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Etat de conservation (SOC)

Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura (2009)

Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril

L'État partie prépare un rapport sur l'État de conservation souhaité qui sera soumis au Centre du patrimoine mondial et aux Organisations consultatives. 

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO
Assistance internationale reçue pour le bien

Demandes approuvées : 0 (de2007-2007)
Montant total approuvé : 30 000USD

2007   Protection and consolidation of the Humberstone and Santa Laura ...   30 000  USD
Missions**

Octobre 2004 : mission d'évaluation de l’ICOMOS ; mai 2007 : visite du site par le Centre du patrimoine mondial

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Nature extrêmement fragile des bâtiments industriels qui ont été construits en utilisant des matériaux locaux comme le bois pour les structures, la tôle ondulée pour la toiture et quelques parois, ainsi que l’enduit et les structures légères ;

b) Absence d'entretien durant les 40 dernières années et vandalisme sur le site ;

c) Corrosion des revêtements métalliques et démantèlement des éléments structurels. Quelques édifices, comme le bâtiment de lixiviation, risquent de s'effondrer s’ils ne sont pas étayés ;

d) Très peu de travaux de conservation ont été effectués ;

e) Dommages causés par le vent. 

Mesures Correctives

a) Constitution de l'équipe de gestion avec des ressources humaines et financières adéquates ;

b) Consolidation des structures et travaux de réhabilitation de plusieurs bâtiments emblématiques, tels que les édifices publics, le quartier résidentiel et les bâtiments de la zone industrielle, en utilisant les matériaux disponibles sur le site ;

c) Mesures de sécurité pour les visiteurs dans quelques bâtiments, comme ceux de la zone industrielle ;

d) Réglementation spécifique pour la zone tampon.

 

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

a) Le plan de travail de la première phase comprend les mesures de sécurité pour les visiteurs, le nettoyage et le tri des matériaux et les mesures correctives peu coûteuses. La seconde phase prévoit des travaux de consolidation urgents des structures de tous les bâtiments identifiés, qui devraient être exécutés d'ici à 2009 ;  

b) La mise en œuvre du plan de travail dépend de la disponibilité des fonds. 

Problèmes de conservation actuels

Les usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura ont été inscrites sur la Liste du patrimoine mondial et sur la Liste du patrimoine mondial en péril en 2005, en raison de l'état de conservation précaire des bâtiments, résultant de l'absence d'entretien et de l'action de facteurs naturels et sociaux comme le pillage.

Le 26février 2009, l'État partie a remis un rapport faisant état des progrès accomplis dans la mise en œuvre des mesures correctives.

a) Constitution de l'équipe de gestion avec des ressources humaines et financières adéquates

L'État partie précise qu'une étude se déroulera en 2009 afin de mettre à jour le cahier des charges du plan de gestion car des mesures relevant d'un processus participatif sont actuellement mises en place. Cette étude sera financée par le Programme de mise en valeur du patrimoine (Programa Puesta en Valor del Patrimonio). Aucune indication quant au calendrier de la révision du plan de gestion et de la mise en place effective d'une structure de gestion n'est fournie.

 

b) Consolidation des structures et travaux de réhabilitation de plusieurs bâtiments emblématiques, tels que les édifices publics, le quartier résidentiel et les bâtiments de la zone industrielle, en utilisant les matériaux disponibles sur le site

L'État partie fait état d'une finalisation pour fin mars 2009 de l'évaluation et des projets d'interventions sur les structures de 19 bâtiments. Le retard observé dans ce processus complexe s'explique par l'absence d'expertise technique permettant à la fois d'accomplir l'évaluation et la définition de véritables programmes d'intervention. Une fois la phase actuelle de diagnostic terminée, l'État partie remettra un calendrier de la mise en œuvre de ces interventions. L'État partie signale en outre qu'un rapport final sur tous les projets financés par l'assistance internationale sera rendu dès que ceux-ci seront achevés.

c) Mesures de sécurité pour les visiteurs dans quelques bâtiments, comme ceux de la zone industrielle

