En référence aux décisions de la 28e session du Comité (Suzhou, 2004), l’Etat partie a adressé au Secrétariat, en janvier 2005, un rapport sur l’avancement réalisé concernant les recommandations émises suite à l’inscription du site sur la Liste du patrimoine mondial en péril en 2002.
Ce rapport contient les informations et les documents suivants :
1. Une copie du plan cadastral de la commune de Tipasa. L’ICOMOS précise que la qualité de la photocopie transmise est insuffisante pour estimer jusqu’à quel point cela répond aux exigences du Comité concernant la «zone tampon» ainsi que la présence, sur le site, de quelque bâtiment que ce soit.
2. Un recensement de la propriété des espaces occupés dans la Nécropole de Sainte Salsa, à l’est et dans la Nécropole d’Alexandrie, à l’ouest, a été établi grâce au plan cadastral. Sur un total de 74 familles identifiées, 48 sont propriétaires et 26 occupants illégaux. Une action sera entreprise par le Ministère de la culture et la Wilaya dans le cadre des lois et règlements en vigueur concernant le relogement, l’expropriation, l’évacuation ou l’acquisition de biens immobiliers par l’Etat.
3. Une copie de la fiche d’enregistrement d’une étude technique pour la mise en place du Plan de protection et de mise en valeur du site archéologique de Tipasa et de sa zone de protection (PPSMVA) lancée par l’Agence Nationale d’Archéologie de Protection des Sites et Monuments Historiques (ANAPSMH) dans le cadre de la réglementation des marchés publics. Cette étude devrait constituer une base nécessaire à l’élaboration de plans annuels de gestion du site. Cette fiche technique mentionne que l’élaboration du PPSMVA de Tipasa, conformément au décret exécutif n° 03-323 du 5 octobre 2003 portant modalités d’établissement du PPSMVA, coûtera la somme de 3.950.000 Dinars algériens et que les travaux provisoires et permanents dans le cadre du projet de la mise en œuvre de mesures d’urgence et d’aménagement du site sont estimés à 10.000.000 DA. Le Conseil de Wilaya a attribué un montant supplémentaire de 2.150.000 DA aux travaux d’assainissement et de remise en état des parcours touristiques du site. Comme précise l’ICOMOS dans son évaluation du rapport, ce dernier ne mentionne pas l’adoption d’un texte juridique sur « la protection et la mise en valeur des sites archéologiques et de leurs zones tampons » et l’établissement, en consultation avec le Centre du patrimoine mondial, d’un plan régissant la construction, l’urbanisme et l’occupation des sols pour le site de Tipasa.
4. Une copie du document attestant l’attribution d’un montant de 2.843.843,28 DA pour le recrutement de 23 agents de prévention et de sécurité du site archéologique, du Musée et du Mausolée royal de Maurétanie.
5. Une copie du document attestant l’attribution d’un montant de 2.510.741,90 DA pour la réfection du Musée du site de Tipasa et la mise en place d’un système de sécurité et de surveillance électronique.
6. Une copie du document attestant la réalisation, en relation avec la direction de l’hydraulique, la mise en œuvre du projet intitulé «système d’évacuation sous chaussée dans la zone de protection du site archéologique de Tipasa». Ce projet vise à détourner le passage du réseau hybride (assainissement et eaux pluviales) en dehors du site classé.
Le rapport mentionne également que l’ANAPSMH est un établissement public à caractère administratif qui ne dispose pas d’autonomie administrative et financière. Elle est organisée en 15 circonscriptions archéologiques réparties sur 43 Wilayas. Son budget de fonctionnement s’élève à 200.000.000 DA.
Le rapport final d’un atelier-école de conservation préventive des mosaïques de Tipasa, organisé en décembre 2004 par la Direction du patrimoine culturel en collaboration avec l’Institut central de Restauration de Rome (ICR), au titre d’une assistance financée par le Fonds du patrimoine mondial, est parvenu au Centre du patrimoine mondial. Huit participants algériens ont pu bénéficier de cette formation.
L’Etat partie, dans son rapport, sollicite l’assistance du Centre du patrimoine mondial pour désigner un expert pour participer, avec le groupe de travail mis en place par le Ministère de la culture, à l’examen de l’ensemble des phases des études du plan de protection et de mise en valeur du site de Tipasa.