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Asmara : une ville africaine moderniste

Érythrée
Facteurs affectant le bien en 2019*
  • Ressources financières
  • Ressources humaines
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
Facteurs identifiés lors de l'inscription du bien:
  • Plan directeur de conservation urbaine et les Normes de planification et règlements techniques d’Asmara non finalisés
  • Absence de stratégies pour garantir un flux constant de ressources financières, des ressources humaines qualifiées substantielles et des capacités institutionnelles et techniques considérables
  • Nécessité d'établir l’organisme central de gestion 
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2019
Montant total accordé: 44,038 dollars EU (Fonds-en-dépôt des Pays-bas)
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2019
Demandes approuvées : 2 (de 2016-2018)
Montant total approuvé : 60 000 dollars E.U.
2018 Improved conservation and management of Asmara: a ... (Non approuvé)   0 dollars E.U.
2016 Workshop awareness-raising campaign on World Heritage ... (Non approuvé)   0 dollars E.U.
2016 Technical capacity development (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
2016 Conservation master plan of the Historic City of Asmara (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2019**
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2019

Le 28 novembre 2018, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation, qui est disponible à  https://whc.unesco.org/fr/list/1550/documents/ et présente les éléments suivants :

  • L’État partie travaille à l’élaboration du Plan directeur de conservation urbaine (PDCU) et de la Réglementation technique et de planification d’Asmara (RTPA), qui devraient tous deux être achevés d’ici la mi-2019 ;
  • L’État partie a envisagé d’élaborer une stratégie financière et de créer un fonds de conservation afin de garantir les fonds nécessaires à la conservation du bien du patrimoine mondial ;
  • Un projet est actuellement en cours, financé par l’UNESCO et la délégation de l’Union européenne en Érythrée, qui vise à renforcer les capacités au sein de l’État partie tant en matière de conservation que de gestion, et à entreprendre des projets spécifiques notamment la documentation des bâtiments, des routes et des espaces publics sur le territoire du bien, qui servira de document de référence pour le PDCU ;
  • En outre, dans le cadre d’une collaboration avec le Politecnico di Milano, des actions de renforcement des capacités sont actuellement organisées dans les domaines de la conservation et de la gestion. Deux cours se sont déroulés en novembre-décembre 2017 et février 2019 auxquels ont assisté 60 participants issus de 16 institutions de l’État partie ;
  • Un soutien financier du Fonds-en-dépôt néerlandais a été reçu pour le projet « Conservation d’Asmara : une ville moderniste en Afrique », qui vise à renforcer les capacités techniques de l’équipe en charge de la gestion du bien du patrimoine mondial en utilisant l’approche centrée sur le paysage urbain historique afin de finaliser le PDCU et d’élaborer des stratégies destinées à garantir un flux constant de ressources financières ;
  • Le Projet du patrimoine d’Asmara est l’institution mandatée pour coordonner la conservation et la gestion du bien du patrimoine mondial ;
  • 14 bâtiments historiques ont été identifiés comme prioritaires pour des actions de conservation et de restauration, et le rapport inclut un tableau qui décrit brièvement les bâtiments, la nature des interventions nécessaires et le budget estimatif de chaque intervention. Dans son rapport, l’État partie s’engage à soumettre les détails des projets de conservation et de restauration envisagés, pour examen par les Organisations consultatives avant leur mise en œuvre.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2019

Bien que des progrès aient été réalisés par l’État partie, le PDCU et la RTPA restent à finaliser et à soumettre au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives.

L’État partie a déployé des efforts considérables pour obtenir un soutien financier en faveur du renforcement des capacités et de l’élaboration du PDCU et de la RTPA. Il convient toutefois de finaliser une stratégie financière pour le bien, d’établir le fonds de conservation proposé dans le rapport de l’État partie et de garantir le flux adéquat de ressources pour la conservation et la gestion du bien. Il convient également de poursuivre le renforcement des capacités, en particulier s’agissant de la conservation, de l’entretien et du suivi du bien à long terme.

Bien que le Projet du patrimoine d’Asmara soit l’institution mandatée pour coordonner la conservation et la gestion du bien du patrimoine mondial sous la responsabilité du département de l’Aménagement des travaux publics, on ne saurait dire comment cette institution assurera la liaison et la coordination avec les entités en charge d’autres aspects de la planification et des infrastructures urbaines sur le territoire du bien et aux alentours.

Bien qu’il soit appréciable que l’État partie ait identifié des priorités en matière de conservation, les informations soumises en ce qui concerne les interventions de conservation et de restauration sont insuffisantes pour évaluer quels critères, quelles méthodes et quels matériaux seront utilisés pour les 14 bâtiments historiques identifiés pour la phase 1. Une analyse plus approfondie des besoins de conservation est donc nécessaire et des détails devront être soumis à l’examen des Organisations consultatives, comme proposé par l’État partie et conformément au paragraphe 172 des Orientations, avant la mise en œuvre de tout projet. Afin de réaliser la nécessaire évaluation technique des besoins de réhabilitation et de conservation des bâtiments, il est recommandé que l’État partie soumette une demande d’assistance internationale à cette fin.

