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Centre historique de Santa Ana de los Ríos de Cuenca

Historic Centre of Santa Ana de los Ríos de Cuenca

Santa Ana de los Ríos de Cuenca is set in a valley surrounded by the Andean mountains in the south of Ecuador. This inland colonial town (entroterra ), now the country's third city, was founded in 1557 on the rigorous planning guidelines issued 30 years earlier by the Spanish king Charles V. Cuenca still observes the formal orthogonal town plan that it has respected for 400 years. One of the region's agricultural and administrative centres, it has been a melting pot for local and immigrant populations. Cuenca's architecture, much of which dates from the 18th century, was 'modernized' in the economic prosperity of the 19th century as the city became a major exporter of quinine, straw hats and other products.

Centre historique de Santa Ana de los Ríos de Cuenca

Santa Ana de los Ríos de Cuenca est enchâssée dans une vallée entourée par les Andes, dans le sud de l'Équateur. La ville coloniale de l'intérieur (entroterra ), actuellement troisième ville du pays, a été fondée en 1557 selon les directives d'urbanisme rigoureuses établies trente ans auparavant par Charles Quint, roi d'Espagne. Elle suit le plan orthogonal officiel respecté depuis 400 ans. Centre agricole et administratif de la région, la ville est devenue un lieu de brassage pour les populations locales et immigrantes. L'architecture de Cuenca, qui date en grande partie du XVIIIe siècle, a été « modernisée » lors de la prospérité économique du XIXe siècle, lorsque la ville est devenue grande exportatrice de quinine, de chapeaux de paille et d'autres produits.

وسط سانتا آنا التاريخي في لوس ريوس دي كوينكا

تقع سانتا آنا دي لوس ريوس دي كوينكا في وادٍ تحيطه جبال الآند جنوب الإكواتور. والمدينة المستعمرة الداخليّة وهي ثالث مدن البلاد اليوم تأسست عام 1557 بناءً على توجيهات صارمة حول التخطيط الحضري التي فرضها قبل ثلاثين عاماً من ذلك التاريج شارل كان، ملك اسبانيا. ولا تزال تتبع الخطة المتعامدة الرسميّة المطبقة منذ 400 سنة. أصبحت معبراً للسكان المحليين والمهاجرين كونها مركزا زراعيا وإداريا. جرى تحديث هندسة دي كوينكا التي ترقى بمعظمها إلى القرن الثامن عشر في خلال فترة الازدهار الاقتصادي للقرن التاسع عشر عندما أصبحت المدينة مركز تصدير الكينيين وقبعات القشّ وغيرها من المنتجات.

source: UNESCO/ERI

昆卡的洛斯-里奥斯的圣安娜历史中心

昆卡的洛斯-里奥斯的圣安娜位于厄瓜多尔南部安第斯山环绕的一个山谷里,始建于1557年,是典型的内陆殖民地城镇,如今是厄瓜多尔第三大城市。城市的建造严格遵守了30年前西班牙国王查尔斯·冯·昆卡(Charles V. Cuenca)制定的垂直城市规划原则,并于后来的400年间一直沿袭了当初的规划。作为这个地区的农业和行政中心之一,该历史中心是当地居民和外来移民的大熔炉。昆卡的建筑大多始建于18世纪,到19世纪时这里成为奎宁、草帽以及其他产品的主要出口港,经济上的繁荣也推动了城市建筑的现代化。

source: UNESCO/ERI

Исторический центр города Санта-Ана-де-лос-Риос-де-Куэнка

Санта-Ана-де-лос-Риос-де-Куэнка расположена в горной долине в окружении Анд, на юге Эквадора. Этот удаленный от морского побережья колониальный город «энтротерра», ныне являющийся третьим городом в стране, был основан в 1557 г. и строился в соответствии с жесткими планировочными установлениями, принятыми 30-ю годами раньше королем Испании Карлом V. Куэнка и сейчас, спустя 400 лет, все еще сохраняет прямоугольную планировку. Представляя один из сельскохозяйственных и административных центров региона, она явилась «плавильным котлом», в котором «перемешивались» местные жители и иммигранты. Архитектура Куэнки, в основном относящаяся к XVIII в., была обновлена во время экономического процветания XIХ в., когда город стал главным экспортером хинина, шляп из перьев и других товаров.

