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 Projets extrabudgétaires
 Amérique latine et Caraïbes

Un certain nombre de projets de conservation spécifiques au sein de la région ont été pour la plupart menés grâce au financement fourni par des ressources extra budgétaires. 

Les projets financés grâce à des ressources extra budgétaires constituent une partie essentielle du Plan d’action patrimoine mondial pour la région. Ils soutiennent plusieurs activités de conservation et de gestion, pour lesquels les fonds du budget régulier ne suffisent pas. Grâce à ce soutien financier considérable de la part d’une grande variété de donneurs et partenaires, l'Unité Amérique latine et Caraïbes du Centre du patrimoine mondial (CPM/ALC) peut améliorer son action quant à la conservation, la gestion, l’assistance technique, les séminaires, ateliers, formations, création de bases de données, entre autres.

Les projets suivants ont été proposés en tant que partie intégrante  de la stratégie globale pour la mise en œuvre des Plan d’actions régional et sous-régionaux pour le patrimoine mondial, discutés avec les Etats parties durant les réunions régionale et sous régionales qui ont eu lieu au cours des années 2014 et 2015 pour la période 2014-2024. Suite à un accord consensuel, lesdits plans ont été soumis et adoptés lors des 38e et 39e sessions du Comité du patrimoine mondial.

En outre, un Programme de projets pilotes en Amérique latine (PPPAS) a été mis en place dans le cadre de l’élaboration du PAAS 2015-2020. Les projets préliminaires sélectionnés par les Etats parties pour cette stratégie ont pour but de refléter leurs efforts pour faire face de manière efficace aux difficultés principales identifiées dans le PAAS 2015-2020 et afin de contribuer au concept et à la diffusion des expériences fructueuses et des meilleurs pratiques pour la conservation et la gestion des biens dans la sous-région.

En général, les Etats parties se montrent pleinement engagés dans la mise en œuvre de leurs plans d’action respectifs. Dans ce contexte, la mise en œuvre de projets pilotes pour la région est une réelle opportunité de renforcer la participation et l’inclusion sociale des communautés locales dans les processus de prise de décisions pour la gestion et la conservation des sites patrimoine mondial.

CPM/ALC favorise la mise en œuvre de projets extra budgétaires qui sont en cohérence avec les calendriers régionaux et sous-régionaux établis par Plan d’action mentionné, afin d’atteindre un objectif commun, plutôt que de développer un vaste assortiment disparate de projets.

 Le projet Cuenca

Transmission de techniques artisanales pour préserver l’architecture en terre

© CraTerre

Le Projet « Mobilisation des femmes et des jeunes pour la transmission de techniques artisanales pour préserver l’architecture en terre à Cuenca » en Equateur est financé par le Fonds Panasonic. Le projet a été mis en œuvre en 2015 par CRATerre sous la supervision de WHC/ALC.

L’objectif général du projet est de soutenir les initiatives engagées par les autorités nationales concernant la conservation du bien, par le biais de l’inclusion sociale des femmes et des jeunes à travers l’amélioration des techniques artisanales associées à l’architecture en terre.

Le projet Tikal 

Projet de conservation de l’Acropole Nord de Tikal

© UNESCO / Partial view of the North Acropolis of Tikal

Le « Projet de conservation de l’Acropole Nord de Tikal » au Guatemala est un projet financé par le Fonds-en-dépôt japonais (JFIT) et sera lancé en 2016.

Il a été élaboré dans l’objectif de stabiliser et de consolider les structures les plus vulnérables de l’Acropole Nord, tout en développant un système d’archives digitales pour la conservation et l’éducation publique. Il développera ultérieurement la formation de personnel technique local et des communautés et proposera une stratégie de conservation pour le site.

Plusieurs institutions participeront à la mise en œuvre du projet, en particulier l’Unité technique de Tikal (PANAT) et l’université de Kanazawa, sous l’évaluation du vice-ministère du patrimoine culturel et naturel et la coordination d’UNESCO Guatemala.

Le projet Qhapaq Ñan

Renforcement de la structure de gestion participative

© Proyecto QÑ-Bolivia / Qhapaq Ñan, Andean Road System

Le projet transnational « Soutien pour le renforcement de la structure de gestion participative de Qhapaq Ñan, réseau de routes andin » en Argentine, Bolivie, Chili, Colombie, Equateur et Pérou, est financé par le Fonds-en-dépôt japonais (JFIT) et sera lancé en 2016.

Le projet transnational « Soutien pour le renforcement de la structure de gestion participative de Qhapaq Ñan, réseau de routes andin » en Argentine, Bolivie, Chili, Colombie, Equateur et Pérou, est financé par le Fonds-en-dépôt japonais (JFIT) et sera lancé en 2016.

L’objectif général du projet est de fournir du soutien dans la mise en œuvre des recommandations du Comité du patrimoine mondial lors de sa 38e session (Decision 38 COM 8B.43) pour le bien transfrontalier en série « Qhapaq Ñan, réseau de routes andin » (Argentine, Bolivie, Chili, Colombie, Equateur et Pérou) afin d’assurer une protection efficace et la conservation de la Valeur universelle exceptionnelle du bien, y compris son intégrité et son authenticité, conformément aux principes de la Convention de 1972.

Le Projet Tiwanaku 

Protection et conservation

© UNESCO / Socialización del proyecto por parte del personal de CIAAAT y misión UNESCO. Tiwanaku.

Le « Projet pour la protection et la conservation de Tiwanaku et de la Pyramide Akapana » a été lancé début 2009 et financé par le Fonds-en-dépôt japonais (JFIT) sous la coordination d’UNESCO Quito.

Depuis son lancement officiel, plusieurs difficultés administratives et institutionnelles ont entravé sa mise en œuvre. En août 2012, le JFIT a financé une réunion d’experts à Tiwanaku afin d’établir un nouveau document du projet révisé, y compris un nouveau plan de travail des activités et un budget. En 2014, une mission consultative a eu lieu sur le site, dans le but d’aider l’Etat partie à finaliser le Plan de gestion et de conservation du bien.

Une seconde phase de la mise en œuvre du projet a été lancée début 2016 et financé également par le JFIT, sous la coordination d’UNESCO Quito et la supervision de CPM/ALC.