Faites une recherche à travers les informations du Centre du patrimoine mondial.

Parc national de Doñana

Espagne
Facteurs affectant le bien en 2001*
  • Exploitation hydraulique
  • Exploitation minière
  • Infrastructures de transport de surface
  • Infrastructures de transport maritime
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Utilisations et associations rituelles/spirituelles/religieuses
  • Élevage de bétail / pacage d’animaux domestiques
  • Autres menaces :

    Déclin des populations de lynx ibérique et d'aigle impérial

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Flux toxique dû à la rupture du bassin de retenue d'une mine (problème résolu) 

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2001
Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars E.U.
Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 2001

Précédents débats :
Vingt-troisième session ordinaire du Bureau – paragraphe IV.39
Vingt-troisième session du Comité – paragraphe X.26
Vingt-quatrième session ordinaire du Bureau – paragraphe IV.39
Vingt-quatrième session du Comité – paragraphe VIII.27 / Annexe X page 116.

Questions principales : Pollution minière en 1998.

Nouvelles informations : La Délégation permanente d'Espagne a informé le Centre que les autorités prévoyaient une réunion le 20 avril 2001 sur la suite à donner à la conférence “Doñana 2005”.

Action requise

Le Bureau demande à nouveau que l'Etat partie fournisse les dates et le programme de la réunion d'étude dès que possible, et qu'il invite l'UICN et le Centre à participer à cette activité.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2001

Projet Doñana 2005 : L’UICN a reçu un rapport sur le Parc national de Doñana qui accueille favorablement l’instauration de plusieurs recommandations du Projet Doñana 2005, mais qui note que l’avancement est lent malgré l’importance de ce projet. En mai 2001, le Projet a constitué son Conseil scientifique mais il n’y a cependant eu que peu d’apports scientifiques dans les activités du Projet. Un nouveau coordonnateur du Projet a été nommé et l’on peut espérer que cela va en accélérer la mise en œuvre. Le rapport indique que certaines des recommandations du séminaire d’octobre 1999 doivent encore être mises à exécution, notamment pour les points suivants : coordination ; définition du domaine public riverain ; restauration du bassin versant ; promotion de l’agriculture durable ; mise en place de projets pilotes ; et études prospectives.

 

Expansion du port de Séville : Les informations reçues signalent également avec préoccupation un projet d’expansion du Port de Séville, en amont du Guadalquivir et à l’extérieur du site du patrimoine mondial. Ce projet sera financé par des subventions pour la navigation maritime accordées par l’UE. Le projet comprend la construction de nouveaux équipements portuaires, qui nécessiteront de modifier le cours du Guadalquivir, dont l’estuaire forme la limite ouest du site du patrimoine mondial. Cela va exiger de draguer et d’approfondir le lit du fleuve et de retirer environ 9,5 millions de m3 de sédiments qui seront rejetés dans l’estuaire. Une EIE, préparée pour cet investissement par les autorités portuaires de Séville, a été considérablement critiquée et cela a entraîné l’arrêt temporaire du projet. Il a été annoncé dans la presse locale qu’un accord avait été trouvé entre les cultivateurs de riz de la région et la Confédération hydrographique du Guadalquivir qui pourrait aider à favoriser la mise en œuvre du projet par la mise en place d’un canal pour limiter les effets d’une nouvelle arrivée d’eau salée.

 

L’UICN a reçu des informations détaillées sur l’état de conservation du site et fournit les informations suivantes :

1.        Plan de gestion : Le Plan de gestion du Parc national est encore en discussion et retardé mais des progrès sensibles ont été faits dans la prévention et la réduction de conflits possibles avec les partenaires concernés ; un nouveau projet doit être publié prochainement.

2.        Lynx ibérique : Le lynx ibérique subit un déclin important en raison de la rareté de sa principale source de nourriture, le lapin. La population de lynx est tombée de 50 individus en 1990 à 30 en 2000, dont pas plus de 5 femelles reproductrices (Recensement national de Pereira & Robles, 2000). De plus, l’habitat du lynx est endommagé et réduit par le pacage exagéré, les pèlerinages annuels et l’on craint un impact de l’infrastructure routière en dehors du Parc (depuis 1982, 25 lynx ont été tués par des véhicules).

3.        Aigle impérial : La population d’aigles impériaux a également décliné, avec seulement sept territoires occupés en 2000, par rapport à quinze en 1988. La mortalité due à la ligne électrique a chuté mais l’absence de lapins, la pollution de l’environnement (avec des effets sur la fertilité) et l’empoisonnement continuent à être les principales causes de décès hors du Parc.

