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Vieille ville d'Ávila avec ses églises extra-muros

Espagne
Facteurs affectant le bien en 2005*
  • Destruction délibérée du patrimoine
  • Habitat
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Projet de construction d'un nouveau pont sur le Rio Adajo (problème résolu) 
  • Pression urbaine: réaménagement de la Plaza Santa Teresa, située entre les remparts de la ville et l’église extra-muros de San Pedro, incluant le remplacement d’édifices traditionnels par de nouvelles constructions. 
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2005
Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2005**

Mission de suivi UNESCO/ICOMOS des 10-12 mars 2005.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2005

Le 31 janvier 2005, le Centre du patrimoine mondial a reçu de l’Etat partie un rapport détaillé en espagnol. Selon la demande du Comité, et compte tenu dudit rapport, une mission commune UNESCO/ICOMOS s’est rendue sur place du 10 au 12 mars 2005 pour évaluer l’impact du réaménagement de la Plaza Santa Teresa, située entre le rempart circulaire d’Avila et l’église extra-muros de San Pedro.

Le nouveau projet d’urbanisme d’ensemble a été considéré par la mission comme nécessaire –la Place était en effet en très mauvais état – et de grande qualité. En fait, l’organisation générale de la Place s’est sensiblement améliorée avec la définition d’un nouvel axe qui met en valeur la situation et l’architecture de l’église et la porte du rempart, et l’utilisation de matériaux et de mobilier urbain de qualité.

La mission commune UNESCO/ICOMOS a toutefois observé que le principal immeuble moderne qui fait face au portique de la Place constitue maintenant un élément prédominant en volume comme en hauteur. La hauteur qui a servi de référence à ce nouveau bâtiment était la hauteur maximale de l’un des anciens édifices ; la nouvelle construction est par conséquent plus haute que les précédentes. La mission a donc regretté l’inversion des valeurs architecturales dominantes de la place, notamment parce que le rempart et la porte, tous deux anciens, ont perdu leur ancienne primauté en faveur du nouvel immeuble.

Malgré sa hauteur et son volume, ce bâtiment constitue une œuvre architecturale de grande qualité qu’il ne serait pas possible de supprimer ou de modifier.

Quant à une éventuelle perte générale des valeurs patrimoniales, la mission a conclu que ces valeurs n’étaient pas compromises car si le nouveau bâtiment avait existé lors de l’inscription du bien, cela n’aurait pas constitué d’empêchement à cette inscription.

La mission a déclaré que la gestion du bien présentait un point faible : la protection de ses valeurs de patrimoine mondial. Elle a par conséquent vivement engagé les autorités à renforcer les outils actuels de gestion pour éviter tous risques futurs.

La mission a également noté que la proposition d’inscription initiale ne comportait pas de zone tampon ni de plan de gestion. Elle a donc recommandé la création d’une zone tampon adaptée (cela impliquerait une extension des limites actuelles de l’ensemble historico-artistique). Elle a également souligné la nécessité d’une révision approfondie de tous les outils de gestion concernant la zone centrale et la zone tampon.

Actuellement, il existe différents instruments de planification mais leurs limites ne coïncident pas et ne sont pas nécessairement cohérentes par rapport au bien inscrit. La mission a constaté qu’il faudrait étudier de près l’efficacité du principal outil de conservation, le « Plan spécial pour la protection de l’ensemble historico-artistique d’Avila » (PEPCHA).

C’est ainsi que le PEPCHA a été révisé pour autoriser la réalisation du projet de la Plaza Santa Teresa, affaiblissant par là même sa fonction consistant à assurer un contrôle et une gestion d’ensemble. 

Décisions adoptées par le Comité en 2005
29 COM 7B.69
Vieille ville d’Avila avec ses églises extra-muros (Espagne)

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-05/29.COM/7B.Rev,

2. Rappelant la décision 28 COM 15B.97, adoptée à sa 28e session (Suzhou, 2004),

3. Remercie l'État partie de l'Espagne d'avoir présenté un rapport actualisé sur l'état de conservation du bien ;

4. Regrette que la municipalité ait autorisé la construction d'un immeuble dont la hauteur et le volume modifient les valeurs architecturales historiques de la place ;

5. Rappelle qu'il est important de respecter pleinement le paragraphe 173 c) des Orientations de la Convention (2005) ;

6. Regrette en outre que les autorités compétentes n'aient pas consulté à temps le Centre du patrimoine mondial concernant ce projet, de manière à éviter la modification du tissu urbain historique de la Plaza Santa Teresa ;

7. Reconnaît l'importance de la conception architecturale de la Plaza Santa Teresa et la création d'un axe visuel entre l'église et la porte ;

8. Prie instamment l'État partie à améliorer le mécanisme permettant de rendre compte au Comité, conformément au paragraphe 172 des Orientations de la Convention (2005) ;

9. Encourage l'Etat partie, en consultation avec les autorités locales, à améliorer la législation spécialisée, afin d'assurer une protection juridique appropriée des tissu et structure urbains historiques au niveau national ;

10. Demande à l'État partie d'adresser au Centre du patrimoine mondial, dans le cadre de l'exercice d'établissement de rapports périodiques, un rapport actualisé définissant les zones tampons ;

11. Demande également à l'ICOMOS de soumettre à sa 30e session (Vilnius, 2006) un rapport détaillé sur l'impact visuel du bâtiment sur la valeur universelle exceptionnelle du bien ;

12. Demande en outre à l'État partie d'adresser au Centre du patrimoine mondial, avant le 1er février 2006, un rapport d'avancement sur le statut juridique et la mise en oeuvre des zones de protection pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 30e session (Vilnius, 2006).

Projet de décision : 29 COM 7B.69

Le Comité du patrimoine mondial,

1.              Ayant examiné le document WHC-05/29.COM/7B.Rev,

2.              Rappelant sa décision 28 COM 15B.97, adoptée à sa 28e session (Suzhou, 2004),

3.              Remercie l’Etat partie d’avoir présenté un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien ;

4.              Regrette que la municipalité ait autorisé la construction d’un immeuble dont la hauteur et le volume modifient les valeurs architecturales historiques de la place ;

5.              Regrette en outre que les autorités compétentes n’aient pas consulté à temps le Centre du patrimoine mondial concernant ce projet, de manière à éviter la modification du tissu urbain historique de la Plaza Santa Teresa ;

6.              Reconnaît l’importance de la conception architecturale de la Plaza Santa Teresa et la création d’un axe visuel entre l’église et la porte ;

7.              Prie instamment l’Etat partie à améliorer le mécanisme permettant de rendre compte au Comité, conformément au paragraphe 172 des Orientations (2005) ;

8.              Encourage l’Etat partie, en consultation avec les autorités locales, à améliorer la législation spécialisée, afin d’assurer une protection juridique appropriée des tissu et structure urbains historiques au niveau national ;

9.              Demande à l’Etat partie d’adresser au Centre du patrimoine mondial, dans le cadre de l’exercice d’établissement de rapports périodiques, un rapport actualisé définissant les zones tampons ;

10.           Demande en outre à l’Etat partie d’adresser au Centre du patrimoine mondial un rapport d’avancement sur le statut juridique et la mise en œuvre des zones de protection, avant le 1er février 2007, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 31e session, en 2007.

Année du rapport : 2005
Espagne
Date d'inscription : 1985
Catégorie : Culturel
Critères : (iii)(iv)
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 29COM (2005)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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