English Français
Aidez maintenant !

Monuments historiques de l'ancienne Nara

Historic Monuments of Ancient Nara

Nara was the capital of Japan from 710 to 784. During this period the framework of national government was consolidated and Nara enjoyed great prosperity, emerging as the fountainhead of Japanese culture. The city's historic monuments – Buddhist temples, Shinto shrines and the excavated remains of the great Imperial Palace – provide a vivid picture of life in the Japanese capital in the 8th century, a period of profound political and cultural change.

Monuments historiques de l'ancienne Nara

Nara a été la capitale du Japon de 710 à 784. Durant cette période, la structure du gouvernement national s'est consolidée et la capitale, très prospère, est devenue la source d'inspiration de la culture japonaise. Les monuments historiques de Nara – temples bouddhiques et sanctuaires shintoïstes , ainsi que les fouilles du grand palais impérial – offrent une image frappante de ce que fut la capitale du Japon au VIIIe siècle, période de profond changement politique et culturel.

النصب التاريخيّة في نارا القديمة

كانت مدينة نارا عاصمة اليابان من العام 710 حتى العام 784. وفي خلال هذه الفترة، ثبُتَت بنية الحكومة الوطنيّة وأصبحت العاصمة التي كانت مزدهرةً جدًا في ذلك الوقت مصدر الوحي للثقافة اليابانيّة. وتدلّ الآثار التاريخيّة في نيارا من معابد بوذيّة ومزارات شنتويّة، بالاضافة إلى حفريّات القصر الامبراطوري الكبير، على الصورة المذهلة لما كانت عليه عاصمة اليابان في القرن الثامن، وهي الفترة التي شهدت التغيّر السياسي والثقافي الكبير.

source: UNESCO/ERI

古奈良的历史遗迹

奈良在公元710年至784年是日本的首都,在那个时期,日本国家政府的结构确定了下来,并且奈良到达了其鼎盛时期,成为日本文化的发源地。古奈良的历史遗迹——佛教庙宇、神道教神殿以及挖掘出来的帝国宫殿遗迹——向世人展示了一幅公元8世纪日本首都的生动画面,深刻揭示了当时的政治及文化动荡和变迁。

source: UNESCO/ERI

Памятники исторической части города Нара

Нара была столицей Японии в 710-784 гг. В этот период произошла консолидация системы государственного управления, а Нара процветала и была источником развития японской культуры. Исторические памятники города – буддийские храмы, синтоистские святилища и раскопанные остатки большого императорского дворца - дают наглядную картину жизни японской столицы в VIII в., т.е. во времена коренных политических и культурных изменений.

source: UNESCO/ERI

Monumentos históricos de la antigua Nara

Nara fue la capital de Japón entre los años 710 y 784, época en la que la consolidación de la estructura del gobierno nacional dio una gran prosperidad a la ciudad, haciendo de ella el foco de la cultura japonesa. Sus templos budistas y santuarios sintoístas, así como los vestigios del palacio imperial, son monumentos históricos que ofrecen una vívida imagen de lo que fue la capital del Japón en el siglo VIII, un periodo de hondos cambios políticos y culturales.

source: UNESCO/ERI

古都奈良の文化財
世界遺産としての「古都奈良の文化財」には、東大寺、興福寺、春日大社、春日山原始林、元興寺、薬師寺、唐招提寺、平城京跡の8ヵ所が記載された。平城京跡は、初の考古学的遺跡として登録されている。710年のこの地への遷都により、壮大な都市計画のもとにかつてない規模で道路・市街地・宮殿・寺院などが造営され、794年の平安京遷都後も寺社の多くは旧都に残された。春日山原始林は文化的景観としての価値が高く評価された。

source: NFUAJ

Historische monumenten van oud Nara

Nara was de hoofdstad van Japan van 710 tot 784. Tijdens deze periode werd het kader van de nationale overheid geconsolideerd en kende Nara grote welvaart. De stad ontpopte zich als de bron van de Japanse cultuur. De historische monumenten die Nara bezit – Boeddhistische tempels, shinto heiligdommen en de opgegraven overblijfselen van het grote Keizerlijke paleis – geven een levendig beeld van het leven in de Japanse hoofdstad tijdens de 8e eeuw, een periode van diepgaande politieke en culturele veranderingen. De monumenten weerspiegelen ook de ontwikkeling van Japanse architectuur en kunst, als gevolg van de culturele banden met China en Korea.

