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Palmeraie d’Elche

Palmeral of Elche

The Palmeral of Elche, a landscape of groves of date palms, was formally laid out, with elaborate irrigation systems, at the time the Muslim city of Elche was erected, towards the end of the tenth century A.C., when much of the Iberian peninsula was Arab. The Palmeral is an oasis, a system for agrarian production in arid areas. It is also a unique example of Arab agricultural practices on the European continent. Cultivation of date palms in Elche is known at least since the Iberian times, dating around the fifth century B.C.

La description est disponible sous licence CC-BY-SA IGO 3.0

Palmeraie d’Elche

Le paysage des palmeraies d'Elche, avec ses systèmes complexes d'irrigation, a été aménagé à l'époque de la construction de la cité islamique d'Elche, à la fin du Xe siècle apr. J.-C., au moment où une grande partie de la péninsule ibérique était arabe. La palmeraie d'Elche est une oasis, un système de production agricole sur des terres arides et un exemple unique des pratiques agricoles arabes sur le continent européen. La culture du palmier dattier se pratique à Elche depuis l'époque ibérique, vers le Ve siècle av. J.-C.

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بستان النخيل في إيلش

في خلال فترة بناء مدينة إيلش الإسبانيّة، ولدت بساتين النخيل وأنظمة الريّ المعقدّة في نهاية القرن العاشر ب.م يوم كان الجزء الأكبر من شبه الجزيرة الإيبريّة عربيّاً. وكان بستان النخيل في إيلش واحة أي نظام إنتاج زراعي على أراضٍ قاحلة ومثالا فريدا من نوعه للممارسات الزراعيّة العربيّة في القارة الأوروبيّة. وتجري في إيلش زراعة شجر نخيل التمر منذ الحقبة الإيبرية، قرابة القرن الخامس ق.م.

source: UNESCO/ERI
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埃尔切的帕梅拉尔

埃尔切的帕梅拉尔和穆斯林城市埃尔切于公元10世纪末期同时开始修建,当时伊比利亚半岛主要由阿拉伯人统治着。帕梅拉尔就如同沙漠中的一个绿洲,在当地贫瘠的土地上创造了进行农业生产的奇迹。这里同时也是欧洲大陆上阿拉伯人农业生产独一无二的范例。埃尔切种植枣椰树的历史已经相当久远,至少在公元前5世纪的伊比利亚时代就开始了。

source: UNESCO/ERI
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Пальмераль - пальмовые рощи вокруг города Эльче

Пальмераль Эльче – ландшафт рощ финиковых пальм, включающий тщательно продуманную оросительную систему, – был сформирован к концу X в., т.е. в то время, когда арабы еще господствовали на большей части Пиренейского полуострова, и когда строился мусульманский город Эльче. Пальмераль – это оазис и система сельскохозяйственного производства в условиях засушливого климата. Это также уникальный для Европы пример арабской технологии ведения сельского хозяйства. Разведение финиковых пальм в Эльче известно, как минимум, со времен иберов, т.е. примерно с V в. до н.э.

source: UNESCO/ERI
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Palmeral de Elche

El paisaje formado por los huertos de palmeras de Elche, con sus complejos sistemas de riego, fue estructurado en el siglo VIII d.C., cuando una gran parte de la Península Ibérica estaba bajo la dominación musulmana. No obstante, hay buenos motivos para pensar que quizás su origen sea más antiguo y se remonte a la época del asentamiento de los fenicios y los romanos en la región. El Palmeral es un ejemplo único de las técnicas agrícolas árabes en el continente europeo.

source: UNESCO/ERI
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エルチェの椰子園
スペイン南東部、コスタ・ブランカ州の都市。この椰子園(エル・パルメラル)は、8世紀にアラビア人が都市の緑化と装飾のために、高度に発達した灌漑施設によって造園した。椰子の渡来はそれよりもはるか古く、フェニキア人やローマ人居留地区時代まで遡る証跡が残っている。この椰子園は、スペインにおけるイスラム支配の名残であり、ヨーロッパ大陸におけるアラブ式農法が残る唯一の例証である。今なお20万本以上の椰子の木が群生している。

source: NFUAJ

Palmeral van Elche

De Palmeral van Elche, een landschap van bosjes en dadelpalmen met uitgebreide irrigatiesystemen, is formeel aangelegd op het moment dat de islamitische stad Elche werd gesticht in de 10e eeuw na Christus. Een groot deel van het Iberisch schiereiland was in die tijd Arabisch. De Palmeral is een oase, een systeem voor agrarische productie in droge gebieden. De palmentuin is een typisch kenmerk van Arabische landbouwpraktijken die naar Europa zijn gebracht tijdens de islamitische bezetting. De teelt van dadelpalmen in Elche bekend sinds de Iberische tijden (rond de 5e eeuw voor Christus) en het oude irrigatiesysteem is nog steeds in werking.

