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Etat de conservation (SOC)

Tipasa (2005)

Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO
Assistance internationale reçue pour le bien

Demandes approuvées : 0 (de1989-2001)
Montant total approuvé : 75 900USD

2001   Elaboration d'un plan d'urgence et mise en oeuvre de mesures ...   35 500  USD
1992   Mission to advise on the elaboration of a urban Master Plan for ...   9 000  USD
1991   Purchase of topographic equipment for the site of Tipasa   3 000  USD
1990   Expert mission to advise the authorities on the preparation of a ...   7 000  USD
1990   Consultants and equipment for urgent works on Tipasa following ...   18 900  USD
1989   Contribution to a survey on the urban development of Tipasa   2 500  USD
Missions**

Septembre 2002

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

- Dégradations naturelles dues au sel marin, à l’érosion littorale et éolienne, à la végétation dont les racines affectent gravement les vestiges archéologiques ;

- Détérioration des vestiges archéologiques suite à des actes graves de vandalisme (destructions, vols, dépôt d’ordures, etc.) ;

- Urbanisation accrue et incontrôlée des abords du site et de la zone tampon, constructions sauvages, litiges constants d’ordre foncier avec des propriétaires ou opérateurs publics et privés ;

- Techniques de restauration inadaptées ;

- Egouts à ciel ouvert provenant de la ville coloniale et traversant le site jusqu’à la mer ;

- Faibles capacités des services chargés de la conservation du site.

Mesures Correctives
Problèmes de conservation actuels

En référence aux décisions de la 28e session du Comité (Suzhou, 2004), l’Etat partie a adressé au Secrétariat, en janvier 2005, un rapport sur l’avancement réalisé concernant les recommandations émises suite à l’inscription du site sur la Liste du patrimoine mondial en péril en 2002.

Ce rapport contient les informations et les documents suivants :

1. Une copie du plan cadastral de la commune de Tipasa. L’ICOMOS précise que la qualité de la photocopie transmise est insuffisante pour estimer jusqu’à quel point cela répond aux exigences du Comité concernant la «zone tampon» ainsi que la présence, sur le site, de quelque bâtiment que ce soit.

2. Un recensement de la propriété des espaces occupés dans la Nécropole de Sainte Salsa, à l’est et dans la Nécropole d’Alexandrie, à l’ouest, a été établi grâce au plan cadastral. Sur un total de 74 familles identifiées, 48 sont propriétaires et 26 occupants illégaux. Une action sera entreprise par le Ministère de la culture et la Wilaya dans le cadre des lois et règlements en vigueur concernant le relogement, l’expropriation, l’évacuation ou l’acquisition de biens immobiliers par l’Etat.

3. Une copie de la fiche d’enregistrement d’une étude technique pour la mise en place du Plan de protection et de mise en valeur du site archéologique de Tipasa et de sa zone de protection (PPSMVA) lancée par l’Agence Nationale d’Archéologie de Protection des Sites et Monuments Historiques (ANAPSMH) dans le cadre de la réglementation des marchés publics. Cette étude devrait constituer une base nécessaire à l’élaboration de plans annuels de gestion du site. Cette fiche technique mentionne que l’élaboration du PPSMVA de Tipasa, conformément au décret exécutif n° 03-323 du 5 octobre 2003 portant modalités d’établissement du PPSMVA, coûtera la somme de 3.950.000 Dinars algériens et que les travaux provisoires et permanents dans le cadre du projet de la mise en œuvre de mesures d’urgence et d’aménagement du site sont estimés à 10.000.000 DA. Le Conseil de Wilaya a attribué un montant supplémentaire de 2.150.000 DA aux travaux d’assainissement et de remise en état des parcours touristiques du site. Comme précise l’ICOMOS dans son évaluation du rapport, ce dernier ne mentionne pas l’adoption d’un texte juridique sur « la protection et la mise en valeur des sites archéologiques et de leurs zones tampons » et l’établissement, en consultation avec le Centre du patrimoine mondial, d’un plan régissant la construction, l’urbanisme et l’occupation des sols pour le site de Tipasa.

4. Une copie du document attestant l’attribution d’un montant de 2.843.843,28 DA pour le recrutement de 23 agents de prévention et de sécurité du site archéologique, du Musée et du Mausolée royal de Maurétanie.

5. Une copie du document attestant l’attribution d’un montant de 2.510.741,90 DA pour la réfection du Musée du site de Tipasa et la mise en place d’un système de sécurité et de surveillance électronique.

6. Une copie du document attestant la réalisation, en relation avec la direction de l’hydraulique, la mise en œuvre du projet intitulé «système d’évacuation sous chaussée dans la zone de protection du site archéologique de Tipasa». Ce projet vise à détourner le passage du réseau hybride (assainissement et eaux pluviales) en dehors du site classé.