4.        Pèlerinage du Rocío : Le pèlerinage du Rocío réunit deux fois par an un grand nombre de pèlerins (1.500.000 en juin, 400.000 en septembre), qui voyagent depuis chez eux jusqu’au village du Rocío, à la limite nord du Parc. Ceux qui viennent de la province de Cadix (au sud de Doñana) voyagent pendant deux-trois jours/nuits à travers le Parc. Les problèmes que cela pose au Parc sont surtout des problèmes d’ordures, de feux de forêt et d’embouteillages. Toutefois, une petite bande au nord du Parc n’est pas close et c’est par là que passent les pélerins venant de Séville. Ce passage au nord traverse aussi le principal habitat du lynx, ce qui exige un contrôle et une gestion commune du Parc et des autorités régionales. On dit qu’une grande campagne a été lancée l’année dernière pour sensibiliser, au sein de diverses institutions, aux conséquences du pèlerinage sur le Parc. Le pèlerinage de cette année a néanmoins laissé d’énormes quantités d’ordures derrière lui et le Centre de recherche de Doñana a subi des actes de vandalisme. Un accord pour réduire la circulation entre le Rocío et Cadix à travers le Parc a été signé après de longues négociations.

5.        Pacage : Après de longues négociations, le Parc et les éleveurs ont approuvé un plan de gestion du pacage et un comité a été créé pour le mettre en œuvre. A ce jour, on n’a pas atteint de réduction concrète des niveaux de pacage et, comme cela a été mentionné, cela a des effets sur le projet de restauration des Matasgordas.

6.        Construction d’une route : L’impact de la construction d’une route à l’extérieur du Parc de  Doñana et de ses populations de faune sauvage est préoccupante. Presque toutes les routes de la région ont été refaites ou élargies depuis dix ans, ce qui a entraîné une augmentation de la vitesse et du volume de circulation. Nombre de ces routes ont des impacts notables sur les itinéraires migratoires de mammifères, dont le lynx menacé.

7.        Extraction illégale d’eau : Il y a extraction illégale d’eau pour la culture du riz, du coton et des fraises aux limites nord et ouest du Parc. Cela pourrait entraîner des effets à long terme, dont la dégradation de la nappe phréatique et l’assèchement des lagons temporaires et des forêts de frênes.

8.        Plan de restauration de la mine d’Aznalcollar : des organisations et institutions de protection de l’environnement dans la région sont préoccupées du Plan de restauration soumis par Boliden-Apirsa pour la mine d’Aznalcollar.  Bien que 76 % travaux de restauration aient été achevés, il y a des motifs de préoccupation concernant  l’isolation insuffisante du barrage de confinement des résidus miniers qui s’est rompu à la limite sud du Parc, la couverture insuffisante des décharges de pierres et la fiabilité des données sur le niveau des eaux boueuses dans les puits de mine – ce qui pourrait affecter ultérieurement la nappe phréatique. On s’inquiète également du financement des travaux de restauration nécessaires : Apirsa est en faillite, Boliden Ltd a dénié toute responsabilité et aucune déclaration officielle n’a été faite par le Département régional des Travaux publics.

 

La conférence complémentaire demandée a été prévue du 26 au 28 novembre à Huelva et l’UNESCO, l’UICN et la Convention de Ramsar ont été invités à y participer. Le Bureau pourrait donc souhaiter étudier toutes les nouvelles informations disponibles lors de sa session et pourrait souhaiter réviser la décision proposée ci-dessous.

Décisions adoptées par le Comité en 2001
25 BUR V.166-167
Parc national de Doñana (Espagne)

V.166     L’Observateur de l’Espagne a informé le Bureau que le suivi de la Conférence « Doñana 2005 » devait être organisé à Huelva du 26 au 28 novembre 2001 et que les invitations étaient d’ores et déjà lancées. Il a également fourni une documentation sur le projet qui a été mise à la disposition de tous les membres du Bureau. Il a indiqué que le projet Doñana 2005 représente le projet environnemental le plus ambitieux de l’Espagne pour améliorer la situation du site suite à la pollution minière et qu’un groupe technique et un comité scientifique ont été créés.

V.167     Le Bureau a félicité l’État partie d’organiser une réunion de suivi pour la conférence Doñana 2005 du 26 au 28 novembre 2001, avec le concours de la Convention de Ramsar, de l’UICN et de l’UNESCO. Le Bureau a recommandé à l’État partie d’accorder une attention particulière à cette conférence de suivi pour finaliser les accords sur la coordination administrative et scientifique qui s’imposent pour mettre en œuvre le projet Doñana 2005. La finalisation de l’accord a été notée le 3 mai 2001, à la réunion du Patronato de Doñana, comme une étape importante pour la mise en œuvre de ce projet.

