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Etat de conservation (SOC)

Parc national des oiseaux du Djoudj (2007)

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO
Assistance internationale reçue pour le bien

Demandes approuvées : 0 (de1980-2001)
Montant total approuvé : 249 607USD

2001   Support to African countries to attend Regional Workshop on ...   20 000  USD
2000   Lutte contre le Salvinia molesta dans le delta du fleuve du ...   130 475  USD
1998   2nd International Conference on Wetlands and Development, ...   20 000  USD
1992   Purchase of redwood and other materials for repairing sluice ...   10 000  USD
1988   Financial contribution to repair sluices in Djoudj National Park   20 000  USD
1982   Equipment for biological research and surveillance at Djoudj ...   29 132  USD
1980   Joint mission to draw up a plan of protection for Djoudj National ...   20 000  USD
Missions**

Mission UNESCO/UICN/Ramsar en 2000 et 2001; mission UNESCO/UICN en 2005, participation de l'UNESCO et de l'UICN à un atelier regroupant plusieurs parties concernées, avril 2006.

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Espèces envahissantes;

b) Système intégré de gestion de l'eau non opérationnel;

c) Manque de suivi hydrologique;

d) Salinisation des sols;

e) Pâturage de bétail;

f) Chasse;

g) Manque de plan de gestion et manque de financement à long terme;

h) Faible capacité de gestion et changements continuels de personnel;

i) Faible capacité de gestion des visiteurs.

Mesures Correctives
Problèmes de conservation actuels

Le 17 février 2007, l'Etat partie a présenté un rapport sur les progrès réalisés dans la mise en place des recommandations de la mission de suivi de 2005. Le rapport traitait des points suivants

a) Plan de gestion

Le plan d'action 2006-2008 a été achevé en 2006 et comprend un budget sur trois ans. L'Etat partie a reçu un financement du gouvernement des Pays Bas pour améliorer la piste au sud du bien, piste pour laquelle des relevés topographiques ont déjà eu lieu. Le Groupe SAHEL est dans l'attente de la finalisation du contrat avec le Ministère de l'Environnement pour commencer la restauration de la zone de nidification des pélicans. L'Etat partie a aussi inclus les actions prioritaires du Plan d'Action dans le plan annuel d'activités, enfin, le Comité de gestion et le Comité scientifique se sont rencontrés en mars 2007.

b) Gestion du parc

Les changements dans le personnel comprennent trois nouveaux agents, un conservateur, et des plans de recrutement de plus de personnel de l'Administration des Parcs Nationaux dans le domaine de la surveillance, le tout financé par le Ministère de l'Environnement. La station biologique augmente actuellement sa capacité de recherche avec le développement de son équipement de suivi et a organisé une campagne de marquage des phragmites aquatiques. Le FEM (Fonds pour l’Environnement mondial) a financé des volontaires issus des villages environnants qui patrouillent avec les agents du parc. Le conservateur coordonne et supervise ces patrouilles qui se déroulent régulièrement. Le conservateur organise aussi, avec l'aide des volontaires du parc, un comptage des oiseaux le 15 de chaque mois pour suivre et identifier les variations saisonnières d'oiseaux.

c) Contrôle des espèces envahissantes

Le rapport indique que depuis mai 2006, des actions qui visent à contrôler la végétation envahissante, en particulier le Tamarix Senegalensis, sont en cours. Elles consistent à agir plus spécifiquement sur le dégagement des principaux cours d'eau du site. L'accent a été mis sur la suppression de la végétation envahissante des cours d'eau centraux du Djoudj, du Thieguel, du Khoyoye, et sur les plans d'eau des Lacs Gainth, Khar et du Grand Lac. La direction du parc a supprimé les plantes envahissantes avec l'aide des villageois, action supervisée par les agents du parc et financée par le GIRMaC (Gestion Intégrée des Ressources Maritimes et Côtières), un programme de gestion intégrée de l'écosystème marin et côtier, et partenaire stratégique du parc. Le GIVAQUE, un projet de gestion intégrée de la végétation aquatique envahissante, financé par la Banque du Développement Africain, a choisi le Parc National des Oiseaux de Djoudj comme un de ses nouveaux sites d'intervention. Il est prévu que le projet commence au premier trimestre 2007. En outre, il est prévu qu'un projet de recherche sur le Typha débute courant en 2007.

d) Approvisionnement en eau

Un calendrier de gestion de l’approvisionnement en eau du Parc a été établi. La libération des eaux par les vannes se fera accomplie avec l'aide des pêcheurs en utilisant un système d'alerte pour surveiller l’arrivée de la crue. Elle sera programmée pour coïncider avec la crue du fleuve Sénégal. Ce mécanisme de gestion des eaux devrait améliorer la migration des poissons pour leur reproduction, et ainsi augmenter la disponibilité de la nourriture pour les oiseaux piscivores. L'approvisionnement en eau dans le parc s'est amélioré depuis la mise en place d'initiatives visant à gérer l'eau, particulièrement depuis le retrait des joncs qui bloquaient les cours d'eau.