Le rapport mentionne également que l’ANAPSMH est un établissement public à caractère administratif qui ne dispose pas d’autonomie administrative et financière. Elle est organisée en 15 circonscriptions archéologiques réparties sur 43 Wilayas. Son budget de fonctionnement s’élève à 200.000.000 DA.

Le rapport final d’un atelier-école de conservation préventive des mosaïques de Tipasa, organisé en décembre 2004 par la Direction du patrimoine culturel en collaboration avec l’Institut central de Restauration de Rome (ICR), au titre d’une assistance financée par le Fonds du patrimoine mondial, est parvenu au Centre du patrimoine mondial. Huit participants algériens ont pu bénéficier de cette formation.

L’Etat partie, dans son rapport, sollicite l’assistance du Centre du patrimoine mondial pour désigner un expert pour participer, avec le groupe de travail mis en place par le Ministère de la culture, à l’examen de l’ensemble des phases des études du plan de protection et de mise en valeur du site de Tipasa.

Conclusion
Décision
  • Adoptée

  • Projet de décision

29COM7A.16
Link to the decision

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-05/29.COM/7A,

2. Rappelant la décision 28 COM 15A.16, adoptée lors de sa 28e session (Suzhou, 2004),

3. Félicite l'Etat partie de l’Algérie des mesures prises pour améliorer la protection du site, mais considère toutefois que des actions complémentaires et continues sont nécessaires pour assurer totalement la protection du bien ;

4. Engage fermement l'Etat partie à poursuivre ses efforts de protection de Tipasa en mettant en oeuvre les mesures encore nécessaires pour une application de l’ensemble des recommandations contenues dans la décision 28 COM 15A.16;

5. Demande à l’Etat partie d’inviter une mission commune ICOMOS/Centre du patrimoine mondial à Tipasa pour étudier la possibilité d’un retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril à sa 30e session (Vilnius, 2006) ;

6. Invite l’Etat partie à soumettre une demande d’assistance internationale selon le format requis à cet effet afin qu’un expert puisse être mis à la disposition du Ministère de la Culture pour participer à l’examen de l’ensemble des phases du plan de protection et de mise en valeur du site de Tipasa ;

7. Demande à l’Etat partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, avant le 1er février 2006, un rapport d’avancement sur la mise en oeuvre des recommandations susmentionnées, pour examen par le Comité lors de sa 30e session (Vilnius, 2006) ;

8. Décide de maintenir Tipasa (Algérie) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Projet de décision: 29 COM 7A.16

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-05/29.COM/7A,

2. Rappelant la décision 28 COM 15A.16, adoptée lors de sa 28e session (Suzhou, 2004),

3. Félicite l'Etat partie des mesures prises pour améliorer la protection du site, mais considère toutefois qu'une action complémentaire et continue est nécessaire pour assurer totalement la protection du bien ;

4. Encourage fermenent l'Etat partie à poursuivre ses efforts de protection de Tipasa en mettant en œuvre les mesures encore nécessaires pour une application de l’ensemble des recommandations reprises dans la décision 28 COM 15A.16, afin de permettre au Comité de considérer un possible retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril ;

5. Invite l’Etat partie à soumettre une demande d’assistance internationale selon le format requis à cet effetafin qu’un expert puisse être mis à la disposition du Ministère de la culture pour participer à l’examen de l’ensemble des phases des études du plan de protection et de mise en valeur du site de Tipasa ;

6. Demande à l’Etat partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, avant le 1er février 2006, un rapport sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre des recommandations ci-dessus, pour examen par le Comité lors de sa 30e session en 2006 ;

7. Décide de maintenir le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Tipasa
Etat Partie :
Algérie
Date d'inscription : 1982
Fiches d'inscriptions (année) : 1981
Catégorie : Culturel
Critères : (iii)(iv)
Liste en péril : Oui
Exports
Fichier Word
Rapports SOC (année)
2011
2009
2008
2007
2006
2005
2004
1992
1990
1989
Menaces*
  • Habitat
  • Grandes installations linéaires
  • Déchets solides
  • Vent
  • Identité, cohésion sociale, modifications de la population locale / des communautés
  • Activités illégales
  • Destruction délibérée du patrimoine
  • Erosion et envasement / dépôt
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Activités de gestion
  • Autres menaces :
Inscriptions sur la Liste en péril
Année: 2002 -2006
Menaces sur le bien :
  • Détérioration des vestiges archéologiques ;
  • Dégradations anthropiques suite à des actes de vandalisme (destruction, vols, ordures, etc.) ;
  • Techniques de restauration inadaptées ;
  • Urbanisation accrue des abords du site et de la zone considérée comme zone tampon ;
  • Litiges constants d’ordre foncier avec des propriétaires ou opérateurs publics et privés et constructions de logements à l’intérieur du site ;
  • Dégradations naturelles dues au sel marin, à l’érosion littorale et éolienne, à la végétation incontrôlée ;
  • Faibles capacités des services de conservation en termes de personnel qualifié, de moyens matériels et financiers.


* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.