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Ruines de Kilwa Kisiwani et de Songo Mnara

République-Unie de Tanzanie
Facteurs affectant le bien en 2018*
  • Activités illégales
  • Erosion et envasement / dépôt
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Autres menaces :

    Détérioration du tissu du patrimoine architectural

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Absence de limites approuvées des zones centrale et tampon établies en lien avec les plans d’occupation des sols et absence de protection appropriée
  • Détérioration du tissu du patrimoine architectural 
  • Érosion due à l’action des vagues
  • Pillage de pierres provenant des ruines pour la construction
  • Absence de comité consultatif local opérationnel
  • Absence de mise en œuvre des plans de conservation et de gestion 
Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

Détérioration et délabrement des matériaux ayant provoqué l’effondrement des structures historiques et archéologiques pour lesquelles le bien a été inscrit.

Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril
Mesures correctives pour le bien
Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2018

Montant total accordé : 201 390 dollars EU du fonds-en-dépôt norvégien pour l’aide au projet de réhabilitation

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2018
Demandes approuvées : 5 (de 1983-2015)
Montant total approuvé : 72 240 dollars E.U.
2015 Strengthening costal sea on the Gereza Fort in Kilwa ... (Approuvé)   25 900 dollars E.U.
2009 Restoration of supporting wall for funerary mosque, ... (Approuvé)   4 970 dollars E.U.
2001 Preparation of the Management Plan for the Ruins of ... (Approuvé)   24 320 dollars E.U.
1996 Preparatory assistance for tentative list about Ruins ... (Approuvé)   10 550 dollars E.U.
1983 Preparation of a conservation and management plan for ... (Approuvé)   6 500 dollars E.U.
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2018

Le 1er décembre 2017, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien, disponible à http://whc.unesco.org/fr/list/144/documents/, qui présente les informations suivantes :

  • L’État partie reconnaît qu’il est important d’entreprendre des travaux en vue de l'éventuelle modification des limites du bien et de sa zone tampon comme demandé par le Comité dans sa décision 40 COM 7B.20. À cette fin, il a soumis une demande d’assistance internationale en octobre 2017 pour aider à la réalisation des travaux nécessaires. Une demande de modification mineure des limites sera soumise suite à l’achèvement de ces travaux et à la finalisation du plan d’occupation des sols de tout le bien. L’État partie a également achevé le Plan de gestion de la conservation de la ville historique de Kilwa Kivinje, avec l’objectif de proposer une extension du bien afin d’inclure Kilwa Kivinje ;
  • En 2016, l’État partie a finalisé le Plan de gestion intégrée (2016-2019) (Integrated Management Plan – IMP) qui reprend les principales recommandations de la mission de suivi réactif de 2013. Ce plan, qui est actuellement mis en œuvre, a été annexé au rapport ;
  • Des travaux de conservation sont en cours au fort de Gereza. Les travaux de consolidation de la digue ont été achevés en 2015 et, en mai 2018, l’État partie a annoncé l’achèvement des travaux de consolidation de la base de la tour d’Oman, réalisés au moyen de pierres et de mortier de chaux, afin de la protéger contre l’érosion marine ;
  • L’État partie prévoit de poursuivre les travaux lorsque leur financement sera disponible. Ils consisteront à renforcer la résistance des monuments à la force de l’érosion marine en construisant des digues avec une armature de roches, des gabions et du béton. L’État partie annonce également des projets d’amélioration des installations destinées aux visiteurs avec l’extension de la jetée existante de Kilwa Kisiwani, la construction d’une jetée à Songo Mnara, l’amélioration des circuits de visites (développement et pavage des circuits entre Kilwa Kisiwani, Husuni Kubwa et le Grand Puits), et la construction d’autres installations et équipements destinés aux visiteurs, comme prévu dans l’IMP.

Le 19 janvier 2018, le Centre du patrimoine mondial a envoyé un courrier à l’État partie, conformément au paragraphe 174 des Orientations, suite à la réception de photographies montrant de nouvelles constructions aux alentours immédiats de la grande mosquée de Kilwa Kisiwani. Aucune réponse n’a été reçue de l’État partie au moment de la rédaction du présent rapport.