Un défrichement complet et une remise en ordre de la zone industrielle ont été entrepris. Ces deux opérations ont permis une meilleure connaissance de la zone et la mise en place d'un cadastre. Un projet destiné à traiter les problèmes de l'enceinte des bureaux de Humberstone et de Santa Laura est prévu pour 2009. Aucune mesure de sécurité spécifique à l'attention des visiteurs n'est, en revanche, évoquée.

d) Réglementation spécifique pour la zone tampon

En septembre 2008, une rencontre avec les autorités locales s'est déroulée afin d'entamer un travail de définition de règlementations destinées à la zone. Le Conseil national des monuments s'est engagé à recruter un consultant afin de présenter une proposition préliminaire au cours de l'année 2009.

L'État partie signale également que la nouvelle proposition visant à redessiner le tracé de la route A-16 entraîne une modification de la limite sud de la zone protégée et délimitée. Le secteur concerné par les travaux couvre 60 hectares, l'État partie considère qu'il s'agit d'une zone de peu d'intérêt en terme de patrimoine et que cela ne modifierait pas l'intégrité ou l'authenticité du bien inscrit. Il est également signalé que les éléments nécessaires à une modification mineure des limites du bien seront bientôt présentés et soumis à évaluation.

Malgré les efforts accomplis par l'État partie, le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives demeurent préoccupés par l'avancée des progrès accomplis dans le financement de la conservation physique des bâtiments industriels présents sur le territoire du bien inscrit, en particulier, au vu de l'insuffisance de l'expertise technique destinée à traiter globalement les problèmes, insuffisance relevée par l'État partie. En outre, la mise en place d'une structure de gestion opérationnelle et l'application de mesures règlementaires dans la zone tampon n'en sont qu'à l'état de projet, ce qui signifie qu'un laps de temps conséquent se déroulera avant la mise en œuvre effective de celles-ci.

Conclusion
Décision
  • Adoptée

  • Projet de décision

33COM7A.28
Link to the decision

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-09/33.COM/7A,

2. Rappelant la décision 32 COM 7A.28, adoptée à sa 32e session (Québec, 2008),

3. Prend note des progrès accomplis dans la mise en oeuvre du Programme d'interventions prioritaires ;

4. Demande à l'État partie de finaliser la phase d'évaluation, d'entamer les interventions sur les bâtiments en péril et de garantir les ressources nécessaires à leur mise en oeuvre effective, de réviser le plan de gestion et de finaliser la définition de mesures règlementaires dans la zone tampon ;

5. Invite l'État partie à envisager une autre demande d'Assistance internationale afin d'inviter des experts qui pourraient aider à développer un concept pour des interventions, notamment des mesures de consolidation structurelle et de conservation requises de toute urgence, et dispenser une formation à l'équipe de conservation sur le terrain ;

6. Demande à l'État partie de soumettre à l'évaluation du Centre du patrimoine mondial et de l'ICOMOS les propositions d'intervention avant toute mise en oeuvre ;

7. Réitère sa demande à l'État partie de développer, en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, un projet de Déclaration de valeur universelle exceptionnelle pour examen par le Comité du patrimoine mondial;

8. Réitère également sa demande à l'Etat partie d'élaborer, en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, une proposition d'état de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril, pour examen par le Comité du patrimoine mondial sa 34e session en 2010 ;

9. Demande également à l'État partie de soumettre les documents nécessaires à une modification des limites, y compris une cartographie adaptée, pour approbation par le Comité du patrimoine mondial ;

10. Demande en outre à l'État partie d'inviter une mission conjointe Centre du patrimoine mondial / ICOMOS / ICCROM de suivi réactif sur le bien afin d'évaluer les progrès accomplis et d'aider l'État partie dans la poursuite du développement de propositions visant à stabiliser et à conserver sur le long terme les bâtiments industriels et à réviser le projet de Déclaration de valeur universelle exceptionnelle ;

