;

b) Absence de conservation des parcs et des palais ;

c) Empiètement rapide du bien par des aménagements urbains et le développement d'infrastructures ;

d) Pression touristique ;

e) Absence de coordination institutionnelle.

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2010
Demandes approuvées : 1 (de 1994-1994)
Montant total approuvé : 10 000 dollars E.U.
1994 Mission for the preparation of the nomination file of ... (Approuvé)   10 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2010**

Novembre 2000 et mars 2006 : missions de suivi réactif conjointes Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/UICN; janvier 2010: mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2010

Du 11 au 15 janvier 2010, une mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial / ICOMOS a visité le bien, comme le demandait le Comité du patrimoine mondial à sa 3e session (Séville 2009). Le rapport de mission est disponible en ligne à l’adresse suivante : https://whc.unesco.org/en/sessions/34COM.

Un rapport sur l’état de conservation du Paysage culturel de Sintra daté du 1er février 2010 a été soumis par l’État partie à l’issue de la mission. Le rapport traitait les trois problèmes soulevés dans la Décision 33 COM 7B.116 (Séville, 2009). Les annexes comprennent un total de 483 pages et intégrent des projets de restauration, des plans municipaux, des travaux exécutés dans le cadre du plan de gestion 2005-2009 y compris la protection contre les incendies et les mesures prévues pour 2010-2012, poursuivant l’orientation stratégique définie dans le plan de gestion.

a) Empiètement urbain et pression exercée par les visiteurs

L’État partie déclare qu’il n’y avait aucune raison d’identifier un risque d’empiètement urbain sur le bien et sa zone tampon. En ce sens, les autorités se réfèrent à une étude montrant que 90% des autorisations urbaines accordées par la municipalité concernaient des réhabilitations de bâtiments dans la zone principale.

La mission a constaté que bien que la restauration urbaine soit lente, elle est contrôlée qualitativement de manière satisfaisante par le système de permis de la municipalité.

Concernant la pression des visiteurs, l’État partie soutient que bien que la demande touristique soit en progression, celle-ci a été compensée par une gestion minutieuse du tourisme, y compris la promotion de nouveaux centres d’intérêt, de nouveaux circuits et visites thématiques et une meilleure répartition des visiteurs. Une comparaison favorable a été faite du nombre de visiteurs au Palais de Pena (la composante la plus visitée du bien) et du nombre de visiteurs d’autres composantes du bien. Ainsi, un tableau (Annexe 1, p.76) montre un nombre mensuel moyen de 49104 visiteurs au Palais de Pena en 2009.

La mission a constaté qu’il existe un éventail impressionnant d’événements et d’activités conçus pour attirer les touristes. Elle s’est inquiétée de la proposition de construction déjà financée d’un nouveau jardin entre le Parc de Pena et le Chalet de la comtesse d’Edla afin d’attirer les visiteurs vers une zone moins visitée. La mission suggère d’utiliser alternativement ces fonds à la restauration de bâtiments existants pour héberger une école de jardiniers ou un musée sur les systèmes hydrauliques des collines de Sintra. Toutefois, le projet du nouveau jardin est toujours retenu en Annexe III du rapport de l’État partie, qui couvre les mesures prévues par Parques de Sintra – Monte da Lua (PSML) pour 2010 – 2012.

b) Absence de coordination entre toutes les parties prenantes concernées responsables de la gestion du bien et de ses zones tampon

L’État partie indique que la société de gestion PSML a été confirmée en 2007 par les deux ministères (Environnement et Culture) dans son rôle d’autorité responsable du bien. La gestion du Palais de Pena et de l’Hôtel de Seteais a été confiée au PSML, ce qui signifie que le parc et le Palais de Pena dépendent aujourd’hui de la même autorité de gestion.

