Faites une recherche à travers les informations du Centre du patrimoine mondial.

Te Wahipounamu – zone sud-ouest de la Nouvelle-Zélande

Nouvelle-Zélande
Facteurs affectant le bien en 1993*
  • Exploitation hydraulique
  • Grandes installations linéaires
  • Infrastructures hydrauliques
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Projet hydro-électrique (problème résolu)
  • Projet de conduite d'eau douce
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 1993
Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 1993**
Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1993

Lors de sa dernière session, le Comité a été informé que le gouvernement de la Nouvelle Zélande avait approuvé l'octroi d'une licence de conduite d'eau douce à une société privée depuis ce site du patrimoine mondial. Ce projet implique la construction d'un barrage, d'un pipeline souterrain et de quatre grands réservoirs à Jackson Bay. Le Comité a noté que les impacts visuels et écologiques du projet n'étaient pas clairement définis et que ses fondements juridiques et économiques faisaient actuellement l'objet d'un vif débat en Nouvelle Zélande.

Le Centre a pris contact avec les autorités de Nouvelle Zélande et leur a demandé de faire connaître au Comité l'impact sur l'environnement de ce projet de conduite d'eau. Les autorités néo-zélandaises ont informé le Centre, par lettre en date du 29 avril 1993, que le Ministre de la conservation avait fait savoir à la compagnie privée (Okuru Enterprises Ltd.) qu'elle ne pouvait installer un pipeline dans le Parc national Mont Aspiring inscrit sur la Liste du patrimoine mondial. Les autorités de "Okuru Enterprises Ltd." sont en train de modifier leurs plans et envisagent de prendre l'eau d'une crique située hors des limites du Parc national. Les changements envisagés par "Okuru Enterprises Ldt" seront portés à la connaissance du public pour commentaires et devront faire l'objet d'un consensus. Un nouveau rapport sur le projet modifié sera alors soumis au Ministre de la conservation pour procéder à une nouvelle évaluation.

Les autorités néo-zélandaises ont fait savoir au Centre qu'il faudra attendre un certain temps avant qu'une décision finale puisse être prise au niveau ministériel quant à la faisabilité du nouveau projet. Elles ont également assuré le Centre que l'impact sur l'environnement du projet serait soigneusement pris en compte et qu'aucune décision ne serait prise à la légère. Elles ont enfin insisté sur le fait que les valeurs de la zone du patrimoine mondial seraient respectées pour tout projet de conduite d'eau.

Décisions adoptées par le Comité en 1993
17 BUR VIII.2
Te Wahipounamu - Sud-Ouest de la Nouvelle-Zélande (Nouvelle-Zélande)

Le Bureau a rappelé qu'à sa dernière session le Comité a été informé que le gouvernement de Nouvelle-Zélande avait approuvé l'octroi d'une licence de conduite d'eau douce à une société privée depuis ce site du patrimoine mondial. Ce projet implique la construction d'un barrage, d'un pipeline souterrain et de quatre grands réservoirs à Jackson Bay. Le Comité a noté que les impacts viuels et écologiques du projet n'étaient pas clairement définis et que ses fondements juridiques et économiques faisaient actuellement l'objet d'un vif débat en Nouvelle-Zélande.

Le Bureau a noté avec satisfaction que le ministre de la Conservation avait ultérieurement indiqué à la société privée (Okuru Enterprises Ltd.) qu'il n'était pas d'accord sur l'installation d'un pipeline dans le Parc national du Mont Aspiring situé à l'intérieur de l'enceinte de ce site du patrimoine mondial. Les responsables d'Okuru Enterprises Ltd. modifient maintenant leur demande pour s'approvisionner en eau dans une crique située à l'extérieur des limites du parc national. Les modifications apportées par Okuru Enterprises Ltd. au projet initial seront portés à la connaissance du public et devront être acceptées par consensus. Selon cette procédure, un nouveau rapport comportant la proposition modifiée sera soumis au ministre de la Conservation afin de permettre une réévaluation d'ensemble. Le Bureau estime, comme les autorités de Nouvelle-Zélande, qu'il faudra un certain temps avant qu'une décision finale ne soit prise au niveau ministériel sur l'acceptabilité de la nouvelle proposition. Le Bureau a noté que les autorités de Nouvelle-Zélande ont assuré au Centre que l'impact sur l'environnement de la proposition modifiée serait soigneusement étudié, qu'aucune décision ne serait prise à la hâte et qu'enfin le maintien des valeurs de la zone du patrimoine mondial serait un facteur important de l'étude de tout projet d'exportation d'eau. Le Bureau a demandé au Centre et à l'UICN de se tenir régulièrement au courant de l'étude de la proposition d'exportation d'eau qui sera menée par le département de la Conservation de Nouvelle-Zélande.

Année du rapport : 1993
Nouvelle-Zélande
Date d'inscription : 1990
Catégorie : Naturel
Critères : (vii)(viii)(ix)(x)
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 17COM (1993)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


top