11. Demande de plus à l'État partie de remettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2010, un rapport détaillé sur l'état de conservation du bien et sur les progrès accomplis dans la mise en oeuvre des recommandations ci-dessus, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session en 2010 ;

12. Décide le maintien des usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura (Chili) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

33COM8C.2
Link to the decision

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Faisant suite à l'examen des rapports sur l'état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-09/33.COM/7A et WHC-09/33.COM/7A.Add, WHC-09/33.COM/7A.Add.2 et WHC-09/33.COM/7A.Corr),

2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :

  • Afghanistan, Minaret et vestiges archéologiques de Djam (décision : 33 COM 7A.20)
  • Afghanistan, Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan (décision : 33 COM 7A.21)
  • Chili, Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura (décision : 33 COM 7A.28)
  • Côte d'Ivoire, Parc national de la Comoé (décision : 33 COM 7A.2)
  • Côte d'Ivoire / Guinée, Réserve naturelle intégrale du mont Nimba (décision : 33 COM 7A.3)
  • Égypte, Abou Mena (décision : 33 COM 7A.15)
  • Equateur, Iles Galapagos (décision : 33 COM 7A.13)
  • Ethiopie, Parc national du Simien (décision : 33 COM 7A.9)
  • Inde, Sanctuaire de faune de Manas (décision : 33 COM 7A.12)
  • Iraq, Assour (Qal'at Cherqat) (décision : 33 COM 7A.16)
  • Iraq, Ville archéologique de Samarra (décision : 33 COM 7A.17)
  • Jérusalem, Vieille ville de Jérusalem et ses remparts (décision : 33 COM 7A.18)
  • Niger, Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (décision : 33 COM 7A.10)
  • Pakistan, Fort et jardins de Shalimar à Lahore (décision : 33 COM 7A.23)
  • Pérou, Zone archéologique de Chan Chan (décision : 33 COM 7A.29)
  • Philippines, Rizières en terrasses des cordillères des Philippines (décision : 33 COM 7A.24)
  • République centrafricaine, Parc national du Manovo-Gounda St. Floris (décision : 33 COM 7A.1)
  • République démocratique du Congo, Parc national des Virunga (décision : 33 COM 7A.4)
  • République démocratique du Congo, Parc national de Kahuzi-Biega (décision : 33 COM 7A.5)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Garamba (décision : 33 COM 7A.6)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Salonga (décision : 33 COM 7A.7)
  • République démocratique du Congo, Réserve de faune à okapis (décision : 33 COM 7A.8)
  • République islamique d'Iran, Bam et son paysage culturel (décision : 33 COM 7A.22)
  • République-Unie de Tanzanie, Ruines de Kilwa Kisiwani et de Songo Mnara (décision 33 COM 7A.14)
  • Sénégal, Niokolo-Koba (décision : 33 COM 7A.11)
  • Serbie, Monuments médiévaux au Kosovo (décision : 33 COM 7A.27)
  • Venezuela, Coro et son port (décision : 33 COM 7A.30)
  • Yémen, Ville historique de Zabid (décision : 33 COM 7A.19
Projet de décision: 33 COM 7A.28

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-09/33.COM/7A,

2. Rappelant la décision 32 COM 7A.28, adoptée à sa 32e session (Québec, 2008),

3. Regrette que l’État partie n’ait pas soumis son rapport dans l’une des deux langues de travail de la Convention du patrimoine mondial (français ou anglais),

4. Prend note des progrès accomplis dans la mise en œuvre du Programme d'interventions prioritaires et demande instamment à l'État partie de finaliser la phase d'évaluation pour entamer les interventions sur les bâtiments en péril et de garantir les ressources nécessaires à leur mise en œuvre effective, de revoir le plan de gestion et de finaliser la définition de mesures règlementaires dans la zone tampon ;

5. Demande à l'État partie de soumettre à l'évaluation du Centre du patrimoine mondial et de l'ICOMOS les propositions d'intervention avant toute mise en œuvre ;