Décisions adoptées par le Comité en 2019
43 COM 7B.104
Asmara : une ville africaine moderniste (Érythrée) (C 1550)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 41 COM 8B.11, adoptée à sa 41e session (Cracovie, 2017),
  3. Félicite l’État partie pour son engagement à répondre aux préoccupations suscitées par les exigences en matière de gestion du bien ;
  4. Prend acte des informations communiquées par l’État partie sur les progrès réalisés dans l’élaboration du Plan directeur de conservation urbaine (PDCU) et de la Réglementation technique et de planification d’Asmara (RTPA), ainsi que sur le délai d’achèvement de leur élaboration prévu en 2019, et remercie l’État partie des Pays-Bas d’avoir accordé un soutien financier en faveur de la finalisation de ces documents selon l’approche centrée sur le paysage urbain historique ;
  5. Demande à l’État partie de finaliser et de soumettre au Centre du patrimoine mondial, le PDCU et la RTPA, pour examen par les Organisations consultatives ;
  6. Demande également à l’État partie de :
    1. Achever de toute urgence la promulgation des désignations de protection spécifiques pour le bien, comme précédemment demandé et conformément aux dispositions de la Proclamation du patrimoine culturel et naturel érythréen (2015), avec un calendrier de mise en œuvre afin de suivre les avancées dans ce domaine,
    2. Finaliser la stratégie financière et établir le fonds de conservation proposé pour la conservation et la gestion pérennes du bien, et pour le renforcement des capacités ;
  7. Demande en outre à l’État partie de préciser de quelle façon le Projet du patrimoine d’Asmara agira en tant qu’organe central de gestion pour tous les aspects liés au bien et assurera la liaison et la coordination avec les autres autorités gouvernementales en charge de la planification et du développement urbains sur le territoire du bien du patrimoine mondial et aux alentours ;
  8. Invite instamment l’État partie à solliciter un soutien financier et technique pour la préparation des propositions détaillées de conservation, qui préciseront notamment les critères, méthodes et matériaux à utiliser pour la conservation et la restauration des 14 bâtiments historiques identifiés comme faisant partie de la phase prioritaire de conservation et de restauration, et à soumettre ces propositions au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives ;
  9. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 45e session en 2021.
Projet de décision : 43 COM 7B.104

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 41 COM 8B.11, adoptée à sa 41e session (Cracovie, 2017),
  3. Félicite l’État partie pour son engagement à répondre aux préoccupations suscitées par les exigences en matière de gestion du bien ;
  4. Prend acte des informations communiquées par l’État partie sur les progrès réalisés dans l’élaboration du Plan directeur de conservation urbaine (PDCU) et de la Réglementation technique et de planification d’Asmara (RTPA), ainsi que sur le délai d’achèvement de leur élaboration prévu en 2019, et remercie l’État partie des Pays-Bas d’avoir accordé un soutien financier en faveur de la finalisation de ces documents selon l’approche centrée sur le paysage urbain historique ;
  5. Demande à l’État partie de finaliser et de soumettre au Centre du patrimoine mondial, le PDCU et la RTPA, pour examen par les Organisations consultatives ;
  6. Demande également à l’État partie de :
    1. Achever de toute urgence la promulgation des désignations de protection spécifiques pour le bien, comme précédemment demandé et conformément aux dispositions de la Proclamation du patrimoine culturel et naturel érythréen (2015), avec un calendrier de mise en œuvre afin de suivre les avancées dans ce domaine,
    2. Finaliser la stratégie financière et établir le fonds de conservation proposé pour la conservation et la gestion pérennes du bien, et pour le renforcement des capacités ;
  7. Demande en outre à l’État partie de préciser de quelle façon le Projet du patrimoine d’Asmara agira en tant qu’organe central de gestion pour tous les aspects liés au bien et assurera la liaison et la coordination avec les autres autorités gouvernementales en charge de la planification et du développement urbains sur le territoire du bien du patrimoine mondial et aux alentours ;
  8. Invite instamment l’État partie à solliciter un soutien financier et technique pour la préparation des propositions détaillées de conservation, qui préciseront notamment les critères, méthodes et matériaux à utiliser pour la conservation et la restauration des 14 bâtiments historiques identifiés comme faisant partie de la phase prioritaire de conservation et de restauration, et à soumettre ces propositions au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives ;
  9. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erdécembre 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 45e session en 2021.
Année du rapport : 2019
Érythrée
Date d'inscription : 2017
Catégorie : Culturel
Critères : (ii)(iv)
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2018) .pdf
arrow_circle_right 43COM (2019)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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