Source : unesco.nl

Palmeraie d’Elche © Visitelche
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

La Palmeraie d’Elche est l'oasis artificielle qui entoure la ville historique d'Elche d'origine andalouse située au sud de la province d'Alicante, sur la côte méditerranéenne de la péninsule ibérique. Elle est constituée de 67 vergers, qui contiennent quelques 45 000 palmiers à dattes, et couvre 144 ha. Le paysage de la palmeraie d’Elche est un exemple remarquable d’introduction d’une forme d’agriculture et d’acclimatation d’une espèce à rendement économique dans une nouvelle région. La palmeraie est une composante typique du paysage nord-africain qui a été introduite en Europe durant l’occupation arabe d’une grande partie de la péninsule ibérique et qui a conservé sa forme d’origine jusqu’à nos jours à Elche.

La fondation de l'actuelle ville d'Elche (aux Xe et XIe siècles) a reflété une conception associant simultanément la cité et son espace de production. L‘essor de la nouvelle communauté dépendait de la bonification du territoire environnant au moyen de l'irrigation artificielle. La mise en valeur du territoire de la nouvelle médina andalouse a été possible grâce à l’implantation d’un système agricole développé dans la ceinture de terres stériles unifiées par l'Islam, entre l'occident saharien et l'est indo-iranien, l'oasis artificielle de la plaine. L'image de la ville médiévale d'Elche s'est formée à la manière des nombreuses médinas et des villes fortifiées des routes de caravanes de l'orbe islamique, soit une enceinte murée entourée par des vergers de palmiers arrosés par des canaux.

Les attributs qui expriment primordialement les valeurs du bien sont le système d’irrigation avec Acequia Mayor (Canal Mère), le parcellaire régulier des vergers délimités par des alignements de palmiers à dattes, l'association d'espèces végétales (traditionnelles ou récentes, comme les plantes d'ornement), le maintien des traditions de l'irrigation et de l'agriculture, et le paysage de la ville médiévale entourée d’une dense ceinture de palmiers.

Le système d'irrigation avec Acequia Mayor est basé sur l’accès proportionnel, par un rigoureux ordre (tandeo), aux parcelles orthogonales pour un meilleur contrôle de la distribution de l’eau, et sur la conciliation de l’utilisation de l’eau à des fins agricoles et urbaines.

Les vergers forment un groupe compact dans la partie Est de la ville d’Elche. Les limites des jardins (huertos) sont rectilignes, les parcelles sont essentiellement carrées ou rectangulaires, mais certaines sont triangulaires. Elles sont séparées par des cascabots (clôtures de branches de palme tressées) ou des murs de pierre de 1 ou 2 mètres de haut. Chaque parcelle comprend la maison du propriétaire ou du locataire. Les dattiers d’Elche sont de l’espèce Phoenix dactylifera L., native du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Ils peuvent atteindre 30 m de haut et vivre plus de 300 ans. Les palmiers sont plantés en rangs simples ou doubles, le long des canaux d’irrigation. Ils produisent des dattes pour la consommation alimentaire et des palmes d’un blanc laiteux qui sont expédiées dans toute la péninsule ibérique pour la décoration et les processions du dimanche des Rameaux.

La conception du bien repose sur la culture à trois étages (palmiers à dattes, grenadiers et luzerne) qui a doté la médina d’Elche, une nouvelle fondation islamique, d'une ceinture agricole à haute productivité et d'importants services urbains. L’ingéniosité des techniques hydrauliques des musulmans perfectionna les barrages de répartition des eaux (rafas) en créant un grand réseau de canaux d’irrigation qui menait les eaux dérivées au moyen de partiteurs du débit de celles-ci (tallamares), fixes ou mobiles, qui ont survécu jusqu’à nos jours. Tout ceci contribua à créer une administration efficiente des ressources hydrauliques, guère abondantes à Elche.

La Palmeraie d’Elche est un exemple exceptionnel de l'utilisation soutenable du milieu et de l'adaptation évolutive des paysages culturels aux changements historiques, comme le démontre le développement de nouvelles relations fonctionnelles avec la ville moderne d'Elche.

Critère (ii) : Les palmeraies d'Elche constituent un exemple remarquable de transfert d'un paysage typique d'une culture et d'un continent à un autre, dans ce cas de l'Afrique du Nord à l'Europe.

Critère (v) : La palmeraie est un trait caractéristique du paysage d'Afrique du Nord, importé en Europe sous l'occupation arabe d'une grande partie de la péninsule ibérique, et qui y a survécu jusqu'à ce jour. L'ancien système d'irrigation, qui est toujours en fonction, est d'un intérêt particulier.

Intégrité

La Palmeraie d’Elche maintient dans ses limites les attributs essentiels à la représentation de sa valeur universelle exceptionnelle. La superficie du bien inscrit sur la Liste du patrimoine mondial s'avère adéquate.

Bien que l’impact de la Révolution industrielle eut menacé l'intégrité de la Palmeraie  à partir de 1884 (passage du chemin de fer à travers les vergers de palmiers, construction d’usines et de nouveaux quartiers résidentiels), le processus de dégradation a été freiné dans les décennies 1930 et 1950 grâce à la campagne de défense de la Palmeraie instiguée par Pedro Ibarra, la mise en place d’outils juridiques de protection et la détention du développement économique pendant la Guerre civile et l'Après-guerre.

