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Fort et jardins de Shalimar à Lahore

Pakistan
Facteurs affectant le bien en 2019*
  • Cadre juridique
  • Habitat
  • Infrastructures de transport de surface
  • Infrastructures de transport souterrain
  • Ressources financières
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Habitat; Modification du régime des sols (Empiètements et pression urbaine) 
  • Système de gestion/plan de gestion (Mécanismes de gestion inadéquats ; Absence de définition des limites du fort de Lahore et des jardins de Shalimar)
  • Cadre juridique (Législation incomplète)
  • Ressources financières (Ressources financières insuffisantes pour mettre en œuvre les mécanismes de gestion)
  • Infrastructures de transport souterrain
  • Infrastructures de transport de surface (Développement de la ligne de métro orange - section aérienne)
  • Démolition de deux des réservoirs et démolition partielle d'un troisième réservoir des ouvrages hydrauliques des jardins de Shalimar (problème résolu)
Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril
Mesures correctives pour le bien
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2019

Montant total accordé au bien : 975 000 dollars EU des fonds-en-dépôt norvégien et japonais, de la Fondation Getty et de l’Ambassade des États-Unis au Pakistan

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2019
Demandes approuvées : 5 (de 1981-2000)
Montant total approuvé : 121 000 dollars E.U.
2000 Rescue programme for Fort and Shalamar Gardens, Lahore ... (Approuvé)   50 000 dollars E.U.
1999 Archaeological, soil and design research and the ... (Approuvé)   10 000 dollars E.U.
1999 Signage on-site at the Fort and Shalimar Gardens of ... (Approuvé)   5 000 dollars E.U.
1981 Emergency restoration work at Lahore Fort (Approuvé)   44 000 dollars E.U.
1981 Emergency restoration work at Shalimar Gardens (Approuvé)   12 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2019**

Octobre 2000 : mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; avril 2001 et juin 2003 : missions de conseil d’experts UNESCO ; novembre 2005 : mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; février 2009 : mission de suivi réactif conjointe Bureau de l’UNESCO à Téhéran/ICOMOS ; avril/mai 2012 : mission conjointe de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; avril 2018 : mission conjointe de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2019

Le 30 janvier 2019, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation, disponible à http://whc.unesco.org/fr/list/171/documents, dans lequel les informations suivantes sont communiquées :

  • Pendant les travaux de construction de la ligne orange du métro (LOM), l’État partie a mis en œuvre 31 directives de la Cour suprême du Pakistan concernant, entre autres, le suivi des travaux, le contrôle des vibrations, le bruit, la pollution atmosphérique et les mesures d’atténuation de l’impact visuel du projet ;
  • Les travaux de génie civil de la LOM devant les jardins de Shalimar sont achevés ;
  • L’État partie estime que l’évaluation d’impact environnemental (EIE), l’évaluation d’impact sur le patrimoine (EIP) comprenant une évaluation d’impact visuel (EIV), et l’analyse des vibrations (pour la construction et l’exploitation du métro) n’ont révélé aucun impact négatif non-atténuable sur le bien, et qu’aucun attribut essentiel de la valeur universelle exceptionnelle (VUE) ne subirait d’impact direct ou indirect. En conséquence, l’État partie a décidé que la soumission d’un rapport au Centre du patrimoine mondial au titre du paragraphe 172 des Orientations n’était pas nécessaire. L’État partie soutient que les vues occasionnelles sur la LOM ne portent pas préjudice aux visiteurs actuels ;
  • L’État partie a organisé plusieurs réunions pour évaluer la faisabilité de la mise en œuvre des recommandations de la mission conjointe de 2018, et a fait savoir que le Comité serait tenu informé des progrès réalisés ;
  • Des interventions de restauration/conservation spécifiques ont eu lieu sur le pavillon d’été/aiwan, le portail historique, le sol pavé en briques et le plafond en bois, tandis que d’autres ont commencé sur les cours d’eau extérieurs à l’est du mur d’enceinte (partie du système hydraulique moghol du hammam royal), la chambre de repos, la tour d’angle de la terrasse inférieure et le mur d’enceinte des jardins. Il est prévu qu’une zone verte, plantée d’arbres, obstrue la vue sur la LOM ;
  • Un Fonds pour les antiquités et des lieux exceptionnels a été créé. Il se consacre au suivi et aux travaux de rénovation et de reconstruction de 11 lieux exceptionnels et/ou protégés à Lahore.

Le 11 juillet 2018, le Centre du patrimoine mondial a demandé à l’État partie de donner des précisions sur les informations provenant de tiers faisant état de l’effondrement d’un mur dans le fort de Lahore, en raison des très fortes pluies de mousson. En septembre 2018, l’État partie a soumis un rapport, qui a été examiné par l’ICOMOS, et des commentaires ont été transmis à l’État partie afin qu’il y donne suite.