Source : unesco.nl

  • Anglais
  • Français
  • Arabe
  • Chinois
  • Russe
  • Espagnol
  • Japonais
  • Néerlandais
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Les monuments historiques de Nara constituent un témoignage exceptionnel de l’évolution de l’architecture et de l’art japonais et illustrent de la manière la plus éclatante une période cruciale du développement culturel et politique du Japon, lorsque, entre 710 et 784, Nara était la capitale. Pendant cette période, la structure du gouvernement de la nation japonaise s’est consolidée et Nara, très prospère, fut la source d’inspiration de la culture japonaise.

Situé dans la ville moderne de Nara, le bien comprend huit composantes, sur une superficie totale de 617 ha, il abrite 78 édifices, et est entouré d’une zone tampon (1.962,5 ha) et de la « zone d’harmonisation d’environnement historique » (539 ha).

L’emplacement du site de Heijô-kyô a été soigneusement choisi selon les principes de la géomancie chinoise. Sur le modèle de villes chinoises comme Chang’an, un grand plan urbain orthogonal a été conçu avec des palais, des temples bouddhistes, des sanctuaires shintoïstes, des édifices publics, des maisons et des routes. Le palais, situé à l’extrémité nord de l’avenue centrale, s’étendait sur 120 ha. Il comprenait les bâtiments officiels dans lesquels se déroulaient les cérémonies politiques et religieuses, notamment le Daigokuden (salle d’audience impériale), le Chôdô-in (salles d’État) et le Dairi (résidence impériale), ainsi que différentes annexes destinées à des fonctions administratives et autres.

Le bien est composé d’un site archéologique (le site du palais de Nara), de cinq temples bouddhistes (le Tôdai-ji, le Kôfuku-ji, le Yakushi-ji, le Gangô-ji et le Tôshôdai-ji), d’un sanctuaire shintoïste (le Kasuga-Taisha) et d’un paysage culturel associé (la forêt primitive de Kasugayama), l’environnement naturel faisant partie intégrante de tous les temples shintoïstes. Tous ces lieux offrent une image vivante et complète de la religion et de la vie dans la capitale du Japon au 8e siècle, une époque de profonds changements politiques et culturels.

Critère (ii) : Les monuments historiques de l’ancienne Nara constituent des témoins exceptionnels de l’évolution de l’architecture et de l’art japonais, influencés par les liens culturels entretenus avec la Chine et la Corée, dont l’influence sur les développements ultérieurs s’est révélée déterminante.

Critère (iii) : L'épanouissement de la culture japonaise à l'époque où Nara était la capitale est particulièrement démontré par son patrimoine architectural.

Critère (iv) : L'agencement du Palais impérial et la conception des monuments qui subsistent à Nara sont des exemples remarquables de l'architecture et de l'urbanisme des anciennes capitales asiatiques.

Critère (vi) : Les temples bouddhistes et les sanctuaires shintoïstes de Nara témoignent de manière exceptionnelle de la permanence de la force spirituelle et de l'influence de ces religions.

Intégrité

Les monuments historiques de l’ancienne Nara sont constitués du groupe d’édifices des temples bouddhistes qui représentent la ville historique, l’harmonieux paysage culturel de la forêt sacrée et le sanctuaire shintoïste qui illustrent un culte traditionnel au Japon un site archéologique. Ces composantes essentielles du bien illustrent la structure politique et la tradition culturelle japonaises du 8e siècle. Chaque composante du bien dispose d’une zone tampon adéquate, ce qui garantit le caractère entier et intact de l’intégrité du bien.

