Faites une recherche à travers les informations du Centre du patrimoine mondial.

Forêts humides Gondwana de l’Australie

Australie
Facteurs affectant le bien en 2000*
  • Infrastructures de transport de surface
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2000
Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2000**
Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 2000

Nouvelles informations : L'UICN a informé le Centre que la compagnie Naturelink a présenté des plans d'une ligne de téléphérique de 22 km qui pourra transporter 900 personnes à l'heure de Mudgeeraba (juste à l'ouest de la Gold Coast), à travers des zones forestières, jusqu'aux célèbres chutes Purlingbrook. Le téléphérique proposé traversera de nombreuses "zones de nature sauvage" et passera au milieu d'environ 3 km de forêt humide sclérophylle primaire. Les défenseurs de la nature craignent que la décision de poursuivre la construction du téléphérique ne soit essentiellement fondée sur des considérations commerciales et que les impacts sur l'environnement ne soient pas pris en compte comme il se doit. Le téléphérique prévu sera clairement visible de plusieurs postes d'observation installés dans les zones de nature sauvage et sera très visible car il pénètre dans la partie de l'aire classée patrimoine mondial et la traverse. La présence de sa station d'arrivée près des chutes se manifestera sur le plan visuel aussi bien qu'acoustique. L'UICN estime que le téléphérique représente une importante menace pour l'intégrité de ce site du patrimoine mondial.

Action requise

Le Bureau invite l'Etat partie à étudier les questions soulevées par l'UICN et à fournir un rapport à jour sur le projet de construction de téléphérique, sur ses impacts potentiels sur l'intégrité du site et sur les mesures prises par le gouvernement pour limiter de tels impacts, à la vingt-quatrième session extraordinaire du Bureau en novembre 2000.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2000

Un projet de Déclaration d'impact environnemental (EIS) concernant le projet de téléphérique Naturelink a été publié en juin 2000. Les commentaires du public sur ce projet de Déclaration sont en cours d'étude. Un rapport d'évaluation de l'EIS sera soumis au Coordonnateur général du Queensland qui décidera de la suite à donner à ce projet.

Le projet a été déféré au Ministre de l'Environnement et du Patrimoine qui indiquera s'il estime ou non que le projet est une opération contrôlée respectant les exigences de la Loi de 1999 sur la protection de l'environnement et la conservation de la biodiversité. Aucune décision n'a été prise sur cette question à ce jour et les procédures d'évaluation environnementale sont en cours. L'UICN s'est de nouveau déclarée préoccupée de l'impact potentiel du projet de téléphérique sur les valeurs de patrimoine mondial. Elle a attiré l'attention sur les similitudes entre ce projet et le projet de téléphérique dans le Parc national de Morne Trois Pitons à la Dominique. Dans ce dernier cas, l'Etat partie, suite aux recommandations du Comité, a décidé de transférer le site de construction du téléphérique à l'extérieur des limites du bien du patrimoine mondial.

Par lettre datée du 15 septembre 2000, l'Etat partie a informé le Centre qu'il le tiendrait informé de l'avancement de son étude du projet de téléphérique.

Décisions adoptées par le Comité en 2000
24 BUR IV.B.26
Réserves des forêts ombrophiles centre-orientales de l’Australie (Australie)

L’UICN a informé le Bureau qu’elle avait reçu des informations sur les projets du secteur privé concernant l’installation d’une ligne de téléphérique de 22 km qui traverserait, si elle était mise en place, une partie de la zone du patrimoine mondial, et pourrait avoir des impacts négatifs. L’UICN a signalé des points communs avec le projet de téléphérique de la Dominique au Parc national de Morne Trois Pitons, qui a été résolu de manière satisfaisante grâce à un travail en collaboration avec l’Etat partie.

Le délégué de l’Australie a informé le Bureau qu’aucune décision relative à ce projet n’avait été prise. Une Déclaration d’impact environnemental a été préparée et soumise à l’appréciation du public et les impacts potentiels sont en cours d’évaluation.

Le Bureau a noté que l’État partie transmettra au Centre les informations sur les conclusions de la Déclaration d’impact environnemental concernant le projet potentiel de construction de téléphérique par la compagnie Naturelink, y compris tous les impacts potentiels sur les valeurs de patrimoine mondial et l’intégrité du site, ainsi que le cadre juridique mis en place pour protéger ces valeurs. Le Bureau a demandé que ce rapport soit soumis avant le 15 septembre 2000 pour information par la vingt-quatrième session extraordinaire du Bureau.

24 COM VIII.24
Biens du patrimoine mondial naturel d'Australie

VIII.24 Biens du patrimoine mondial naturel d'Australie

Baie Shark, Australie occidentale

La Grande Barrière

Le Secrétariat a informé le Comité qu'il avait reçu le 28 novembre 2000 une lettre des autorités australiennes sur l'échouage récent d'un navire et qu'un rapport serait présenté à la vingt-cinquième session du Bureau du patrimoine mondial en 2001.

Réserves des forêts ombrophiles centre-orientales de l'Australie

Tropiques humides de Queensland

Le Bureau pourrait souhaiter adopter le texte suivant suivant et le transmettre au Comité pour en prendre note:

"Le Bureau note que des évaluations d'impact environnemental du projet de construction de téléphérique sont en cours et il invite l'Etat partie à soumettre au Centre, avant le 15 avril 2001, un rapport actualisé sur les résultats de ces évaluations et sur toutes décisions prises concernant ce projet proposé."

 

Année du rapport : 2000
Australie
Date d'inscription : 1986
Catégorie : Naturel
Critères : (viii)(ix)(x)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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