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2019

L’État partie a mis en œuvre le projet LOM sans avoir réalisé d’études techniques et de planification satisfaisantes, et sans avoir informé le Comité, malgré les dispositions des Orientations et les demandes réitérées du Comité d’interrompre et de réviser le projet. Le Comité a été informé de ce projet par l’intermédiaire de rapports provenant de tiers en octobre 2015, date à laquelle ce projet majeur d’infrastructure urbaine était déjà à l’étude depuis huit ans. Comme le Comité l’a précédemment noté avec préoccupation, l’EIP pour le projet, qui n’a été réalisée qu’en avril 2016, n’est pas conforme aux normes internationalement recommandées pour ces études, notamment le Guide de l'ICOMOS pour les évaluations d'impact sur le patrimoine appliquées aux biens culturels du patrimoine mondial (2011), et ne prend pas en considération la totalité des impacts du projet sur la VUE du bien.

Malgré les demandes du Comité, aucun examen sérieux n’a été accordé à de possibles alternatives au projet destinées à éviter les impacts négatifs sur le bien et sa VUE. La nécessité d’améliorer les infrastructures publiques et de réduire les impacts environnementaux de la circulation automobile est reconnue, mais comme le démontrent les précédentes analyses et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM, les évaluations soumises dans les rapports de l’État partie n’étaient pas exhaustives et ne sont pas parvenues à prendre en considération tous les impacts et à explorer les options les moins préjudiciables au bien.

La mission conjointe de suivi réactif menée par le Centre du patrimoine mondial/ICOMOS d’avril 2018 a conclu que la LOM aurait dû être conçue afin de prévenir les impacts négatifs sur le bien, en évitant de faire passer la ligne directement en face de l’entrée principale des jardins de Shalimar. La mission a confirmé les impacts négatifs sur les attributs relatifs aux réalisations artistiques et esthétiques, et a souligné que les jardins de Shalimar pâtissent d’impacts visuels et sonores évidents et très importants, et que ces impacts sont tels que le bien n’est plus l’oasis de paix décrite dans la Déclaration de VUE. La mission a également formulé des recommandations afin d’atténuer certains des impacts. On ne saurait toutefois dire avec certitude si les recommandations de la mission sont actuellement mises en œuvre, bien que l’État partie ait fait savoir que des études de faisabilité sont en cours.

L’État partie a cherché à donner suite à certaines des directives de la Cour suprême du Pakistan, p. ex. en exploitant à titre expérimental, pendant deux semaines, la nouvelle ligne de métro afin de tester les niveaux de vibration, en réduisant la vitesse des métros lorsqu’ils circulent près du bien, et en révisant les normes de conception des stations. Il importe que les résultats du suivi de la mise en œuvre de ces directives soient communiqués au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives, et le Comité pourrait demander à l’État partie de communiquer ces informations dès qu’elles seront disponibles.

La construction le long du mur sud, décidée par un Comité spécial d’experts spécialement constitué à cette fin, et la création de zones tampons, suggéréee par le plan directeur et mise en œuvre par le département d’Archéologie, impliquent l’acquisition de terrains et de maisons afin de créer un grand espace libre de toute construction autour des jardins de Shalimar. La révision des limites, actuellement examinée par le gouvernement du Pendjab, impliquerait le déplacement d’un grand nombre d’habitants résidant actuellement dans les zones avoisinantes du bien, et des études sont en cours afin d’identifier des solutions adaptées. Toutes ces actions nécessitent des études techniques rigoureuses et des mesures sociales appropriées.

Le Comité souhaitera peut-être réitérer sa demande auprès de l’État partie afin qu’il soumette au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives, des études détaillées des projets envisagés pour mettre en œuvre les mesures d’atténuation proposées, et afin que la mise en œuvre de ces mesures ne débute qu’après leur évaluation positive. En outre, en l’absence de progrès significatifs dans la mise en œuvre des mesures recommandées par la mission de 2018 pour faire face au danger qui pèse sur la VUE du bien, le Comité envisagera peut-être l’éventuelle inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril, conformément au paragraphe 179 des Orientations.

Par ailleurs, l’effondrement d’une partie d’un mur au fort de Lahore devrait être considéré comme un avertissement quant à ce qui pourrait se produire à l’avenir sur la partie actuelle du Mur d’images, qui est situé à quelques mètres du lieu de l’effondrement. Le Comité pourrait demander à l’État partie de faire rapport sur l’efficacité des systèmes d’étanchéité de la toiture ainsi que des systèmes anciens et modernes de drainage des eaux de ruissellement dans les cours ouvertes et dans les bâtiments historiques du fort, et tout particulièrement ceux qui correspondent aux parties du fort où se situe le Mur d’images.

