Centre historique de Boukhara
Brève description
Située sur la Route de la soie, Boukhara a plus de 2 000 ans. C'est l'exemple le plus complet d'une ville médiévale d'Asie centrale dont le tissu urbain est resté majoritairement intact, avec de nombreux monuments dont la célèbre tombe d'Ismaël Samani, chef-d'œuvre de l'architecture musulmane du Xe siècle, et de nombreuses medersa du XVIIe siècle.
Description longue
[Uniquement en anglais]Bukhara, which is situated on the Silk Route, is some 25 centuries old. It is the most complete example of a medieval city in Central Asia, with an urban fabric that has remained largely intact. Monuments of particular interest include the famous tomb of Ismail Samani, a masterpiece of 10th-century Muslim architecture, and a large number of 17th-century madrasas. The historic part of the city, which is in effect an open-air museum, combines the city's long history in a single ensemble.
Archaeological excavations have revealed that the settlement on the site of latter-day Bukhara became part of the Kushan state as early as the 2nd millennium BC. In the 4th century it was incorporated into the Ephtalite state. Before the Arab conquest Bukhara was one of the largest cities of central Asia, owing its prosperity to its site on a rich oasis and at the crossroads of ancient trade routes. It became a major cultural centre of the Caliphate of Baghdad in 709, and in 892 the capital of the independent Samanid Kingdom. A time of great economic growth came to an end with the sack of the city in 1220 by the Mongol horde of Genghis Khan. It slowly recovered, to become part of the Timurid Empire. The internal strife of the late 15th century led to the occupation of Bukhara by nomadic Uzbek tribesmen led by Khan Sheibani, becoming the capital of the Bukhara Khanate. A long period of unrest and short-lived dynasties ended in 1920, when it was absorbed into the Soviet Union; nevertheless, this period saw Bukhara consolidating its role as a major commercial and cultural centre.
The townscape of latter-day Bukhara represents every stage of the city's history. The earliest monuments include the 10th century Ismail Samani Tomb, the decorated brick minaret of Poi-Kalyan from the 11th century, along with the Magoki Mosque and the Chasma Ayub Shrine. The Timurid period is represented only by the Ulugbek Medresseh. The most celebrated buildings date from the Shebibanid period - the Poi-Kalyan group, the Lyabi-Khauz ensemble, the Kosh Medresseh, and the Gaukushon Medresseh. A little later came the medressehs at important crossroads, such as Taki Sarafon (Dome of the Moneyshangers, Taki-Tilpak-Furushan (Dome of the Headguard Sellers), Tim-Bazzazan, and Tim-Abdullah-Khan. Among the fine buildings erected in the anarchic early 17th century must be included the great new mosque Magoki Kurns (1637) and the imposing Abdullah-Khan Medresseh. It should be stressed, however, that the real importance of Bukhara lies not in its individual buildings but rather in its overall level of urban planning and architecture, which began with the Sheibanid dynasty.
Source : UNESCO/CLT/WHCDescription historique
Les fouilles archéologiques ont mis à jour que le peuplement de la toute première ville de Boukhara qui faisait partie de l'état de Kushan remonte au deuxième millénaire avant J.C .. Au quatrième siècle avant J. C., cette ville a été incorporée à l'état Ephtalite. Avant la conquête arabe, Boukhara était l'une des plus grandes villes d'Asie centrale en raison de sa prospérité, de sa situation sur une riche oasis, et à la croisée d'anciennes routes commerciales. L'ancienne ville perse couvrait une superficie de près de 40 hectares avec la citadelle, résidence de ses dirigeants, dans le quartier nord-est (ou survit un énorme tumulus de terre rectangulaire).
En 709, elle devint le principal centre culturel du califat de Bagdad. En 892, l'émir Ismaël Ibn Amad (892-907) créa un état indépendant et choisit Bukhara comme capitale du puissant royaume Samanide. C'est alors que se développa une période de grande prospérité économique et culturelle qui se manifesta par une grande croissance de la ville, surtout sous le règne des Karakhanides à partir du 11ème siècle. En 1220, la ville fut mise à sac par les hordes mongoles de Gengis Khan (1220) ; elle ne s'en remettra pas avant la seconde moitié du 13ème siècle. En 1370, elle fit partie du grand empire Timuride dont la capitale était Samarcande. Boukhara était toujours la deuxième ville de Maverannahr et ses bâtiments furent rénovés.
La fin du 15ème siècle fut une période de nombreuses luttes féodales sur le territoire Timuride, dont 1' influence était déclinante, avec pour conséquence que Boukhara a été occupée par les tribus nomades Ouzbeks sous le commandement de khan Cheïbani, qui fit de Boukhara le centre de l'état Ouzbek. Le khanat de Bukhara s'est efforcé de favoriser le développement économique et culturel de ses territoires ; la ville fut la grande bénéficiaire des nouvelles constructions qui s'ensuivirent.
Au cours des siècles qui suivirent la mort d'Abdullah khan en 1598, les dynasties brèves se succédèrent et dès la fin du 17ème siècle la faiblesse conséquente conduisit à une succession de raids et de pillages des souverains voisins. Ce n'est qu'à partir de 1753 que Boukhara devint la capitale de la nouvelle dynastie Manguite qui resta en place jusqu'en 1920. Pendant cette période, la ville fut 1' entrepôt commercial de toute 1 'Asie centrale (bien qu'elle ait été absorbée par l'empire russe en 1868). En 1848, elle ne comptait pas moins de 38 caravansérails, 6 arcades commerçantes, 16 bains publics et 45 bazars. Boukhara a également été le premier centre de théologie musulmane du Proche Orient avec deux cents mosquées et plus de cent médersas.
Source : évaluation des Organisations consultatives
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