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Mont Athos

Grèce
Facteurs affectant le bien en 2008*
  • Exploitation forestière/production de bois
  • Infrastructures de transport de surface
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Tremblement de terre
  • Autres menaces :

    Incendie

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Feux de forêts en 1990 (problème résolu)
  • Surpâturage (problème résolu)
  • Pollution chimique (problème résolu)
  • Projet de construction de barrage hydro-électrique (problème résolu)
  • Nécessité d'un plan de gestion forestière (problème résolu)
  • Incendie dévastateur au Monastère de Hilandari sur le Mont Athos en mars 2004
  • Construction de route abusive ;
  • Extraction de bois
  • Absence de plan de gestion d’ensemble englobant à la fois les valeurs naturelles et culturelles du bien ;
  • Étude de planification préventive des risques, incluant la préparation aux risques sismiques
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2008
Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2008**

30 janvier-4 février 2006 : mission conjointe Centre du patrimoine mondial / ICOMOS / UICN

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2008

Comme l’avait demandé le Comité du patrimoine mondial à sa 30e session (Vilnius, 2006), l’État partie a soumis deux rapports. Le premier rapport sur l’état de conservation du site, transmis le 8 février 2008, fournit des détails sur les travaux de conservation menés dans les 16 monastères et dans l’église du Protaton, par le 10e Éphorat des Antiquités byzantines et post-byzantines du Ministère grec de la Culture de 2004 à 2007 dans le cadre d’un projet en cours de 10 millions d’euros. Les travaux concernent la conservation de biens immeubles comportant des murs peints, des antiquités meubles, ainsi que des fouilles et travaux de restauration dans les monastères. S’agissant du monastère de Chilandar, endommagé par l’incendie de mars 2004, les travaux incluent la supervision de la collecte des débris des transepts, la conservation préventive et la consolidation des trois chapelles aux murs peints, et l’abside nord voûtée en cul-de-four du réfectoire. Le rapport fournit aussi des informations sur la méthode suivie pour les travaux susmentionnés.

Par lettre datée du 14 février 2008, le Délégué permanent de la Grèce auprès de l’UNESCO reconnaît que le rapport précité ne mentionne pas toutes les recommandations de la mission Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/UICN de 2006 mission et met en exergue la caractéristique traditionnelle forte de l’auto-gouvernance des 20 monastères de la région.

De plus, le 3 mars 2008, la délégation a transmis un rapport complémentaire sur l’état de conservation du Mont Athos fourni par le Centre de protection du patrimoine de la Montagne Sainte (Mont Athos) (KEDAK) – autorité compétente qui œuvre depuis 1975 au nom du Ministère de la Culture, du Ministère de l’Environnement, de la Planification matérielle et des Travaux publics, et du Ministère de l’Agriculture dans la région du Mont Athos. Le rapport fournit des informations importantes sur les activités menées par le KEDAK, la Sainte Communauté et les monastères du Mont Athos, et mentionne notamment que :

- La concentration de compétences différentes au sein d’une même institution (le KEDAK) permet d’agir dans les délais et d’appliquer des principes de conservation intégrée à un bien qui bénéficie de privilèges administratifs traditionnels ;

- Le KEDAK, avec son personnel de 52 personnes hautement qualifiées, décide du contenu et de l’approbation d’études spécialisées nécessaires à l’exécution des travaux de réhabilitation. Chaque étude concernant un monastère particulier n’est approuvée que si elle garantit l’intégrité scientifique et technique du bien. Une attention toute particulière est accordée à l’étape de recherche obligatoire et à la protection des constructions contre l’incendie et les risques sismiques. Le KEDAK accomplit tous les travaux exigeant de hauts standards scientifiques en appliquant des techniques de restauration selon les meilleures pratiques et en tenant compte de la spécificité de chaque cas, de son état actuel de conservation, des valeurs historiques, architecturales et religieuses, ainsi que des besoins des monastères. Le KEDAK supervise également l’exécution des travaux à accomplir par les monastères ;

- Outre des réhabilitations, le KEDAK a effectué d’importants travaux d’infrastructure pour la protection des monuments en cas de glissement de terrain, de tremblement de terre ou d’incendie.

Les processus de réhabilitation du monastère de Chilandar (endommagé par l’incendie de mars 2004), conformément à une liste de priorités établie, sont également décrits dans le rapport. Un « cadre de principe » a été établi pour la réhabilitation des zones endommagées de ce monastère. Toutefois, aucune indication claire ne mentionne le calendrier des travaux exécutés et futurs.

Le rapport conclut en signalant que les travaux menés au Mont Athos respectent les standards internationaux de conservation ainsi que les règles concernant l’autonomie administrative de la région, et que l’action commune entre le KEDAK et la communauté monastique pourrait finir par aboutir à l’élaboration d’un cadre, pour répondre aux besoins particuliers du Mont Athos et de son patrimoine.