source: UNESCO/ERI

Centro histórico de Santa Ana de los Ríos de Cuenca

Santa Ana de los Ríos de Cuenca está enclavada en un valle de la cordillera de los Andes, al sur de Ecuador. Esta ciudad colonial “de tierra adentro” –que es hoy la tercera en importancia del país– fue fundada en 1557, de conformidad con la estricta normativa urbanística promulgada treinta años antes por el emperador Carlos V. El trazado urbano de la ciudad se sigue ajustando al plan ortogonal establecido 400 años atrás. Cuenca es hoy un centro agrícola y administrativo regional, en el que la población local se ha mezclado con sucesivas generaciones de emigrantes. La mayor parte de sus edificios datan del siglo XVIII, pero la arquitectura urbana se modernizó con la prosperidad económica de que se benefició la ciudad en el siglo XIX, cuando se convirtió en un centro de exportación importante de quinina, sombreros de jipijapa y otros productos.

source: UNESCO/ERI

サンタ・アナ・デ・ロス・リオス・クエンカの歴史地区

source: NFUAJ

Historisch centrum van Santa Ana de los Ríos de Cuenca

Santa Ana de los Ríos de Cuenca bevindt zich in een vallei, omringd door de bergen van de Andes in het zuiden van Ecuador. Deze binnenlandse koloniale stad (entroterra) werd in 1557 gesticht volgens de rigoureuze ontwerprichtlijnen die 30 jaar daarvoor waren uitgevaardigd door de Spaanse koning Karel V. De architectuur van Cuenca dateert grotendeels uit de 18e eeuw en werd gemoderniseerd tijdens de economische welvaart van de 19e eeuw. Toen werd de stad een belangrijke exporteur van onder meer kinine en strooien hoeden. Deze 'melting pot' van lokale en migrantenbevolkingsgroepen is tegenwoordig de derde stad van Ecuador.

Source : unesco.nl

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Centre historique de Santa Ana de los Ríos de Cuenca © Adam Stoffa
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Située au cœur de massifs andins, la ville de Cuenca est enchâssée dans une vallée irriguée par quatre rivières : Tomebamba, Yanuncay, Tarqui et Machángara. Cette localisation lui a longtemps permis d’entretenir un contact intime avec le milieu naturel. Le Centre historique de Santa Ana de los Ríos de Cuenca comprend le territoire qu’occupait la ville de Cuenca jusqu'à la première moitié du XXe siècle, ainsi que le site archéologique de Pumapungo et les corridors englobant les anciennes routes d’accès à la ville.

Le Centre historique de Santa Ana de los Ríos de Cuenca est un remarquable exemple de ville espagnole planifiée de l'intérieur des terres (entroterra) qui témoigne de l'intérêt suscité par les principes urbanistiques de la Renaissance, dans les Amériques. Fondée en 1577 selon des principes édictés trente ans auparavant par le roi d'Espagne Charles Quint, il a su préserver pendant quatre siècles son plan orthogonal d’origine.

Au moment de l’arrivée des Espagnols, il existait une présence des communautés indigènes (inca-cañaris) ; c'est à partir de ce moment que se détermine la physionomie actuelle de la ville de Cuenca. Le tracé et le paysage urbain de son centre historique, qui correspond  à celui des villes coloniales situées à l’intérieur des terres et ayant connu une vocation agricole, témoignent clairement de la réussite du processus de fusion des différentes sociétés et cultures de l’Amérique latine.

Le tissu urbain du Centre historique de Santa Ana de los Ríos de Cuenca est constitué d'un système de parcs, places, atriums, églises et autres espaces publics. Autour de la Plaza Mayor (parc Abdón Calderón), les trois pouvoirs de la société sont toujours présents : le politique avec l’hôtel de ville et le bureau du gouverneur, le religieux avec ses deux cathédrales qui se font face, et la judiciaire avec le Palais de justice.  Ses rues pavées sont larges et ensoleillées.  Par ailleurs, les maisons coloniales simples ont souvent été transformées en habitations plus importantes, spécialement à la période de relative expansion économique due à la production et l’exportation de quinine et de chapeaux fins de paille toquille (XIXe siècle). Il en a résulté une architecture singulière qui intègre diverses influences, locales et européennes.

