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Décision 39 COM 8B.15
Grande montagne Burkhan Khaldun et son paysage sacré environnant, Mongolie

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les documents WHC-15/39.COM/8B et WHC-15/39.COM/INF.8B1,
  2. Inscrit la Grande montagne Burkhan Khaldun et son paysage sacré environnant, Mongolie, sur la Liste du patrimoine mondial, sur la base des critères (iv) et (vi);
  3. Prend note de la Déclaration de valeur universelle exceptionnelle provisoire suivante :

    Brève synthèse

    La grande montagne Burkhan Khaldun et son paysage environnant sont situés dans la partie centrale de la chaîne des monts Khentii, qui forme la ligne de partage des eaux entre les océans Arctique et Pacifique, et où la vaste steppe d’Asie centrale rencontre les forêts de conifères de la taïga sibérienne. L’eau qui provient des montagnes aux sommets éternellement enneigés alimente des rivières importantes, s’écoulant vers le nord comme vers le sud. En altitude, dans les montagnes, se trouvent des forêts, et plus bas, des steppes montagneuses, tandis que dans la vallée en contrebas s’étendent des prairies ouvertes, découpées par des rivières qui alimentent des prés marécageux.

    Le Burkhan Khaldun est associé à Gengis Khan, étant tenu pour le lieu de sa sépulture, et la montagne est plus largement liée à la fondation de l’Empire mongol, en 1206. Le Burkhan Khaldun est l’une des quatre montagnes sacrées désignées par Gengis Khan de son vivant, dans le cadre du statut officiel qu’il donna aux traditions de culte des montagnes, basées sur des traditions chamaniques immémoriales associées aux peuples nomades. Les traditions de culte des montagnes ont décliné tandis que le bouddhisme était adopté, à la fin du XVe siècle, ce qui semble être à l’origine d’un manque de continuité dans les traditions et les associations. Depuis les années 1990, le renouveau du culte des montagnes a été encouragé et les rituels chamaniques anciens sont repris et intégrés dans des rituels bouddhistes. L’État a parrainé des célébrations qui, à présent, se déroulent chaque été sur la montagne, près des rivières et de trois ovoos de pierre (cairns).

    La grande montagne Burkhan Khaldun présente peu de structures, hormis les trois principaux ovoos de pierre, le long de sentiers reliés à un itinéraire de pèlerinage. Les cairns ont apparemment été détruits au XVIIe siècle, mais ont été reconstruits avec des poteaux en bois à leur sommet. Le chemin de pèlerinage commence à environ 20 km de la montagne, par un pont traversant la Kherlen au col du Seuil, où l’on trouve également un ovoo important. Les pèlerins cheminent à cheval de cet endroit au grand ovoo de Beliin, fait de troncs d’arbres et orné d’écharpes de prière en soie bleue et de là, jusqu’à l’ovoo principal du paradis, au sommet de la montagne. Le caractère sacré de la montagne est fortement associé à la notion d’isolement et à sa nature « pure ».

    La grande montagne Burkhan Khaldun et son paysage environnant, en tant que montagne sacrée, ont été au centre d’événements qui changèrent profondément l’Asie et l’Europe entre le XIIe et le XIVe siècle, et qui ont des liens directs avec Gengis Khan et sa reconnaissance officielle du culte des montagnes.

    Critère (iv) : La montagne sacrée de Burkhan Khaldun reflète la formalisation du culte des montagnes par Gengis Khan, un facteur clef dans sa réussite s’agissant de l’unification des peuples mongols durant la création de l’empire mongol, ce qui prouve son importance historique essentielle pour l’histoire asiatique et mondiale.

    Critère (vi) : La montagne sacrée de Burkhan Khaldun est associé de manière directe et matérielle à l’Histoire secrète des Mongols, récit épique historique et littéraire, reconnu comme ayant une importance mondiale depuis son entrée au Registre de la mémoire du monde. L’Histoire secrète témoigne des liens entre la montagne et Gengis Khan, sa reconnaissance formelle du culte des montagnes, et le statut officiel de Burkhan Khaldun en tant que l’une des quatre montagnes sacrées qu’il a désigné de son vivant.

    Intégrité

    Le site possède des attributs appropriés au sein de ses délimitations pour témoigner de l’échelle et de la portée de la montagne sacrée, même si la délimitation a besoin d’être définie par rapport aux caractéristiques naturelles. De nouvelles missions doivent être entreprises sur les sites archéologiques, qui pourraient renforcer les associations avec Gengis Khan ou les traditions du culte des montagnes.

    Authenticité

    La valeur de tous les attributs naturels et culturels de la montagne de Burkhan Khaldun est bien visible. Diverses parties de la montagne sont vulnérables à une augmentation de la fréquentation touristique qui, si elle n’était pas correctement gérée, pourrait profondément affecter la sensation d’isolement, et au surpâturage, qui pourrait avoir un impact sur sa nature pure « perçue ».