La mission a noté que la municipalité et le PSML ont besoin de reconnaître l’importance de motiver les communautés locales dans le processus de gestion du bien.

c) Établissement d’un Comité directeur

L’État partie indique que sous la désignation 2009 du PSML comme organe exécutif du site du patrimoine mondial, une consultation est requise par rapport au plan légal régissant le parc administré par le ministère de l’environnement et par rapport à la Loi sur le patrimoine administré par le ministère de la culture. Un conseil scientifique de spécialistes du patrimoine culturel et naturel a été établi par le PSML pour apporter des conseils sur les projets et les stratégies, en collaboration avec des organisations externes telles que les universités. Les autorités considèrent cela comme une consolidation de la capacité du PSML à coordonner les diverses entités, concluant que « cela ne nécessite qu’un processus efficace pour la consultation mutuelle ». 

De plus, la mission a recommandé la constitution d’un comité rassemblant les propriétaires et les associations locales parties prenantes du bien afin de le consulter régulièrement sur les projets proposés et les progrès en général et recueillir leurs opinions et leurs suggestions.

d) Définition d’un plan de gestion global

L’État partie recommande la définition d’un calendrier pour produire un plan de gestion impliquant toutes les parties prenantes et incluant les objectifs et les actions programmées pour 2010-2014. Le PSML propose de présenter les plans de gestion et d’interprétation d’ici la fin décembre 2010.

La mission a constaté que les progrès réalisés pour traiter les problèmes qui affectaient le bien sont louables et largement dus à la mise en œuvre de la première phase du plan de gestion 2005-2009. Du point de vue de la mission, la conservation actuelle de la valeur universelle exceptionnelle du bien dépend de la bonne organisation de la phase suivante du plan de gestion jusqu’à 2012 et de la révision des limites de la zone tampon et de la zone de transition.

Le plan de gestion devrait se rapporter directement à la Déclaration de valeur universelle exceptionnelle et devrait inclure un plan d’action pour la restauration et la conservation à venir des parcs et jardins, sur la base d’une étude de l’histoire et de l’évolution des parcs et des plantes.

Le PSML propose de procéder à une révision des limites de la zone tampon qui entoure le bien et de la zone de transition qui entoure la zone tampon, car il considère que ces trois zones ne correspondent pas aux besoins de conservation et d’interprétation de la valeur universelle exceptionnelle du site.

La mission considère que la suppression de la zone de transition doit être accompagnée d’une extension de la zone tampon vers le nord de la zone inscrite.

e) Proposition de Déclaration de valeur universelle exceptionnelle

A la suite de la discussion avec les membres de la mission de suivi réactif du 11-15 janvier 2010, l’État partie a proposé de soumettre la proposition de Déclaration de valeur universelle exceptionnelle séparément avant la fin février 2010. Au moment de la rédaction de ce rapport, ce document n’a pas encore été reçu.

Le Centre du patrimoine mondial et les organisations consultatives considèrent que l’État partie à traité nombre des problèmes identifiés en 2006 comme affectant négativement le bien. La mise en œuvre du plan de gestion 2005-2009 a permis une amélioration progressive des dispositions de gestion institutionnelle, la conservation des bâtiments, les mesures de protection contre les incendies et le contrôle du développement urbain, apportant ainsi des avantages économiques à la communauté. Il reste d’importants domaines d’amélioration, notamment le système de gestion institutionnel, qui doit reconnaître le rôle des propriétaires et des associations de la communauté dans la gestion du bien ; la gestion des parcs et jardins, qui requiert peut-être l’investissement d’une école de conservation spécialisée similaire à celle qui fonctionne déjà pour les bâtiments et les monuments ; une meilleure recherche et des données de fond ; une révision des zones tampon et de transition et l’intégration des actions proposées pour 2010-2014 dans un plan de gestion global qui soit spécifiquement lié aux attributs identifiés dans la Déclaration de valeur universelle exceptionnelle. Étant donné que le paysage culturel de Sintra a été inscrit en tant que paysage culturel pour la valeur universelle exceptionnelle de son approche pionnière de l’aménagement paysager romantique, qui eut une influence exceptionnelle sur les développements ayant eu lieu ailleurs en Europe, ces attributs doivent inclure une compréhension de la forme globale du paysage ainsi que des vues et des panoramas du bien. 