Quelques édifices présentent une importance particulière : ainsi la nouvelle cathédrale, commencée en 1885, l’ancienne cathédrale, le monastère des carmélites et l’église Santo Domingo. L’architecture religieuse intimement reliée aux espaces publics, lieux où s’exprime la vie communautaire, contribue fortement au profil urbain de la ville. 

L'architecture vernaculaire capable d’illustrer les techniques et l'organisation de l'espace de la période coloniale se trouve principalement à la périphérie du centre historique et dans les zones rurales. Une grande concentration de ce type d’architecture est localisée le long de la rivière Tomebanba (el Barranco) qui définit les limites de la ville historique du côté sud. C’est aussi dans ce secteur que se situe le site de Pumapungo (la porte du Puma), cœur de la ville inca de Tomebamba, et celui de Todos Santos (Tous les Saints), où des vestiges correspondant aux cultures cañarie, incaïque et espagnole ont été mis à jour par les archéologues.

Critère (ii) : Cuenca illustre la parfaite implantation des principes de planification urbaine de la Renaissance aux Amériques. 

Critère (iv) :La fusion réussie des différentes sociétés et cultures d’Amérique latine est symbolisée de manière frappante par le tracé et le paysage urbain de Cuenca.

Critère (v) : Cuenca est un exemple exceptionnel de ville coloniale espagnole planifiée et située à l’intérieur des terres.

Intégrité

Le Centre Historique de Santa Ana de los Ríos de Cuenca maintient la majorité des attributs nécessaires à l’expression de sa valeur universelle exceptionnelle, lesquels sont complets et intacts. Malgré la perte d’immeubles importants pendant la seconde  moitié du XXe siècle, toutes les composantes de la structure urbaine et de ses relations avec l’environnement paysager demeurent.

Le registre de constructions déclarées comme patrimoine culturel de l'Équateur porte sur plus de mille bâtiments : 5 % sont de valeur monumentale (présence dominante et importance dans le tissu urbain),

60 % sont des constructions de premier ordre et 35 % sont des constructions  qui complètent la formation d’un paysage urbain cohérent. Ce registre contribue à préserver et à consolider le paysage urbain et favorise la compréhension de l'histoire socio-économique de l’ancienne ville et de ses relations internes.

Authenticité

Le Centre Historique de Santa Ana de los Ríos de Cuenca a su conserver son image de ville coloniale et l'essentiel de son caractère originel. Son centre historique est habité et connaît une vie sociale traditionnelle active, dans des conditions d'habitats parfois dégradés. Compte tenu de cette occupation continue, la ville offre un haut degré d'authenticité.

Le caractère architectonique du centre historique est le fruit d'un processus dynamique d’actualisation. Nombreux sont les édifices qui se sont modernisés, s’adaptant avec une sensibilité ouverte aux goûts changeants des diverses époques, spécialement entre 1870 et 1950. 

Le Centre historique a aussi su conserver, à l'intérieur de sa zone urbaine, un parc archéologique dont les vestiges expliquent avec clarté la conception de l'organisation territoriale des cultures préhispaniques, particulièrement de la culture inca–cañarí, malgré la fragilité des éléments qui le composent.

Eléments requis en matière de protection et de gestion

Au plan national s’applique la loi sur le Patrimoine culturel (19/06/1979) et ses règlements, et la loi portant sur la création du Fonds de Secours pour le Patrimoine Culturel (29/12/1988) qui assignait 6 % de l'impôt sur le revenu perçu dans chaque district à des projets de protection patrimoniale. Ce fonds a été remplacé par le Code organique d’organisation territoriale, d'autonomie et de décentralisation (COTAD) qui attribue, aux Municipalités, des compétences pour la protection et la sauvegarde du patrimoine, leur octroyant des ressources financières à cet effet.

Au plan régional s’appliquent diverses mesures réglementaires :

- l’Acte de Déclaration du Centre Historique de Santa Ana de los Ríos de Cuenca comme Patrimoine culturel de l'État de 1982 et la successive délégation à la Commission du Centre Historique de Cuenca ;

- l’Ordonnance pour le Contrôle et l'Administration du Centre Historique 1983 ;

- l’Ordonnance de Création du Directorat du Centre historique de 1989 ;

- l’Ordonnance sur les enseignes et la publicité de 1992 ;

- l’Ordonnance d’Exonération de la Taxe Immobilière pour les propriétaires de biens déclarés Patrimoine culturel national.