6. Réitère sa demande à l’État partie de développer, en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, un projet de Déclaration de valeur universelle exceptionnelle, incluant les conditions d’authenticité et d’intégrité, pour examen par le Comité du patrimoine mondial ;

7. Demande à l'État partie de soumettre les documents nécessaires à une modification des limites, y compris une cartographie adaptée, pour approbation par le Comité du patrimoine mondial ;

8. Demande également à l'État partie d'inviter une mission conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS de suivi réactif sur le bien afin d'évaluer les progrès accomplis et d'aider l'État partie dans la poursuite du développement de propositions visant à stabiliser et à conserver sur le long terme les bâtiments industriels, à réviser le projet de Déclaration de valeur universelle exceptionnelle, y compris les conditions d'authenticité et d’intégrité, à finaliser l'État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril et à réviser le calendrier ;

9. Demande en outre à l'État partie de remettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2010, un rapport détaillé sur l'état de conservation du bien et sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre des recommandations ci-dessus, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session en 2010 ;

10. Décide le maintien des usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura (Chili) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura
Etat Partie :
Chili
Date d'inscription : 2005
Fiches d'inscriptions (année) : 2004, 2011
Catégorie : Culturel
Critères : (ii)(iii)(iv)
Liste en péril : Oui
Exports
Fichier Word
Rapports SOC (année)
2012
2011
2010
2009
2008
2007
2006
Menaces*
  • Vent
  • Destruction délibérée du patrimoine
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Autres menaces :
    a) Nature extrêmement fragile des bâtiments qui ont été construits en utilisant des matériaux locaux comme le bois pour les structures, la tôle ondulée pour la toiture et quelques parois, ainsi que l’enduit et les structures légères b) Absence d'entretien durant les 40 dernières années c) Corrosion des revêtements métalliques et démantèlement des éléments structurels. Quelques édifices, comme le bâtiment de lixiviation, risquent de s'effondrer s’ils ne sont pas étayés d) Très peu de travaux de conservation ont été effectués
Inscriptions sur la Liste en péril
Année: 2005
Menaces sur le bien :

Le principal problème  est la nature extrêmement fragile des bâtiments. Comme pour la plupart des bâtiments miniers, ils ont été construits avec des matériaux locaux ; ce sont des constructions légères dont l’un entretien était régulier et qui pouvaient être modifiées pour s’adapter à tout changement de circonstances. À Humberstone et à Santa Laura, les matériaux de construction utilisés étaient le bois pour les structures, la tôle ondulée pour les toitures et quelques parois, et l’enduit. Pendant 40 ans, il n’y a eu aucun entretien et le vandalisme ainsi que des démantèlements ont causé des dommages. L’habillage en métal s’est corrodé et quelques éléments de structure ont été démontés. Quelques bâtiments, tels que celui de la lixiviation, risquent de s’effondrer d’un moment à l’autre s’ils ne sont pas consolidés.

La plus grande menace provient des pilleurs qui recherchent des matériaux réutilisables. À l’époque où les usines fermées étaient encore des propriétés privées, beaucoup de matériels ont été perdus. Les pilleurs recherchent toutes sortes de souvenirs sur les sites : du bois, des bouteilles, des pièces de monnaie, des bons d’achat. Bien que les pillages soient devenus plus rares, le bois de sapin Douglas est très prisé et, cette essence d’arbre étant désormais protégée aux États-Unis, les prix ont augmenté. Du bois du bâtiment de lixiviation a été pillé en 1999.

Bien que le site soit un désert extrêmement aride où il ne pleut quasiment pas, les vents chargés de sel provenant de l’océan entraînent la corrosion des tôles. Le vent affecte aussi les structures en bois : les bois peints sont recouvert d’une couche minérale protectrice apportée par le vent, tandis que les bois non traités, eux, sont érodés par le vent.

En résumé:

a)         Nature extrêmement fragile des bâtiments ;

b)         Absence d’entretien pendant 40 ans ;

c)         Vandalisme dû au pillage des matériaux réutilisables ;

d)         Dégâts causés par le vent.



* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.