Le thème de cette année est basé sur l'un des objectifs du Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe 2015-2030 : " Réduire considérablement les dommages causés par les catastrophes aux infrastructures critiques et aux services de perturbation en développant la résilience d'ici 2030 ".

Chaque année, des millions de personnes dans le monde sont touchées par des catastrophes naturelles. Par ses activités dans les domaines de l'éducation, des sciences sociales et naturelles, de la culture et de la communication et de l'information, l'UNESCO aide les États membres à mettre en œuvre le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe, décidé par les Nations unies et aligné sur l'Agenda pour le développement durable 2030 et l'Accord de Paris sur le changement climatique.

Parmi les infrastructures essentielles touchées par les catastrophes dans le monde entier figurent de nombreux sites du patrimoine culturels. En plus de posséder une valeur symbolique particulière, ces biens patrimoniaux fournissent des biens et des services importants, dont la perturbation après une catastrophe a un impact important sur la résilience de leurs communautés. L'UNESCO s'efforce donc d'aider ses États membres à se préparer et à répondre aux situations d'urgence liées aux catastrophes.

En 2018, à la demande de l'État togolais, l'UNESCO a envoyé une mission d'urgence sur le site du patrimoine mondial du Koutammakou, le Pays des Batammariba (Togo), suite à l'effondrement des constructions Sikien pendant la saison des pluies. Cette mission a tenu des séances de travail avec les autorités à différents niveaux, les membres de la communauté et les services techniques. Une visite de terrain sur le site du Koutammakou a permis d'évaluer la situation. La mission a été financée par le Fonds d'urgence du patrimoine et a souligné la nécessité d'apporter un soutien financier aux travaux de rénovation sur le site.

Sur le site du Minaret et des vestiges archéologiques de Djam (Afghanistan), inscrit sur la Liste du patrimoine mondial, l'UNESCO s'efforce également de réduire les risques d'inondation grâce à un financement reçu en juin de cette année de l'Alliance internationale pour la protection du patrimoine dans les zones de conflit (ALIPH) de 1,9 million USD.

Le projet vise à élaborer un plan de conservation détaillé pour le Minaret de Djam, ainsi qu'à mettre en œuvre des mesures urgentes pour soutenir la stabilité du monument et les activités de renforcement des capacités en Afghanistan.

Le plan de conservation du Minaret sera axé sur l'amélioration de la protection, de la stabilité structurelle et de la surveillance globale du site. L'un des aspects du projet est de créer un environnement durable pour la formation et l'emploi des professionnels locaux. Les experts de l'UNESCO travailleront en étroite collaboration avec une équipe de professionnels afghans des ministères et des universités pour renforcer les capacités locales. Avec les vestiges qui l'entourent, le Minaret a été le premier site en Afghanistan à être inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO et sur la Liste du patrimoine mondial en péril en 2002.

La Convention du patrimoine mondial vise à renforcer la résilience dans les lieux les plus emblématiques du monde. Travaillons ensemble pour protéger notre patrimoine commun en continuant à nous concentrer sur le thème de cette année et à mettre en œuvre le Cadre d'action de Sendai en réduisant considérablement les dommages causés par les catastrophes aux infrastructures essentielles et aux services de perturbation en développant la résilience d'ici 2030.

Mechtild Rössler
Directrice, Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO