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Nan Madol : centre cérémoniel de la Micronésie orientale

Micronésie (États fédérés de)
Facteurs affectant le bien en 2017*
  • Cadre juridique
  • Erosion et envasement / dépôt
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
Menaces identifiées lors de l'inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en 2016:
  • Absence d'un cadre juridique (loi LB392 pas encore adoptée ni mise en oeuvre)
  • Système de gestion pas assez élargi
  • Absence d'une stratégie de préparation aux risques ainsi que d'une stratégie touristique complète au sein du plan de gestion
  • Nécessité de procéder au dévasement des voies navigables, sans mettre en péril des vestiges culturels éventuels dans le fond marin
Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril
  • Système de gestion/ Plan de gestion
  • Activités de gestion (Prolifération de la végétation ; effondrements des ouvrages en pierre)
  • Tempêtes (Effets liés aux ondes de tempêtes)
  • Érosion et envasement / dépôt
Mesures correctives pour le bien

En cours de d'identification

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

En cours de d'identification

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2017

Montant total accordé: 120 000 dollars EU pour la préparation d’un dossier de proposition d’inscription et d’un plan de gestion pour Nan Madol, financé par le Fonds-en-dépôt UNESCO/Japon

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2017
Demandes approuvées : 1 (de 2017-2017)
Montant total approuvé : 30 000 dollars E.U.
2017 Initial non-invasive clearing of vegetation overgrowth ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2017**
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2017

L'État partie a soumis un rapport sur l'état de conservation le 31 janvier 2017, conformément à la demande du Comité du patrimoine mondial à sa 40e session (Istanbul/UNESCO, 2016), lorsque le bien a été inscrit simultanément sur la Liste du patrimoine mondial et Liste du patrimoine mondial en péril. Ce rapport, disponible à l'adresse https://whc.unesco.org/fr/list/1503/documents, donne les informations suivantes :

  • Nouvelle législation : Les travaux se poursuivent en vue d’adopter et de mettre en œuvre la loi LB 392 permettant de créer un Fonds pour la préservation historique de Nan Madol, dont la propriété et la gestion seront placées sous le contrôle traditionnel du chef nahnmwarki avec un conseil de l’autorité traditionnelle. L'adoption de la loi a été reportée à avril-mai 2017 ;
  • Gestion : L'État partie recrute actuellement des professionnels pour la gestion du bien et prévoit de nommer un gestionnaire du bien, formé au patrimoine culturel, pour qu’il contribue à améliorer le plan de gestion existant et à élaborer un plan de conservation, une stratégie de prévention des risques et une stratégie pour le tourisme ;
  • État de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) : Pour renforcer les ressources nationales, plusieurs partenaires internationaux aux États-Unis, en France et au Japon ont offert leurs conseils. Un archéologue français s’est rendu sur place et a soumis un rapport. Une équipe du Japon était attendue en février et une autre des États-Unis peu après. Les trois rapports seront mis en commun pour être soumis au Centre du patrimoine mondial. Il est suggéré que ces rapports aident à définir le projet de DSOCR que la mission de suivi réactif doit approuver en 2017 ;
  • L'État partie a invité une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ ICOMOS sur le bien en 2017 ;
  • Recommandation de l'UNESCO sur les musées : Un comité muséal a été constitué et travaille à l'élaboration d'un schéma directeur pour le musée. Ce comité recherche activement des financements pour la construction du musée.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2017

Le soutien offert par les partenaires internationaux (États-Unis, France et Japon) est salué. Le rapport présenté par l'archéologue français a donné un aperçu précieux des défis à relever s’agissant des vestiges archéologiques, mais le cadre et le détail des travaux des deux autres équipes n'ont pas encore été fournis. En outre, une demande d'assistance internationale a été approuvée le 21 mars 2017, pour effectuer un premier nettoyage de la végétation envahissante et rédiger un projet de Plan de conservation du bien.

Il sera évidemment nécessaire d’obtenir les trois rapports et de les examiner avant la visite du bien par la mission de suivi réactif demandée par le Comité. Le DSOCR devra se baser sur une évaluation claire des ressources archéologiques et de leur stabilité structurelle, ainsi que sur les grandes lignes d’une stratégie de conservation et d’un plan directeur, montrant comment le grand projet de conservation pourrait être échelonné sur plusieurs d’années. Lorsque ces informations seront disponibles et que les ressources nécessaires à ce grand projet auront été identifiées, un soutien supplémentaire devra être obtenu auprès de la communauté internationale pour aider à réaliser ce vaste et très complexe projet multidisciplinaire. Il est également souhaitable que ce projet soit mis en œuvre progressivement pendant plusieurs années et en y associant le plus possible l'expertise locale, afin d’utiliser au mieux les offres éventuelles en matière de formation et d’avantages promotionnels.

Le DSOCR devrait montrer qu’il est nécessaire d’inscrire dans le long terme la stabilisation des nombreux vestiges de pierre, tout en indiquant le moment où un certain niveau de stabilité, accompagné d’une feuille de route claire, pourrait permettre à ce bien d’être retiré de la Liste du patrimoine mondial en péril, même s’il reste encore du travail faire avant l’achèvement de l’ensemble du projet.

Décisions adoptées par le Comité en 2017
41 COM 7A.56
Nan Madol : centre cérémoniel de la Micronésie orientale (Micronésie (États fédérés de)) (C 1503)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7A,
  2. Rappelant la décision 40 COM 8B.22, adoptée à sa 40e session (Istanbul/UNESCO, 2016) ;
  3. Se félicite du soutien apporté par les partenaires internationaux (États-Unis d’Amérique, France et Japon) qui ont offert à l’État partie les services de leurs experts pour travailler sur l’état de conservation du bien ;
  4. Note que l’État partie va soumettre au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives, un rapport consolidé présentant les résultats des trois visites des experts internationaux ;
  5. Note également que l’État partie a invité en 2017 une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS sur le bien et considère que cette mission doit pouvoir bénéficier du rapport des experts internationaux ;
  6. Note en outre que la mission va examiner un projet d’État de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) et que celui-ci devrait montrer clairement qu’il est nécessaire d’inscrire dans le long terme le grand projet de stabilisation des nombreux vestiges de pierre et de déterminer un point où les principales menaces auront été ramenées à un niveau acceptable avant l’achèvement de l’ensemble du projet ;
  7. Regrette que le travail conduisant à l’adoption de la loi LB 392 ait été retardé jusqu’en avril-mai 2017 et prie instamment l’État partie d’avancer sur cette question pour qu’un Fonds pour la préservation historique de Nan Madol puisse être créé et devenir opérationnel ;
  8. Note par ailleurs que des initiatives sont en cours pour nommer le personnel du patrimoine culturel, mais que le développement de la gestion, de la conservation, de la gestion des risques et d’une stratégie pour le tourisme ne pourra se faire qu’après le recrutement du gestionnaire du bien, et prie aussi instamment l'État partie de procéder à ce recrutement dans les meilleurs délais ;
  9. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erfévrier 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018 ;
  10. Décide de maintenir Nan Madol : centre cérémoniel de la Micronésie orientale (Micronésie (États fédérés de)) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
41 COM 8C.2
Mise à jour de la Liste du patrimoine mondial en péril (biens maintenus)
Le Comité du patrimoine mondial,
  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC/17/41.COM/7A, WHC/17/41.COM/7A.Add et WHC/17/41.COM/7A.Add.2),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :
    • Afghanistan, Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan (décision 41 COM 7A.54)
    • Afghanistan, Minaret et vestiges archéologiques de Djam (décision 41 COM 7A.55)
    • Belize, Réseau de réserves du récif de la barrière du Belize (décision 41 COM 7A.2)
    • Bolivie (État plurinational de), Ville de Potosí (décision 41 COM 7A.23)
    • Chili, Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura (décision 41 COM 7A.24)
    • Côte d'Ivoire / Guinée, Réserve naturelle intégrale du mont Nimba (décision 41 COM 7A.6)
    • Égypte, Abou Mena (décision 41 COM 7A.32)
    • États-Unis d'Amérique, Parc national des Everglades (décision 41 COM 7A.1)
    • Honduras, Réserve de la Biosphère Río Plátano (décision 41 COM 7A.3)
    • Îles Salomon, Rennell Est (décision 41 COM 7A.19)
    • Indonésie, Patrimoine des forêts tropicales ombrophiles de Sumatra (décision 41 COM 7A.18)
    • Iraq, Assour (Qal'at Cherqat) (décision 41 COM 7A.33)
    • Iraq, Hatra (décision 41 COM 7A.34)
    • Iraq, Ville archéologique de Samarra (décision 41 COM 7A.35)
    • Vieille ville de Jérusalem et ses remparts (site proposé par la Jordanie) (décision 41 COM 7A.36)
    • Libye, Ancienne ville de Ghadamès (décision 41 COM 7A.40)
    • Libye, Site archéologique de Cyrène (décision 41 COM 7A.37)
    • Libye, Site archéologique de Leptis Magna (décision 41 COM 7A.38)
    • Libye, Site archéologique de Sabratha (décision 41 COM 7A.39)
    • Libye, Sites rupestres du Tadrart Acacus (décision 41 COM 7A.41)
    • Madagascar, Forêts humides de l’Atsinanana (décision 41 COM 7A.14)
    • Mali, Villes anciennes de Djenné (décision 41 COM 7A.28)
    • Mali, Tombouctou (décision 41 COM 7A.29)
    • Mali, Tombeau des Askia (décision 41 COM 7A.30)
    • Micronésie (États fédérés de), Nan Madol : centre cérémoniel de la Micronésie orientale (décision 41 COM 7A.56)
    • Niger, Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (décision 41 COM 7A.15)
    • Ouganda, Tombes des rois du Buganda à Kasubi (décision 41 COM 7A.31)
    • Ouzbékistan, Centre historique de Shakhrisyabz (décision 41 COM 7A.57)
    • Palestine, Lieu de naissance de Jésus : l’église de la Nativité et la route de pèlerinage, Bethléem (décision 41 COM 7A.42)
    • Palestine, Palestine : pays d’olives et de vignes – Paysage culturel du sud de Jérusalem, Battir (décision 41 COM 7A.43)
    • Panama, Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo, San Lorenzo (décision 41 COM 7A.25)
    • Pérou, Zone archéologique de Chan Chan (décision 41 COM 7A.26)
    • République arabe syrienne, Ancienne ville d'Alep (décision 41 COM 7A.44)
    • République arabe syrienne, Ancienne ville de Bosra (décision 41 COM 7A.45)
    • République arabe syrienne, Ancienne ville de Damas (décision 41 COM 7A.46)
    • République arabe syrienne, Villages antiques du Nord de la Syrie (décision 41 COM 7A.47)
    • République arabe syrienne, Crac des Chevaliers et Qal’at Salah El-Din (décision 41 COM 7A.48)
    • République arabe syrienne, Site de Palmyre (décision 41 COM 7A.49)
    • République centrafricaine, Parc national du Manovo-Gounda St Floris (décision 41 COM 7A.4)
    • République démocratique du Congo, Parc national de la Garamba (décision 41 COM 7A.7)
    • République démocratique du Congo, Parc national de Kahuzi-Biega (décision 41 COM 7A.8)
    • République démocratique du Congo, Réserve de faune à okapis (décision 41 COM 7A.9)
    • République démocratique du Congo, Parc national de la Salonga (décision 41 COM 7A.10)
    • République démocratique du Congo, Parc national des Virunga (décision 41 COM 7A.11)
    • République-Unie de Tanzanie, Réserve de gibier de Selous (décision 41 COM 7A.17)
    • Sénégal, Parc national du Niokolo-Koba (décision 41 COM 7A.16)
    • Serbie, Monuments médiévaux au Kosovo (décision 41 COM 7A.21)
    • Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, Liverpool – Port marchand (décision 41 COM 7A.22)
    • Venezuela (République bolivarienne du), Coro et son port (décision 41 COM 7A.27)
    • Yémen, Ville historique de Zabid (décision 41 COM 7A.51)
    • Yémen, Vieille ville de Sana’a (décision 41 COM 7A.52)
    • Yémen, Ancienne ville de Shibam et son mur d'enceinte (décision 41 COM 7A.53)
        Projet de décision : 41 COM 7A.56