Depuis qu’en 2003, le Comité du patrimoine mondial a exprimé ses inquiétudes quant à l’impact négatif des variations de niveau de la nappe phréatique, induites par la construction de l’autoroute Yamato-Kita, sur les biens culturels enfouis sur le site du palais de Nara, le gouvernement est intervenu et les contrôles sont en cours. L’État partie examine actuellement l’impact visuel des nouvelles installations destinées à l’accueil des visiteurs sur le site du palais de Nara.

Authenticité

Les travaux de restauration des bâtiments de l’ancienne Nara ont débuté à la fin du 19e siècle lorsque la Loi de préservation des sanctuaires et temples anciens a été promulguée (1897). Le sanctuaire shintoïste de Kasuga-Taisha a gardé sa tradition de reconstruction permanente.

Du point de vue de la forme et de la conception, des matériaux et de la substance, des traditions et des techniques, de la situation et du cadre, le degré d’authenticité des différents bâtiments situés sur le territoire du bien est élevé. Les principes de conservation mis en œuvre au Japon ont permis de garantir que le remplacement des éléments architecturaux abimés ou détériorés s’est fait dans le respect des matériaux et techniques d’origine. Le site archéologique du palais de Nara, qui fut pendant longtemps protégé par des rizières, a également un degré élevé d’authenticité en matière de forme, de matériaux et de substance, de situation et de cadre. Des vestiges archéologiques découverts, ont été ré-enfouis à des fins de protection.

Sur le site du palais de Nara, les travaux de reconstruction de la porte, de la salle d’études et du jardin ont été entrepris. La permanence de l’architecture traditionnelle au Japon et la très grande quantité de données récupérées lors des fouilles archéologiques confèrent aux bâtiments reconstruits un degré élevé d’authenticité en matière de forme et de conception. L’Etat partie se penche actuellement sur comment conserver au mieux cette continuité dans les travaux de reconstruction en cours en mettant l’accent sur la nécessité d’une justification claire et réelle pour toutes les interventions.

La forêt primitive de Kasugayama a été préservée, c’est en effet une forêt sacrée dans laquelle la chasse et l’abattage d’arbres sont interdits depuis 841. Elle conserve ainsi un degré élevé d’authenticité tant en matière de situation et de cadre, que d’esprit et d’expression.

Éléments requis en matière de protection et de gestion

Toutes les composantes sont classées Trésor national ou Monument naturel spécial ou encore Site spécial, en vertu de la Loi de 1950 sur la protection des biens culturels.

Les lieux de cultes (les temples bouddhistes et le sanctuaire shintoïste) sont la propriété des communautés religieuses concernées, et leur état de conservation est excellent. La Préfecture de Nara est en charge de la gestion et de la protection de la forêt primitive de Kasugayama, tandis que le site du palais de Nara est entretenu également par la préfecture mais en collaboration avec le Gouvernement japonais. Depuis 2008, le site du palais de Nara et sa zone tampon font partie d’un Parc national géré par le gouvernement dans lequel les projets de conservation sont envisagés dans le cadre d’une protection et d’un usage adaptés du site archéologique.

Toutes les composantes du bien disposent d’une zone tampon appropriée dont les limites sont clairement définies. La Loi sur la protection des biens culturels, la Loi sur les mesures spéciales en matière de préservation des cités anciennes et différentes réglementations, tant préfectorales que municipales, prévoient des dispositions en la matière.

Le bien, en tant qu’ensemble de monuments, n’a pas de plan général de conservation et de gestion. Chaque composante fait cependant l’objet d’un programme de suivi de la conservation et de l’entretien qui prévoit des mesures de restauration. Afin de garantir une conservation et une protection à long terme du bien, des politiques de gestion et de conservation devront être élaborées et mises en œuvre.
Description longue

Les monuments historiques de l'ancienne Nara témoignent de manière exceptionnelle de l'évolution de l'architecture et de l'art japonais, résultant des liens culturels entre la Chine et la Corée. Appelés à exercer une profonde influence sur leurs développements ultérieurs, ils illustrent brillamment une période essentielle du développement culturel et politique du Japon.

