Le Parc national des oiseaux du Djoudj (PNOD) a accueilli du mardi 17 au 24 novembre 2020 une première formation portant sur l’utilisation des nouvelles technologies pour l’amélioration de la surveillance et du suivi écologique de ce bien inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le PNOD est inscrit depuis 1981 sur la Liste du patrimoine mondial en tant que site naturel, aux côtés du Parc national du Niokolo Koba au Sénégal. Il constitue la troisième réserve d’oiseaux au monde et demeure l’une des rares contrées vertes au Sahel. Chaque année, de septembre à avril, environ 3 millions d’oiseaux migrent depuis l’Europe pour fuir la période hivernale et transitent par ce parc où près de 400 espèces différentes ont été recensées. Comme plusieurs sites naturels dans le monde et particulièrement en Afrique, le PNOD fait face à divers défis de conservation dont la surveillance et l’efficacité des méthodes de suivi écologique.

Pendant huit (8) jours, des agents de la Direction des Parcs Nationaux (DPN) et des éco gardes du parc ont été formés aux technique de pilotage, collecte, traitement et analyse de données de drones. Avec 64 heures de cours dont 20 heures de théorie et 44 heures consacrées à la pratique, la formation a permis d’aborder différents modules portant sur les notions d’introduction au pilotage de drone, le suivi environnemental, le suivi écologique des oiseaux, le suivi des impacts humains ou encore le traitement et analyse des données.

Quelques retours des formateurs et des participants sur les résultats de la formation : 

« Le drone ouvre différentes perspectives sur le plan environnemental, cet outil offre des possibilités de collecter des informations digitales sur l’environnement que l’on peut par la suite comparer et analyser pour la conservation. Son utilisation est d’autant plus importante dans le domaine de suivi et de la cartographie écologique. Les institutions étatiques en charge de la conservation de la biodiversité doivent saisir cette opportunité que nous propose la nouvelle technologie pour la collecte de données afin d’assurer une meilleure gestion de la biodiversité. C’est pourquoi nous sommes ici, au PNOD, avec les agents pour des sessions de formation pratique sur l’utilisation de cet outil dans leur environnement »
Meyer Etienne DE KOCK, formateur & spécialiste suivi et éval. environnementale et util. des drônes

« Les résultats de la formation sont très satisfaisants car elle a permis en une semaine de cerner les modes de fonctionnement et le pilotage de drone, avec une approche très pratique par rapport à la théorie. A cela s’ajoute l’amélioration des techniques de cartographie et suivi de la biodiversité »
Docteur Mallé GUEYE, formateur national et Enseignant-Chercheur à l’université de Thiès

« Je suis entièrement satisfait de de cette formation qui intervient à un moment opportun. Se familiariser avec ces outils est très important, même indispensable. Pour nous gestionnaires de sites en charge du suivi écologique et de la surveillance, cet outil complète notre travail. Avec le drone, nous pouvons désormais obtenir des images et informations des zones inaccessibles en matière de suivi écologique. Son utilisation facilite également l’exploitation des données surtout celles concernant les oiseaux qui nichent en colonie au sein de concentrations de milliers d’oiseaux. Avec les observations directes, nous faisons des estimations et il est possible de se tromper, mais combinées avec les données collectées avec le drone, nous pouvons maintenant faire la comparaison et s’approcher davantage d’un effectif exact. »
Commandant Cheikh Niang, conservateur du PNOD

« Avec ce nouvel outil bien adapté, les agents pourront disposer de nouvelles connaissances dans le suivi écologique et surtout un de nos objectifs et pouvoir transmettre les acquis de cette formation aux futurs recrues. »
Lieutenant Amdy SAMB, division suivi évaluation, DPN

Cette formation s’inscrit dans le cadre du projet d’assistance internationale (2020 - 2021) octroyée au Sénégal par le Fonds du patrimoine mondial de l’UNESCO, et des efforts consentis par l’Etat partie pour améliorer la gestion et la protection du bien. Le projet est mis en œuvre par la Direction des parcs nationaux du Ministère de l’Environnement et du Développement durable en collaboration avec le Bureau Régional de l’UNESCO à Dakar et le Centre du patrimoine mondial.

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