    Eléments requis en matière de protection et de gestion

    Bien que la majeure partie de la grande montagne Burkhan Khaldun soit située sur le territoire de la zone spéciale de protection de Khan Kentii (KK SPA), une petite zone située au nord-ouest, et une beaucoup plus grande au sud, sont situées à l’extérieur de cette zone protégée. Il est prévu d’inclure l’ensemble du bien et de sa zone tampon dans le territoire de la KK SPA en 2015. Même si la KK SPA offre une protection légale, cette protection concerne plus la protection de la nature et de l’environnement que la protection du patrimoine culturel. La zone tampon fait partie de la zone tampon de la KK SPA. Actuellement, les attributs culturels de la zone tampon du bien ne sont pas protégés, et aucune réglementation n’est applicable s’agissant de l’occupation des sols ou de nouvelles constructions.

    Depuis 1990 et le renouveau des pratiques mongoles anciennes liées aux montagnes sacrées, les traditions et coutumes nationales de protection de la nature en Mongolie et les lois associées au « Khalkh Juram » ont été relancées et sont maintenant intégrées dans la politique d’État. Le 16 mai 1995, le premier président de la Mongolie a publié un nouveau décret « Soutenir les initiatives visant à rétablir la tradition du culte des montagnes Bogd Khan Khairkhan, Burkhan Khaldun (Khan Khentii) et Otgontenger ». Le décret a prononcé le soutien de l’État en faveur d’initiatives visant à rétablir le culte des montagnes tel que décrit dans le document mongol réglementaire originel et tel qu’« énoncé par le décret officiel ». Un autre décret du président sur la « réglementation des cérémonies de culte et permettent l’organisation des visites pendant les grandes cérémonies cultuelles d’État. Toute activité autre que les rituels cultuels est traditionnellement interdite sur la montagne Burkhan Khaldun elle-même. Le personnel de la réserve KK SPA assure néanmoins la lutte anti-incendie, la protection et l’entretien forestiers, ainsi que la rénovation, et lutte contre la chasse et les coupes de bois illégales.

    Au niveau national, la gestion du site est placée sous la responsabilité du ministère de la Nature, de l’Environnement et du Développement vert, et du ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme. Au niveau local, les autorités locales au niveau des aïmags, des sums et des bags sont responsables de la protection locale. Bien que l’administration des sums compte en son sein des personnes responsables de la protection de l’environnement, il semble qu’aucune disposition formelle n’existe en ce qui concerne les missions relatives au patrimoine culturel. Une administration pour la protection du bien du patrimoine mondial responsable de la protection et de la conservation naturelle et culturelle du bien doit être mise en place, mais aucune échéance n’a été communiquée à cet égard. La protection traditionnelle est assurée grâce à la longue tradition de culte de la nature et des sites sacrés. Il est par exemple interdit de perturber la terre, les eaux, les arbres et toutes les plantes, les animaux et les oiseaux présents dans les sites sacrés, ou de chasser et de couper du bois à des fins commerciales.

    Un avant-projet de plan de gestion a été soumis dans le dossier de proposition d’inscription. Il couvrira la période 2015-2025 et vise le patrimoine culturel et naturel. Il comprend un plan à long terme (2015-2025) et un plan à moyen terme (2015-2020). L’avant-projet du plan de gestion n’a pas encore été approuvé ou mis en œuvre. Avant finalisation et adoption, un travail supplémentaire doit être entrepris pour étoffer le plan, qui pourra ainsi offrir un cadre approprié pour la gestion du bien, et le financement nécessaire reste à mettre en place par les organisations des parties prenantes avec un soutien supplémentaire des organisations donatrices et caritatives internationales. Les sites archéologiques sur la montagne qui peuvent contribuer à une plus large compréhension du culte des montagnes n’ont pas été formellement identifiés, et ne font pas non plus l’objet d’une conservation active. Ces deux aspects devraient être traités dans le plan.

    Bien qu’un plan de gestion existe pour la zone protégée de Khan Khentii, mis en œuvre par l’administration de la zone protégée spéciale de Khan Khentii, ce plan se limite à la conservation de l’environnement naturel et il semble qu’il n’y a actuellement aucune gestion active de ses attributs culturels, ni de missions définies par des stratégies et des politiques culturelles spécifiques.

  4. Recommande à l’État partie de :
    1. mettre en place une protection légale pour le bien qui couvre aussi bien les attributs culturels que naturels ;
    2. définir clairement la protection offerte par la zone tampon ;
    3. confirmer qu’aucune exploitation minière ou industrie extractive ne sera autorisée au sein du bien ;
    4. mettre en place une structure de gestion globale avec des ressources pour mettre en œuvre un plan de gestion étoffé et approuvé ;
    5. élaborer et mettre en œuvre un programme de conservation comprenant des mesures préventives et actives, sur la base d’une large évaluation des besoins et des priorités ;
  5. Demande à l’État partie de soumettre, au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2018, un rapport sur la mise en œuvre des recommandations susmentionnées pour examen par le Comité du patrimoine mondial lors de sa 43e session en 2019.
Code de la Décision
39 COM 8B.15
Thèmes
Inscriptions sur la Liste du patrimoine mondial
États Parties 1
Année
2015
Documents
WHC-15/39.COM/19
Décisions adoptées par le Comité du patrimoine mondial lors de sa 39e session (Bonn, 2015)
Contexte de la Décision
WHC-15/39.COM/8B
WHC-15/39.COM/8B.Corr
WHC-15/39.COM/INF.8B1
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