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2018

La finalisation de l’IMP et le lancement de sa mise en œuvre sont accueillis avec satisfaction. Le plan traite principalement de la gestion des visiteurs, notamment l’interprétation du bien, la sécurité, les guides touristiques, la propreté et la nécessité d’améliorer les installations destinées aux visiteurs. Il s’intéresse également à la structure administrative et de gestion du site, aux questions socioéconomiques, à la planification de l’occupation des sols et à la participation des parties prenantes. L’état des monuments demeure un sujet essentiel de préoccupation, au même titre que la stratégie de gestion des risques de catastrophes et le plan de financement durable des activités à entreprendre pour le bien, y compris les partenariats public-privé.

L’IMP prévoit plusieurs mesures importantes telles que la création d’un système de gestion participative, une meilleure gestion des visiteurs, l’élaboration d’un plan d’entretien du bien et la consolidation et la conservation de tous les monuments d’ici 2019. Toutefois, dans son rapport, l’État partie n’évoque pas les progrès réalisés dans la mise en œuvre de ces activités. Il conviendrait de signaler que le calendrier quadriennal de mise en œuvre de l’IMP (jusqu’à la fin 2019) semble très court, ce qui est susceptible de ne pas donner à l’État partie suffisamment de temps pour achever toutes les activités proposées. De futurs exercices de planification devraient prévoir une période de mise en œuvre plus longue, avec des échéances pour des évaluations et la possibilité de modifications pendant la période couverte par le plan. Le suivi est prévu dans le plan mais n’est pas synchronisé avec le calendrier général de mise en œuvre du plan.

Comme le recommandait la mission de 2013, il conviendrait également d’élaborer un plan de développement touristique durable plus détaillé en prenant en considération, outre l’expérience des visiteurs, la capacité d’accueil et d’autres facteurs de conservation, compte tenu de la croissance potentielle du tourisme sur le territoire du bien. Il est noté que le plan général d’occupation des sols n’a pas encore été finalisé, ce qui devrait également être envisagé comme une activité prioritaire.

Le travail de définition des limites et de la zone tampon du bien doit être réalisé de toute urgence et accompagné de l’élaboration de mesures réglementaires. La demande d’assistance internationale a été renvoyée à l’État partie afin d’être révisée. La demande révisée étant incomplète, elle n’a pas été examinée par le panel lors de sa réunion d’avril 2018. Il est recommandé au Comité de demander à l’État partie de trouver d’autres sources de financement pour le travail à accomplir, ou de soumettre à nouveau la demande en prenant en considération les commentaires du panel afin qu’elle puisse être examinée au cours du cycle 2019. Il conviendrait de noter que toute modification des limites visant à intégrer Kilwa Kivinje dans le bien, comme recommandé par les précédentes missions, serait très vraisemblablement considérée comme une modification importante des limites, ce qui impliquerait la soumission d’une proposition d’inscription complète.  

S'agissant des travaux de consolidation en cours au fort de Gereza et dans d’autres monuments, il serait utile que l’État partie soumette les plans des travaux à venir au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives avant que les travaux ne soient entrepris. Cette remarque concerne également les travaux de renforcement de tous les brise-lames. L’envoi par l’État partie d’un conservateur du bien au cours international de l’ICCROM sur la conservation de la pierre, afin d’améliorer les compétences de conservation du bien, est jugé très favorablement. La mise à disposition d’informations actualisées sur les progrès réalisés dans les travaux de consolidation et de restauration entrepris sur les 30 % des monuments n’ayant pas bénéficié de ces techniques, est également recommandée.

Prenant note des projets de modernisation et de construction de nouveaux circuits et installations destinés aux visiteurs, d’amélioration et d’extension des jetées existantes et de construction de nouvelles jetées, ainsi que d’amélioration d’autres aspects de la gestion des visiteurs, il est recommandé au Comité de demander à l’État partie de soumettre tous les plans de ces projets au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives, avant que ces projets ne soient finalisés.

Enfin, il conviendrait de conseiller à l’État partie de répondre immédiatement au courrier envoyé par le Centre du patrimoine mondial le 19 janvier 2018 afin de communiquer de plus amples informations sur les nouvelles constructions sur le territoire du bien.