L’UICN souhaiterait disposer d’informations complémentaires sur les activités et la stratégie du Conseil de l’Environnement et des Forêts de la Montagne Sainte et serait disposée à fournir toute assistance technique selon les besoins.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives prennent note du statut spécial du Mont Athos et de son auto-gouvernance traditionnelle, et félicitent les autorités de leur traitement sensible de ces questions. Tout en respectant cette sensibilité, il convient de disposer d’un cadre de gestion qui favorise une meilleure intégration entre institutions et communautés monastiques. Ce serait le moyen le plus efficace de traiter la demande du Comité du patrimoine mondial d’un plan de gestion d’ensemble englobant les valeurs naturelles et culturelles, selon les recommandations de la mission commune soutenues par le Comité du patrimoine mondial à sa 30e session (Vilnius, 2006). L’UICN signale qu’un projet de protection des forêts, financé conjointement par le programme LIFE de l’UE et le Ministère grec du Développement et de l’Alimentation, serait mieux mené sous l’égide d’un cadre de gestion. Il serait souhaitable qu’il y ait une présentation commune de rapports par l’État partie et la communauté autonome locale du Mont Athos sur ses diverses activités et pratiques de gestion du paysage.

Décisions adoptées par le Comité en 2008
32 COM 7B.43
Mont Athos (Grèce) (C/N 454)

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-08/32.COM/7B,

2. Rappelant la décision 30 COM 7B.34, adoptée à sa 30e session (Vilnius, 2006),

3. Note avec satisfaction les efforts permanents des autorités nationales chargées de la protection du patrimoine et de la direction de la communauté monastique de la Sainte Communauté du Mont Athos, pour collaborer de manière fructueuse et efficace afin d'assurer la conservation à long terme du bien ;

4. Note également que les rapports présentés ne traitent pas de la question essentielle de la mise en place d'un cadre de gestion d'ensemble du bien englobant les valeurs naturelles et culturelles, selon les recommandations de la mission conjointe soutenues par le Comité du patrimoine mondial à sa 30e session (Vilnius, 2006) ;

5. Prie instamment l'État partie et les autorités compétentes de continuer à mettre en oeuvre toutes les recommandations de la mission conjointe Centre du patrimoine mondial / ICOMOS / UICN de 2006 ;

6. Demande à l'État partie, en concertation avec les communautés monastiques, d'adresser au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2010, un rapport d'avancement sur le cadre de gestion et la mise en oeuvre des recommandations de la mission conjointe Centre du patrimoine mondial / ICOMOS / UICN de 2006, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session en 2010.

32 COM 8D
Clarifications des limites et des superficies des biens par les Etats parties suite à l’inventaire rétrospectif

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le Document WHC-08/32.COM/8D,

2. Rappelant les décisions 30 COM 11A.2 et 31 COM 11A.2, adoptées respectivement lors de ses 30e (Vilnius, 2006) et 31e (Christchurch, 2007) sessions,

3. Rappelle que, comme il a été décidé lors de sa 31e session (Christchurch, 2007) par la décision 31 COM 11A.2, le Centre du patrimoine mondial ainsi que les organisations consultatives ne seront pas en mesure d'examiner des propositions de modifications mineures ou importantes des limites pour les biens du patrimoine mondial dont les limites à l'époque de l'inscription ne sont pas claires ;

4. Félicite les États parties dans la région de l'Europe ainsi que les États parties de l'Egypte, du Maroc et de la Tunisie pour l'excellent travail accompli dans la clarification de la délimitation de leurs biens du patrimoine mondial et les remercie pour leurs efforts visant à améliorer la crédibilité de la Liste du patrimoine mondial ;

5. Prend note des clarifications des limites et des superficies de biens fournies par les États parties suivants dans les régions européenne et arabe en réponse à l'Inventaire rétrospectif, telles que présentées dans l'annexe du document WHC-08/32.COM/8D :

