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Forêt impénétrable de Bwindi

Ouganda
Facteurs affectant le bien en 1999*
  • Activités illégales
  • Ressources humaines
  • Troubles civils
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
Diminution du nombre de gorilles de montagne
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 1999
Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 1999**
Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1999

Nouvelles informations : En mars 1999, huit touristes qui visitaient le site pour voir les gorilles de montagne, ainsi que huit membres du personnel du camp, ont été tués par des forces rebelles. Le Directeur général de l’UNESCO et le Président du Comité ont publié des déclarations condamnant ces meurtres et appelant à une restauration des conditions de sécurité permettant aux visiteurs de pénétrer sur ce site du patrimoine mondial sans peur et sans risque. La contre-publicité entourant cet événement semble avoir beaucoup affecté les visites de ce site ainsi que d'autres parcs ougandais. Les revenus reçus par le site pour protéger les gorilles et leur habitat ont diminué en conséquence. En l'absence d'une rapide relance du tourisme et des revenus qu'il génère, l'efficacité de la protection de ce site pourrait diminuer.

Action requise

Le Bureau pourrait souhaiter recommander que l’Etat partie présente au Centre, avant le 15 septembre 1999, un rapport sur les mesures prises pour renforcer les conditions de sécurité sur ce site et assurer une remontée du nombre de visiteurs de façon à retrouver les chiffres d'avant mars 1999. Le Bureau pourrait demander au Centre et à l'UICN de présenter leur analyse du rapport et des recommandations pour étude lors de la vingt-troisième session extraordinaire du Bureau en novembre 1999.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1999

Résumé des précédents débats :

Vingt-troisième session ordinaire du Bureau – paragraphe IV.41.

 

Nouvelles informations : A sa vingt-troisième session, le Bureau a recommandé que l’Etat partie présente au Centre, avant le 15 septembre 1999, un rapport sur les mesures prises pour améliorer les conditions de sécurité sur ce site et assurer la restauration du nombre de visiteurs d’avant mars 1999. Jusqu’ici, bien qu’aucune réponse officielle n’ait été reçue de l’Etat partie, un rapport par courrier électronique a été transmis par le Responsable en chef de l’organisme ougandais chargé de la protection de la faune sauvage, qui est également membre de l’UICN. Ce rapport indique que :

Plusieurs mesures ont été prises par les gestionnaires du site pour améliorer la sécurité, notamment : (a) mise en place de personnel de sécurité supplémentaire sur le site et aux alentours ; (b) surveillance des installations touristiques effectuée en commun par les gardes forestiers et la force de défense (UPDF) ; (c) création d’une force mobile d’intervention qui interdit l’accès à tout lieu soupçonné d’insécurité et fouille l’endroit ; (d) contacts réguliers avec des responsables de la sécurité à la frontière de l’Ouganda et de la RDC pour mettre en commun les informations en matière de sécurité et coordonner les opérations de patrouille ; (e) ouverture d’un sentier supplémentaire pour améliorer l’accès des forces communes près de la frontière avec la RDC ; (f) amélioration des liaisons par radio entre les unités de sécurité et les gestionnaires du site de Bwindi ; (g) réunions d’information régulières entre le siège de l’organisme responsable des parcs ougandais et le site ; (h) formation d’un mois de certains gardes forestiers à la lutte contre le terrorisme en Egypte ; (i) publicité accrue faite par le gouvernement, aux niveaux national et international, concernant les conditions de sécurité sur le site ; et (j) assurance de l’appui de la population locale qui partage les avantages du tourisme. Le rapport mentionne également la réception de quelques dons limités destinés à l’achat de talkies-walkies, de sacs de couchage et d’un véhicule 4 x 4. A la suite des mesures prises, le nombre de visiteurs est passé de 83 en avril à 256 en août 1999.

Il faut d’urgence former le personnel à traiter comme il convient toute menace à la sécurité qui pourrait survenir, vu que le site borde une région où règne un climat d’instabilité. Une formation est nécessaire en matière de capacité opérationnelle contre le terrorisme, de contrôle des informations en matière de renseignement et de relations avec la communauté. Il faudrait appuyer la mise en œuvre de cette formation et participer à l’achat de véhicules 4 x 4.

