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Le gouvernement d’Équateur intensifie ses actions afin de réduire les risques liés à l’échouement d’un navire dans les Îles Galápagos

vendredi 6 février 2015
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(06/02/2015) © Parque Nacional Galápagos

Le cargo Floreana s’est échoué près de San Cristobal, île faisant partie du site du patrimoine mondial des Îles Galápagos.

Le navire transportait entre autres 50 000 litres de carburant et 1 400 tonnes de marchandises dont des produits dangereux. Selon les rapports préliminaires du gouvernement, certains produits auraient coulé. Des actions ont été entreprises afin de définir les impacts sur le milieu marin environnant et afin de réduire les éventuels risques environnementaux causés par le déversement de polluants. Une barrière spéciale et du matériel absorbant ont été mis en place autour du navire et des équipes retirent la marchandise du navire.  Des échantillons d’eau ont été prélevés par la direction du Parc national des Galápagos et sont en cours d’analyse. Suite à ces évènements, le gouvernement des Galápagos a décrété le 5 février 2015 l’état d’urgence environnementale.

Les Îles Galápagos est le premier site à être inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce site a été inscrit en 1978 pour sa biodiversité exceptionnelle et unique au monde. Sa délimitation a été étendue en 2001 afin qu’y inclure son immense réserve marine, communément reconnue comme un « musée vivant et une vitrine de l’évolution », unique en son genre. Sa localisation géographique au confluent de trois courants océaniques en fait l’un des écosystèmes marins les plus riches au monde. L’activité sismique et volcanique toujours en cours illustre les processus qui ont permis la formation des îles. Ces processus, associés à l’extrême isolement géographique de l’archipel, ont conduit au développement d’une vie animale et végétale inhabituelle – iguanes marins, cormorans aptères (ne pouvant voler), tortues géantes, énormes cactus, arbres endémiques et de nombreuses et diverses sous-espèces d’oiseaux moqueurs et de pinsons – qui a inspiré à Charles Darwin sa théorie de l’évolution par sélection naturelle suite à sa visite en 1835. 

Lors de sa 38ème session à Doha, le Comité du patrimoine mondial a prié instamment l’État partie d’Équateur de soutenir ses efforts pour mettre en place une infrastructure de biosécurité pour les îles, avec une attention particulière à la réglementation pour appliquer rigoureusement les normes internationales de biosécurité s’agissant des cargos.

vendredi 6 février 2015
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Activités (1)
États parties (1)
Régions (1)
Amérique latine et Caraïbes
Biens du patrimoine mondial (1)
Décisions (1)
Code : 38COM 7B.83

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 36 COM 7B.32, adoptée à sa 36e session (Saint-Pétersbourg, 2012),
  3. Accueille favorablement les progrès accomplis par l’État partie dans la mise en œuvre des recommandations de la mission conjointe Centre du patrimoine mondial/UICN de suivi réactif de 2010 ;
  4. Prie instamment l’État partie de soutenir ses efforts pour pleinement mettre en œuvre toutes les recommandations de la mission de suivi réactif de 2010, en particulier la mise en place d’une infrastructure de biosécurité pour les îles, avec une attention particulière à la réglementation pour appliquer rigoureusement les normes internationales de biosécurité s’agissant des cargos et des équipements de chargement et de déchargement ;
  5. Note avec préoccupation qu’en dépit de l’information selon laquelle une stratégie en matière de tourisme durable est mise en œuvre, le nombre de visiteurs continue d’augmenter rapidement, et prie aussi instamment l’État partie de compléter sa stratégie générale en matière de tourisme avec l’application nécessaire d’instruments règlementaires et de suivi pour parvenir à un tourisme durable et pérenne pour le bien dans son ensemble ;
  6. Accueille aussi favorablement les efforts de l’État partie visant à interdire la pêche sportive au sein du bien et l’encourage vivement à suivre étroitement la réglementation pour s’assurer que la pêche artisanale expérientielle demeure l’unique activité touristique consacrée à la pêche ;
  7. Encourage également l’État partie à terminer et à effectivement mettre en œuvre son Plan de développement durable et d’occupation des sols en tant qu’instrument permettant une gestion complète de l’archipel et d’assurer la conservation de sa Valeur universelle exceptionnelle, et demande à l’État partie de fournir une version électronique et trois exemplaires imprimés du plan de gestion révisé, incluant le plan d’occupation des sols, pour examen par le Centre du patrimoine mondial et l’UICN ;
  8. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2015, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, incluant un résumé exécutif d’une page, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 40e session en 2016.

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