  • Arménie : Monastères d'Haghbat et de Sanahin ;
  • Autriche : Centre historique de la ville de Salzbourg; Palais et jardins de Schönbrunn ; Paysage culturel de Hallstatt-Dachstein / Salzkammergut ;
  • Belgique : Béguinages flamands ;
  • Bulgarie : Eglise de Boyana; Tombe thrace de Kazanlak ; Monastère de Rila ; Ancienne cité de Nessebar ;
  • Croatie : Vieille ville de Dubrovnik ; Noyau historique de Split avec le palais de Dioclétien ; Ensemble épiscopal de la basilique euphrasienne dans le centre historique de Poreč ;
  • République tchèque : Centre historique de Telč; Eglise Saint-Jean-Népomucène, lieu de pèlerinage à Zelená Hora ; Paysage culturel de Lednice-Valtice; Jardins et château de Kroměříž ;
  • Danemark : Tumulus, pierres runiques et église de Jelling ; Cathédrale de Roskilde ;
  • Egypte : Memphis et sa nécropole - les zones des pyramides de Guizeh à Dahchour ; Thèbes antique et sa nécropole ; Monuments de Nubie d'Abou Simbel à Philae ; Le Caire historique; Abou Mena ; Zone Sainte-Catherine ;
  • Estonie : Centre historique (vieille ville) de Tallinn ;
  • Allemagne : Résidence de Wurtzbourg avec les jardins de la Cour et la place de la Résidence ; Châteaux d'Augustusburg et de Falkenlust à Brühl ; Châteaux et parcs de Potsdam et Berlin ; Ville de Bamberg ;
  • Grèce : Temple d'Apollon Epikourios à Bassae ; Mont Athos ; Ville médiévale de Rhodes ; Site archéologique de Mystras ; Délos ;
  • Hongrie : Budapest, avec les rives du Danube, le quartier du château de Buda et l'avenue Andrássy ; Hollókö, le vieux village et son environnement ; Abbaye bénédictine millénaire de Pannonhalma et son environnement naturel ; Grottes du karst d'Aggtelek et du karst de Slovaquie (présentée conjointement avec la Slovaquie) ;
  • Irlande : Ensemble archéologique de la vallée de la Boyne; Skellig Michael ;
  • Italie : Centre historique de San Gimignano ; Ville de Vicence et les villas de Palladio en Vénétie ; Centre historique de Sienne ; Ferrare, ville de la Renaissance, et son delta du Pô ; Les trulli d'Alberobello ; Monuments paléochrétiens de Ravenne ; Centre historique de la ville de Pienza ; Résidences des Savoie ; Jardin botanique (Orto botanico), Padoue; Portovenere, Cinque Terre et les îles (Palmaria, Tino et Tinetto) ; Côte amalfitaine; Zone archéologique d'Agrigente ; Su Nuraxi de Barumini ; Zone archéologique et basilique patriarcale d'Aquilée ;
  • Lettonie : Centre historique de Riga ;
  • Luxembourg : Ville de Luxembourg : vieux quartiers et fortifications ;
  • Maroc : Médina de Marrakech; Ksar d'Aït-Ben-Haddou ; Site archéologique de Volubilis ;
  • Pologne : Centre historique de Cracovie; Centre historique de Varsovie; Vieille ville de Zamość ; Ville médiévale de Torún ; Château de l'ordre Teutonique de Malbork ;
  • Portugal : Monastère de Batalha ; Paysage culturel de Sintra; Sites d'art rupestre préhistorique de la vallée de Côa ;
  • Roumanie : Delta du Danube ;
  • Slovaquie : Ville historique de Banská Štiavnica et les monuments techniques des environs ; Spišský Hrad et les monuments culturels associés; Vlkolínec ; Grottes du karst d'Aggtelek et du karst de Slovaquie (présentée conjointement avec l'Hongrie) ;
  • Espagne: Parc national de Garajonay;
  • Tunisie : Parc national de l'Ichkeul;
  • Ukraine : Kiev : cathédrale Sainte-Sophie et ensemble des bâtiments monastiques et laure de Kievo-Petchersk ;
  • Royaume-Uni : Cathédrale et château de Durham ; Gorge d'Ironbridge; Stonehenge, Avebury et sites associés; Châteaux forts et enceintes du roi Edouard Ier dans l'ancienne principauté de Gwynedd ; Palais de Westminster, l'abbaye de Westminster et l'église Sainte-Marguerite ; Cathédrale, abbaye Saint-Augustin et église Saint-Martin à Cantorbéry; Maritime Greenwich ;

6. Demande aux États parties européens et arabes n'ayant pas encore répondu aux questions soulevées en 2005, 2006 et 2007 dans le cadre de l'Inventaire rétrospectif de bien vouloir fournir toutes les clarifications ainsi que la documentation demandées le plus rapidement possible et avant le 1er décembre 2008 au plus tard.

Projet de décision : 32 COM 7B.43

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-08/32.COM/7B,

2. Rappelant la décision 30 COM 7B.34, adoptée à sa 30e session (Vilnius, 2006),

3. Note avec satisfaction les efforts permanents des autorités nationales chargées de la protection du patrimoine et de la direction de la communauté monastique de la Sainte Communauté du Mont Athos, pour collaborer de manière fructueuse et efficace afin d’assurer la conservation à long terme du bien ;

4. Note également que les rapports présentés ne traitent pas de la question essentielle de la mise en place d’un cadre de gestion d’ensemble du bien englobant les valeurs naturelles et culturelles, selon les recommandations de la mission conjointe soutenues par le Comité du patrimoine mondial à sa 30e session (Vilnius, 2006) ;

5. Prie instamment l’État partie et les autorités compétentes de continuer à mettre en œuvre toutes les recommandations de la mission conjointe Centre du patrimoine mondial / ICOMOS / UICN de 2006 ;

6. Demande à l’État partie, en concertation avec les communautés monastiques, d’adresser au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2010, un rapportd’avancement sur le cadre de gestion et la mise en œuvre des recommandations de la mission commune Centre du patrimoine mondial / ICOMOS / UICN de 2006, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session en 2010. 

Année du rapport : 2008
Grèce
Date d'inscription : 1988
Catégorie : Mixte
Critères : (i)(ii)(iv)(v)(vi)(vii)
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 32COM (2008)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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