L’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien le 15 avril 2010. En ce qui concerne les mesures correctives susmentionnées, le rapport présenté par l’État partie souligne les progrès suivants :
a) Mise en œuvre des schémas directeurs pour le fort de Lahore et les jardins de Shalimar
Le rapport déclare que de nouveaux progrès ont été accomplis dans la mise en œuvre des schémas directeurs pour le fort de Lahore et les jardins de Shalimar, selon un programme quinquennal. Les plans de travail pour 2009-2010 ont été approuvés par un comité de pilotage, les activités de restauration et de préservation progressent et ont fait l’objet d’une dotation de 50 millions de PKR.
b) Consolidation et protection appropriée des fondations des réservoirs d’eau démolis
Suite à la consolidation et restauration des ouvrages hydrauliques restants, un mur frontière permanent avec clôture a été construit autour de la zone. Tous les débris et empiètements autour de la zone ont été enlevés.
c) Mesures de protection et de préservation des murs d’enceinte du fort de Lahore et des jardins de Shalimar
Le rapport de l’État partie dresse la liste des actions considérables effectuées pour réparer et consolider les murs d’enceinte du fort de Lahore et des jardins de Shalimar sérieusement détériorés. Entre autres activités, des allées piétonnes ont été créées dans le secteur des douves, conservation partielle du pavillon Ath Dara, et du réservoir du quadrilatère de Jahangir, le Diwan-i-Am, l’Akbari Mahal et le Kharak Singh Haveli, les environs du Shish Mahal et du secteur du Shah Burj, le quadrilatère du Shah Jahan, le deuxième niveau du toit du Shish Mahal et la Moti Mosjid ont fait l’objet d’une conservation partielle, tandis que les allées piétonnes du pavillon d’été, le Khwabgah, l’embarcadère de l’Aramgah Shahjahani (maison de repos royale) et les tours d’angle ont été restaurés. Grâce à des projets financés par la communauté internationale, les autorités ont pu importer du grès rouge d’Inde pour les travaux de conservation.
d) Redéfinition des limites
L’État partie précise que les limites du fort de Lahore et des jardins de Shalimar ont été définies et que des notifications à cet égard ont été émises par le gouvernement du Punjab.
e) Suppression des empiètements et contrôle de la pression urbaine
L’État partie s’est porté acquéreur d’une aire de stationnement et d’installations publiques dans l’angle sud-est des jardins de Shalimar. Des efforts sont faits de la part du gouvernement pour contrôler la pression urbaine et les empiètements à l’intérieur de la zone tampon.
f) Détermination des priorités pour l’allocation et l’utilisation des ressources disponibles
Des informations sur le montant des fonds alloués aux travaux de conservation prévus dans les schémas directeurs pour Lahore et les jardins de Shalimar ont été fournies mais aucune information n’a été donnée sur la détermination des priorités pour l’utilisation de ces fonds et autres ressources.
Le rapport de l’État partie ne donne pas d’autre information sur les progrès accomplis dans la préparation de la Déclaration de valeur universelle exceptionnelle, comme demandé par le Comité du patrimoine mondial à sa 33e session (Séville, 2009), de même que les limites redéfinies n’ont pas été soumises au Comité du patrimoine mondial pour approbation officielle selon la procédure définie dans les Orientations.
Le Centre du patrimoine mondial et les organisations consultatives notent les considérables progrès accomplis dans la mise en œuvre des schémas directeurs pour le fort de Lahore et les jardins de Shalimar, notamment en ce qui concerne la conservation de bâtiments et structures spécifiques au sein du bien et les mesures prises pour protéger les vestiges des réservoirs d’eau démolis. Ils notent également qu’il reste encore beaucoup à faire pour garantir un contrôle efficace des empiètements autour des jardins de Shalimar. Il s’agit d’une question délicate qui nécessite de consulter de manière réfléchie la communauté locale et de trouver des solutions qui équilibrent besoins de conservation et développement durable.
Le Centre du patrimoine mondial et les organisations consultatives suggèrent que le projet de Déclaration de valeur universelle exceptionnelle soit traité dans le cadre de l’exercice de soumission de rapports périodiques pour la région Asie et Pacifique, lorsque l’État partie aura reçu l’assistance technique et l’assistance de formation. Une fois que l’État partie aura soumis une proposition d’extension du bien, comme recommandée par le Comité du patrimoine mondial lors des précédentes sessions, et d’après les progrès accomplis en matière de contrôle de la pression urbaine sur les deux éléments du bien, le Centre du patrimoine mondial et les organisations consultatives considèreront qu’une mission de suivi pourra être dépêchée pour évaluer la possibilité de retirer le bien de la Liste du patrimoine mondial en péril.