        Le Comité du patrimoine mondial,

        1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7A,
        2. Rappelant la décision 40 COM 8B.22, adoptée à sa 40e session (Istanbul/UNESCO, 2016) ;
        3. Se félicite du soutien apporté par les partenaires internationaux (États-Unis d’Amérique, France et Japon) qui ont offert à l’État partie les services de leurs experts pour travailler sur l’état de conservation du bien ;
        4. Note que l’État partie va soumettre au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives, un rapport consolidé présentant les résultats des trois visites des experts internationaux ;
        5. Note également que l’État partie a invité en 2017 une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS sur le bien et considère que cette mission doit pouvoir bénéficier du rapport des experts internationaux ;
        6. Note en outre que la mission va examiner un projet d’État de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) et que celui-ci devrait montrer clairement qu’il est nécessaire d’inscrire dans le long terme le grand projet de stabilisation des nombreux vestiges de pierre et de déterminer un point où les principales menaces auront été ramenées à un niveau acceptable avant l’achèvement de l’ensemble du projet ;
        7. Regrette que le travail conduisant à l’adoption de la loi LB 392 ait été retardé jusqu’en avril-mai 2017 et prie instamment l’État partie d’avancer sur cette question pour qu’un Fonds pour la préservation historique de Nan Madol puisse être créé et devenir opérationnel ;
        8. Note par ailleurs que des initiatives sont en cours pour nommer le personnel du patrimoine culturel, mais que le développement de la gestion, de la conservation, de la gestion des risques et d’une stratégie pour le tourisme ne pourra se faire qu’après le recrutement du gestionnaire du bien, et prie aussi instamment l'État partie de procéder à ce recrutement dans les meilleurs délais ;
        9. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erfévrier 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018 ;
        10. Décide de maintenir Nan Madol : centre cérémoniel de la Micronésie orientale (Micronésie (États fédérés de)) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
        Année du rapport : 2017
        Micronésie (États fédérés de)
        Date d'inscription : 2016
        Catégorie : Culturel
        Critères : (i)(iii)(iv)(vi)
        Liste en péril (dates) : 2016-présent
        Documents examinés par le Comité
        Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
        Rapport (2017) .pdf
        arrow_circle_right 41COM (2017)
        Exports

        * : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

        ** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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