25 COM VIII
Rapports sur l'état de conservation de biens naturels inscrits dont le Comité a pris note

Rapports sur l'état de conservation de biens naturels inscrits sur la Liste du patrimoine mondial dont le Comité a pris note

La Grande Barrière (Australie)

Ile Fraser (Australie)

Les Sundarbans (Bangladesh)

Forêt Belovezhskaya Pushcha / Bialowieza (Bélarus et Pologne)

Parc national du Gros-Morne (Canada)

Pac national Nahanni (Canada)

Parc national de Los Katios (Colombie)

Grottes du karst aggtelek et du karst slovaque (Hongrie et Slovaquie)

Le Comité a noté que les questions soulevées concernaient exclusivement la partie slovaque de ce site transfrontalier.

Parc national des Sundarbans (Inde)

Le Délégué de l'Inde a informé le Comité qu'il n'y a pas de projet de construction de voies navigables prévu ou risquant d'avoir un impact quelconque sur le site.

Parc national de Kaziranga (Inde)

Parc national de Komodo (Indonésie)

Parc national de Lorentz (Indonésie)

L'Observateur de l'Indonésie a remercié les autorités australiennes de leur assistance financière. Il a informé le Comité qu'il serait difficile de respecter la date limite du 1er février et qu'un rapport pourrait être présenté fin mars 2002.

Isole Eolie (Iles Eoliennes) (Italie)

L'Observatrice de l'Italie a confirmé qu'il y avait eu une décision de justice le 4 décembre 2001, qui n'était pas encore publique, mais qu'elle serait disponible prochainement. Elle a informé le Comité qu'il serait difficile de respecter la date limite du 1er février et qu'un rapport pourrait être fourni vers la fin du mois de mars 2002.

Parc national du Gunung Mulu (Malaisie)

Parc national du Banc d'Arguin (Mauritanie)

Le Délégué de l'Egypte a attiré l'attention du Comité sur l'importance de protéger les zones humides qui servent de haltes aux oiseaux migrateurs le long de leurs itinéraires. Il a suggéré que le Centre du patrimoine mondial dispose d'un plan définissant les zones humides importantes pour les oiseaux et qu'il utilise ces informations pour créer des sites « satellites » du patrimoine mondial. Le représentant de l'UICN a évoqué la coopération entre le Centre du patrimoine mondial et la Convention de Ramsar et BirdLife International pour protéger les zones humides. Il a également souligné l'importance des aires qui entourent les aires classées au patrimoine mondial et les liens avec le Programme sur l'Homme et la biosphère pour la protection des sites. Le Secrétariat a donné des détails sur les discussions en cours avec le Secrétariat de la Convention des Espèces Migratrices pour établir un mémorandum d'accord entre ces deux Conventions.

Sian Ka'an (Mexique) 

La Déléguée du Mexique a indiqué que la confirmation du Plan écologique d'utilisation des terres en est actuellement à sa phase finale et elle a donc demandé que la date limite de remise du rapport au Bureau soit fixée au 15 mai 2002 pour examen par la vingt-sixième session du Comité en juin.

Parc national de Royal Chitwan (Népal)

Caucase de l'Ouest (Fédération de Russie)

Montagnes de l'Altaï (Fédération de Russie)

Parc national de Doñana (Espagne)

Réserve forestière de Sinharaja (Sri Lanka)

Baie d'Ha Long (Viet Nam)

Chaussée des Géants et sa côte (Royaume-Uni)

Ile de St Kilda (Royaume-Uni)

Parc national de Serengeti (République-Unie de Tanzanie)

Parc national des Great Smoky Mountains (États-Unis d'Amérique)

Parc national Canaima (Venezuela)

 

Le Bureau pourrait souhaiter adopter la décision suivante :

« Le Bureau félicite l’Etat partie de l’initiative Doñana  2005 qui assure un excellent cadre à une gestion intégrée des terres. Le Bureau note que plusieurs motifs de préoccupation ont été soulevés quant à l’intégrité de ce site. En conséquence, le Bureau demande à l’Etat partie de fournir un rapport complet sur les menaces qui pèsent sur le site et la manière de les traiter, avant 1er février 2002, pour étude par la vingt-sixième session du Bureau du patrimoine mondial (avril 2002). En se fondant sur ce rapport, le Bureau pourrait souhaiter considérer s’il y a ou non lieu de classer ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril. »

Année du rapport : 2001
Espagne
Date d'inscription : 1994
Catégorie : Naturel
Critères : (vii)(ix)(x)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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