Le Centre du patrimoine mondial et l'UICN notent que l'Etat partie a fait de grands progrès en établissant des priorités de gestion, en traitant les espèces envahissantes et en s'occupant des problèmes d'approvisionnement en eau. Cependant, considérant que la présence de l'espèce envahissante Typha fut l'une des principales raisons du classement du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril, le Centre du patrimoine mondial et l'UICN demandent à l'Etat partie de leur fournir plus d'informations sur l'état d'avancement de la gestion du problème du Typha. Le Centre du patrimoine mondial et l'UICN exhortent l'Etat partie à poursuivre son effort financier et à procéder à la recherche de financement additionnel pour les activités de gestion en cours. Le Centre du patrimoine mondial et l'UICN notent que l'Etat partie travaille avec le FEM et que ce partenariat offre l’opportunité d'un engagement plus grand des communautés locales, en particulier en ce qui concerne les activités de lutte contre le braconnage et de sensibilisation du public. Le RENPEM, Réseau Nord pour la Protection et la conservation de l'environnement mondial, offre l'opportunité de mieux coordonner la gestion et les activités dans la zone protégée.

Conclusion
Décision
  • Adoptée

  • Projet de décision

31COM7B.7
Link to the decision

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-07/31.COM/7B,

2. Rappelant la décision 30 COM 7A.11, adoptée lors de la 30e session (Vilnius, 2006),

3. Accueille avec satisfaction les progrès accomplis par l'Etat partie dans la mise en œuvre des actions prioritaires demandées par le Comité, en particulier, celles ayant trait à l'approvisionnement en eau et aux espèces envahissantes;

4. Prie instamment l'Etat partie de poursuivre le financement, de procéder à la recherche de financement additionnel pour faire face aux besoins du bien, et de travailler en étroite collaboration avec le FEM pour favoriser de bonnes pratiques de gestion et de conservation;

5. Demande à l'Etat partie de fournir au Centre du patrimoine mondial, avant le 1er février 2009, un rapport à jour sur l'état de conservation du bien, particulièrement en ce qui concerne les progrès réalisés dans la mise en œuvre du plan d'action, et les réponses apportées aux menaces visant le bien, pour examen par le Comité à sa 33e session en 2009.

Projet de décision : 31 COM 7B.7

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-07/31.COM/7B,

2. Rappelant la décision 30 COM 7A.11, adoptée lors de la 30e session (Vilnius, 2006),

3. Accueille avec satisfaction les progrès accomplis par l'Etat partie dans la mise en œuvre des actions prioritaires demandées par le Comité, en particulier, celles ayant trait à l'approvisionnement en eau et aux espèces envahissantes;

4. Prie instamment l'Etat partie de poursuivre le financement, de procéder à la recherche de financement additionnel pour faire face aux besoins du bien, et de travailler en étroite collaboration avec le FEM pour favoriser de bonnes pratiques de gestion et de conservation;

5. Demande à l'Etat partie de fournir au Centre du patrimoine mondial, avant le 1er février 2009, un rapport à jour sur l'état de conservation du bien, particulièrement en ce qui concerne les progrès réalisés dans la mise en œuvre du plan d'action, et les réponses apportées aux menaces visant le bien, pour examen par le Comité à sa 33e session en 2009.

Parc national des oiseaux du Djoudj
Etat Partie :
Sénégal
Date d'inscription : 1981
Fiches d'inscriptions (année) : 1978
Catégorie : Naturel
Critères : (vii)(x)
Exports
Fichier Word
Rapports SOC (année)
2011
2009
2007
2006
2005
2004
1992
1991
1988
1987
1986
1985
1984
1983
1982
Menaces*
  • Élevage de bétail/pacage d’animaux domestiques
  • Chasse de subsistance
  • Eau
  • Espèces envahissantes / exotiques d’eau douce
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Ressources financières
  • Ressources humaines
  • Autres menaces :
    Salinisation des sols
Inscriptions sur la Liste en péril
Année: 2000 -2006
Menaces sur le bien :

Le sanctuaire est menacé par une fougère aquatique, la Salvinia molesta, qui prolifère au point de traverser le fleuve et d'envahir le parc mauritanien voisin de Diawling. Une tentative de contrôle biologique - par introduction de scarabées mangeurs de plantes fournis par l'Afrique du Sud - n'a pas donné les résultats escomptés.

Les autorités nationales sont favorables à l'inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril pour faciliter leur tâche et pour faire appel à des bailleurs de fonds.

Année: 1984 -1988
Menaces sur le bien :

Le Comité a été informé par l'UICN que la menace constituée par le barrage en terre canstruit en amont de ce bien a disparu, les pluies récentes ayant été suffisamment abondantes pour emporter cet ouvrage temporaire. Cependant, la menace à plus long terme que constitue le projet de construction d'un barrage en aval subsiste et compromet gravement l'avenir de ce site.

 



* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.