En 710, la capitale du Japon fut transférée de Fujiwara à Nara, qui prospéra comme centre politique, économique et culturel du pays pendant les 74 années qui suivirent, au cours de la période Nara. Le site de Heijô-kyô a été soigneusement choisi en fonction des principes de géomancie chinoise. Un plan de ville orthogonal grandiose, fondé sur des exemples chinois comme celui de Changan, fut alors dessiné avec ses palais, ses temples bouddhiques, ses sanctuaires shinto, ses édifices publics, ses maisons et ses rues. Le palais lui-même, qui occupe la partie nord de l'avenue centrale, présente une extension de 120 ha ; il comporte des bureaux officiels où se déroulaient les cérémonies politiques et religieuses, notamment le Daigokuden (salle d'audience impériale), le Chôdô-in (salle d'État) et le Dairi (résidence impériale), ainsi que différentes annexes destinées à des fonctions administratives, par exemple.

En 784, la capitale impériale fut transférée à Nagaoka pendant neuf  cf. p.5 ans, puis à Kyoto (Heian-kyo), où elle demeura jusqu'en 1184. La capitale abandonnée de Nara fit place aux rizières. De nombreux temples et sanctuaires demeurèrent cependant intacts, et conservèrent un statut élevé, et la protection impériale. Une nouvelle ville, connue sous le nom de Nanto (capitale du Sud) se développa autour d'eux. La zone du temple entourant Tôdai-ji, Kôfuku-ji, Gangô-ji et Kasuga-Taisha était particulièrement prospère : c'est là que la ville moderne se développa au XVIe  siècle.

Le Tôdai-ji est formé d'un groupe d'édifices. Le Kondô (salle du grand Bouddha) est une construction en bois monumentale, composée de sept travées, qui abrite une sculpture du Vairocana (grand) Bouddha assis, haute de près de 15 m. Le Kôfuku-ji, construit à Fujiwara, a été rebâti à Nara lorsque la capitale s'y transféra en 710. Le Gangô-ji, le premier temple bouddhique du Japon, a été construit par Soga-no-Umako au VIe  siècle, et était connu à l'origine sous le nom d'Asuka-dera. Transporté à Asuka en 718, lorsque du transfert de la capitale à Nara, il a été presque entièrement détruit par un incendie en 1451.

Le Tôshôdai-ji , construit à l'origine par le grand prêtre chinois Jian Zhen (Ganjin) en 759, pour ceux qui s'initiaient au bouddhisme, a pour particularité de n'avoir que très peu souffert d'incendies ou d'autres dommages. Ses composantes principales sont le Kondô (la salle principale, seul exemple de ce type conservé à Nara, présente à ce titre une très grande importance pour l'histoire de l'architecture sacrée japonaise), le Kôdô (cette salle de lecture, servant à l'origine de salle des assemblées d'État du palais de Nara, est la seule partie conservée de l'architecture du palais), le Korô (archivage des sutras), enfin, le Hôzô et le Kyôzô (deux entrepôts en rondins de bois de la période Nara).

Selon la légende, le Kasuga-Taisha (grand sanctuaire de Kasug) a été fondé en 768, mais on pense que ses origines remontent au début de la période Nara. Il se trouve au pied de deux montagnes sacrées : le Kasugayama et le Mikasayama. Les édifices du Kasuga-Taisha, délabrés ou détruits, ont été restaurés et reconstruits à différentes occasions. Tous se trouvent à l'intérieur de l'enceinte du sanctuaire et, conformément à la tradition, sont couverts de toits en bardeaux d'écorces de cyprès, de manière à s'harmoniser avec leur environnement naturel.

La forêt primitive de Kasugayama. L'environnement naturel est un élément essentiel de tous les sanctuaires shinto. Dans le cas de Kasuga-Taisha, celui-ci est formé par la forêt de Kasugayama, préservée en tant que bois sacré, et qui ne présente donc aucune forme d'intervention humaine, à l'exception des sentiers tracés pour les fidèles et les pèlerins.

