Demandes approuvées : 0 (de1980-1994) Montant total approuvé : 63 870USD
Le Parc national de Kahuzi-Biega, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial sous le critère (iv) en 1980, et le Parc national des Virunga, inscrit sous les critères (ii), (iii), (iv) en 1979, contiennent tous les deux la dernière population de gorilles de montagne.
A la suite des tragiques événements au Rwanda, les deux parcs sont sérieusement menacés par l'arrivée massive de réfugiés du Rwanda. Le 31 aoüt 1994, le Centre du patrimoine mondial a été informé qu'un camp de 50 000 réfugiés du HCR allait être installé près d'une bande de trois kilomètres dépendant du Parc national de Kahuzi-Biega, près d'Ihembe. Le Centre du patrimoine mondial a immédiatement contacté le HCR (Genève), le directeur de l'IZCN, M. Mankoto Ma Mbaelele (Kinshasa), qui effectuait des missions de suivi sur des sites du patrimoine mondial au Zaïre, ainsi que les responsables d'un projet bilatéral du GTZ (Allemagne). Le Centre a obtenu le déplacement du camp à côté d'Uvira, ce qui a supprimé la pression sur le site.
Toutefois, malgré le déplacement du camp, toute la région - et particulièrement le Parc national des Virunga situé à la frontière entre le Rwanda et l'Ouganda - a été déstabilisée par l'arrivée incontrôlée de réfugiés, cause de déforestation et de braconnage sur les sites. Afin d'aider le Zaïre dans cette situation critique, la Présidente du Comité du patrimoine mondial a approuvé l'octroi d'une assistance d'urgence de 50.000 dollars EU pour les deux sites, le Parc national de Kahuzi-Biega et le Parc national des Virunga. Le site du patrimoine mondial de Kahuzi-Biega semble moins menacé depuis le transfert du camp, tandis que la situation semble très critique au Parc national des Virunga.
Le Comité est prié d'examiner le rapport qui sera présenté par l'UICN et de considérer ensuite s'il faut prendre des mesures.
Pas de projet de décision
La sérieuse préoccupation causée par le déboisement et la chasse signalés dans certaines parties du Parc national de Kahuzi-Biega, ainsi que la guerre et les troubles civils qui ravagent le pays ont conduit le Comité du patrimoine mondial à inscrire le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
Ce bien a été considérablement endommagé par l'afflux de réfugiés. Les équipements du Parc ont été pillés et détruits et la majorité du personnel du Parc a fui la région. Le Parc servirait aussi à cacher d'importants groupes de milices ainsi que des occupants illicites. Tout cela a entraîné des incendies, une recrudescence du braconnage et l'abattage illégal et le brûlage du bois.
* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).
** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.