Décisions adoptées par le Comité en 2019
43 COM 7B.72
Fort et jardins de Shalimar à Lahore (Pakistan) (C 171)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 42 COM 7B.14, adoptée à sa 42e session (Manama, 2018),
  3. Reconnaît les efforts déployés par l’État partie pour donner suite à certaines demandes du Comité en ce qui concerne la conservation du bien, et aux directives de la Cour suprême du Pakistan, en particulier s’agissant de la construction et de l’exploitation du projet de la LOM, telles que la plantation d’arbres qui pourraient obstruer la vue sur la LOM depuis le bien et les tests pour évaluer les niveaux de vibration, et demande que la méthode et les conclusions de toutes les activités de suivi, y compris une évaluation d’impact environnemental (EIE), une évaluation d’impact sur le patrimoine (EIP), y compris une évaluation d’impact visuel (EIV), et l’analyse vibratoire réalisée par l’État partie soient communiquées au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives ;
  4. Note la création du Comité spécial d’experts et du Comité technique sous les ordres de la Cour suprême qui supervisent et contrôlent le projet de ligne Orange et recommande en outre que des comités de réglementation similaires soient créés par la Direction générale de l’archéologie pour les opérations et les futurs projets relatifs à la ligne Orange afin de rendre possibles des processus de prise de décision éclairée, conformément aux dispositions de la Convention du patrimoine mondial et ses Orientations ;
  5. Note également l’annonce de l’État partie selon laquelle un certain nombre de projets de conservation ont été mis en œuvre à l’intérieur et autour du fort de Lahore, composante du bien, notamment la conservation des peintures murales, et demande également, conformément au paragraphe 172 des Orientations, que l’État partie soumette tous les éléments détaillés des travaux réalisés et des plans des projets à venir, avant que toute décision difficilement réversible ne soit prise ;
  6. Prie instamment l’État partie, en concertation avec les Organisations consultatives, d’étudier les recommandations de la mission de suivi réactif de 2018 en ce qui concerne l’atténuation des impacts de la LOM sur la VUE du bien à la lumière des conclusions de l’évaluation d’impact visuel (EIV) et de l’analyse vibratoire entreprises par l’État partie pour contribuer à la réalisation d’une étude de faisabilité des options d’atténuation et demande en outre à l’État partie, conformément au paragraphe 172 des Orientations, de soumettre au Centre du patrimoine mondial des études détaillées relatives à tout futur projet, pour examen par les Organisations consultatives avant le début de ces travaux qui ne devraient être lancés qu’après réception d’ une évaluation positive ;
  7. Demande par ailleurs à l’État partie de procéder à des études techniques rigoureuses et approfondies lors de la révision des limites du bien et de la proposition de zones tampons, et d’envisager des mesures sociales adaptées, en particulier si une quelconque action visant à créer un grand espace libre de toute construction autour du bien implique le déplacement des habitants résidant dans les zones avoisinantes du bien suite à l’acquisition de terrains et de maisons ;
  8. Demande de plus à l’État partie de faire rapport sur l’efficacité des systèmes d’étanchéité de toiture ainsi que des systèmes anciens et modernes de drainage des eaux de ruissellement dans les cours ouvertes et dans les bâtiments historiques du fort, et tout particulièrement ceux qui correspondent aux parties du fort où se situe le Mur d’images ;
  9. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020.
Projet de décision : 43 COM 7B.72