 

Décisions adoptées par le Comité en 1999
23 BUR IV.B.41
Forêt impénétrable de Bwindi (Ouganda)

Le Bureau a rappelé les conditions d’insécurité qui règnent dans ce site et qui ont abouti à l’assassinat de huit touristes qui visitaient le site pour voir les gorilles de montagne, ainsi que de quatre membres du personnel du camp. Le Centre a informé le Bureau que la Forêt de Bwindi avait également été touchée suite aux conflits armés dans la région africaine des Grands Lacs, comme dans les sites de la République démocratique du Congo qui ont été inscrits sur le Liste du patrimoine mondial en péril. Bwindi a également besoin des efforts particuliers du Centre et de l’UICN pour toute campagne de sensibilisation aux nécessités de préserver la biodiversité en cas de conflit armé et de troubles civils. D’autre part, le Bureau a appris qu’une lettre de l’organisme ougandais chargé de la préservation de la faune sauvage, datée du 14 mai 1999, indiquait que Bwindi retrouve son calme habituel, que le tourisme a repris sur le site et que les activités de conservation se poursuivent.      

Après étude des informations disponibles, le Bureau a recommandé que l’État partie présente au Centre, avant le 15 septembre 1999, un rapport sur les mesures prises pour améliorer les conditions de sécurité sur ce site et assurer la restauration du nombre de visiteurs d’avant mars 1999. Le Bureau a demandé au Centre et à l’UICN de présenter leur analyse du rapport et leurs recommandations pour étude à la vingt-troisième session extraordinaire du Bureau, en novembre 1999.

23 COM X.B.28
Rapports sur l’état de conservation de biens naturels dont le Comité a pris note

X.28 Le Comité a pris note des décisions de la vingttroisième session extraordinaire du Bureau telles qu'elles figurent dans le Rapport de la session du Bureau (document de travail WHC-99/CONF.209/6) et incluses en Annexe VIII de ce rapport sur les biens suivants. Des observations complémentaires faites au cours de la session du Comité sont reflétées ci-dessous :

Baie Shark - Australie occidentale (Australie)

Tropiques humides de Queensland (Australie)

Les îles Heard et McDonald (Australie)

Le Délégué de l'Australie a remercié l'UICN du processus consultatif amorcé, qui pourrait servir de modèle à d'autres États parties. Il a aussi informé le Comité que l'aire de protection marine autour de l'Ile Macquarie avait été étendue et qu'elle comprend maintenant 16 millions d'hectares, ce qui en fait la plus grande zone marine sous haute protection du monde.

Forêt Belovezhskaya Pushcha/Bialowieza Belovezhskaya Puscha (Bélarus/Pologne)

Réserve de faune du Dja (Cameroun)

Parc national de Los Katios (Colombie)

Le Délégué de la Colombie a informé le Comité qu'une délégation du ministère de l'Environnement s'était récemment rendue à Los Katios et avait visité des zones dont l'accès n'était pas possible jusque là. Il a souligné que la proposition d'accorder un droit collectif de propriété sur 100.000 hectares concernerait un secteur situé à l'extérieur du Parc, dans la zone tampon. Il a ajouté que son gouvernement serait heureux de recevoir la visite de la mission de suivi sur ce site en l'an 2000. Les autorités colombiennes ont resserré la coopération transfrontalière avec le Parc national de Darien (Panama) et renforcé le système des aires protégées.

Parc national de Morne Trois Pitons (Dominique)

Les Iles Galapagos (Equateur)

L'observateur des États-Unis a souligné le rôle de son gouvernement dans la sauvegarde des îles Galapagos et il a félicité le gouvernement équatorien des progrès réalisés. Il a noté la décision de référence relative à la Loi sur les Galapagos et a demandé si elle était entrée en vigueur, notamment en ce qui concerne la zone de 40 milles marins. Le Secrétariat a informé le Comité que l'on avait signalé quelques menaces de pêche illégale. L'UICN a noté le caractère essentiel de l'application de cette législation novatrice et le fait qu'il fallait rapidement élaborer et mettre en oeuvre une réglementation spécifique. La Déléguée de l'Equateur a fourni des informations provenant du ministère de l'Environnement faisant état de progrès dans le contrôle des espèces introduites et d'une amélioration générale de la conservation de la biodiversité du site. S'agissant du contrôle de la zone de 40 milles marins, elle a déclaré que la loi n'était pas encore entrée en vigueur mais qu'il existait déjà une base sur laquelle fonder la conservation et le contrôle de l'environnement. Elle a remercié le Comité de tous ses efforts de sauvegarde des Galapagos.