Décisions adoptées par le Comité en 2018
42 COM 7B.50
Ruines de Kilwa Kisiwani et de Songo Mnara (République Unie de Tanzanie) (C 144)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/18/42.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 40 COM 7B.20, adoptée à sa 40e session (Istanbul/UNESCO, 2016),
  3. Accueille avec satisfaction la finalisation du Plan de gestion intégrée (2016-2019) et le lancement de sa mise en œuvre, tout en gardant à l’esprit que l’État partie pourrait envisager un calendrier de mise en œuvre plus long pour les futurs exercices de planification ;
  4. Demande à l’État partie de finaliser le travail entrepris sur le plan global d’occupation des sols pour le bien, et d’élaborer un plan plus détaillé de développement touristique durable qui prenne en considération, outre l’expérience des visiteurs, la capacité d’accueil du bien et d’autres facteurs de conservation, à soumettre au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives ;
  5. Demande également à l’État partie de poursuivre la mise en œuvre des recommandations de la mission de 2013 ;
  6. Encourage l’État partie à poursuivre le travail entrepris pour définir les limites et la zone tampon du bien et à l’accompagner de l’élaboration d’un cadre réglementaire, et, si nécessaire, de soumettre une nouvelle demande d’assistance internationale à l’occasion du prochain cycle en 2019 ;
  7. Encourage également l’État partie à poursuivre les travaux de conservation des monuments du site ainsi que les travaux de consolidation des brise-lames destinés à ralentir l’érosion, et demande en outre que les plans de ces travaux, ainsi que des informations actualisées sur les travaux déjà réalisés, soient soumis au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives ;
  8. Prend note de l’intention de l’État partie de construire de nouvelles installations destinées aux visiteurs ainsi que des jetées, et d’améliorer les infrastructures touristiques existantes, et demande par ailleurs que tous les plans soient soumis au Centre du patrimoine mondial avant que les projets ne soient finalisés et que leur mise en œuvre ne soit lancée, conformément au paragraphe 172 des Orientations ;
  9. Demande de plus à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2019, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020.
Projet de décision : 42 COM 7B.50

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/18/42.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 40 COM 7B.20, adoptée à sa 40e session (Istanbul/UNESCO, 2016),
  3. Accueille avec satisfaction la finalisation du Plan de gestion intégrée (2016-2019) et le lancement de sa mise en œuvre, tout en gardant à l’esprit que l’État partie pourrait envisager un calendrier de mise en œuvre plus long pour les futurs exercices de planification ;
  4. Demande à l’État partie de finaliser le travail entrepris sur le plan global d’occupation des sols pour le bien, et d’élaborer un plan plus détaillé de développement touristique durable qui prenne en considération, outre l’expérience des visiteurs, la capacité d’accueil du bien et d’autres facteurs de conservation, à soumettre au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives ;
  5. Demande également à l’État partie de poursuivre la mise en œuvre des recommandations de la mission de 2013 ;
  6. Encourage l’État partie à poursuivre le travail entrepris pour définir les limites et la zone tampon du bien et à l’accompagner de l’élaboration d’un cadre réglementaire, et, si nécessaire, de soumettre une nouvelle demande d’assistance internationale à l’occasion du prochain cycle en 2019 ;
  7. Encourage également l’État partie à poursuivre les travaux de conservation des monuments du site ainsi que les travaux de consolidation des brise-lames destinés à ralentir l’érosion, et demande en outre que les plans de ces travaux, ainsi que des informations actualisées sur les travaux déjà réalisés, soient soumis au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives ;
  8. Prend note de l’intention de l’État partie de construire de nouvelles installations destinées aux visiteurs ainsi que des jetées, et d’améliorer les infrastructures touristiques existantes, et demande par ailleurs que tous les plans soient soumis au Centre du patrimoine mondial avant que les projets ne soient finalisés et que leur mise en œuvre ne soit lancée, conformément au paragraphe 172 des Orientations ;
  9. Demande de plus à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2019, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020.
Année du rapport : 2018
République-Unie de Tanzanie
Date d'inscription : 1981
Catégorie : Culturel
Critères : (iii)
Liste en péril (dates) : 2004-2014
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2017) .pdf
arrow_circle_right 42COM (2018)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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