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 42 COM 7B.14, adoptée à sa 42e session (Manama, 2018),
  3. Regrette que l’État partie n’ait pas informé le Centre du patrimoine mondial du projet de ligne orange du métro (LOM), ni concédé que la construction de la LOM a des impacts considérables sur les attributs relatifs aux réalisations artistiques et esthétiques des XVIe et XVIIe siècles, tels que reconnus lors de l’inscription, et regrette également que l’État partie n’ait pas dûment pris en considération des options alternatives avant que des décisions irréversibles n’aient été prises, malgré les dispositions du paragraphe 172 des Orientations, en particulier s’agissant des impacts de la LOM, de son itinéraire et de sa prédominance visuelle dans le paysage sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien ;
  4. Reconnaît les efforts déployés par l’État partie pour donner suite à certaines demandes du Comité en ce qui concerne la conservation du bien, et aux directives de la Cour suprême du Pakistan, en particulier s’agissant de la construction et de l’exploitation du projet de la LOM, telles que la plantation d’arbres qui pourraient obstruer la vue sur la LOM depuis le bien et les tests pour évaluer les niveaux de vibration, et demande que les conclusions de toutes les activités de suivi soient communiquées au Centre du patrimoine mondial dès qu’elles seront disponibles, pour examen par les Organisations consultatives ;
  5. Note la création du Comité spécial d’experts qui supervise et contrôle les activités liées à la LOM et les projets à venir, en coopération avec un Comité technique, et recommande qu’ils agissent en tant qu’organe de réglementation afin de rendre possibles des processus de prise de décision éclairée, conformément aux dispositions de la Convention du patrimoine mondial et ses Orientations, et en étroite concertation avec la direction générale de l’Archéologie du Pendjab ;
  6. Note également l’annonce de l’État partie selon laquelle un certain nombre de projets de conservation ont été mis en œuvre à l’intérieur et autour du fort de Lahore, composante du bien, notamment la conservation des peintures murales, et demande également, conformément au paragraphe 172 des Orientations, que l’État partie soumette tous les éléments détaillés des travaux réalisés et des plans des projets à venir, avant que toute décision difficilement réversible ne soit prise ;
  7. Regrette en outre la mise en œuvre insuffisante des recommandations formulées par la mission de suivi réactif de 2018, notamment en ce qui concerne l’atténuation des impacts de la LOM sur la VUE du bien, et prie instamment et fermement l’État partie de mettre en œuvre toutes ces recommandations, et en particulier de :
    1. Dévier la circulation automobile autour des jardins de Shalimar en repoussant un sens de la circulation plus loin de la composante du bien, en faisant passer la GT Road derrière le viaduc nouvellement construit pour la LOM, et en construisant une route supplémentaire plus au sud du bien pour la circulation en sens opposé,
    2. Associer la construction de la route supplémentaire à la création d’une ceinture verte aux abords mêmes des jardins afin de créer une séparation entre le bien et les routes, et créer une zone verte plus étendue avec de grands arbres, générant ainsi un « masque » naturel entre la composante du bien et la LOM,
    3. Sur tous les autres côtés des jardins de Shalimar, dévier la circulation automobile vers les rues environnantes et créer une zone sensible au bruit autour de la composante du bien,
    4. Construire un tube d’insonorisation en verre triplex transparent le long des voies entre les stations « Jardins de Shalimar » et « Pakistan Mint », qui pourrait également permettre d’atténuer l’impact visuel sur la composante du bien, et installer des rideaux de verre sur le long de la route et sur les piliers du viaduc afin de lutter contre la pollution sonore et atmosphérique,
    5. Réviser la zone tampon protectrice des jardins de Shalimar afin d’inclure les trois réservoirs d’eau restants, rétablir l’ancienne Grand Trunk Road dans son état d’origine, à un niveau inférieur, et créer une zone piétonne le long de la façade sud en incluant le pavillon moghol adjacent, dans le but de relier cette zone, si possible, à une future route piétonne qui ferait le tour des jardins,
    6. Restaurer immédiatement le cours d’eau externe le long de la partie extérieure du mur d’enceinte, qui faisait partie du système hydraulique des jardins de l’époque moghole,

et demande en outre à l’État partie de soumettre des éléments de conception détaillés pour la mise en œuvre des mesures d’atténuation exposées dans les paragraphes 7(a) à 7(d) ci-dessus, conformément au paragraphe 172 des Orientations, pour examen par les Organisations consultatives avant le début de ces travaux qui ne devraient être lancés qu’après réception d’ une évaluation positive ;

  1. Demande par ailleurs à l’État partie de procéder à des études techniques rigoureuses et approfondies lors de la révision des limites du bien et de la proposition de zones tampons, et d’envisager des mesures sociales adaptées, en particulier si une quelconque action visant à créer un grand espace libre de toute construction autour du bien implique le déplacement des habitants résidant dans les zones avoisinantes du bien suite à l’acquisition de terrains et de maisons ;
  2. Demande de plus à l’État partie de faire rapport sur l’efficacité des systèmes d’étanchéité de toiture ainsi que des systèmes anciens et modernes de drainage des eaux de ruissellement dans les cours ouvertes et dans les bâtiments historiques du fort, et tout particulièrement ceux qui correspondent aux parties du fort où se situe le Mur d’images ;
  3. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erfévrier 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020, afin de considérer, en l’absence de progrès significatifs dans la mise en œuvre des mesures d’atténuation recommandées par la mission de 2018 pour faire face au danger avéré pesant sur la VUE du bien, l’inscription éventuelle du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
Année du rapport : 2019
Pakistan
Date d'inscription : 1981
Catégorie : Culturel
Critères : (i)(ii)(iii)
Liste en péril (dates) : 2000-2012
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2019) .pdf
arrow_circle_right 43COM (2019)
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* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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