Parc national de Kaziranga (Inde)

Parc national de Komodo (Indonésie)

Parc national du Mont Kenya (Kenya)

Parc national de Sagarmatha (Népal)

L'observateur du Népal a exprimé sa gratitude pour l'appui international en faveur de l'important projet touristique mené dans le Parc national de Sagarmatha. L'observateur du Royaume- Uni a noté la caractère novateur du projet.

Te Wahipounamu - Zone sud-ouest de la Nouvelle-Zélande (Nouvelle-Zélande)

Sanctuaire de l'oryx arabe (Oman)

Le Délégué de la Thaïlande a noté les sérieux motifs de préoccupation soulevés par le Bureau concernant la gestion de ce site, vu la diminution du nombre d'oryx arabes et le fait que la délimitation des limites et la planification de la gestion devaient être achevés depuis longtemps. Il a rappelé que le Comité avait inscrit ce site en l'absence d'un texte de loi et d'un plan de gestion en décembre 1994. Il a souligné le rôle des Orientations concernant le retrait des biens. Le Délégué du Bénin a noté que l'on n'avait pas toujours agi avec rigueur dans le passé et qu'un certain nombre de sites n'auraient pas été acceptés s'ils étaient présentés aujourd'hui. S'agissant du retrait, un site serait d'abord mis sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Le Délégué de la Thaïlande a clairement indiqué qu'il n'avait pas proposé le retrait du site de la Liste du patrimoine mondial et qu'il était parfaitement informé des modalités de cette procédure. L'observateur du Royaume-Uni a observé que l'on rencontre des problèmes similaires dans un certain nombre de sites et que le processus de soumission périodique de rapports permettra certainement de traiter ces questions. L'UICN a fait remarquer qu'elle avait signalé à maintes reprises les problèmes que pose ce site. L'IUCN a noté que la législation était inefficace si l'on ne disposait pas de ressources suffisantes pour sa mise en oeuvre. Le Président a rappelé aux membres du Comité que les sites naturels de la Région arabe étaient rares sur la Liste. En conclusion, le Président a remercié le Comité du débat qui avait eu lieu et il a noté qu'il fallait sensibiliser les pays à la Convention du patrimoine mondial et à ses obligations, ainsi qu'aux valeurs à préserver pour les générations futures, en particulier les décideurs. Il a remercié le Délégué de la Thaïlande de sa déclaration et il a engagé le Comité à continuer à réfléchir sur la manière de renforcer la protection des sites du patrimoine mondial.

Parc national de Huascaran (Pérou)

Lac Baïkal (Fédération de Russie)

L'observateur de la Russie a demandé que les informations concernant ce site, fournies durant l'adoption du rapport de la vingt-troisième session extraordinaire du Bureau, soient incluses dans ledit rapport.

Forêt impénétrable de Bwindi (Ouganda)

Ile de Gough (Royaume-Uni)

Zone de conservation de Ngorongoro et Parc national de Serengeti (République-Unie de Tanzanie)

Parc national Canaima (Venezuela)

Baie d'Ha-Long (Viet Nam)

Mosi-oa-Tunya/Victoria Falls (Zambie/Zimbabwe)

Le Bureau pourrait souhaiter adopter le texte suivant et le transmettre au Comité pour qu’il en prenne note :

« Le Bureau demande à l’UICN et au Centre de vérifier, avec les autorités ougandaises, leurs besoins d’un soutien pour l’achat de véhicules et de formation de personnel et si les besoins précités sont confirmés, épauler les efforts des autorités ougandaises pour obtenir un appui financier de sources appropriées, dont le Fonds du patrimoine mondial. Le Bureau demande que le Centre et l’UICN fassent rapport sur les mesures prises pour renforcer la gestion du site à la vingt-quatrième session ordinaire du Bureau au second semestre de l’an 2000. »

Année du rapport : 1999
Ouganda
Date d'inscription : 1994
Catégorie : Naturel
Critères : (vii)(x)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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