Décisions adoptées par le Comité en 2010
34 COM 7B.92
Paysage culturel de Sintra (Portugal) (C 723)

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-10/34.COM/7B.Add,

2. Rappelant la décision 33 COM 7B.116 adoptée à sa 33e session (Séville, 2009),

3. Se félicite de l'amélioration considérable des dispositions de gestion institutionnelles, la conservation des bâtiments, les mesures de protection contre les incendies et le contrôle du développement urbain réalisés grâce à la mise en œuvre de la première phase du plan de gestion 2005-2009 ;

4. Encourage l'État partie à réexaminer les propositions d'un nouveau jardin entre le parc de Pena et le Chalet de la Comtesse d'Edla ;

5. Encourage aussi l'État partie à faire une place, au sein des dispositions de gestion institutionnelle, aux propriétaires et aux associations de la communauté qui sont parties prenantes dans le bien inscrit au patrimoine mondial afin de profiter de leurs idées et de leur coopération;

6. Invite l'État partie à soumettre une modification mineure pour l'extension des limites de la zone tampon du bien inscrit pour s'assurer d'une meilleure protection de ses environs, dans le contexte de la révision proposée par l'État partie des zones tampon et de transition;

7. Accueille favorablement le calendrier défini pour produire et soumettre pour examen par les organisations consultatives le plan de gestion impliquant toutes les parties prenantes et incluant des objectifs et des actions prévue pour 2010-2014 en même temps que le plan d'interprétation d'ici la fin décembre 2010;

8. Demande à l'État partie de s'assurer que le plan de gestion se rapporte clairement aux attributs de la valeur universelle exceptionnelle ;

9. Demande également à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2012, un rapport mis à jour des progrès réalisés sur les points ci-dessus et des détails de tout projet susceptible d'avoir un impact sur la valeur universelle exceptionnelle du bien.

Projet de décision: 34 COM 7B.92

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-10/34.COM/7B.Add,

2. Rappelant la décision 33 COM 7B.116 adoptée à sa 33e session (Séville, 2009),

3. Se félicite de l’amélioration considérable des dispositions de gestion institutionnelles, la conservation des bâtiments, les mesures de protection contre les incendies et le contrôle du développement urbain réalisés grâce à la mise en œuvre de la première phase du plan de gestion 2005-2009 ;

4. Encourage l’État partie à réexaminer les propositions d’un nouveau jardin entre le parc de Pena et le Chalet de la Comtesse d’Edla ;

5. Encourage aussi l’État partie à faire une place, au sein des dispositions de gestion institutionnelle, aux propriétaires et aux associations de la communauté qui sont parties prenantes dans le bien inscrit au patrimoine mondial afin de profiter de leurs idées et de leur coopération ;

6. Invite l’État partie à soumettre une modification mineure pour l’extension des limites de la zone tampon du bien inscrit pour s’assurer d’une meilleure protection de ses environs, dans le contexte de la révision proposée par l’État partie des zones tampon et de transition ;

7. Accueille favorablement le calendrier défini pour produire et soumettre pour examen par les organisations consultatives le plan de gestion impliquant toutes les parties prenantes et incluant des objectifs et des actions prévue pour 2010-2014 en même temps que le plan d’interprétation d’ici la fin décembre 2010 ;

8. Demande à l’État partie de s’assurer que le plan de gestion se rapporte clairement aux attributs de la valeur universelle exceptionnelle ;

9. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2012, un rapport mis à jour des progrès réalisés sur les points ci-dessus et des détails de tout projet susceptible d’avoir un impact sur la valeur universelle exceptionnelle du bien.

 

Année du rapport : 2010
Portugal
Date d'inscription : 1995
Catégorie : Culturel
Critères : (ii)(iv)(v)
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 34COM (2010)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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