L’État partie a soumis son rapport le 8 avril 2008. Il traite des problèmes identifiés par le Comité du patrimoine mondial à sa 31e session (Christchurch, 2007):
Programme de consolidation structurelle pour 30 projets principaux :
À la fin du mois de mars 2008, les travaux de la première phase du programme d'interventions prioritaires étaient terminés. Cette phase consistait à dresser l’état des lieux de neuf des biens prioritaires, proposer des travaux d'urgence et les exécuter sous la surveillance du Conseil des monuments nationaux. Ces travaux ont été financés dans le cadre du budget de 2007 du Conseil des monuments nationaux et exécutés par la Fondation du musée du salpêtre pour un coût de 29 988 000 pesos chiliens (environ 61 840 dollars EU). La seconde phase du programme d'interventions prioritaires fait actuellement l’objet d’un appel d'offres. Elle comprend :
a) L'établissement d'un diagnostic, d'une analyse et d'un plan pour la consolidation structurelle des 19 biens restants envisagés dans le programme d'interventions prioritaires et la formulation de propositions et d'un budget pour chaque bien ;
b) L'élaboration d'une proposition pour les indicateurs d'authenticité et d'intégrité ainsi que pour l'état de conservation souhaité pour le bien ;
c) L'étude de l’état des structures des bâtiments qui composent le site et de leurs matériaux de construction.
Cette seconde phase sera financée par le Fonds du patrimoine mondial et les crédits du Conseil des monuments nationaux. Le Comité du patrimoine mondial a approuvé une demande d'Assistance internationale pour financer l'élaboration des dossiers et des projets d'intervention pour 19 biens sur les 29 pris en compte dans le programme d'interventions prioritaires.
La consolidation des structures des neuf premiers bâtiments est le point de référence fondamental pour les futures consolidations qui restent à entreprendre. Les travaux exécutés sont censés sauvegarder l'intégrité et l'authenticité des bâtiments et garantir leur conservation. Les bâtiments ont supporté un tremblement de terre le 14 novembre 2007 en raison des travaux entrepris. Après le tremblement de terre, il a été demandé à un spécialiste d’établir des fiches techniques sur l'état des structures et la construction de deux bâtiments : le magasin général des Usines de salpêtre de Humberstone et le dispensaire des Usines de salpêtre de Santa Laura. Le rapport de l'État partie indique qu'il espère poursuivre ces travaux en 2008.
Réglementation spécifique de la zone tampon :
Le but est d'intégrer les directives et les paramètres pour la zone tampon tels qu'ils sont établis dans le plan de gestion qui figure dans le plan de zonage de la municipalité de Pozo Almonte. L'État partie a fait savoir qu’au cours de 2007, le plan de zonage de la municipalité avait été soumis au système d'évaluation d'impact environnemental, comme cela est défini aux termes de la Loi 19300, mais que peu de progrès ont été faits.
Tracé alternatif de la route A-16 :
L’État partie a informé que le Service des Concessions du ministère des Travaux publics avait soumis une étude et un tracé alternatif de la route A-16, entrepris par une société privée. En tenant compte des préoccupations exprimées par le Comité du patrimoine mondial, ainsi que des prescriptions des instances nationales impliquées dans la conservation de ce site, le Service des Concessions du ministère des Travaux publics a établi un plan d’aménagement de la partie sud du bien qui prévoit de faire passer plus au sud la jonction avec la route-5. Cette solution permettrait de regrouper les usines de salpêtre qui sont aujourd’hui séparées par la route A-16. Cela donnera accès à son usage actuel en tant que musée du site et préservera le paysage désertique au nord en offrant une vue intacte de cet environnement unique.
Le Conseil des monuments nationaux a approuvé la proposition de devenir un projet préliminaire en 2008 à soumettre au système d'évaluation d'impact environnemental (loi 19300). Un relevé topographique financé par le Conseil des monuments nationaux a été fait dans le cadre de ce processus. Il donne des informations précises et géo-référencées en ce qui concerne les limites et les concessions des sites.
En 2007, le Service des Autoroutes du ministère des Travaux publics a décrété l’interdiction totale de toute publicité le long de la route A-16, décision très importante pour l'intégrité visuelle du site et de sa zone tampon.
Plan de gestion : mise en œuvre et processus participatif
Le 3 octobre 2007, la Fondation du musée du salpêtre, en collaboration avec le Conseil des monuments nationaux, a organisé un atelier avec la communauté de la Pampa afin d’étudier le plan stratégique pour la Fondation du musée du salpêtre et la participation et l'utilisation du site par les associations. Une cinquantaine de participants ont assisté à l'atelier qui a été extrêmement apprécié par la communauté. Ils ont notamment étudié les modalités et les conditions d’utilisation du musée, les exigences et la description des interventions à effectuer sur les maisons assignées aux associations de la Pampa ; et la gestion du site sur le cadre des célébrations annuelles de la Semaine du salpêtre qui attire un grand nombre de visiteurs, dont les anciens ouvriers des usines de salpêtre et leurs familles.
Étude approfondie des risques structurels potentiels :
L’État partie a fait savoir que, dans le cadre du programme de restauration du patrimoine, deux projets sont envisagés pour 2008. L'un d'eux consiste à séparer par une clôture l’espace qui entoure le chantier et le second est une étude structurelle des bâtiments qui appartiennent à la zone industrielle des Usines de salpêtre de Humberstone.
Comme cela est expliqué dans le rapport, ce projet annonce le début d'un long processus de consolidation du complexe tout entier. Une étude complète des risques structurels potentiels est en cours.
Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives notent les progrès considérables qui ont été accomplis pour modifier le tracé de l'A-16 et achever la première phase du programme d'interventions prioritaires. Ils notent également que des progrès restent à faire pour définir les contrôles sur la zone tampon, faire une évaluation structurelle approfondie et définir un programme de coûts détaillé pour stabiliser et conserver les bâtiments prioritaires restants.