L'accélération de la croissance depuis 1960 a entraîné des pertes, mais le principe de protection des palmiers, introduit dans les plans et les politiques urbaines, a permis le maintien de la ceinture de vergers qui entoure la ville historique. Si quelques vergers ont perdu leur vocation agricole d’origine au profit de nouvelles utilisations urbaines (équipements publics ; utilisations résidentielles et hôtelières), un nombre significatif de ceux-ci conserve toujours leur fonctionnalité d’origine.

Authenticité

La Palmeraie d’Elche conserve l'organisation du parcellaire orthogonal défini par l'intersection d'alignements de palmiers, dont le déploiement s’adapte au tracé des canaux. Les vergers maintiennent la clôture qui les individualise. Les parcelles sur lesquelles sont plantées les palmeraies sont fidèles au système d’origine de l’attribution des terres et forment une unité avec l’ancien système d’irrigation installé pendant la période arabe.

L'association entre matière végétale, terre de culture et eau d'irrigation a été préservée. Il en est de même des éléments traditionnels comme les clôtures et les logements des vergers, ou les portes, les canaux et les moulins de l’Acequia Mayor.

Une partie significative de la Palmeraie répond à l'utilisation agricole traditionnelle adaptée aux besoins des citoyens, et les systèmes de gestion et les méthodes de travail typiques des paysans des palmiers et des arroseurs sont toujours en vigueur.

La Palmeraie entoure toujours la ville historique d'Elche, contribuant à son image de ville islamique. L'environnement maintient des points de contemplation et des zones de construction de basse hauteur et de faible densité (ou simplement vacantes), qui permettent d’apprécier l’unité et la singularité du paysage.

Éléments requis en matière de protection et de gestion

Les principaux outils réglementaires du bien sont la Loi 4/1998 du 11 juin de la Generalitat de Valence, du Patrimoine culturel de Valence et ses modifications postérieures ; la Loi 1/1986 du 9 mai de la Generalitat de Valence, par laquelle on règle la tutelle de la Palmeraie d'Elche ; et le Décret 133/1986 du 10 novembre du Conseil de la Generalitat de Valence, qui la développe. Ce dernier est également repris dans le Plan général d'aménagement urbain d'Elche en vigueur, approuvé définitivement en 1998.

Les institutions assurant la gestion du bien incluent la Generalitat de Valence représentée par la Direction générale du patrimoine culturel, la mairie d'Elche au moyen de ses Départements d'urbanisme, la Police, les Parcs et Jardins et le Patronat de la palmeraie d’Elche, qui inclut des membres de la Generalitat de Valence, de la corporation municipale et des représentants des paysans des palmiers.

Vu la complexité du bien, l’élaboration du Plan spécial de protection de la palmeraie d'Elche (PEPPE), l’équivalent d’un plan de gestion, n’a débuté qu’en 2007 ; le document est en attente de son approbation définitive. Le Plan définit en détail le régime urbain et juridique du sol, la démarche d’obtention de permis, les utilisations du sol et les activités autorisées, les conditions générales de construction, les conditions spécifiques pour la protection du patrimoine construit et du paysage et le règlement portant sur les différents types d’utilisation du sol ; le tout en accord avec les limites du bien et de sa zone tampon telles que définies lors de l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial. Les orientations du PEPPE visent à la sauvegarde des attributs qui expriment la valeur universelle exceptionnelle de la Palmeraie.

Les propositions du PEPPE se fondent sur une documentation détaillée qui inclut des fiches avec cartographie descriptive de la Palmeraie et de ses vergers, et des études monographiques (système agricole ; typologie des vergers ; système d'irrigation ; problèmes, pestes et maladies du palmier). La crédibilité, la véracité et le détail des sources employées permettront des reconstructions limitées d'éléments afin d'améliorer l'expression de la valeur universelle exceptionnelle du bien où il s’avérera nécessaire.

La principale menace à la palmeraie, outre la présence de fléaux comme le lépidoptère Paysandisia archon, reste le “charançon rouge du palmier” (Rhynchophorus ferrugineus), un coléoptère curculionidé originaire d'Asie tropicale. En dépit des efforts considérables déployés par la mairie et la Generalitat depuis 2005, le charançon rouge du palmier s'est propagé dans toute la municipalité.

Les actions mises en place pour contrer cette menace comprennent des inspections ; un contrôle du trafic de palmiers dans les pépinières ; le traitement phytosanitaire régulier des palmiers à l'aide de pesticides, et en particulier des palmiers dattiers de la Palmeraie inscrite sur la Liste du patrimoine mondial ; des captures d'individus au moyen de phéromones et kairomones ; l'assainissement ou la destruction contrôlée des individus affectés ; la mise à l'essai ininterrompue de nouveaux traitements, y compris les solutions biologiques ; le remplacement des palmiers touchés, au niveau des vergers et jardins ; et des campagnes de sensibilisation.

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