Ces dispositions réglementaires s’appliquent dans le périmètre du centre historique mais laissent la zone tampon sans un contrôle analogue, zone tampon au demeurant très étroite. 

La commission du Centre historique est un organe spécial chargé du contrôle et de la gestion du centre historique. Pour les aspects techniques, la commission est assistée par le Secrétariat Général de l’urbanisme relevant du Gouvernement municipal de Cuenca.

Jusqu’à présent, le Centre Historique de Santa Ana de los Ríos de Cuenca a fait l’objet de plusieurs  plans partiels de gestion. Un plan directeur, le Plan de Gestion des Zones Historiques de Cuenca relatif aux interventions dans les zones  désignées est en cours de préparation.

Les immeubles du centre historique sont d’une grande fragilité en raison de leur construction en matériaux peu résistants, tout particulièrement lorsqu’il s’agit d’architecture de terre. Les autorités considèrent que leur entretien régulier par leurs propriétaires est une mesure de protection prioritaire et l’encouragent de diverses manières. 

Les sources de financement nécessaires pour protéger une zone  de la grandeur du Centre Historique de Santa Ana de los Ríos de Cuenca étant insuffisantes, d'autres sources nationales et internationales ont été sollicitées, par exemple:

Au niveau national, le Ministère Coordinateur du Patrimoine a financé des  réparations de couvertures du couvent de Tous les Saints ainsi que des œuvres émergentes qui consistent au maintien et à la conservation de  l’Ancien séminaire San Louis; c’est dans un but similaire que la Municipalité de Cuenca sollicite actuellement un financement pour terminer la restauration de l'Ancienne École Centrale à travers le Programme « Socio Patrimonio » du Ministère Coordinateur du Patrimoine.

Au niveau international, La Junta de Andalucia a cofinancé un projet d'habitat d'intérêt social (16 unités), ainsi que la création du Musée du Chapeau fin de Paille Toquille, dont le tissage a récemment été reconnu par l'UNESCO comme Patrimoine culturel immatériel de l'Humanité. De façon similaire, la Junta de Andalucia cofinance la restauration de l'habitat privé dans le Centre Historique; à l’heure actuelle, 18 immeubles ont été récupérés.

A travers un accord entre l'Agence Espagnole de Coopération Internationale (AECID) et la Municipalité de Cuenca, l’École Atelier de Cuenca a été créée en 1995 dans le but de préparer une main-d’œuvre qualifiée pour la  restauration du patrimoine de la ville, ainsi que pour contrecarrer la perte des savoir-faire traditionnels.

La compagnie aérienne LAN maintient un programme dénommé “Cuida tu Destino" ; depuis trois ans  des interventions d'amélioration et de maintien de certains espaces à caractère public tels que El Barranco adjacent à la Rivière Tomebamba, entre les ponts du Vado et du Centenario, ainsi que les places de la Merced et Las Monjas ont été réalisées. Dans le cadre de ce programme, la participation d'établissements éducatifs est importante afin de motiver la jeunesse à la conservation et à la protection du patrimoine et ainsi pouvoir protéger les endroits d'intérêt touristique.

En ce qui concerne  la récupération du patrimoine culturel édifié, les investissements provenant du secteur privé ont été mis à contribution avec un haut sens du compromis social.

La formation du personnel spécialisé est offerte en grande partie par les universités de Cuenca et de l'Azuay.  

Description longue

Cuenca est un remarquable exemple de ville espagnole planifiée de l'intérieur des terres, et atteste l'intérêt suscité par les principes urbanistiques de la Renaissance aux Amériques. De plus, son plan et son paysage urbain témoignent clairement de la réussite du processus de fusion des différentes sociétés et cultures de l'Amérique latine.

Santa Ana de los Ríos de Cuenca se trouve dans une vallée entourée par le massif des Andes, au sud de l'Équateur. La ville coloniale de l'intérieur (entroterra ), qui est aujourd'hui la troisième ville du pays, a été fondée en 1577 selon des principes d'urbanisme rigoureux édictés trente ans auparavant par le roi d'Espagne Charles Quint. Cuenca présente aujourd'hui encore le plan orthogonal qu'elle a su préserver pendant quatre siècles.