Le site du palais de Nara renferme tous les éléments nécessaires pour répondre aux besoins publics et privés de la famille impériale : le Daigokuden (salle d'audience impériale), le Chôdô-in (salles d'État), le Dairi (résidence impériale), des bureaux, des ateliers, des entrepôts, des écuries... Le complexe était entouré de remparts de terre (Tsuji-ogaki) de quelque 5 m de hauteur, percés de 12 portes. L'entrée principale était la porte de Suzaku, au centre du mur sud, qui donnait accès au Daigokuden et au Chôdô-in, les plus importants édifices du complexe impérial, utilisés pour des cérémonies politiques et pour des banquets.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

En 710, l'impératrice Gemmei déplace la capitale du Japon de Fujiwara à Nara, qui prospère alors en tant que centre politique, économique et culturel du pays pendant les 74 années suivantes, durée de la période de Nara. Le site de Heijô-kyô fait l'objet d'un choix rigoureusement conforme aux principes de la géomancie chinoise régissant l'emplacement de tout palais impérial. Le plan d'une grande cité est élaboré à partir d'exemples chinois tels que Chang'an, avec des palais, des temples bouddhistes, des sanctuaires shintoïstes, des édifices publics, des maisons et des routes agencés selon un quadrillage orthogonal. L'ensemble couvre 2 500 hectares, pour une population estimée à 100 000 habitants environ. Le palais proprement dit, implanté à l'extrémité nord de l'avenue centrale, occupe 120 hectares. Il englobe les bâtiments officiels, sièges des cérémonies politiques et religieuses, notamment le Daigokuden (salle d'audience impériale) et le Chôdô-in (salle d'apparat) ainsi que la résidence impériale (Dairi) associée aux différents ensembles affectés entre autres à des fonctions administratives.

Cette période voit l'élaboration, à partir de Nagaoka, d'une politique impériale intégrée visant à la promotion du Bouddhisme. L'empereur Shômu ordonne ainsi la construction de temples et de couvents dans toutes les provinces et, en 745, fait bâtir le Tôdai-ji en tant que temple provincial central du Japon.

En 784, la capitale passe à Nagoya pendant seulement neuf années, avant d'être déplacée à Kyoto (Heian), où elle reste jusqu'en 1184. Le site abandonné de la capitale de Nara fait place aux rizières, mais la plupart des temples et autres lieux de culte demeurent néanmoins intacts, grâce à l'importance qu'ils conservent et à la protection impériale. Ainsi, une nouvelle ville se développe aux alentours, qui prend le nom de Nanto (Capitale du Sud). Le secteur des temples entourant Tôdai-ji, Kôfuku-ji, Gangô-ji et Kasuga-Taisha se distingue par sa prospérité et constitue la base du développement que connaîtra au XVIe siècle la ville moderne de Nara.

En 1180, le Tôdai-ji comme le Kôfuku-ji sont totalement détruits par le feu pendant une période de luttes intestines. Ils sont reconstruits peu après, au début du shôgunat de Kamakura (1185). Le Kôfuku-ji adopte alors le style traditionnel japonais wayô, alors que le Tôdai-ji est rebâti dans le style daibutsuyô (Grand Bouddha) introduit par la dynastie chinoise des Sung.

Les temples de Nara perdent leur prestige au cours de la période Muromachi (1333-1572) et subissent de graves incendies : ainsi, pour le seul Tôdai-ji, le Tôtô (pagode est), le Kôdô (salle de conférence), le Sôbô (habitat des prêtres), le Kondô (salle du Grand Bouddha), le Chûmon (porte centrale) et le Kairô (cloître) sont tous détruits lors de différentes périodes de troubles. Certains bâtiments sont reconstruits au début de la période Edo (1615-1867), avec la participation du shôgun. Bien qu'il n'occupe plus que les deux tiers de sa surface au sol originelle, le Kondô reste la plus grande structure en bois existante au monde.

Source : évaluation des Organisations consultatives