La ville a été fondée sur l'ordre du vice-roi Andrés Hurtado de Mendoza, non loin de Pumpapungo. Les plaines environnantes étant favorables à l'agriculture et à l'élevage, l'objectif était d'en faire un centre agricole, mais aussi de créer un pôle administratif pour les nombreuses populations indiennes vivant dans cette partie des Andes.

La ville de Cuenca, enfermée dans les limites de son plan d'origine, s'est développée lentement, et demeura longtemps un centre de production agricole. Elle absorba différents styles architecturaux tout en conservant sa physionomie et son caractère de ville coloniale jusqu'à la fin de la domination de la Couronne espagnole, en 1820.

Au cours de tout ce temps, peuples et cultures s'étaient mêlés. Durant la seconde moitié du XIXe  siècle, la ville eut une activité manufacturière, en produisant notamment de la quinine et des chapeaux de paille. Ce développement lui conféra une certaine prospérité, qui s'accompagna de la construction de différents édifices importants, dont l'université de Cuenca, en 1867.

Compte tenu de son isolement géographique, Cuenca a conservé un urbanisme homogène jusqu'en 1950. Toutefois, la ville fut ensuite soumise aux menaces de l'expansion urbaine et aux transformations exercées sous la pression des promoteurs immobiliers et des nouveaux besoins sociaux. Un Plan urbain de développement de l'aire métropolitaine de Cuenca a été adopté en 1982 pour préserver l'image de la ville et restaurer plusieurs édifices.

La chaîne des Andes a permis à la ville de maintenir un contact étroit avec son environnement naturel au cours d'une longue période. La ville est construite selon un réseau très précis de rues perpendiculaires qui partent de la place centrale, le parc Abdón Calderón, de manière à former un total de 200 îlots d'habitation.

Le siège de l'hôtel de ville, le bureau du gouverneur, deux cathédrales et le palais de justice sont regroupés autour de la place centrale. Les rues pavées sont larges et ensoleillées. L'urbanisme se caractérise par ses parcs, places, cloîtres d'églises, et par de nombreux autres espaces publics.

Beaucoup des maisons coloniales très simples ont été transformées en résidences plus importantes, notamment au cours de la période d'expansion de la ville. Il en a résulté une architecture singulière qui incorpore différentes influences, locales et européennes. Quelques édifices présentent une importance particulière : ainsi la nouvelle cathédrale, commencée en 1880, l'ancienne cathédrale, le monastère des carmélites et l'église Santo Domingo.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

La ville est fondée en 1557, sur ordre du vice-Roi Andres Hurtado de Mendoza, sur un site choisi à proximité de Pumapungo. L'objectif est d'en faire un centre de production agricole d'exploitation des ressources et des conditions favorables des plaines alentour pour l'élevage et la culture. Il s'agit aussi d'établir un centre d'administration des populations indiennes nombreuses dans cette région andine.

La ville de Cuenca connut un développement lent, longtemps contenu dans les limites de son tracé initial, et est resté un centre de production agricole. Elle a intégré des apports architecturaux successifs, dans le respect du tissu urbain et de son caractère de cité coloniale et cela, jusqu'à l'indépendance politique par rapport à la Couronne espagnole, en 1820. Parallèlement, les populations et les cultures se sont mélangées.

Durant la seconde moitié du XIXe siècle, la ville connut un certain développement manufacturier, notamment pour la production de quinine et la fabrication de chapeau de paille. Cela lui permit un relatif enrichissement, avec construction de quelques édifices plus importants, dont l'Université de Cuenca, en 1867.

En raison de son isolement géographique, la ville de Cuenca arriva aux années 1950 avec un profil urbain cohérent. Des menaces se manifestèrent ensuite, en raison d'extensions et de transformations urbaines dues à des pressions immobilières ou à une demande sociale nouvelle. En 1982, fut adopté un "Plan de Développement Urbain de la Zone Métropolitaine de Cuenca", qui permit de conserver l'image de la ville et entreprit la restauration de plusieurs immeubles.

Source : évaluation des Organisations consultatives